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L'Union pour une République Kabyle, un nouveau mouvement indépendantiste

Tagduda Taqvaylit Union pour une République Kabyle (URK)

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

La lutte de la Kabylie pour sa liberté est arrivée à maturité. Notre existence en tant que peuple dans le concert des Nations est la condition sine qua non de la permanence de notre kabylité. A ce stade de notre lutte, une mutation qualitative nous interpelle et nous force à explorer de nouvelles formes de combat plus modernes et plus efficaces. Ce sursaut se réalisera avec l’engagement massif du peuple kabyle. La contribution sans contrainte de chacun est le gage de notre affranchissement. Aucune énergie positive ne doit être négligée ou neutralisée. Notre but stratégique, l’indépendance de la Kabylie, doit être clairement exprimé. Sur ce chemin, si difficile, tout espace acquis, où notre souveraineté exclusive pourrait s’exercer, sera exploité et capitalisé à l’avantage de notre idéal.

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L'Union pour une République Kabyle, un nouveau mouvement indépendantiste
L'Union pour une République Kabyle, un nouveau mouvement indépendantiste

L’aspiration à l’indépendance de la Kabylie, est le fruit d’un long processus de conscientisation d’appartenance à une nation, entamée depuis le XIXe siècle et accélérée par l’épisode des mouvements citoyens et politiques kabyles. Le malaise grandissant de la société kabyle dans l’Algérie arabo-islamiste, et son incapacité à faire évoluer le système algérien de l’intérieur, s’est soldé par un fleuve de sang puis par l’interruption définitive de l’expérience algérienne de la Kabylie. Notre aspiration à l’indépendance est loin d’être une revendication conjoncturelle d’une minorité de désœuvrés animée par un nationalisme ethnique ou exclusif. Elle est l’expression d’un peuple millénaire qui n’a d’autre choix que de bâtir son propre Etat pour vivre libre et digne. C’est une réponse cinglante à la guerre sale que l’Algérie a déclaré à la Kabylie. Ce bras de fer, aussi long soit-il, nous le gagnerons. La Kabylie finira par faire plier le pouvoir algérien.

De nos jours, se libérer exige plus que le courage. Cela requiert, en plus de la maitrise des outils de communication et de mobilisation par les réseaux sociaux – outils incomparables de résistance devenus le cauchemar des dictateurs -, l’émergence du nous au détriment du je, enjeu des duels peuple/pouvoir qui ont vu triompher, par la rue, les causes justes. Cette pratique moderne au succès fulgurant prouve que le mode opératoire des Kabyles, c’est-à-dire la collégialité et la concertation dans la prise de décisions est un choix immuable qu’il faut impérativement revaloriser pour venir à bout du cauchemar algérien. A la remarquable pratique politique horizontale propre à la Kabylie, le pacifisme est une autre valeur sûre qui caractérise notre combat. Aujourd’hui, on sait que le recours à la guerre et son corollaire la violence pourrait, dans le meilleur des cas, aboutir à la libération d’un territoire donné au prix de plusieurs vies humaines. Mais ce même territoire pourrait être vite récupéré par l’ennemi, surtout si on est en face d’une armée régulière. Par contre, un individu libéré dans sa tête de l’asservissement et du despotisme est inaccessible à toute politique assimilationniste ou d’instrumentalisation politique. Par ailleurs, avant de penser à libérer notre espace géographique, libérons-nous d’abord dans nos têtes ! Cela suppose qu’il nous faudrait vaincre nos peurs et surmonter nos craintes sans sombrer dans l’aventurisme politique. Si notre liberté n’a pas de prix, nos vies et celles de nos enfants ne sont pas négociables.

Dans un second temps, nous devons arriver à imposer non seulement notre volonté de vivre avec notre langue et notre culture mais aussi de pouvoir développer notre économie en privilégiant des projets concrets sur le terrain. C’est ainsi que nous donnerons à la Kabylie toutes ses chances de réussir sa révolution pacifique vers sa souveraineté. Notre idéal doit être placé au-delà de toutes considérations de personnes ou de groupes. La construction réelle d’une République kabyle est notre droit inaliénable consacré par les traités internationaux et par la Charte des Nations unies relatives aux droits des peuples à leur autodétermination. Forts de cette légitimité et tenant compte de l’impérieuse réalité du terrain et de notre réalité sociale, nous, signataires de ce document fondateur, appelons les Kabyles à nous rejoindre pour tenir un congrès constitutif de l’Union pour une République kabyle (URK).

Ensemble, nous serons plus forts et très motivés pour la mise sur pied, sur le terrain, de la République kabyle. Inutile d’attendre la providence ou l’aide de l’étranger pour nous rétablir dans notre droit sur notre territoire. Seule la mobilisation de notre peuple contre le régime colonial algérien créera la rupture nécessaire qui fera bouger les lignes. Si nous n’arrivons pas à relever ce défi, notre futur sera sérieusement hypothéqué. On devine le scénario glaçant que l’Algérie coloniale nous réserve : elle s’emparera de notre histoire et de notre culture pour les faire disparaître à jamais.

Chers compatriotes, l’heure est grave. La Kabylie se désintègre pendant que l’Algérie concrétise progressivement ses plans macabres. Le sabotage économique y est ouvertement exécuté par les plus hautes autorités algériennes pour aggraver la misère sociale et bâillonner tout changement démocratique. Sur le plan religieux, l’arabisation côtoie un salafisme épouvantable. Pourtant la Kabylie n’a de leçon à recevoir de personne, ni d’aucune autre tutelle étrangère. Nos ancêtres avaient bien compris que si le religieux contribuait, d’un coté, à établir un équilibre psychique devant les questions existentielles, tels que la vie, la mort et l’au-delà, d’un autre côté, il empiétait sans cesse sur l’espace démocratique et laïc. Devant cette dualité, qui a défiguré bien des nations, le génie kabyle avait triomphé. Sans heurts ni violence, la Kabylie a gardé sa cohésion sociale en privilégiant la laïcité et la liberté de culte et de conscience. C’est cette spiritualité exemplaire que la Kabylie doit retrouver pour faire barrage aux fanatiques étrangers à notre société. Libérée du dogmatisme colonial et réducteur de l’arabo-islamisme, elle puisera dans ses valeurs ancestrales pour fonder une République résolument laïque et tourner vers l’avenir. Une République qui consacrera le respect des Droits Humains, sans distinction de sexe, de race, de langue ou de religion et garantira la liberté de conscience et la liberté de culte. Nous sommes conscients du degré de destruction de notre organisation sociopolitique exécutée successivement par la France coloniale et puis par le colonialisme arabo-islamique algérien. Néanmoins, les ressorts nécessaires à son rétablissement demeurent intacts. Il nous appartient de les actualiser et de les réactiver.

Ensemble, nous relèverons ce défi. Notre jeunesse, déterminée à assumer ses responsabilités devant l’Histoire, saura distinguer le bon grain de l’ivraie. Elle sait d’ores et déjà qu’un militant sincère, est celui qui se bat pour un idéal qu’il place au-dessus de toute considération personnelle. C’est cet esprit kabyle qui fait que nos militants soient à l’origine de l’extraordinaire vitalité démocratique qui caractérise notre pays. Les Femmes kabyles ont toujours été de tous les combats dans notre Histoire. Leur implication dans tous les domaines est une urgence vitale. Ne dit-on pas que la femme est un être dont l’humanité entière ne peut s’en détacher. L’Algérie arabo-islamiste déploie tous ses moyens pour imposer un statut de mineure à nos femmes et effacer leur l’identité. L’Union pour la République kabyle les encourage à participer au même titre que les hommes à la reconstruction de la Kabylie en contribuant par leur créativité débordante et leur discernement. Notre devoir à tous et à toutes est de veiller scrupuleusement à ce que les bases d’une nation libre, démocratique, laïque, sociale et ouverte au monde soient engagées, respectées et garanties. Nous luttons pour aider la Kabylie à changer de destin et non de maître.

Notre but stratégique est certes l’indépendance de la Kabylie. Pour y parvenir nous devons mener à terme le travail de sensibilisation et de mobilisation du peuple kabyle jusqu’à créer un véritable rapport de force, seul critère convaincant et contraignant qui pourra fléchir l’état colonial algérien. Sur le plan international, Cette force politique nous donnera la légitimité nécessaire pour passer outre le gouvernement algérien et faire appel aux instances internationales. Par contre, la violence nous la rejetons catégoriquement. Elle est la seule arme que le pouvoir algérien maîtrise le mieux. Il pourra la retourner contre nous, comme le font toutes les dictatures du monde entier. C’est pourquoi nous considérons que le seul moyen de concrétiser notre but est la lutte pacifique et responsable.

Notre source de légitimité est d’un côté le droit international et de l’autre côté le degré de mobilisation du peuple kabyle pour sa liberté. Nous restons ouverts au dialogue et à la concertation avec tous les Kabyles notamment ceux qui ont opté pour d’autres voies politiques. Nous ne devons jamais rompre le dialogue avec ceux qui pensent différemment, afin de préserver l’avenir et de trouver un terrain favorables aux actions communes. Il y va de l’avenir immédiat de la Kabylie. Nous venons de voir avec la pseudo-officialisation de tamazight que l’Algérie entretient des liens toxiques avec la Kabylie et que plus ça change, plus l’arabo-islamisme gagne du terrain. Nous devons cesser de nous dresser contre nous-mêmes. L’ennemi des Kabyles, quelle que soit leur tendance, a toujours été l’Etat colonial algérien et les Kabyles qu’il instrumentalise.

Il est fait appel à notre sens de responsabilité. L’engagement de chacun est la seule garantie pour la construction de notre République. Son objectif, ses valeurs, ses règles et ses statuts doivent être clairement définis lors des séminaires prochains pour éviter toutes interprétations malveillantes. D’ores et déjà, voici quelques orientations essentielles :

– L’unité autour d’un idéal commun

– Démocratie et transparence

– Rejet de la violence sous toutes ses formes

– Direction collégiale

– Consolider la cohésion de la société kabyle

– Bâtir l’Etat kabyle

L’unité autour d’un idéal : Depuis un siècle et demi, la Kabylie cherche à se réaliser dans ce qu’elle est et ce qu’elle ambitionne de devenir. Malheureusement l’expérience de ces dernières années nous a plongé dans une profonde crise de confiance. Nous apprenons à nos dépens qu’il ne suffit pas d’user d’un vocabulaire démocrate pour être réellement démocrate. C’est dans les faits qu’on l’est ou qu’on ne l’est pas. Notre société, nous la voulons démocratique, sociale et laïque. On ne peut se permettre de piétiner ces principes sans porter atteinte à notre idéal. Pour la pérennité de notre lutte, celle-ci ne doit pas cesser avec la disparition de nos leaders. Elle ne peut être hypothéquée et encore moins associée au destin d’une personne. Notre idéal doit survivre aux Hommes et en être une protection imparable à la folie des leaders qui seraient obnubilés par le pouvoir. La Kabylie est aujourd’hui fière d’avoir cru à son idéal. Elle confirme son attachement à la démocratie et rejette l’autoritarisme à chaque épreuve que le destin lui impose. Le pouvoir personnel, à l’origine du malheur de nos frères africains, doit être banni de la Kabylie.

Direction – Gouvernance collégiale : Comme tous les peuples attachés à la démocratie, le meilleur d’entre nous ne fait qu’appliquer les décisions prises par la majorité, après avoir, bien entendu, eu le droit de faire valoir ses opinions. Une direction contrôlée par une structure élue garantit une grande impartialité dans les décisions politiques. Soumettre la fonction présidentielle à un Conseil, constitué de personnes intègres et élues, renforcera la confiance et les liens entre militants et leur direction. D’autre part, un Conseil des Sages est indispensable pour arbitrer les conflits et instaurer la discipline au sein du Mouvement. C’est cette déontologie qui instaurera la cohésion parmi les militants et imposera le respect des institutions. Toute décision unilatérale sera caduque et aucun dirigeant ni militant n’est habilité à négocier seul avec Alger ou avec une tutelle étrangère. Toute approche, toute proposition, qui engagerait le destin de la Kabylie, doit être soumise à tous les membres du collège et transmise au Conseil National pour décision définitive. Un individu peut se tromper, céder à la tentation, être soudoyé, mais personne ne peut corrompre tout un peuple.

Démocratie et transparence : Notre pratique de la démocratie est aussi vieille que celle de la Grèce antique. Le respect de la volonté de la majorité est un principe sacré des sociétés modernes. Ce principe cimente la société kabyle et la protège des erreurs de décision inhérente à l’Homme. On ne peut sacrifier la démocratie pour un peu de sécurité. La Kabylie n’a pas attendu la mondialisation ni les réseaux sociaux pour pratiquer la démocratie participative et nous serons mal inspirés de nous replier sur nous-mêmes dans un monde globalisé où même de petits Etats tirent leur épingle du jeu. Nos militants sont les dépositaires exclusifs de la légitimité de notre mouvement. Le Conseil National, composé de militants élus, sera le lieu de prise de décisions engageant le mouvement. Notre diaspora sera proportionnellement représentée au sein de la direction collégiale par des membres élus par ses instances. Cela nous évitera le problème de la suprématie de l’intérieur sur l’extérieur et vice-versa, s’il venait à se poser. Il est franchement temps de créer un cadre démocratique dans lequel notre mouvement pourra fonctionner démocratiquement. Sécuriser un mouvement de libération est certes une exigence, mais il faudrait se garder de le verrouiller au risque de le détourner de son peuple et de son but. Une telle attitude fausserait le jugement et l’analyse politique de ses responsables, les conduisant inéluctablement d’erreur en erreur, jusqu’à la faute fatale.

Rejeter la violence : L’URK prône la lutte politique, sans violence. Seule l’organisation et la mobilisation pacifique et civilisée de notre peuple autour de l’objectif politique que notre mouvement s’est assigné pourrait conduire la Kabylie à la victoire. La violence n’est plus le moyen des luttes émancipatrices qu’elle a été dans le passé. L’étincelle qui suffisait à jeter la révolution dans la rue avant que le peuple s’en empare ne prend plus. Aujourd’hui, c’est même l’inverse qui se produit un peu partout dans le monde. La violence ne sert que le régime colonial algérien qui y recourt à chaque fois qu’il se sent fragilisé. C’est un extraordinaire levier de propagande entre les mains du pouvoir pour faire l’unité de l’Algérie contre la Kabylie. Le pouvoir algérien n’hésitera pas à nous taxer de terroristes. Il a déjà réussi à nous faire lister comme zone dangereuse pour terrorisme auprès de nombreux pays (USA, Angleterre, Allemagne,…). La Kabylie doit se démarquer de la violence qui caractérise l’ideologie arabo-islamique qu’elle ne cesse de subir. L’URK optera au renforcement de la pression de l’opinion publique des pays décideurs sur leurs dirigeants politiques. La brèche existe, la Kabylie peut s’y introduire et exploiter cette opportunité.

Renforcer la cohésion sociale : Pour ce faire, l’URK préconise la réinvention de la citoyenneté kabyle, qui comporte la solution en son sein, car elle se résume au partage des valeurs communes à tout le peuple kabyle, concrétisant ainsi ses vœux les plus chers qui sont l’union et la solidarité. Nous disons en kabyle Isdukkel-aɣ wakal. Partager la même terre, c’est partager son destin tout en assumant ses devoirs et en jouissant de ses droits. Si la solidarité, la culture et la langue ont, en Kabylie, une grande valeur, la cohésion sociale est aussi considérée comme un bien précieux. La conscience collective et la solidarité entre les individus sont des marqueurs déterminant grâce auxquels la Kabylie a survécu à travers les âges sans posséder un Etat, au sens moderne du terme, qui aurait veillé à son intégrité. Les Kabyles partagent un même ensemble de valeurs et les règles de vie sont acceptées par chacun. Pour disloquer cette cohésion digne des grandes nations, l’Algérie coloniale provoque régulièrement des fractures au sein de notre société. Nous ne devons pas en rajouter. Il faut cesser de cautionner les semeurs de haine pour des raisons de leadership ! L’autoritarisme et les méthodes musclées ne nous soudent pas, bien au contraire: ils sèment le trouble et créent des dissensions au sein même des mouvements politiques. C’est notre cohésion à tous les niveaux qui consacrera notre projet d’indépendance.

Bâtir l’Etat kabyle : Point besoin d’une autre vérité que celle que nous renvoient les événements qui se déroulent sur le terrain ! Il en ressort, sans doute aucun, que notre peuple n’a d’autre objectif que celui de construire son avenir propre sur la terre de ses ancêtres. Dans un premier temps, nos frontières seront celles où notre langue, le kabyle, est parlée. Libres aux populations limitrophes historiquement kabyles d’exprimer leur vœu de réintégrer la Kabylie. Il devient par conséquent urgent de prendre conscience que l’heure est à la construction d’un consensus entre les forces kabyles sur la base d’un intérêt commun et immédiat : c’est-à-dire, la mise en place d’un Etat kabyle et ce, pour contrer d’urgence au moins ces quatre dangers : – L’insécurité voulue et entretenue par l’Etat colonial algérien. – L’islamisme et l’arabisme qui s’installent insidieusement en Kabylie. – La ruine de l’économie kabyle par le pillage (sable – eau) ou le sabotage (incendies réguliers), – L’isolement international de la Kabylie imposé par le pouvoir algérien.

Il est vital de consolider le combat politique par la mobilisation de toutes les énergies afin de prendre en charge les problèmes quotidiens du peuple kabyle ne pouvant pas attendre l’avènement de l’État kabyle. En d’autres termes, parallèlement à la lutte pacifique pour la libération de la Kabylie, on doit bâtir un État kabyle de facto pour mettre le colonialisme arabo-islamiste algérien devant ses responsabilités. Il nous faut agir en urgence en s’unissant sur un minimum de projets et d’actions.

Nous sommes convaincus que l’Etat kabyle émergera et s’imposera comme un acteur incontournable en Afrique du Nord. L’union des Peuples libres, pour laquelle la Kabylie et d’autres peuples amazighs luttent depuis des siècles pour la libération de notre terre Tamazɣa, se dessine et se conjugue avec le présent. Soyons à l’écoute du monde et à la hauteur de notre destin.

Vive la République kabyle

15/12/17

Nous contacter : [email protected]

Les 126 signataires membres fondateurs:

Bouaziz Ait Chebib
Lyazid Abid
Hocine Azem
Ahviv Mekdam
Lwisa Taqvalit
Hsen Ammour
Nafaa Kireche
Yidir Oulounis
Kader Dahdah
Nacer Tigrine
Abdellah Gherrab
Yasmina Oubouzar
Sadek Hadjali
Moussa Lafdhal
Boukhlifa Zahir
Yuva Merzouk
Dalil Makhloufi
Rahim Arezoug
Ahmed Amrioui
Becha Boussad
Bettache Kamel
Djamel Guembar
Ould Abdeslam Kader
Boukhalfa Belache
Mouloud Hamrani
Aksil Amari
Boudjemaa Mastanabal
Mohamed Benarous
Arezki Ait Ouali
Ghilas Aouane
Youcef Guedache
Sifaks Sekli
Kebiche Yacine
Muqran At Yahya u Crif
Mahmoud Chebri
Nacer Yanat
Hacène Ouamrouche
Yacine Drissi
Fatiha Rahmouni
Boufadene B.
Lazhar At MƐemmer
Khelaf Hakim
Slimane Kadi
Amayas B.
Belaid Amarkhodja
Kahina M.
Merdjaoui idir
Mohsaid Belkacemi
Karima Battou
Taoues T.
Amor Nouri
Yanis Kennaf
Ahcene Larbi
Khalil Imessaoudene
Adel Ait Ouares
Hamid Larbi
Adel Ait Ouares
Miss Umazigh
Aksil At Aissi
Brahim Ait Said
Anzar Djabri
Mhana Mekdam
Juba Asif
Amar Yaici
Karim Rahmane
Ailan Farid
Younes Habib
Chafa At Larvi
Ait Ouali Hamou

Hamid At Ali
Fahem Saï
Lyes Belabed
Abdou Moghrani
Salem Ufella
Yidir At Velqasem
Massi Ammou
Ahmed At Laâmara
Abdeslam Ammou
Slimane Bachir
Lyes At Mammar
Salahi Ferhat
Arezki Myassa
Asirem Isulah
Hafid Mekdam
Ghozali Imnayen
Mounir Aissat
Amsedrar Mekdam
Lamara Agawa
Sifaks Ait Chebib
Zilalsen At Umghar
Murad At Yahya
Tariq At Hemmu
Djamel Benzid
Xaled  At SaƐid
Ali Chemli
Ouramdane Bouakiz
Meziane Boulariah
Jugurtha Adel
CaƐavan At Muhend
Aksel Imettusen
Malek u Heddad
Tahar Amazigh
Abderazak Le Berbère
Arezoug Larbi
Baouz  Abd Arahmane
Bacha Rahim
Belayel Lakhdar
Walid Chahboune
Chedik Karim
Yebka Hilal
Djamel Smaili
Uyad Ferhat
Fergous Achour
Seridj Yazid
Aksil Saada
Aci Sofian
Smail Md Arezki
Zekri Hariz
Korso Mhand
Bedri Yahya
Azni Djafer
Nouredine Moudjeb
Anis Ouamrouche
Farid Ait Ouali
Mahdi Berchiche
Yani Berifi

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Commentaires

Ils demeurent encore et toujours les maîtres de l'initiative politique. Ce sont eux qui font et défont, créent et recréent, élèvent les uns contre les autres, jouent tels contre tels, attiser es haines, déclencher les conflits, catalyser les confrontations et les violences . Ce sont eux qui avaient créé le RCD en 1988 (officialisé en 1989) puis l'avaient fractionné, divisé, fragmenté et ramifié en quatre : MAK, UDRs/MPA, puis le RPK et cette UPK, les deux nouveaux nés in vitro dans les Laboratoires de la SM-DRS

La formule est toute trouvée, celle appliquée par le Maréchal Bugeaud: régions contre régions, cantons contre cantons, villages contre villages, familles contre familles, etc., etc. Ce qui avait perpétué la barbarie coloniale française pendant 130 ans. Et c'est la formule utilisée par le Régime militaire depuis 1962, un Régime dictatorial (mais pas régional, pas ethnique) qui recrute beaucoup de Kabyle, dans toutes les Institutions, et surtout dans les Appareils de propagande (médias, etc.) et les Arsenaux de répression , le premier et le principal étant la Police politique secrète dont les Chefs les plus criminels et sanguinaires sont kabyles qui manipulent, instrumentalisent et utilisent les kabyles d'abord ......

Il faut nous élever dès à présent dénoncer et condamner cette énième manœuvre manœuvre divisionniste et criminelle fomentée par les Maitres gestapistes de la SM-DRS, car elle risque de déclencher des bagarres et des affrontement, et divisera encore davantage la région ....

Azul,

Depuis la nuit des temps le probleme du peuple Aqvayli c'est la désunion ou l'union pour les causes des autres mais jamais la notre Taqvaylit, va comprendre.

La vision et l'importance pour notre Kabylie à changé "suite aux assassinat de 2001" grace au MAK, lui seul a fait le "sale" boulot est aprés viennent les donneurs de lecons le rpk "tiens ou est il cela fait longtemps que nous l'entendons plus, mince alors l'heure est grave au Pays Kabyle, ou sont ils??"" bref on connait la chanson..et voila qu'arrive le urk à ce rythme là on peux faire toute l'alphabet fsk, rck, flk, fik...et le Pays Kabyle restera sur place comme d'hab.

Le urk va t'il créer un nouveau drapeau Aqvayli, un nouveau hymne national Kabyle, a t'il la force de frappe du Mak en Pays Kabyle et surtout à l'international, j'en doute.

Leur texte sent Tismin "la jalousie" à plein nez pas un mot du Mak, comme si le urk venait d'inventer l'idée d'une Kabylie indépendante et Mas Bouaziz pour qui j'ai beaucoup de respect, disait il y a quelques temps " je dois quitter le Mak car l'état anegerien menace ma famille de mort, quand est t'il aujourd'hui avec le nouveau né urk? plus de menace bizarre, bizarre

La seule Grande difference est que le Mak a été crée suite à Tafsut 2001 "assassinat de nos héros" honneur à nous et que le urk a été crée en 2017 juste pour concurrencer le Mak, pour moi c'est une différence importante.

Le urk disparaitra comme le rpk a disparu.

Restons unis pour une Kabylie Kabyle.

Honte Honte Honte Honte ....mille fois honte a vous qui veulent creer la desunion.

Créer des Cercles de réflexion, des Groupes d'Etudes et de Recherche, mais jamais des partis !
.
Le texte livré ici au débat alimente fortement la polémique sur cette nouvelle créature, appelée URL, et nous amène à nous interroger sur la question principale du rapport des partis face au Pouvoir militaire régnant (1962-2017), du façonnage artificiel du champ politique et médiatique = Poker menteur, de la fausse ouverture ou ' ouverture contrôlée ' (1989-2017), du blocage de la transition, du vide politique, de l'extrémisation de l'échiquier politique, de la nature dictatoriale militaire du Régime régnant, des manipulations et instrumentalisations, sur l'omniprésence et la prépondérance des infiltrations et noyautages opérées en permanence et sans cesse par la Gestapo locale (Pouvoir réel) ....
.
La désaffection et le désarrois à l'égard des partis, des associations et des médias sont tels que de nos jours les gens avertis et les militants vraiment oppositionnels ne croient plus à ces structures artificielles, majoritairement nées dans les Labos de la Police secrète. De nos jours, tous les partis sont dans le giron de la Junte dictatoriale militaire, chacun avec sa chanson distinctive, ou sa vulgate singulière, ou sa percussion spécifique, ses notes (et fausses notes) pour seules différences (de pure forme), mais dans le ' fond ' tous font la dance du ventre ' pour les Généraux décideurs. Tous participent aux mascarades électorales imposées par le Régime militaire, attirés irrésistiblement par la mangeoire, et en profitent à fond, donc corrompus, achetés, vendus, et allés très loin dans la compromission, donc tenus et enchainés ......

Le pays est bloqué et asphyxié par le Régime militaire, qui refuse une véritable transition vers une Démocratie réelle et l'Etat de droit social, solidaire, moderniste, progressiste, laïc, séculier, unitaire. Les vrais décideurs que sont les Généraux ne sont pas prêts à se résoudre pour accepter une classe politique ‘ libre, autonome et indépendante ‘ de leurs officines. Ces Généraux assassins et manipulateurs/corrupteur se considèrent d’abord comme les propriétaires (1°) uniques et exclusifs de ce pays, et puis ils ont tué (2°) des centaines de milliers de citoyens, et volé (3°) des centaines de milliards de dollars, et savent ce que sera leurs sort s’ils perdent les rênes du pouvoir. D’où leurs obsessions et persistances à tout diviser, séparer, isoler, neutraliser, casser, saper, saborder, saboter, manipuler, instrumentaliser, jouer les uns contre les autres, tuer, massacrer ….pour perpétuer et allonger l'existence de système dictatorial militaro-mafieux .....
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Créer des partis, c'est ouvrir la voie à toutes sortes de manipulations et provocations, les dérapages et dérives conçus et élaborés par les Maîtres gestapistes et machiavéliques de cette ' organisation criminelle et mafieuse = gestapiste qu'est la SM-DRS ....
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Il faut dénoncer les menées criminelles de cette Gestapo, et condamner cette énième manœuvre divistionniste et destructrice, qui a pour but ultime d'aboutir à la ' neutralisation politique ' (diviser-isoler-séparer-discréditer-délégitimer) la Kabylie ', une région (plusieurs) départements), rebellionnaire et insurrectionnelle, proche de la Capitale, la Citadelle, et dont le Régime militaro-mafieux a peur ...

il était une fois le MCB, puis MCB commission et MCB coordination, ons se rappelle encore des Arouchs, puis des dialoguiste et les antidialoguiste... le MAK n'ayant même pas touché à toute la kabyle et la division est la, URK et MAK... La MAK a déja parasité la lutte des arouch.

PEFF, c'est pathétique... je suis kabyle je suis contre l'indépendance de la Kabylie, pour plusieurs raison, mais celle qui me tiens plus à coeur,  toute l'Afrique du nord est notre terre, et par respect au Abane, Matoub, Benai ouali, les Jaout Makbel... les 125 jeune de 2001 et tous ceux i sont morts pour une Algérie de justice et de liberté.

L'URK dans la desunion d'une cause sacrée à savoir la souvraineté du pays Kabyle. On en a déja connu des divisions fracassantes  depuis 1989 avec le FFS et le RCD avec des tiraillements indignes au point ou le pouvoir joue le médiateur.

Maintenant, c'est la mouvance independantiste qui se fractionne pour un probleme d'égo. On ne vous suit plus et vous jouez le jeu de l'ennemi qui est encore plus fort que que vous ne le croyiez.

Mes amis, la seule solution serait un president 100% kabyle!

C'est un berbere qui doit reprendre la tête de ce pays (si possible un type moderne, beau qui a étudié dans une école anglaise bref ailleurs qu'en Algérie, un démocrate, un laique, celui qui enverra le premier nord africain dans l'espace, bref il serait temps de se moderniser car j'ai très honte...)

Mes amis, la seule solution serait un president 100% kabyle!

C'est un berbere qui doit reprendre la tête de ce pays (si possible un type moderne, beau qui a étudié dans une école anglaise bref ailleurs qu'en Algérie, un démocrate, un laique, celui qui enverra le premier nord africain dans l'espace, bref il serait temps de se moderniser car j'ai très honte...)

la liste de relais du regime arabo islamique en kabylie

domage a mr bouaziz on croyait  en toi mais la  tu a rejoins les suppletifs du regime assasin en kabylie.

Bonjour,

Vous dénoncez la désunion, ceux qui ont créé le RCD lors des assises malhonnêtes dites du MCB en excluant toute sa substance de ce mouvement et annonçant même le "décès", ceux qui ont condamné la marche du 25 janvier 1990, ceux qui après avoir vu le MCB renaître de ces cendres avec les commissions nationales (MCB CN), ont créé MCB coordination nationale "MCB CN" pour semer la confusion, ceux qui ont fait perdre un an aux enfants de Kabylie alors que leurs propres enfants ont été scolarisés soit dans les régions non concernées par le boycott scolaire ou à l'étranger.
Vous faites dans la division, nous gagnerons lorsque vous enterrez la guerre du leadership, dans quelques mois nous verrons encore des divisions au sein de votre union.
Vous êtes de ceux qui profitent du moindre évènement en Kabylie pour créer leurs mouvements, vous de ceux qui sont capable de marcher sur les cadavres pour atteindre le trône.
La réponse vient du terrain de ces jeunes collégiens, lycéens et étudiants qui ont battu le pavé di Tizi, di Bgayet, di Tubirett, di Tbatent.. pour une cause Tamazight avec les drapeaux de l'Algérie et Tamaegha côté à côte.
Il n'y aura pas d'Algérie sans la Kabylie et il n'y aura pas de Kabylie en dehors de l'Algérie. Le sang Kabyle est répandu sur tout le territoire Algérien, ces kabyles morts  pour l'Algérie à Bousaada, Médéa, à Tebessa ... nous pardonneront-ils si nous les abandonnons?

L'énième mort du MCB :
Les Maîtres ' gestapistes ' sont encore les maitres de l'initiative politique et du recours à la rue. Ainsi, le genre de mouvement ne peut naitre sans leur aval, d'autant plus les Chefs manipulateurs et criminels au sein de ladite Police politique secrète sont majoritairement issus de la région : c'est lié d'abord à son ' mode de recrutement au plus proche, par alliance ', puis à la 'histoire de l'ALN (qui comptait beaucoup de Kabyles), d'où est sorti le MALG (actuelle SM-DRS).
Nous avons coutume de le dire en privé, dans nos discussions, les débats, les rencontres entre militants et amis, reconnaissant unanimement la permanence et la prépondérance du noyautage et l'infiltration de tous les partis, associations, médias, administrations, institutions....
Bref, toute création de parti marque une énième mort du MCB, ce mouvement ' fédérateur, rassembleur, unitaire, populaire, oppositionnel, légitime ', des caractéristiques dont le Régime dictatorial militaire avait vraiment peur, et l'avait ' mis à mort ' en créant le RCD en Octobre 88 (officialisé en Février 89, avant même l'officialisation du multipartisme (Mars 89) ...
Il faut les entre-les-lignes, les à-côtés, les non-dits, et on s'aperçoit que ce texte ne constitue en rien une plate-forme politique, laquelle exige et impose de dire la ' nature du pouvoir en place '. Le texte procède par ' l'hypertrophie de la dimension idéologique du pouvoir ' , passant sous silence la genèse, la structuration, l'organisation et le fonctionnement dictatorial, militaire et mafieux du Pouvoir régnant (1962/2017). Or si ce Régime militaire dominant et dominateur impose son ' idéologie dominante ' (3) (l'arabo-islamisme), qui est fascisante et mystificatrice, chauvine et jacobine, de rejet et d'exclusion ', c'est parce qu'il dispose d'un ' Arsenal répressif et sécuritaire dominant ' et dominateur (1) (Police politique, Troupes d'assaut, Escadrons de la mort, Agent provo-casseurs, Milice armées, Groupes terroristes, etc.) et d'un ' Appareil de propagande ' (2) (médias, écoles, etc.) à son avantage ...
Donc cette pseudo plate-forme politique ignore volontairement ' la question principale ', primordiale, fondamentale, première qu'est la question (de l'illégitimité ) du pouvoir en place.
C'est donc un texte qui n'est pas oppositionnel, et cette URK ne pourra donc pas opérer ' une percée politique ', et espérer faire un ' champ d'audience réel ' important ....

Les kabyles martyrs de la guerre d'indépendance de l'Algérie ne se sont pas sacrifiés pour remplacer la peste coloniale française par le choléra arabo-islamique.Ils ne se sont pas sacrifiés pour que leurs enfants et petits enfants soient arabisés et salafisés de force.L'Algérie est une "terre arabe" et la Kabylie est kabyle et amazigh pour l"érternité.Entre la Kabylie et l'Algérie,il y a un gouffre: c"est deux peuples différents et deux projets de société irréconciliables.La seule solution pour nous c'est celle de deux Etats, l'un kabyle et l'autre algérien.Les martyrs kabyles ne nous pardonneront pas d'accepter la dillution de l'identité kabyle dans le magma arabo-islamique.La Kabylie aux kabyles et l'Algérie aux algériens,chacun pour soi dieu pour tous.Honte aux kabyles bornés qui veulent nous mainrtenir sous le joug de la régence d'Alger !

Vive la Kabyle libre!

 

Les premices sont bonnes si les pratiques suivent, il est capital d'aider ce procedé pedagogique. En aucun cas il ne faut se laisser berner. 

Imperatif de chercher un terrain d'ententa avec le MAK, un parlement Kabyle super-partes(au dessus des clivages politiques sans nier les diverses opinions).

Souverainistes, indépendantistes, autonomistes, régionalistes, laïques, chrétiens, humanistes, intellectuels, instruits, associatifs, bénévoles, artistes, journalistes, enseignants, sportifs, etc... TOUS ENSEMBLE ! ! C'est lorsque les ruisseaux se rejoignent qu'ils forment de grandes rivières. Et lorsque la rivière se déchaîne, elle devient un torrent.

Des anciens Makistes en descaccrd avec la personnalite de Ferhat ont decides de ceer leur propre groupe. Es ce un mouvement constructif ou destructif ? On verras d'ici peu

On peut dire que le MAK a déjà gagné en cassant tous les tabous qui piégeaient la question kabyle et en imposant le débat sur le destin de la nation kabyle. Un problème correctement posé est à moitié résolu. C’est ce qu'a fait le MAK malgré la chape de plomb des médias algérianistes hostiles à l'idée même d'une Kabylie autonome. Aujourd’hui le débat tourne autour de l'autonomie (la plus large) et l'indépendance. Le statu quo est indéfendable et intenable. Ses partisans se font de plus en plus rares. L’union  des forces politique kabyles peut entrainer la décantation dans la société kabyle et accélérer le processus de décolonisation de notre patrie la Kabylie.

AD REWLEN MA NEDDUKKEL !

La Kabylie est traversée par plusieurs courants, mouvances, tendances politiques et idéologiques , et les indépendances ne sont pas à l'épicentre, mais plutôt une ligne extréme, qui ne pourra donc pas rassembler, fédérer, unir....

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