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Bgayet - C’est déjà une saison estivale ratée

C’est carrément une nouvelle saison ratée qui s’annonce pour la wilaya de Béjaïa, en ce début des grandes vacances 2017. Le littoral béjaoui, considéré comme l’une des destinations des plus prisées d’Algérie, semble complètement déserté par ses habitués au grand dam des investisseurs et promoteurs du tourisme.
L’insalubrité, les répétitives fermetures de routes et l’insécurité règnent au quotidien. En tout cas, tous les ingrédients du dégoût sont au menu de la nouvelle saison estivale.
La situation de l’hygiène des quartiers est, ainsi, déplorable, au niveau de cette région déjà, sous une pression terrible depuis quelques mois. Impossible de faire le décompte des décharges sauvages qui pullulent partout dans la wilaya de Béjaïa, en témoignent celles qui coupent le souffle sur le littoral ouest de Béjaïa, par exemple.
Certains investisseurs, comme les responsables du complexe touristique du Thaïs, situé à Tighremt, n’ont ménagé aucun effort pour se débarrasser des centaines de tonnes d’ordures jonchées sur une partie de la RN 24 en l’absence des services municipaux de Toudja. «Nous ne pouvons que regretter cette situation alarmante qui caractérise l’environnement de notre belle côte et qui nécessite attention et protection.
Ce n’est pas facile de préserver une si ravissante nature si le citoyen jette ses poubelles n’importe où, nous devons nous nous respecter d’abord, et l’environnement ensuite», nous dira M. Belkacem, le gérant du Thaïs, rencontré sur le site. L’insalubrité concerne, pratiquement, toutes les plages ouvertes à la baignade, y compris les cités de la capitale des Hammadites. Le constat est tout simplement amer.
Le phénomène de fermeture des routes, auquel recourent souvent les citoyens, semble reprendre de plus belle dans la wilaya de Béjaïa, notamment en cette période de grand rush estival, ce qui a engendré une nette baisse d’affluence au niveau des différentes plages du littoral béjaoui. Dans la ville d’El Kseur, la RN 26 est fermée depuis trois jours consécutifs pour diverses revendications citoyennes, parfois exagérées. L’absence des pouvoirs publics face aux multiples contestations sociales, qui ne cessent de grandir ces derniers temps, ne fait qu'attiser le feu, pour ensuite donner naissance à de gravissimes fléaux en général et à l’insécurité en particulier.

Le laisser-aller des services des eaux

Au niveau du centre de vieillesse situé sur les hauteurs de la ville de Béjaïa, de l’eau potable se perd et coule à flots à longueur de journée sans qu’aucun service des eaux de l’ADE n’intervienne pour réparer la conduite défectueuse, malgré les incessants appels des citoyens pour cette entreprise publique censée protéger cette substance, ô combien importante de nos jours. Il faut dire que personne ne se soucie de quoi que ce soit, du moment que depuis quelques mois le désintéressement est total dans cette wilaya.
Un peu d’ordre sur les plages
enfin !
Même si les plages ne connaissent pas les mêmes effervescences qu’avant, certaines se sont vu améliorées en matière d’hygiène et de sécurité suite à l’intervention des services de la wilaya pour délocaliser les baraques de fortune et autres occupations illégales par d’indus commerçants saisonniers qui pourrissent la vie des estivants.
L’opération qui a débuté sur la côte est de Béjaïa semble avoir un meilleur écho du côté des vacanciers qui espèrent la pérennisation de l’initiative des pouvoirs publics et surtout son extension sur tout le littoral.

Kamel Gaci

Source: 
Le Soir d'Algérie
Date: 
2017-07-13
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