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Malika BARAKA : «La voix de la Kabylie doit se faire entendre et gagner en puissance»

Kabyle.com : Malika Baraka, l'avant-projet de la constitution va être soumis au vote du parlement algérien le 7 février prochain après l'aval donné par le conseil constitutionnel, que pensez vous du procédé?

Malika BARAKA : C'est la suite logique à cette révision de la constitution concoctée en dehors du peuple et qui sera adoptée sans le peuple.  Les deux chambres d'enregistrement qui constituent le parlement algérien, dont la plupart des membres sont plutôt motivés par l'allégeance au pouvoir que par l'intérêt du pays, vont naturellement l'adopter avec peut être quelques petits amendements apportés à certains articles comme probablement l'article 51 qui peut toucher aux intérêts de certains hauts responsables algériens qui ont d'autres  nationalités. Quant à nous, cela nous confirme dans l'opinion que nous avons de ce pouvoir personnel et du dévoiement des missions des institutions  comme ce parlement qui  nous est étranger et dont nous n'attendons rien.

Malika BARAKA, militante autonomiste kabyle

Vous êtes signataire du "Manifeste pour la reconnaissance constitutionnelle d'un statut politique particulier de la Kabylie". Percevez-vous une quelconque évolution dans ce sens dans l'avant projet de la constitution algérienne?

Non, il n'y a aucune avancée dans ce sens. Bien au contraire, tous les pouvoirs sont fortement centralisés dans un régime hyper présidentiel, quasi monarchique, difficilement compatible avec une quelconque expression de la souveraineté du peuple, pourtant plusieurs fois encensée dans ce texte. Le timide et sibyllin ajout sur" l'encouragement de l'Etat à la démocratie participative au niveau  des collectivités locales" (article 14) ne fait pas sens dans un contexte institutionnel verrouillé où le pouvoir des élus est quasi inexistant, le pouvoir local étant exclusivement entre les mains du Wali, nommé par le Président de la république. Malgré la récente tragédie de la vallée du M'zab et malgré les drames récurrents vécus en Kabylie avec une revendication d'une politique spécifique qui prend de l'ampleur,  il n'y a aucune proposition d'un changement politique et institutionnel profond qui apporterait de vraies solutions.

Sur l'officialisation de la langue tamazight...

Oui, la seule avancée, même si elle n'est que symbolique, reste la reconnaissance de la langue tamazight en tant que langue officielle,  concédée à contre cœur vu le manque de volonté politique visible à la lecture du document. Acculé, le pouvoir ne pouvait pas faire autrement devant cette revendication ancienne et continue de la militance amazighe et qui a gagné la quasi totalité de la classe politique. La crainte de la colère de la rue amazighe notamment kabyle a du également peser. Mais, bien que les symboles ont leur importance (c'est une fissure de plus dans le bloc monolithique idéologique arabiste)  cela n'amènera, je le crains, aucun bouleversement majeur dans la réalité linguistique et pas seulement parce que la langue tamazight est minorée dans le projet de constitution par rapport à la langue arabe. La seule décision politique qui peut changer véritablement et durablement le sort de la langue tamazight est la reconnaissance de sa territorialité et sa prise en charge institutionnelle et souveraine par ses propres locuteurs qui pourront la consacrer langue  propre de leur territoire et donc langue première d'enseignement . Cela suppose une autre vision de la nation, une nation non idéologique assumant la réalité multiculturelle de la société algérienne, où les langues seront valorisées sans hiérarchie et où les communautés ou peuples pourront se prévaloir des mêmes droits linguistiques.  

La langue tamazight est officielle mais on ne note aucune modification du contexte identitaire et des constantes dont elle est exclue comme le stipule l'article 178

En effet, cette reconnaissance a été  présentée comme une volonté de renforcer l'unité nationale alors que les fameuses constantes discriminatoires imposées depuis l'indépendance sont maintenues et protégées. L'introduction de tamazight comme langue officielle met d'ailleurs davantage en lumière les incohérences et les non sens de l'énoncé constitutionnel des fondements de l'Algérie. L'Algérie a désormais deux langues officielles mais elle reste une et indivisible ! (un non sens!) alors qu'elle devrait se définir logiquement comme plurielle. La langue amazighe parlée par des millions de citoyens algériens qui ne s'identifient pas comme Arabes est reconnue dans un pays toujours défini exclusivement arabe (un non sens !). La langue tamazight est consacrée langue officielle mais seule l'arabe est la langue de l'Etat (un non sens !).

L'Algérie a du mal à se débarrasser de la chape de plomb de l'idéologie arabiste exclusiviste et assumer le fait que la nation algérienne est manifestement multiculturelle  comme vient de le prouver la reconnaissance de deux langues algériennes. La langue tamazight a -t- elle été reconnue nationale et officielle dans un pays  étranger à elle? est-elle apatride ? Le flou entretenu entre l'arabité et la nationalité relèverait -t-il  de la confusion entre cette notion obsolète d'appartenance idéologique à une "Oumma" supranationale au détriment d'une conception moderne citoyenne d'appartenance à un Etat ?  

Plusieurs générations de militants ont lutté pour l'aboutissement de cette revendication, comment appréhendez-vous vous leur état d'esprit aujourd'hui?

Le traitement inégal des langues est manifestement mal vécu car cela souligne de manière explicite et révoltante le confinement des amazighophones  à un statut  de sous citoyen. Ceci dit, c'est grâce à leur combat, lequel ne s'est pas fait sans grands sacrifices, qu'ils sont en train d'ébranler les certitudes des identités falsifiées des Etats tant en Algérie qu'en Afrique du nord.  Mais la langue ne résume pas à elle seule la lutte identitaire. Il faut entendre cette lutte  non  pas seulement comme une revendication stricto sensu linguistique mais comme une revendication identitaire plus globale avec le refus de la substitution d'une identité autochtone par une autre imposée. A ce sujet,  j'espère qui il n'y aura pas d'affaissement de la militance amazighe pour une raison de fin de combat (j'ai déjà entendu et lu cela de la part de relais politico-culturels du pouvoir).  En fait, cette reconnaissance est un leurre constitutionnel, comme le dit la déclaration du Manifeste kabyle que vous avez publié , car elle ne s'accompagne pas de la refondation structurelle de l'Etat nécessaire pour rendre la prise en charge de la langue effective .
 
A ce propos, comment voyez-vous l'application  de la reconnaissance de tamazight  sur le terrain ?

Quelque soit les formes que prendra la loi organique adoptée par la suite, l'officialisation de la langue tamazight ne résoudra  pas le problème linguistique. On devrait s'interroger, comme vous le faites, sur la mise en application concrète et sur la territorialité des langues algériennes pour comprendre l'inadéquation du modèle de l'Etat-Nation jacobin  à une politique multilingue équitable.

Quand bien même le statut constitutionnel des langues eut été identique, il est illusoire de croire à leur égalité effective sur tout le territoire algérien, dans la configuration actuelle de l'Etat. Deux langues ne pouvant avoir la même place dans une école unique, la langue arabe y sera la langue dominante et on ne pourra pas empêcher la régression lente mais inéluctable de la langue tamazight dont l'officialité ne servira à terme peut être  qu'a servir d'ornement dans les entêtes de documents et sur les  frontons des édifices officiels. Et c'est pour éviter  la perte de notre langue et de la culture qu'elle véhicule qu'on milite pour la reconnaissance d'un statut politique spécifique pour la Kabylie. Ce n'est qu'en acquérant des compétences institutionnelles territoriales notamment la souveraineté de décision dans le domaine  linguistique et culturel qu'on garantira un avenir à la langue kabyle qu'il faudra développer et moderniser pour en  faire une langue de travail et non pas seulement une langue de patrimoine. C'est ainsi, aussi, qu'on mettra un terme à la  récupération idéologique actuelle qui la mine de l'intérieur et qui la  vide de son contenu en terme de valeurs et de culture authentiques. Les autres régions amazigophones devraient également avoir la possibilité de faire leur propre choix linguistique.

Maintenant, pour faciliter l'intercompréhension entre Algériens, les deux langues, tamazight dans sa variante régionale et la langue arabe devraient être toutes les deux enseignées de façon obligatoire à tous les écoliers mais avec un statut différent (langue d'enseignement/ langue enseignée ) selon les aires géographiques linguistiques.

La lutte doit donc continuer et elle promet d'être longue,  mais quelle forme doit-elle  prendre aujourd'hui , selon vous?   
 
Il faut d'abord clarifier le débat sur toutes ces questions. Le débat est chez nous  la chose la plus difficile à établir et pourtant il est essentiel. Figés dans nos vérités,  ayant des  difficultés à nous remette en cause et prompts à nous lancer des anathèmes, nous avons du mal a suivre la tradition kabyle de "aciwar" considéré  pourtant comme une vertu.

Ces échanges permettront  d'avoir un vision d'ensemble de que nous voulons et du contenu à donner à un projet global autour du fait  kabylo-amazigh  traité dans toutes ses dimensions philosophiques, linguistique, culturelles, territoriales, sociales, etc. Il faut convenir que l'élite politique kabyle notamment partisane a quelque peu failli ces trente dernières années en réduisant la lutte globale identitaire à la seule revendication linguistique jusqu'à parfois la cantonner à l'état de slogan mobilisateur en cas de besoin . Et on peut même s'étonner qu'en dehors du courant de pensée autonomiste, la problématique linguistique n'ait  pas conduit  à un questionnement plus global, central et assumé sur des sujets aussi fondamentaux que celui, considéré tabou, de la Nation et de l'Etat qui doit l'incarner.
 
En second lieu, c'est le rassemblement. On veut croire qu'il est possible de trouver des convergences entre les différents acteurs politiques, ceux de la société civile et  tous ceux que  ces questions tiennent à cœur. Il ne s'agit pas de s'aligner derrière une bannière comme c'est le cas de ces pseudo appels à l'union habituels,  mais de trouver des points d'accord  sur lesquels on peut construire une alliance sur tous les sujets politiques qui nous concernent. La voix de la Kabylie, à la pointe du combat identitaire et démocratique, doit se faire entendre et gagner en puissance et elle en a le  potentiel si les forces vives qui la composent venaient à s'entendre sur l'essentiel.

Ce rassemblement peut se faire dans le cadre d'une conférence régionale comme l'ont proposé, il y a quelques mois, les animateurs du Manifeste ou de tout autre forme d'organisation, à l'appel de tout autre initiateur, l'essentiel étant de débattre ensemble, dans le respect des identités politiques de chacun et d'arriver à l'assise d'un positionnement politique fort de la Kabylie, entendu et compris en tant que tel, sur les questions qui conditionnent son avenir propre et celui de l'amazighité en général.

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Commentaires

Rejeter les deux : et le Pouvoir en place, et sa constitution-bidon

Il faut refuser de participer à ce faux débat , et rejeter  " et " le Pouvoir militaire et sa pseudo-constitution, constitution-bidon, chiffon,  de circonstance, qu'il ne respectera pas, qu'il va piétiner comme à l'accoutumée....

De plus, on ne peut raisonnablement dissocier ou séparer le Texte constitutionnel de la nature (dictatoriale,  militaire et mafieuse) du  Pouvoir en place qui la produit et la promulgue.....et la piétinera comme toujours !

Donc, il faut refuser de discuter " point par point ", sur tel ou tel article, mais rejeter tous les articles, donc refuser toute sa consitution, et remettre le Régime militaire qui l'a produite....et ne la respectera pas, comme par le passé, comme d'habitude !

Etre un vrai opposant,  c'est remettre en cause le Régime militaire, et refuser ses texte, en garnd et en petit, globalement et dans le détail, tout !

Les gens du MK ne sont pas oppositionnels, ni rassembleurs, ni fédérateurs, et ne dérangent donc pas le Pouvoir militaire régnant. Ils sont issus du RCD, un parti-officine créé-sponsorisé-propulsé par le Clan Belkheir-Ayyat (amarré à la SM), et/ou du MAK (ramiification du RCD).....

certes, la voix de la  Kabylie doit se faire entendre, mais je ne vois pas comment. Que de rénégats et tant les kabyles sont en train de se rendre un après l'autre. Malika matoub vient de souiller la memoire de lounes son frere en accordant une interview à la chaine izanique arabo muz muz echourouk en s'exprimant dans la langue du colonisateur arabo muz muz et en remettant en cause tous les principes de lounes, pour faire plaisir à qui ou pour rouler pour le compte de qui, allez-y comprendre quelque chose. peut être que le vénin arabo muz muz qu'on lui a inculqué à la pseudo fac de droit arabiste de ben aknoun a refait surface. pauvre malika et pauvres tant d'autres. on ne sait plus sur quel pied danser tant les kabyles se renient en masse (sadi, bellabas, malika, .......). le temps de notre disparition n'est pas loin, sauf.....

DEFICIT D’ANALYSE, EFFONDREMENT DE LA CONSCIENCE POLITIQUE ET ABSCENCE D'OPPOSITION (NEUTRALISEE) :

Comme toujours, à chaque événement, grave ou heureux soit-il, on est frappé par ce déficit d’analyse que le flot d’opinions célébrant ou condamnant tel acteur ou tel auteur ou mouvement, ne comble pas, loin s’en faut. La réserve dont font preuve nos prétendus intellectuels et nos dits opposants, habituellement prompts à convoiter les médias propagandistes, est préoccupante. Qu’en est-il? Du renoncement ? Du reniement ? Car, aujourd’hui, les événements se décantent, les situations se clarifient, et il y a matière à fonder des prises de position.

S’agissant de cette constitution-bidon, cette " poudre aux yeux ", une énième manœuvre de tromperie et de diversion, on n’a pas vu à présent de textes probants et consistants, à même d’apporter une interprétation objective, un décodage ou décryptage de ce genre de « énième manœuvre de tromperie et de diversion », car en analyse politique concrète, c’est bien de ça qu’il s’agit. Et c’est fait intentionnellement, volontairement, dans un but bien fixé et déterminé, dans ce contexte spécial de guerre clanique au sommet de la Junte militaire, suite aux pressions américaine et britanniques sur l'oligarchie dirigeant l'Appareil sécuritaire et militaire, une crise amplifiée par la baisse considérable de la rente pétrolière et gazière ….

FAUX-OPPOSANTS, PSEUDO-DEMOCRATES, EXTREMISTES DE TOUS BORDS :

Parlottes, discours doux et mous, parades, gesticulations, mises en scènes, affichages, juxtaposition de formules vides, slogans creux, mots d'ordre irréalistes, postures et affirmations identitaristes , culturalistes et individualistes, indignations sélectives, mesquineries et médiocrités, médicarature, tar tar, taz taz, et puis pschitt, un tour et puis s'en va ! Et évidement pas un mot sur leurs convoitises et leurs aspirations démesurés, les " élections à venir " et nos " suffrages convoités (en Kabylie ou en France, ces loups misent sur les deux rives) !

Nos zygotos et brobros vivent pour la pluparts à l’étranger, certains sont naturalisés, et " draguent " le vote kabyle, et par le passé ils gravitaient dans les formations non-oppositionnelles que sont les partis-officines (RCD, UDR, MAK) créées pas la SM-DRS….

Ce sont -sociologiquement parlant – des " cols blancs " , loin des gueux et de la précarité, et pour qui " la question sociale " n’a jamais été leur fort…..

C’est un constat lucide que certains assimileront à la résignation. Mais, que nous propose-t-on comme force d’organisation ? Les groupes Facebook et les Sites et Blogs extrémistes venant régénérer une opposition décimée par près de 50 ans de crimes d’Etat ? La vogue est aujourd’hui à un spontanéisme plus que suspect. Sinon, quelle est donc cette unité d’action ? Veut-on ignorer que la fracture qui s’est produite à tous les niveaux de la société dans les années 90 est autre chose qu’une fâcheuse division des rangs, qu’elle est un clivage politique fondamental, et donc la donnée de base de toute analyse et de toute action ?

Il faut alors s’extraire de cet envoûtement qui donne l’illusion que tout est remis à plat et que toutes les alliances sont possibles. Nos faux-opposants, les pseudo-démocrates, les brobros extrémistes s’agitent , mais rien au final !

Pour l’instant, ce n’est que de la gesticulation. Et il n’ y a pas à attendre des lendemains d’action.…

Bref, passons !

REFUSER LES DEUX : " ET " LE REGIME MILITAIRE, ET SA CONSTITUTION-BIDON

Pour un vrai opposant ou un militant sincère, il n'est pas question de discuter tel ou tel articule, point par point, mais il importe de rejeter et la Dictature militaire et sa Constitution-bidon, cette poudre aux yeux, une énième manipulation, une tromperie de plus, un " os " jeté à la population pour l'occuper et donc la calmer, mais un homme ou femme digne n'accepte pas de manger les restes, et les renvoie à la figure du destinateur provocateur et manœuvrier qu'est ce Pouvoir dictatorial diabolique et sanguinaire, habitué de ce genre de duperies, axant son action sur " la ruse et la force ", l'une ou l'autre ou les deux à la fois.......Ici, il est question de la " ruse ".....et la force (répression, massacres, attentats...) suivra, dès que les soulèvements populaires (inévitables) commencent....

DIVISER TOTALEMENT, POUR RÉGNER DURABLEMENT !

Les Maîtres gestapistes de la SM-DRS-CSS ont appliqué dans toute son ampleur la formule " diviser pour régner " du Maréchal Bugeaud, et réussi à induire la division totale, la séparation et l’isolement des régions, des partis, des mouvements, le discrédit et la délégitimation, l’émiettement et l’effritement des mouvements , la neutralisation de l’opposition…..Des partis, il n’en reste que les staffs, les chefs (hum!), les directions, quelques " dirigeants " , inféodés au pouvoir, chacun à tel ou tel clan ou cercle, ils se dressent les uns contre les autres, se contentant de faire quelques mots " doux et mous " sur les " modalités de fonctionnement du régime ", sans effets ou retentissement, mais jamais une attaque directe, radicale et frontale contre les Généraux....qui les nourrissent et les instrumentalisent !

LA " QUESTION PRINCIPALE " : C'EST LA QUESTION ( DE LA LEGITIMITE) DU POUVOIR

Cet entretien " pèche par la base ", car il élude la question principale, fondamentale, celle de la nature de la crise. Et ne dit donc pas que la crise est d’abord « politique ». Essentiellement, fondamentalement, principalement, primordialement « politique ». Entendre par là que la crise multidimensionnelle qui frappe et accable ce pays, et liée d’abord à la « question du pouvoir », de la légitimité du pouvoir, en suspend depuis 1962. Car, nous n’avons jamais eu de pouvoir légitime, il est confisqué par « la ruse et la force » depuis l’indépendance. Et tant que la «légitimité » n’est pas établie, ça demeurera ainsi, le pays est bloqué et asphyxié par le Pouvoir militaro-mafieux tenu d’une main de fer par les Généraux criminels et prédateurs, sanguinaires et mafieux…

Les problèmes ne seront réglés qu'après le règlement de la réglées une la « question de la légitimité du pouvoir » par une Assemblée constituante élue au suffrage universelle, au terme d’élections supervisées par l’Opposition (neutralisée à présent, à construire donc), la Société civile (à construire aussi), des Organisations internationales crédibles….De plus, il faut au tout début éviter de trop focaliser sur les question qui divisent (le front idéologique) car « sensibles », clivantes, conflictuelles, et donc plutôt nous concentrer sur ce qui peut unir : le « front politique » : la transition, l’Etat de droit, la démocratie, les droits de l’homme, la justice, la légitimité, la paix….

POUR UNE OPPOSITION OPPOSITIONNELLE, SEUL CAPABLE D'ETABLIRUN " RAPPORT DE FORCE ".....

...pour imposer la transition vers la démocratie et l'Etat de droit social et solidaire, amazyghiste, moderniste et progressiste, laïc et pluraliste, fédéral et unioniste.....

Seul un Pôle oppositionnel, démocratique, moderniste, progressiste, unitaire, pourra " imposer la transition démocratique ", cette transition ne pouvant se faire qu’avec des " vrais opposants " , c’est à dire des opposants autonomes et indépendants, donc sans liens avec les Officines, les Clans, Cercles, Franges et Factions du Pouvoir militaro-mafieux en place.

Pour l’heure tous les partis sont foutus, l’opposition est neutralisée, les divers partis ( qui comprennent que les staffs, les directions, mais pas de militants) roulent (chacun) pour les divers Clans rivaux en particulier, et pour le Régime militaro-mafieux en général…..

Encore toi anonyme qui vient infester tous les sites kabyles en crachant ta haine contre toutes les organisations kabyles et répétant toujours les memes salades, pourquoi tu ne vas pas parasiter les sites arabes,  hein ? Un conseil, va te soigner, ça nous  fera des vancances! 

ARGUMENTER, AU LIEU D'INTERPELLER ET DE PROFÉRER DES PROPOS INSULTANTS !

Au lieu d’émettre ton avis personnel, de donner ton opinion, d’étayer une argumentation, tu as préféré te verser dans l’interpellation maladroite, l’examen de conscience, comme si tu peux te prévaloir d’un quelconque magistère ou disposer d’une autorité morale ou intellectuelle. Bien au contraire, cette façon d’intervenir disqualifie ton commentaire, le rend inadmissible, inacceptable, irrecevable. Mais en fait, tu es qui pour juger, pour t’ériger en professeur ? Ton attitude est révélatrice de ton profil psychologique de déglingué, de " fier et faible " (la fierté est corrélée à la faible), qui présente un " dédoublement de personnalité " donc. La force va avec la simplicité, l’humilité, la sobriété, la tranquillité, le calme, la sérénité....

Ce kabylisme qui insulte et invective ressemble totalement à ce nationalisme grossier et vulgaire, détestable et haïssable, des Généraux criminels et mafieux, pour qui tu fais la courbette, l'aplat-ventrisme, dans le sillage de tes acolytes du Manifeste Kabyle (MK), le nouveau " bébé-éprouvette " de la SM-DRS-DSS.....

Y'en a marre de ces kabyloches comme toi, si fiers, si zélés, arrogants, méchants et difficiles, alors que leurs filles (beurettes), leurs épouses, leurs sœurs sont quotidiennement défensées et partouzées par les Marocains, les Tunisiens, les Égyptiens et les Noirs dans les caves insalubres des immeubles vétustes du 93 et autres banlieues ostracisées, apartheidisées et ségrégationnées......Et quand l'été arrive, ils vont au bled foutu (avec l'argent de la CAF, du Secours populaire et....) pour faire chier et déranger leurs frères, leurs cousins et les villageois....

S’agissant du texte, il est argumenté, juste, accuse le DRS (qui est coupable e responsable de la manipulations, des provocation, massacres, des attentats, assassinats...) conforme à la vérité, cette vérité qui te blesse et te démange au c....et te fait réagir viscéralement, épidermique-ment, hâtivement...

C’est très bas ! u n'as ni pudeur, ni honte !

Azul çe n'est pas le môment de baisser les bras ;çe n'est pas par-ce-que il ya mailika MATOUB qui se complait dan sl'arabismes c'est désolant elle trahie le combat de son frére pour le quel il est tomber malika ne représente quélle même elle n'est pas l'héritiére désignée  elle sera boycooter c'est évident aprés son passage et ces propos incompréhensible sur son frére sur une télé raciste arabistes anti amazigh et kabyles elle ne perd rien pour attendre qui vivra verra;abas la maffia arabos-bâthistes vive la kabylie libre; ar tuft.Muhend.

L'introurouvable ligne médiane, le juste milieu pour rassembler .

Pour rassembler, fédérer, il faut trouver une " ligne médiane, le juste milieu, la voix de la raison " permettant de dégager " les consensus, compromis et coordinations " nécessaires à la fondation d'un " plate-forme unitaire de concertation et d'action ". Ce qui est difficile à présent en raison de l'extrémisation du champs politique et médiatique, de l'écartement des positions vers les extrêmes (éradicationnisme, racisme, xénophobie, intolérances....) , mais aussi du façonnage artificiel de l'échiquier politique (faux-opposants, pseudo-démocrates soutenant la Junte militaire).....

Bien sur, cette situation a été créée par le Centre névralgique du Régime militaire, la SM-DRS en l'occurrence.....

LE POUVOIR MILITARO-MAFIEUX POURSUIVRA SA POLITIQUE DE DOMINATION TANT QU'IL :

– dispose, pille et accapare la manne financière (des milliards) issue de la rente pétrolière et gazière ; la manne dont bénéficie toute la « caste militaro-bureaucratique », les Généraux prédateurs qui assument les premiers rôles, et les « seconds couteaux » qui forment les digues de protection, les murs de soutènement et forces d’interposition (administrations, associations, partis…) ;

– bénéficie du soutien politique, diplomatique et stratégique de l’Occident, en échange de ses compromissions et concessions : le Grand gendarme US a son Grand morceau au Sahara, et la France a ses contrats (Renault, Total, etc.) et les financements pour les Partis, Parlementaires et Personnalités influentes, les commissions et retro-commissions issues des surfacturations, fausses factures sur les centaines de marchés par an : c’est la France qui donne « là » et détermine la politique algérienne de l’Europe ;

– garde sous sa férule les « organes de répression » (DRS, DGSN, GENDARMERIE) et de propagande (journaux, télévisions, radios, sites, blogs….) ;

– a en face une Opposition neutralisée, complètement divisée, éparpillée, émiettée, atomisée, infiltrée, dominée par les « extrémistes de tous bords » ;

– y’a absence de « fédérateur » ;

- y’a délitement quasi-total du « le lien national » et des liens communautaires, régionaux ;

– y’a les traumatismes de la « guerre interne » encore vivaces, le « seuil d’intolérable/inacceptable » dépassé

…..autant de raisons qui contribuent au statu quo !

Bjr Madame; merci et bravo pour cette interview claire, audible .Vous mettez le doigt sur l essentiel en posant les vraies problematiques en laissant la porte ouverte a un tres large rassemblement .je m interroge sur l initiative de Me Aliyahia et consorts ou je remarque que vous n avez pas adheré a cet appel en tant que kabyle j aimerai que vous nous eclairiez .dans cet appel on ne peut pas faire cohabiter l huile et le feu vous en conviendrez ..vous etes une grande dame malika .

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