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Le peintre Lyazid Chikdene sublime la Kabylie pour notre grand plaisir à Paris

Natif d’un village perché dans les hautes montagnes de Kabylie, Lyazid Chikdene a toujours gardé un profond attachement à sa terre natale qui  transcendent ses œuvres, à Lemsella son village,  il exposera ses premiers tableaux qui montrent déjà un talent certain et un désir profond d’exprimer ses émotions à travers la peinture. Cet art  devient alors une partie primordiale, et les paysages oh combien magnifiques de notre chère Kabylie seront les premières inspirations de l’artiste en devenir.

Les tableaux que nous propose Lyazid Chikdene pour son exposition sont empreints d’un amour profond aux  siens, ils expriment ainsi la nostalgie des temps anciens et  nous renvoient à la simplicité et la naïveté de la vie de nos aïeux, on peut y voir ainsi des paysages de vie qui évoque la douceur et simplicité du quotidien en Kabylie.

Artiste autodidacte  Lyazid Chikdene a commencé la peinture dès son jeune âge, il a monté ses premières expositions individuelles à l’université des Sciences et Technologie d’Alger (USTHB) où il a suivi son cursus universitaire de 1994 à 2001 avant de prendre le chemin de l’exil.

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Le peintre Lyazid Chikdene sublime la Kabylie pour notre grand plaisir à Paris
Le peintre Lyazid Chikdene sublime la Kabylie pour notre grand plaisir à Paris

Très influencé par l’école impressionniste, il nous propose à chaque fois des œuvres aussi originales qu’authentiques imprégnées  de questionnement divers et variés, ainsi ses tableaux interpellent et proposent une réflexion profonde   sur les évènements et les thèmes d’une société en perpétuelle mutation, artiste engagé Lyazid Chikdene est très prolifique, il s’inspire de tous les évènements marquants pour mouiller son pinceau et nous donner des tableaux magnifiques en usant de différentes techniques picturales à savoir la peinture à l’huile, l’aquarelle et autres médiums mixtes.

Résidant en France depuis 2003, il a eu l’opportunité d’exposer ses œuvres à plusieurs reprises, pour ne citer que les expositions les plus récentes, il a participé  à la 21 ème édition du festival International ‘’ Grand Evènement Art Plastique’’ dans l’orne’’ en 2014, au Salon de printemps au Centre Culturel Franco-chinois en Île de France en 2015 après une exposition qui a duré plus d’un mois au sein de la galerie Art ‘O dans la même région.

Il reste  toutefois très attaché aux siens,  à sa Kabylie natale qui est le centre de toutes ses inspirations, il  sublime à travers quelques coups de pinceau avec une sensibilité certaine la beauté de nos paysages et la grandeur de nos montagnes. Ses expositions deviennent alors pour nous public un voyage féerique parmi les ruelles et les personnages authentiques,  porteurs d’une culture et d’un art de vivre ancestrale si cher aux Kabyles.

En Automne 2016, la direction de la culture de Tizi Ouzou lui a consacré une exposition  à la Maison de la Culture Mouloud Mammeri placée sous le thème ‘’Inspirations Diverses’’ qui a permis au grand public de Kabylie de découvrir  ses toiles marquées, comme le suggère le titre de l’exposition, par une variété des thèmes et des techniques. ce fut l’occasion d’une rencontre très chaleureuse et très singulière pour le public comme pour le peintre, en effet les amateurs de peinture ont été conquis par la simplicité et le talent de cet artiste .

Pour cette exposition organisé par l’association culturelle berbère de paris ACB, il nous invite à un voyage vers sa Kabylie natale, le nom de l’exposition ne laisse pas indiffèrent et nous donne envie de découvrir les villages et les beautés kabyles, un ensemble de tableaux dont le vernissage a eu lieu aujourd’hui devant une foule assez conséquente et impatiente de faire un voyage picturale du côté de la Kabylie , l’artiste avec  un plaisir et un sourire joviale était ravi comme à chacune de ses expositions de  faire une visite guidée a son public.

Bon courage à l’artiste Lyazid Chikdene  qui nous promet encore de belles surprises à venir.

Ihaddadene Safia

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Commentaires

Je suis probablement le seul a avouer avoir quitte' la Kabylie par degout et puis Alger dans le vomis. Ca sera plus rapide pour la France. Je semble avoir trouve' un compromis avec l'Amerique, faite de mes semblables de tout horizons.

Oh que j'adore la Kabylie et les Kabyles, mais dois vous quitter pour aller vous dessiner ailleurs... est une vieille chanson. Ni le style, ni le sujet ne sont une decouverte de l'Artiste. Cela ne lui merite, toute de meme pas une critique, du tout. Il me semble que les Kabyles, a l'image des Algeriens, essyent de se faire une appartenance ou du moins une place, tardivement, dans cet heritage qui est purement Occidentalo-Europeen. Ce qui est nouveau donc, c'est le SUJET, a faire decouvrir. Ceux qui ont "besoin" ne sont pas les Kabyles, mais d'autres mondes(cultures). En ce qui concerne les Kabyles, le besoin serait plutot dans la preservation d'une memoire, a travers des images, d'une Kabylie en plaine destruction par le ciment. Voila serait mon interet, a posseder voir sponsoriser des realisations - En Kabylie biensur et certainnement pas a Paris.

En ce qui me concerne personnellement, le pied sur l'accelerateur, qui m'interesse est, celui du ratrapage linguistique dans les sciences du savoir pur, c.a.d. la Linguistique et Mathematique. L'interet est biensur dans la construction d'un pont, comme celui que construisent des artistes comme Idir et d'autres.

Cependant, si les moyens financiers venaient a devenir disponibles, je serais interesse' a acquerir un tableau de ces ruelles Kabyles, a laisser derriere a ma progeniture Americaine - qui leur dercrirait/temoignerait du paysage ou je suis ne' grandi. Dans ce sens de preservation, je pense qu'a la place d'interminables rencontres et parlottes diverses, les Associations, Compagnies et autres organisations devraient penser a faire de meme, c.a.d. a decorer leurs bureaux et espaces de travail et d'existence, a l'artiste, c.a.d. a ETRE dans cet espace. Quelque chose comme "Soyez Kabyles" a la place de rabacher sans cesse a faire avaler aux etranger "ce que c'est que Kabyle" en contradiction flagrante de ce qu'ils observent et constatent.

Beaucoup d'ente nous ont quittes la Kabylie par lachete. On ne s'est pas battu sur leterrain. On sait que la Kabylie est colonise, controlle et terrifiee parles tonton macoutes d'un systeme abject de type nazi . Mais il fallait avoir le courage de se batter. Il ya des jeunes qui se battent aujoud hui sur le terrain  et il faut leur tirer le chapeau. Quand aux autres, ceux qui ont fuit, ayez au moins la descence humaine d'aider ceux qui se battent. Vous pouvez le faire avec votre argent, temps ou energie.  On a encore de l'espoir de sortir cette region du merdier ou l'on misent nos parents, grands pere et ancetres. Si notre generation , celle qui arrive encore a ecrire , perd son lien avec notre Tamurt, adieu ..pour toujours.

Franchement, je ne sait de quel combet vous parlez. Quand vous observez de pres, le comment et pourquoi, on se demande de quel combat dont on lit par-ci par-la...

L'artiste qu'est Lyazid Chikdene, sublime les couleurs d'une Kabylie austère qui ne demande qu'à renaître et à retrouver son authenticité et son aura d'antan. Encore faut-il être capable de voir ce que l'artiste a voulu nous montrer. Parfois le jeu des couleurs et de la lumière (Tafat) parlent comme des mots. Signé Nadine Omoque

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