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Karim Akouche : « Nul poète n'est prophète en son pays... surtout quand que celui-ci est une risible dictature »

Déclaration importante

Je suis dans l'avion. Je quitte l'Algérie en urgence. Direction : Paris. J'improvise ce texte. Des menaces sérieuses, sur mon intégrité physique, pèsent sur moi. Tout cela à cause de mon roman : La Religion de ma mère. Mes idées d'écrivain libre dérangent. Ma plume est tranchante. Elle gratte les plaies. Elle détruit les faux mythes, les tigres de faïence, les mensonges des notables... Je suis déchiré, triste et révolté à la fois. Ma colère est saine, je n'aime pas la violence... J'ai le regret d'informer mes lecteurs et ceux qui m'ont invité pour des conférences un peu partout (Alger, Bouzeguene, Boudjima, Idjeur, Bougie, Aokas...) que celles-ci n'auront pas lieu. Ce n'est pas par faute de courage. Je compte sur leur compréhension. J'ai l'expérience de la résistance. Je connais mes ennemis. Je refuse d'être leur proie. Je combats leurs idées. Ils haïssent ce que je représente, ce que je pense, ce que je formule. Je le sais pour avoir essuyé moult menaces. Aujourd'hui, la coupe est pleine : On m'a interdit la rencontre à la librairie Cheikh, j'ai fermé les yeux. On a délocalisé ma conférence à l'Université de Tizi-Ouzou, de l'auditorium vers la grande salle de lecture, sous un prétexte farfelu, je n'ai rien dit. On a fait subir des interrogatoires à des amis et proches, j'ai fait semblant de ne rien voir. Mais me traquer comme une bête par le chasseur, surveiller mes moindres déplacements, me menacer, chercher à m'atteindre physiquement... cela non !... J'aime la vie et j'ai encore beaucoup de choses à dire, à créer... Je dénonce vigoureusement ces pratiques d'un autre âge. Mon prédécesseur, Mouloud Feraoun, avait de l'intuition, il a vu juste : Nos ennemis d'aujourd'hui sont, hélas, pires que ceux d'hier...
D'autres conférences sous d'autres cieux plus cléments m'attendent. J'irai bientôt chanter la liberté et la littérature un peu partout... Je serai à Alicante, Paris, Bruxelles, Toulouse, Marseille, Montréal, New York, Marrakkech...
Nul poète n'est prophète en son pays... surtout quand que celui-ci est une risible dictature.

Mes respects, mes chagrins, ma profonde affection,

Karim Akouche
Jeudi 16 mars 2017

https://www.facebook.com/karim.akouche

Commentaires

Depuis 62 tous les dirigeants politiques incompétents et sans légitimité qui se sont succédés n'ont fait qu'organiser le pillage de l'algerie, en ne cherchant qu'à s'enrichir et à faire profiter leurs proches et un petit cercle de privilégier leche-botte et valets du système, jusqu'à établir une véritable "Nomenklatura" à la soviétique et sa redoutable police politique et répressive. Ils n'ont cherché qu'à abrutir le peuple avec l'islamo-arabisation afin de conserver leurs privilèges, et n'ont cherché qu'à promouvoir l'enseignement coranique dans les écoles publiques alors que leurs propres enfants fréquentent les plus prestigieuses écoles de l'occident. La grande purge des intellectuels insoumis, des blogueurs amateurs, des journalistes insoumis et libres, des écrivains de conscience comme Karim, est lancée. Ils n'ont mis en place qu'un système au service de leurs propres intérêts, mais qui ne permettra pas le développement de ce pays et sa modernité, délaissant son propre peuple dans la misère. Les kabyles doivent prendre conscience qu'ils n'ont plus rien à espérer de ces arabistes. Les rares projets industriels sont encore détournés vers les villes arabophones. Les kabyles doivent reprendre pocession de leurs terres ancestrales et construire leur propre destinée.

Tu  es prêt a y aller chercher les services de sécurité algeriens s ils ne viennent pas à toi. Tu meurs d'envie de devenir une victime du système. De tout temps tu te dis Matoub ahya ddin ukavac.  Personne ne te harceles Karim, tu sais pourquoi  tu n es rien et tu ne vaux rien. Tu cherches seulement à vendre tes pages irréelles qui n existent que dans ta tête d'arriviste.

certains tomberont sur moi et me traiteront de tous les noms, ce n est pas grave , je ne peux te regarder de loin leurrer les pauvres militants authentiques.

Il est vraiment special et unique ce Karim ,son cas releve plutot de la psychiatrie ,ces romans sont tout justes nuls ,et apres avoir joué le caniche d'une autre débilité de Djamila Ben Habib; le voila reprendre avec la vieille recette pour se faire connaitre à defaut de talent.

Karim ,sache que personne n'est dupe ,ta démarche qui consiste a se victimiser ,se faire passer pour un eternel persécuté ,menacé par les barbus a cause d'un livre débile qui n'a d'egale que ta pietre et médiocre personne,  est vraiment désuete ,dépassée ,tu es vraiment pathétique .

IL RECRUTAIT DES FEMMES POUR LES TERRORISTES DE DAESH EN SYRIE ET EN IRAK
Le réseau du «djihad ennikah» devant le tribunal criminel de Boumerdès
45 individus dont 12 femmes (8 accusés en fuite dont 2 femmes se trouvant en Syrie), suspectés d’appartenance à un groupe terroriste, de tentative d’adhésion à un groupe terroriste, de soutien à un groupe terroriste, apologie du terrorisme et de non-dénonciation d’actes Suite...

Force est de constater que Salman Rochdi a fait des émules. Et raison de plus, en ces temps couverts d'islamophobie, il est bon de se faire le prophète de l'anti-islamisme. C'est un business vieux comme le monde, et pour le pratiquer il vous suffit de vous "éplucher le visage" de tout ce qui fait votre appartenance. En tant que Kabyle, et quelque soit notre obédience profonde ou affichée, nous avons le devoir moral de ne pas cracher sur la religion de tajmaât, cette assemblée du village qui constituait la seule autorité des villageois kabyles, et qui commençait ou qui finissait toujours ses travaux par les prières de l'Imam du village.

Ma delmegh stafir allah, ma zgighd al hamdoullah (Que Dieu me pardonne si j'ai tort, Dieu soit loué si j'ai raison), c'est par cette phrase que les intervenants de Tajmaât finissaient leur discours.

 

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"Force est de constater" que vous ne construirez jamais l'avenir d'un pays avec des prières. Pardonnez-nous de vouloir vivre à notre époque (nous ne sommes plus au moyen-âge), et d'avoir un esprit un peu plus terre à terre et cartésien que le votre. Si votre seule gloire ne se mesure qu'au nombre de mosquées que vous laisserez à votre descendance, alors on doit pas du tout être sur la même longueur d'onde, et vous nous excuserez de vouloir élever un peu le débat en étant un peu plus rationnel et tolérant. Nous souhaiterions plutôt aborder des sujets telque le développement de la kabylie, la liberté d'expression, la liberté de conscience, la liberté de culte, la liberté d'expression, l'instruction (car c'est bien de l'instruction qu'est naît la grandeur des nations). Mais aussi pouvoir discuter des sujets qui fâchent comme par exemple la dictature militaire, les politiciens véreux, la répression, la détention de nos frères innocents, l'oppression arabo-islamiste, la corruption, etc... Et l'indépendance de notre KABYLIE ! ! Vous prêchez un converti mon cher.

Pensez que vous pouvez construire votre avenir en reniant votre passé? Le peuple kabyle est menacé de disparition en tant que kabyle, et en  reniant son moi, il ne fera que précipiter sa dispatition. Quant à vivre le présent, je pense que vous êtes de ceux que l'on nomme les arrivistes, et la particularité des arrivistes, c'est justement de renier leur passé, car ils ont en honte.

Et plaît il,justement c'est quoi le passé du kabyle?

Pourquoi ne pas le dire cash au lieu d'insinuations? Ai au moins le courage de tes convictions !

D'après toi le passé du kabyle c'est l'islam ! L'Arabie?

Mais tu fais quoi de son autre passé païen, chrétien, et juif car ne t'en déplaise le kabyle à aussi ce passé que tu veux occulter alors qu'il demeure encore des traditions vivantes enracinées dans l'inconscient collectif des kabyles prenant ne serait ce que le signe de la croix que font les femmes kabyles par tradition quand elles longent les bébés! 

Et justement dans tajmat il y'a ce respect des autres religions,jmaa  limane  (toutes les croyances)

A moins que tu veux nous rattacher aux racines des banou hillal et que tu es de ceux qui sont fier d'être arabisés par l'islam?!?!

@amgoud, il faut regarder le passé avec un esprit critique. Tajmaatd'où étaient exclue la moitié de la population - femmes - n'est pas notre horizon. Il faut pas tout prendre dans le passé. Il faut même rejeter certaines traditions. Prenons par exemple l'héritage où il revient aux femmes, pour des raisons historiques et ancestrales, une part plus que minime, on peut dire symbolique. Aujourd'hui cette tradition n'a plus raisons d'être. Il faut même savoir que la démocratie dans Tajmait n'a pas pas seulement été inaccessible aux femmes : les décisions n'étaient prises par le vote des chefs de çofs dans Tajmait sanas consultation des membres des çofs. Aujourd'hui, une pesonne une voix ! C'est cela à mon avis qui est mis en avant dans la modernité revendiquée par votre contradicteur précédent, ce n'est pas nos racines, notre langue ou notre identité. Vous l'accablez inutilement et injustement, tout simplement il ne se reconnaissait pas dans votre bigoterie. Car, il faut avouer que ce qui vous interesse c'est les prières du début et de la fin de Tajmait comme vous le surlignez dans votre message en oubliant que notre passé ne date pas seulement de l'arrivée des bnou nââm...

Si ses livres ne se vendent pas il faut qu il ferme sa boite, alors la these du persécuté fonctionne à merveille.  

SVP ayatmaten ne déformez pas mes propos. Tout ce que je veux dire c'est qu'avant tout je suis fier de mon appartenance au peuple kabyle avec toute son histoire depuis Yugurten à ces jours. Si le choix m'était donné, je ne renoncerais pas à mon appartenance au peuple kabyle. J'ai eu l'occasioné d'assister à des réunions de Tajmaât et je peux vous dire que je regrette ces temps. Le respect qu'imposait l'autorité du village n'avait d'égal que l'atmosphère de solidarité et d'entraide, et les pauvres du village ne manquaient de rien.

Revenons au sujet de mon intervention : C'est à propos de ce missionnaire du diable qui a fait le déplacement en kabylie pour prêcher des paroles indignes, pour ensuite se déclarer menacé et se tailler un profil d'intellectuel persécuté (comme Salmna Rochdi) au yeux de ses seigneurs québècois qu'il courtise pour obtenir d"eux des privilèges sonnants et trébuchants.

Non messieur Akkouche, en kabylie vous n'êtes pas menacé et les kabyles de kabylie n'ont rien perdu de leur tolérance, y compris avec des gens  comme vous qu'ils ont écoutés avec l'attention que les québècois eux-même ne veulent pas vous accorder.

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