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Podemos adresse une lettre à la chef de la diplomatie européenne sur la situation dans le Rif

Amazigh 24 portail berbère - mer, 2017-06-21 16:20
Podemos adresse une lettre à la chef de la diplomatie européenne sur la situation dans le Rif

Les euro-députés du parti politique espagnol PODEMOS saisissent Mme Federica Moghreni la plus haute représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité sur la situation d'urgence dans le Rif. Les militants berbères font l'objet d'un harcèlement, d'emprisonnement et des cas de torture ont été avérés à la suite de la mobilisation populaire massive dans la région du Rif depuis le 18 mai 2017.

Lettre de Podemos

Depuis la fin 2016, nous nous rappelons de la mort de Fikri Mohssine, un vendeur de poissons rifain à qui on a confisqué sa marchandise et son unique source de revenus pour sa famille et pour lui. Mais surtout, nous pensions que pour ce poissonnier sauver son produit qu’il vendait était la même chose que d’éviter sa mort et celle de ses proches, et il a essayé de tenir à ce qui lui restait dans le camion poubelle, alors que l'ordre d'un agent de police a finalement terminé par les séparer. Mohssine Fikri a été écrasé, à côté de sa marchandise.

Ce fait est un assassinat commis par les autorités du pays. Mais il y a eu encore plus. Cinq autres jeunes ont été torturés et tués dans les postes de police depuis 2011, et différents témoins racontent comment des fonctionnaires de police ont porté les corps sans vie au siège de la Banque Chaiibi et ils ont provoqué un incendie pour dissimuler ce crime. Les corps calcinés montraient des signes de torture et de nombreuses fractures osseuses. Ces cas sont restés sans résolution  et l'administration n'a jamais montré aucun signe de collaboration avec les demandes des familles en leur facilitant l’accès aux preuves.


Depuis l'assassinat de Mohssine Fikri, le mouvement populaire de protestation ne cesse d’accroître dans la région du Rif au nord du Maroc, et il a donné lieu à une concentration de plusieurs dizaines de milliers de manifestants à Al-Hoceima le 18 mai. Ce mouvement puise ses racines dans la mobilisation populaire qui a eu lieu dans la région le 20 Février 2011, donnant au Maroc un nouveau souffle de la dynamique des soulèvements dans la région du Maghreb et du Moyen-Orient.


La population du Rif :

1) demande le procès des personnes responsables de ces décès,

2) exige de mettre un terme à la marginalisation de Rabat,

3) exige des investissements sociaux d'urgence dans les hôpitaux, les universités, l'emploi et les infrastructures,

4) exige la levée de la militarisation de la province d’Al Hoceima

5) exige la fin des persécutions et des harcèlements des jeunes et des petits agriculteurs,

Cette situation est un signe évident de l'échec des politiques économiques et sociales promues par l'Etat marocain afin de rembourser son énorme dette publique, qui se manifeste dans la destruction du tissu productif, le pillage des ressources marines et forestières, la faiblesse des principaux services publics et l'absence d'emploi des jeunes. Ces politiques néolibérales en faveur du grand capital étranger et local, dictées par les institutions financières et commerciales internationales et les gouvernements des puissances impérialistes, sont appliquées par les institutions marocaines corrompues et qui n’ont rien de démocratiques. Les divers institutions gouvernementales, sécuritaires et les médias du système monarchique cherchent à faire taire la voix de la population du Rif, à criminaliser le mouvement de protestation et à éroder sa crédibilité afin qu'elle ne constitue pas un exemple pour d'autres villes et d’autres régions du Maroc qui vivent dans les mêmes conditions de marginalisation , d'appauvrissement et d’atteinte à leur dignité.

Pour tout ce qui précède, nous demandons à l'UE de toute urgence:

 1. de condamner la répression, la violence et les campagnes de désinformation de l'Etat marocain,

 2. d’exiger à l’Etat marocain la cessation de l'état d'abandon dans lequel se trouve le territoire du Rif et la prise en charge des revendications de la population se référant à des questions politiques et culturelles,

 3. de condamner les persécutions de la police pour des raisons politiques, comme celle à laquelle fait face Nasser Zafzafi pour défendre le Mouvement populaire du Rif (MPR) des paroles d'un prédicateur dans une mosquée,

 4. de défendre le droit à la liberté d'expression, le droit à la vie et à la sécurité sur le territoire du Rif, et de condamner la torture et les traitements inhumains et dégradants que l’Administration marocaine a appliqué historiquement sur cette population,

 5. d’exiger le droit d'accès à la justice comme telle et comme elle est revendiquée et de se protéger des ingérences de l'Etat marocain envers les droits fondamentaux des personnes que composent ces territoires,

 6. de forcer la cessation des arrestations des activistes du Mouvement Populaire du Rif qui sont arrivés à plus de 128 détenus au cours des 12 derniers jours,

Dans l'attente de votre réponse et en étant à votre disposition à discuter de cette question lors d'une future réunion si vous le considérez opportun, veuillez agréer nos salutations les plus cordiales.

Signés: Les eurodéputées et eurodéputés de PODEMOS

Xabier Benito Ziluaga, Tania González Peñas, Lola Sánchez Caldentey, Estefanía Torres Martínez, Miguel Urbán Crespo, Angela Vallina, Paloma Lopez  et Lidia  Serra.

Stéphane ARRAMI mer 21/06/2017 - 16:20
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La Kabylie à feu et à sang

Amazigh 24 portail berbère - dim, 2017-06-18 22:02
La Kabylie à feu et à sang

En Algérie, une région totalement ignorée et sa population violemment réprimée par les autorités algériennes ne cessent de réclamer son autodétermination depuis 1962, date de l'indépendance algérienne.

Cette région n'est autre que la Kabylie et sa population les Kabyles, un peuple Amazigh (Berbère), celui-là même qui a combattu seul pour libérer l'Algérie du joug colonialiste français et dont les leaders ont été assassinés sauvagement, torturés et emprisonnés dans des conditions qui dépassent l'entendement humain.

Dernier acte sauvage des responsables algériens la répression qui s'est abattue férocement sur le peuple Kabyle qui manifestait pacifiquement, le 14 juin 2017, dans la ville d'Azazga, proche de Tizi Ouzou, en hommage aux martyrs du Printemps noir de 2001.

Une nouvelle page noire vient d'être écrite par les responsables algériens quant au respect des Droits de l'Homme où l'on a pu constater l'arrestations musclée de centaines de manifestants, pour la majorité transférés aux urgences.

J'invite les lecteurs à visionner la vidéo mise en ligne par le quotidien algérien "Le Matin d'Algérie" où l'on voit nettement Madame Rachida Ider, Présidente de la Coordination Ouest du mouvement, violemment traînée par terre par des policiers qui se sont acharnés sur elle en la rouant de coups".

Face à cette sanglante répression des forces de sécurité algériennes, force est de s'interroger sur le silence complice de la classe politique algérienne, d'une certaine presse locale, des ONG's et autres associations de défenseur des Droits de l'Homme toujours promptes à s'attaquer au Maroc, notamment sur les évènements d'Al Hoceima.
Elles ont tout simplement occulté sciemment le fait que dans cette région marocaine, aucun décès n'a été déploré, contrairement en Kabylie ou Ghardaïa, où les morts se comptent par dizaines et les blessés par centaines et ce, sans parler du peuple Chaoui chez qui toute tentative d'expression est réprimée dans le sang.

En conclusion, en observant ces évènements du 14 juin 2017 en Kabylie, on constate que le pouvoir algérien ne peut en aucun cas se débarrasser des méthodes utilisées lors de la révolte du Front des Forces Socialistes (FSS) en 1963, pendant le printemps berbère en 1980, lors des événements d’octobre 1988 et en 2001, sans compter les autres événements moins marquants.

Entre les évènements de la région du Nord Maroc et ceux de Kabylie et de Ghardia, il ne peut y avoir possible comparaison car dans le premier cas il s'agit de revendications sociales, contrairement aux cas algériens qui sont politiques.

Farid MNEBHI

Farid Mnebhi dim 18/06/2017 - 22:02 Rubriques Flash info
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Casting film long métrage rôle principal

Forum kabyle.com - dim, 2017-06-18 21:50

La nouvelle production recherche pour un 2 ème long métrage, une adolescente entre 12 et 16 ans MAXIMUM, d'origine kabyle, pour un premier rôle.
Région parisienne souhaitée. Physique mince, brune, yeux foncés. Envoyez votre âge + photos naturelles sans make up : [email protected]

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Communiqué de l’Assemblée Mondiale Amazighe-Maroc sur la contestation du Rif

Amazigh 24 portail berbère - sam, 2017-06-03 09:22
Communiqué de l’Assemblée Mondiale Amazighe-Maroc sur la contestation du Rif

C’est avec une grande inquiétude que l’Assemblé Mondiale Amazighe–Maroc a suivi les évolutions dangereuses dans la ville d’Al Houssima. Parce que l’Etat a adoptée une approche sécuritaire inaugurée par l’arrestation de plusieurs activistes de la contestation publique. Outre, l’Etat, au nom du procureur du roi d’Al Houssima, a émis une circulaire ordonnant l’arrestation des activistes. Tout en refusant de manière absolue le retour de l’usage par l’Etat de l’approche répressive et de la politique de musellement de la parole par la force excessive, nous déclarons ce qui suit :

- Nous faisons endosser à l’Etat marocain la responsabilité entière quant à toutes évolutions potentielles qui surviendront dans la région en raison de son approche sécuritaire excessive et nous appelons tous les sages, dans toutes les institutions de l’Etat, à faire preuve de maturité et de sagesse et comprendre l’échec des moyens de répression face aux revendications légitimes du peuple, revendications fondées sur les pactes internationaux des droits de l’homme et des peuples.

- Nous appelons à la constitution d’une commission royale composée de personnalité nationales neutres, non partisanes et propres qui gérera le dialogue et servira d’intermédiaire entre l’Etat et les contestataires. Nous estimons qu’à lui seul, le dialogue et l’interactivité avec les contestataires, est source de réconciliation pour tous. Car l’approche sécuritaire répressive ne réussira jamais et coutera, ultérieurement, très cher au pays et n’en profitera que ceux qui s’enrichissent des drames humains, des tremblements, des malheurs et des guerres, ainsi que les commerçants des malheurs qui ont l’habitude de se présenter comme représentants du Rif.

- Nous affirmons que ce qui se passe dans le Rif actuellement est le résultat de soixante années de marginalisation, de répression. Pour ce, nous demandons d’ouvrir une enquête relative aux revendications de la population de la région et aux projets réservés à la région, y compris les projets ayant trait au tremblement de 2004, tremblement qui, comme nous le savons tous, a été exploité par certains pour réaliser des intérêts personnels matériels et politiques.

- Nous réitérons notre solidarité totale avec les contestataires d’Al Houssima et des autres régions du Rif et nous insistons sur la légitimité de leurs revendications. Nous dénonçons avec force la politique de l’Etat qui consiste à exploiter la moindre erreur pour réagir.

- Nous affirmons que la contestation rifaine est le résultat naturel de l’indifférence de l’Etat vis-à-vis des protestations populaires de 2011. Nous espérons que l’Etat ne reproduira pas les mêmes erreurs car leurs conséquences seront dangereuses même après des années.

- Nous demandons la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées et l’abandon de toute poursuite judiciaire contre eux. Nous demandons aussi de permettre aux citoyens d’exercer leur de droit de protester pacifiquement à Al Houssima et dans toutes les régions du Rif et que soit mis fin à la campagne médiatique de désinformation et que les figures et les partis politiques qui sont contre les personnes arrêtées se taisent.

- Nous demandons à ce que les mosquées ne soient pas exploitées politiquement et que la religion ne devienne un facteur de confrontation entre les contestataires et l’Etat, et ce en séparent la religion de la politique et de ses pratiques pour garantir une atmosphère propice au dialogue. En définitif, tout en exprimant notre estime et respect pour les Amazighe du Rif, nous attirons leur attention et leur disons que leur victoire est inhérente à la dimension pacifique de la contestation. Pour ce, ils doivent s’opposer à tout ceux qui prônent la violence, verbale ou physique. Le moment réclame la sagesse, la maturité, et l’endurance. Assemblée Mondiale Amazighe au Maroc

La présidente : Amina Ibnou Cheikh

Stéphane ARRAMI sam 03/06/2017 - 09:22
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Maroc : L’Etat doit cesser sa politique discriminatoire et répressive contre les Rifains

Amazigh 24 portail berbère - mer, 2017-05-31 21:00
Maroc : L’Etat doit cesser sa politique discriminatoire et répressive contre les Rifains

Communiqué du Congrès Mondial Amazigh

Après la mort tragique du jeune marchand de poissons Mohsen Fikri le 28 octobre 2016 à Taghzut (Elhocima), broyé par une benne à ordures alors qu’il tentait de sauver sa marchandise jetée dans la benne par des policiers, la population de cette localité s’est massivement et spontanément soulevée pour exprimer sa solidarité avec la victime et sa famille mais aussi pour crier sa colère contre ce n-ième drame causé directement ou indirectement par les forces policières de l’Etat marocain dans cette région du Rif.

Après plusieurs manifestations qui ont rassemblé à chaque fois des dizaines de milliers de personnes, la population de Taghzut s’est donnée une structure informelle, citoyenne, démocratique et pacifique, appelée « mouvement populaire du Rif » (Hirak Errif, en arabe). Celui-ci s’est donné pour missions d’assurer le suivi de l’homicide de Mohsen Fikri et plus largement de dénoncer les actes d’injustice, de mépris et de violence exercés par l’Etat marocain et pour porter les revendications sociales, économiques et culturelles des populations rifaines. Pour ce mouvement, l’Etat marocain et ses représentants locaux se sont montrés incapables de dialoguer et ne connaissent que le langage de la force. Depuis 2011, huit personnes ont été tuées suite à des violences policières ou militaires et environ 60 personnes ont été arbitrairement condamnées à des peines de prison juste pour avoir réclamé leurs droits civils, socioéconomiques et culturels et pour avoir protesté contre les abus de pouvoir de l’Etat. Concernant la mort de Mohsen Fikri, les animateurs du mouvement populaire de Taghzut estiment que les poursuites judiciaires n’ont touché que les employés de base mais ont curieusement épargné les hauts responsables de l’administration de l’Etat impliqués dans la corruption. Le verdict de la justice rendu public le 26 avril dernier, fait état de 7 personnes condamnées à des peines allant de cinq à huit mois de prison ferme et à une amende de 500 dirhams (50 €). Une sanction tellement dérisoire qu’elle a été comprise par la population comme un mépris pour la vie du jeune poissonnier tué et comme une véritable atteinte à la dignité des Rifains.

Sur le plan socioéconomique, les quelques rares usines (conserveries de poissons par exemple) ont été délocalisées à Fès alors que le taux de chômage ici est plus élevé que la moyenne nationale. Dans ce territoire enclavé, il n’y a pas d’université, ni un hôpital pour traiter notamment les pathologies liées au cancer trois à quatre fois plus nombreuses ici que dans le reste du Maroc, une séquelle de « la guerre chimique » pratiquée par l’armée espagnole contre les populations rifaines dans les années 1920. Les patients atteints de cette maladie sont obligés de se déplacer jusqu’à Rabat ou Casablanca (plus de 500 km) pour se soigner. La pêche industrielle confiée aux grands groupes marocains ou étrangers menace gravement l’emploi et l’activité nourricière des artisans pêcheurs locaux. Malgré les belles paroles politiciennes du gouvernement (comme par exemple le projet fantôme « Elhoceima, phare de la Méditerranée »), il n’y a aucun investissement économique d’envergure, les terres agricoles sont accaparées par la spéculation immobilière et en définitive la région continue d’être reléguée et dévitalisée, générant le désespoir qui pousse les jeunes à l’exil et même au suicide. La région est toujours déclarée zone militaire par un Dahir datant de 1958 et jamais abrogé. Rencontrés en février dernier par une délégation du CMA, des représentants du mouvement populaire de Taghzut ont affirmé que l’état de marginalisation du Rif se poursuit depuis 1956 (date d’indépendance du Maroc) et que le Makhzen a une attitude de suspicion, de défiance permanente et de mépris envers les Rifains. « Le Makhzen maintient le Rif en état de siège, il faut que cela cesse, il faut que les représentants de l’Etat au Rif changent de mentalité et adoptent une posture plus ouverte, plus compréhensive, plus conciliante, plus respectueuse de l’histoire et de la culture rifaines, des droits de l’homme, de la démocratie et des libertés fondamentales » ont-ils exigé.Membres du CMA avec des représentants du mouvement populaire du Rif en février 2017 à Taghzut

Malgré les revendications scandées par des milliers de voix lors des manifestations populaires qui se suivent sans répit depuis plus de 7 mois, rien n’a été entendu par le gouvernement marocain. Au lieu d’entamer un dialogue sincère et constructif avec les représentants du mouvement populaire, le Makhzen a choisi la méthode des menaces et de la répression violente et la propagande vicieuse qui présente de manière mensongère ce mouvement citoyen comme étant séparatiste et manipulé par des intérêts étrangers. Certains médias proches du gouvernement et les partis politiques de la majorité gouvernementale ont été mobilisés pour mener une campagne de désinformation pour discréditer le mouvement populaire en l’accusant gratuitement de « porter atteintes aux institutions de l’Etat et de créer la discorde ». Des voyous ont même été recrutés pour s’attaquer violemment aux animateurs du mouvement et aux manifestants qui protestent toujours de manière pacifique. L’objectif des autorités est visiblement de criminaliser le mouvement afin de justifier juridiquement la répression sauvage programmée.

C’est ainsi que le 26 mai dernier, les autorités ont saisit le prétexte de la contestation des propos provocateurs de l’Imam d’une mosquée par le porte-parole du mouvement populaire, Nasser Zefzafi, pour lancer un mandat d’arrêt contre lui et contre tous les animateurs du mouvement. Le but évident de l’opération est de décapiter le mouvement en vue d’étouffer la contestation populaire. Les habitants de Taghzut mais également d’autres localités (Nador, Imzouren, Driouch, Ait-Bouayach...) ont alors réagi massivement en organisant des manifestations de rue pour crier leur indignation et dénoncer les arrestations et les violences policières. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées dont certaines ont été immédiatement transférées à la brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) de Casablanca.

Le Congrès Mondial Amazigh (CMA) dénonce avec vigueur l’option répressive prise par le gouvernement marocain. Elle est porteuse de graves dérives car en refusant aux citoyens de s’exprimer pacifiquement, ce gouvernement les pousse à commettre des actes désespérés, ce qui légitimerait son recours systématique et excessif à l’usage de la force. Le CMA exige la satisfaction de toutes les revendications des Rifains et la libération immédiate des personnes arbitrairement arrêtées à Taghzut.

Paris, 18/05/2967 – 30/05/2017 La Présidente Kamira Nait Sid

Stéphane ARRAMI mer 31/05/2017 - 21:00
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Algérie : procès politique et lourdes peines prononcées à l’encontre Kamel- Eddine Fekhar et les détenus du Mzab

Amazigh 24 portail berbère - mer, 2017-05-31 20:53
Algérie : procès politique et lourdes peines prononcées à l’encontre Kamel- Eddine Fekhar et les détenus du Mzab

Communiqué du Congrès Mondial Amazigh - 23 mois de détention préventive pour Kamel-Eddine Fekhar et ses compagnons

Après près de 23 mois de détention préventive injustifiée et en dehors de toute légalité et de mauvais traitements infligés aux prisonniers durant leur incarcération, Kamel-Eddine Fekhar et ses co-détenus ont été présentés le 24 mai 2017 devant le juge du Tribunal criminel de Médéa. Ils étaient notamment poursuivis pour «incitation à la haine et à la violence», «attroupement illégal», «attroupement armé», « tentative de renverser le régime politique» et «atteinte à la sûreté de l’Etat et à l’unité du territoire national». Ces graves accusations sont passibles de la peine capitale.

Il est important de noter qu’aucun prévenu n’a été arrêté en flagrant délit et que d’après les avocats de la défense, le dossier de l’accusation ne comporte aucun élément de preuve. Le fait que Kamel-Eddine Fekhar ait créé le « Mouvement pour l’Autonomie du Mzab », qu’il ait écrit au Secrétaire Général de l’ONU pour lui demander la mise sous protection du peuple At-Mzab ou qu’il ait déclaré que « les autorités algériennes sont dictatoriales, corrompues, criminelles, répressives et partiales en faveur des arabes », relève tout simplement de la liberté d’expression et d’opinion. Dans un communiqué commun publié le 29 mai 2017, les ONG Human Rights Watch, EuroMed Rights, Amnesty International et Front Line Defenders ont déclaré qu’«aux termes des obligations internationales de l'Algérie, personne ne devrait être poursuivi en justice pour avoir plaidé pacifiquement pour les droits de minorités, y compris pour une autonomie régionale ou pour l'indépendance». Les ONG ajoutent que «le rapport de la chambre d'inculpation ne comporte aucun élément de preuve établissant que Kamaleddine Fekhar ou l'un quelconque de ses co-accusés auraient planifié ou perpétré le moindre acte de violence».

Il ne s’agit donc pas d’un procès ordinaire, de droit commun, mais d’un procès politique. D’ailleurs lors de l’audience, le Procureur général le confirme indirectement puisqu’il accuse Kamel-Eddine Fekhar et ses compagnons d’avoir «fait appel à l’intervention étrangère, de militer pour l’autonomie du Mzab et de porter atteinte à l’unité nationale...». Justement, les avocats de la défense, Maitres Salah Dabouz, Mokrane Ait-Larbi et Mestafa Bouchachi ont tour à tour mis en évidence l’absence de preuves de la culpabilité des prévenus et dénoncé «un procès stalinien» qui vise à interdire aux citoyens d’exprimer leur opinion. «Ceux qui portent atteinte à l’unité nationale sont ceux qui ont ordonné l’arrestation de ces personnes», ont conclu les avocats.

Après les délibérations, le Tribunal a condamné : Kamel-Eddine FEKHAR, Kacem SOUFGHALEM, Mahfoud BABA-OUSMAIL, Brahim SRIAA et Mohamed CHEKEBKEB, à 5 ans de prison dont 2 ans ferme et 100000 dinars (1000 €) d’amende ; Cheikh-Ami-Brahim FEKHAR, Ahmed DADDI-BABA et Aoumeur BOUHDIBA, à 4 ans de prison dont 14 mois ferme et 100000 dinars d’amende ; Bakir SOUFGHALEM, Yagoub OUIROU, Aissa OUIROU, Slimane CHEKEBKEB, Mohamed NACER, Salah BABAOUYOUB, Brahim OUYABA, Mostafa OUYABA, Slimane ADDAOUD, Bahmed MOUSAOUALI, Aissa TABBAKH et Nacer HADJ-SAID, à 3 ans de prison dont 18 mois ferme et 100000 dinars d’amende ; Brahim ABBOUNA, à 3 ans de prison dont 8 mois ferme et 100000 dinars d’amende ; Salah KERBOUCHE, à 3 ans de prison dont 9 mois ferme et 100000 dinars d’amende ; Said FEKHAR, Moussa TABBAKH, Aissa CHEKEBKEB, Said BOULENACHE, Aissa MAARAD, Sofiane GOUMGHAR, Slimane HADJ-SAID, Hammou BENYAKOUB, Aissa BOUROUROU, Hocine BABAOUYOUB, Salah ELALOUNI, Brahim CHEKEBKEB, Mostafa CHERAITE, Baamour BALLA, ont été acquittés.


Le Congrès Mondial Amazigh (CMA) considère que tous les détenus du Mzab sont des détenus politiques qui ont été punis sans motif légitime et sur une base raciale. Le CMA rappelle également la situation tragique de dizaine de Mozabites qui ont été forcés à fuir l’Algérie pour échapper à ses injustices et qui sont actuellement réfugiés en Europe ou dans les pays voisins. Ils ont été brutalement arrachés à leurs familles sans possibilité de les revoir avant combien de temps ? Le CMA exige l’abandon de toutes poursuites les concernant et dénonce fermement une nouvelle fois la détention arbitraire des Mozabites, leurs condamnations abusives qui ont engendré des deuils et des blessures profondes infligés aux At-Mzab.Le CMA somme également le gouvernement algérien de lever l’état d’exception mis en place dans la vallée du Mzab et de cesser son acharnement contre le peuple At-Mzab et contre l’ensemble des Amazighs de ce pays.

La Communauté internationale doit condamner fermement les graves violations des droits humains commises par l’Etat algérien et exprimer au minimum son soutien au peuple At-Mzab et sa totale désapprobation des méthodes tyranniques algériennes qui endeuillent, exilent et sèment le désespoir.

Paris, 17/05/2967 – 29/05/2017
La Présidente
Kamira Nait Sid
Congrès Mondial Amazigh – Organisation Internationale Non Gouvernementale

Stéphane ARRAMI mer 31/05/2017 - 20:53
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Tunisie: à Tittawen, la population soutient les manifestants

Amazigh 24 portail berbère - jeu, 2017-05-25 18:26
Tunisie: à Tittawen, la population soutient les manifestants Stéphane ARRAMI jeu 25/05/2017 - 18:26

En Tunisie, dans la région de Tataouine un manifestant est mort après avoir été percuté par une voiture de la garde nationale lors d’un mouvement de colère. Depuis près de deux mois, des habitants de la région sont mobilisés pour exiger des mesures pour le développement local. Depuis, la vie a repris son cours normal, mais les problèmes de fond persistent.

A l'entrée de la ville, des membres des forces de l'ordre, habillés en civil, sont en plein nettoyage. Le commissariat et la caserne de la garde nationale ont presque entièrement brûlé. Les vitres sont cassées, les murs et plafonds entièrement noircis par la fumée. A l'intérieur, on sent encore l'odeur de l'incendie.

Mais la vie a repris dans les rues de la ville. Attablé à une terrasse de café, Moktar, un chômeur de 55 ans, soutient les manifestants : « Nous avons du pétrole, du gaz, mais nous n’avons rien, rien… sauf le chômage ».

Un peu plus loin, cet instituteur condamne la violence des affrontements de lundi. Mais il trouve légitime que les manifestants réclament un emploi et des mesures pour le développement de la région : « Depuis l’indépendance, la région est toujours délaissée par le gouvernement, à partir de Bourguiba, puis Ben Ali, et même après la révolution depuis cinq ans, nous restons cinq ans à la même place. Rien n’a changé ».

Exemple parmi d'autres de la défaillance des services publics. Lundi, l'hôpital de Tataouine a dû faire venir depuis d'autres villes du pays, du matériel et des médecins spécialistes pour soigner les personnes blessées lors des affrontements.

Source

RFI

Nations Unies de Tamazgha Tamazgha centrale
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Ethnocide dans les Etats de Tamazgha

Amazigh 24 portail berbère - jeu, 2017-05-25 09:35
Ethnocide dans les Etats de Tamazgha Rachid RAHA jeu 25/05/2017 - 09:35
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Hammamet - Les fidèles de la mosquée font fermer le restaurant Le Berbère

Tunisie amazighe - sam, 2017-05-20 22:56
Hammamet - Les fidèles de la mosquée font fermer le restaurant Le Berbère

Intervenant sur les ondes de Radio Med, dans l’émission Midi Med, le premier délégué de Nabeul, Raouf Klibi, a apporté, jeudi 17 mai 2017, des éclaircissements à propos de la dernière fermeture du resto bar, Sky Bar Le Berbère, situé à Hammamet à proximité de la médina et de la mosquée Kabir.

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Tunisie - Les fidèles de la mosquée font fermer le restaurant Le Berbère

Amazigh 24 portail berbère - sam, 2017-05-20 22:51
Tunisie - Les fidèles de la mosquée font fermer le restaurant Le Berbère Stéphane ARRAMI sam 20/05/2017 - 22:51

Intervenant sur les ondes de Radio Med, dans l’émission Midi Med, le premier délégué de Nabeul, Raouf Klibi, a apporté, jeudi 17 mai 2017, des éclaircissements à propos de la dernière fermeture du resto bar, Sky Bar Le Berbère, situé à Hammamet à proximité de la médina et de la mosquée Kabir.

Il a précisé qu' une commission régionale mixte chargée de ce dossier, a décidé de fermer le Berbère, suite au dépôt d’une plainte d’une quarantaine d’habitants et de fidèles de la mosquée. La raison invoquée par les plaignants est que le resto bar ne respecte pas assez le temps d’arrêt de la musique jouée par les DJs durant l’appel à la prière. Le propriétaire a déposé une demande pour utiliser la musique. Elle a été refusée par le gouverneur.

K.B

Source

Carthagonews.com 19 mai 2017

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Algérie: libérez mon papa!

Amazigh 24 portail berbère - sam, 2017-05-13 22:12
Algérie: libérez mon papa!

Le secrétariat du Congrès Mondial Amazigh adresse une lettre au 1er ministre algérien, premier responsable de l’injustice et des indicibles douleurs physiques et morales infligées gratuitement aux détenus du Mzab et leurs enfants.

M. Abdelmalek Sellal

Premier Ministre algérien

Palais du gouvernement

Alger, Algérie

M. le Premier Ministre, Votre gouvernement a organisé des « élections » au cours desquelles vous avez promis pas moins que le bonheur aux algérien-nes.

Au même moment, environ 150 citoyens Mozabites étaient et sont toujours détenus et maltraités dans les prisons algériennes depuis plus de 22 mois sans motif légitime et sans jugement, en toute illégalité. Comment comptez- vous M. le Premier Ministre faire le bonheur des gens tout en étant responsable de telles injustices ? de telles violations des plus élémentaires des droits humains ?

Endurant des souffrances irréparables, des enfants en bas âge accompagnés de leurs mamans ont fait un voyage de 600 km depuis Taghardayt (Ghardaya) jusqu’à Alger, le 29 avril dernier, juste pour vous interpeller M. le Premier Ministre au sujet de leurs pères que vous avez fait disparaître à leurs yeux. Au bout de leurs petits bras, ils brandissaient de frêles bouts de papier sur les lesquels ils ont écrit : « mon papa ne m’a pas pris dans ses bras depuis 2 ans », « je veux voir mon papa », « Vous avez détruit ma famille », « mon papa est ma seule source de vie », « libérez mon papa ».

Les avez-vous vus, entendus M. le premier Ministre, avant que la police n’intervienne pour les disperser sans ménagement ? Brutaliser des enfants et leurs mères, une nouvelle mission donnée à la police algérienne censée protéger les citoyens !?

Avec eux, nous vous disons haut et fort, M. Sellal : « Libérez leurs papas » !

M. le Premier Ministre, vous êtes le premier responsable de l’injustice et des indicibles douleurs physiques et morales infligées gratuitement aux détenus du Mzab, à leurs enfants, à leurs familles et à l’ensemble du peuple At- Mzab. Ce faisant, vous violez les dispositions des principaux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et notamment la Convention internationale sur les droits de l’enfant et la Convention internationale contre la torture et autres traitements cruels, inhumains et dégradants ainsi que les articles 40 et 41 de la Constitution algérienne.

Vous avez le pouvoir et le devoir d’y mettre fin. Prenez vos responsabilités, libérez les détenus du Mzab, maintenant !

Paris, le 6 mai 2017 Le Bureau du CMA

Stéphane ARRAMI sam 13/05/2017 - 22:12
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Offre de conseils et de srvices juridiques

Forum kabyle.com - jeu, 2017-05-11 15:28
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Mon oncle se fait refuser le prénom de Mohand Arezki

Forum kabyle.com - dim, 2017-04-30 10:57

C'est un autre dérapage de nos autorités qui continuent à montrer de l'ostracisme envers notre culture ancestrale. C'est un bonhomme A.Samir qui se rend à la mairie d'El Harrache pour inscrire son nouveau né à l'état civile dans le lieu dit sous le prénom de Mohand Arezki.

Bien sûr il rend hommage à son grand père comme à son père comme tout homme Kabyle, bref les agents de l'état civile ignares et illettrés qu'ils sont sous couvert de la loi qui continue à nous confisquer notre identité lui ont refusé Mohand sous prétexte que la loi l'interdit, ce qui me range le coeur est que Houari et Bakhta sont permis, le comble est que le père est traîné comme un je ne sais quoi au poste de police après avoir réclamé son droit de prénommé sont bébé comme il le veut.

Ces racistes sont les voyous de la nation on les autochtones on est des algériens, qu'ils aillent voir ailleurs s'ils refusent de vivre en communion avec nous.

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Le leader de la contestation dans le Rif a été arrêté par la police

Amazigh 24 portail berbère - sam, 2017-04-29 21:39
Le leader de la contestation dans le Rif a été arrêté par la police Stéphane ARRAMI sam 29/04/2017 - 21:39

Nasser Zefzafi était sous le coup d’un mandat d’arrêt pour avoir interrompu le prêche de l’imam de la principale mosquée d’Al-Hoceima.

Le leader de la contestation populaire qui secoue depuis plus de six mois le nord du Maroc, Nasser Zefzafi, a été arrêté lundi 29 mai par la police, a-t-on appris de source gouvernementale. « Nasser Zefzafi a été arrêté ce matin », a annoncé cette source à l’AFP. Sa détention a été confirmée par un responsable au ministère de l’intérieur. M. Zefzafi était recherché depuis vendredi soir par la justice pour avoir interrompu le prêche d’un imam dans une mosquée de la ville d’Al-Hoceima.

Ce chômeur de 39 ans était devenu ces derniers mois le visage du mouvement populaire Hirak (« la mouvance »), qui secoue la région du Rif, où la mort, en octobre 2016, d’un vendeur de poisson, broyé accidentellement dans une benne à ordures, avait suscité l’indignation.
 

Noyau dur Au fil des mois, la contestation, menée par un petit groupe de militants locaux derrière M. Zefzafi, a pris une tournure plus sociale et politique, exigeant le développement du Rif qu’il estime marginalisé dans un discours identitaire teinté de conservatisme et de références islamiques. Dans ses harangues enflammées diffusées sur Facebook, Nasser Zefzafi avait défié le « maghzen » (pouvoir), dénonçant la « dictature », « la corruption » ou encore la « répression » de « l’Etat policier ».

Vendredi, il avait interrompu le prêche de l’imam lors de la prière à la mosquée Mohammed V, la principale d’Al-Hoceima. Selon le mandat d’arrêt le visant, il est accusé d’avoir « insulté le prédicateur », « prononcé un discours provocateur » et « semé le trouble ». Le leader du Hirak avait pu échapper à des policiers venus l’interpeller sur les lieux. Un moment réfugié au domicile de ses parents, il était parvenu à s’enfuir, diffusant une dernière vidéo sur Facebook dans laquelle il a appelé à « maintenir le caractère pacifique des marches ». La police a procédé depuis lors à 22 arrestations, visant essentiellement le noyau dur du mouvement de protestation, selon des sources officielles.

Source

AFP Le Monde

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L'Observatoire Aurèsien des droits humains aurésien voit le jour

Amazigh 24 portail berbère - mer, 2017-04-19 13:34
L'Observatoire Aurèsien des droits humains aurésien voit le jour

Pourquoi un nouvel observatoire dans un pays où existent déjà une  pléthore d'organisations de défense des droits de l'homme?

Nous nous démarquons des structures et des analyses qui classifient le régime algérien dans la mouvance démocratique.l'observatoire Aurèsien des droits est convaincu que l’Algérie est dirigée par une dictature héritée du modèle colonial. depuis la pseudo indépendance, les algériens ont hérité d'un système où la structure coloniale a été reconduite par l'armée des frontières afin de gérer la vie quotidienne avec la même détermination et les mêmes objectifs de l'apartheid.

Dans une planète et un siècle où les peuples imaginent des démocraties et des républiques performantes et avancées en matière de prise de décision, les peuples Nord-Africains d’Algérie n'ont  pas encore accédé au minimum démocratique, ni atteint le seuil des libertés premières, où leurs  langues sont bannies,leur  histoire travestie , leurs aspirations à la paix et au développement  sont piétinées , encore plus, faut il le souligner, la volonté manifeste des gouvernants à  le situer en dehors de toutes maturité et aptitude  à participer à son émancipation.

Un peuple est-il inapte à l'exercice de la démocratie?

Le pouvoir algérien est en place depuis plus de 55 ans. S'il juge que le peuple n'est pas prêt à s'auto-gouverné , ce n'est en fait qu'un aveu d'échec.

L' exemple que ne peut cacher le pouvoir dictatorial est  l'emprisonnement du Docteur kamal eddine fekhar, militant politique de la région du  M'zab en prison depuis le 09 juillet 2015 sans instruction du dossier judiciaire ni condamnation ! ce militant est poussé vers la mort ! nous le soutenons, non pas parce que nous partageons les mêmes idées politiques,mais parce que nous défendons le principe de la libre expression non violente. Tout un chacun a le droit d'avoir un point de vue. l'exercice de la politique n'est pas un crime; au contraire c'est un signe d'une avancée historique pour les êtres humains.

Fekhar Kamal Eddine est en train de mourir dans les geôles de l'état algérien, son cas est mondialement connu.
Notre Observatoire ne peut ne pas être sensible à son cas. Nous ne pouvons rester immobile face à un assassinat prémédité. Nous ne pouvons taire l'acte odieux de l’état algérien de réduire en poussière ceux qui ont un avis différent.

L'observatoire Aurèsien des droits dénonce   l’État algérien et sa justice.

L'observatoire Aurèsien des droits soutien toutes les formes de résistance du peuple Nord-Africain en algérie en vue d'instaurer un climat de paix et de liberté.
l'Observatoire Aurèsien des droits appelle toutes les instances humanitaires à prendre position vis a vis de l’État oppresseur d’Algérie et à soutenir la vérité dans le cas du Dr Fekhar et ses concitoyens victimes du régime dictatorial.

La mort de Fekhar est un médaillon que porteront   ceux qui taisent  la liberté et la justice.

La vie est un droit absolu.

Paris le: 18 avril 2017

Amar Benhamouche mer 19/04/2017 - 13:34
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Forum international sur les Droits des Amazighs à Tiznit

Amazigh 24 portail berbère - sam, 2017-04-08 22:24
Forum international sur les Droits des Amazighs à Tiznit Stéphane ARRAMI sam 08/04/2017 - 22:24

Le Journal « Le Monde Amazigh », l’Association Anamour de Tiznit et l’Association Abaraz de Souss, en collaboration avec la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, le Conseil Provinciale de Tiznit, la Mairie de Tiznit et l’Assemblée Mondiale Amazighe, organisent le forum international sur les droits des Amazighs dans le cadre de la « Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones », à l’occasion de la dixième année de son adoption, à la ville de Tiznit du 28 au 30 avril 2017/2967.

 

I- Introduction :

A l'occasion du dixième anniversaire de l’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones en 2007, et la création de l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, et le mécanisme d'experts autochtones, et le Bureau du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les populations autochtones, les organisations de la société civile, cités ci-dessus, ont choisi l'organisation d’un Forum International sur les Droits des Amazighs et qui  coïncide avec le sixième anniversaire du « printemps démocratique des peuples » en Afrique du Nord.

 

Les Amazighs originaux du Maroc, de l'Algérie, de la Tunisie, de la Libye et des pays touarègues comme l'Azawad, ont connu certaines avancées en ce qui concerne les droits linguistiques et culturels et l'adoption de l'égalité et la reconnaissance constitutionnelle de Tamazight comme langue officielle, au moins dans deux pays. Malgré  les dites reconnaissances,  les Amazighs continuent à être objet des politiques de discrimination et de répression.

 

Cette activité internationale aura pour objectif d’évaluer la situation des droits des peuples autochtones en Afrique du nord, après six ans de l'adoption des amendements constitutionnels au Maroc, qui a été approuvé lors d'un référendum le 01 Juillet 2011, et après plus d’un an sur la reconnaissance officielle de la langue Tamazight en Algérie. Ce dernier Etat, qui détient encore pour la deuxième année consécutive, des dizaines de militants des droits de l'homme dans la région de Mzab sans procès, risque de condamner à mort certains militants comme le Dr. Kameleddine Fekhar qui a entamé sa sixième grève de la faim.

 

Ce forum international est également un  espace idéal pour analyser la situation des droits humains en Libye, après le sixième anniversaire de la révolution libyenne, et dont  la souffrance subi à la suite de la guerre civile interne, ne cache pas les attitudes de   racisme et de discrimination dont sont l’objet les Amazighs, et dont les nouvelles autorités refusent d'approuver le Tamazight comme langue officielle dans la Constitution libyenne.

 

Ce forum est également une occasion de discuter de la situation des Amazighs en Tunisie, trois ans après de l’adoption de l'Assemblée nationale constituante tunisienne le 26 Janvier 2014, et dont la Constitution post-révolutionnaire ne reconnaît pas l'identité amazighe du pays, ni la langue et la culture amazighes. Malheureusement, la Constitution continue à stipuler que la Tunisie appartient à la nation « arabo-islamique », et vise à réaliser « l'unité arabe », au détriment de la diversité ethnique, identitaire et culturelle.

 

II-Les objectifs du projet:

➢ Sensibilisation des Amazighs aux droits contenus dans la « Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ».

➢ Réflexions sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et évaluation de la réalité des Amazighs dix ans après son approbation.

➢ Voir les mécanismes d'éducation face aux discours de la discrimination, de l'extrémisme et la consécration de la reconnaissance mutuelle et le respect des droits des Amazighs qui figurent dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

➢ Mettre en évidence la réalité des droits des Amazighs après cinq ans sur le soi-disant « printemps démocratique des peuples ».

➢ Discuter des moyens possibles pour accommoder la législation nationale avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

➢ Sensibiliser sur l'importance du respect des droits du peuple amazigh en tant que populations autochtones conformément à la définition contenue dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

➢ Formation dans le domaine de plaidoyer  et de la défense des droits collectives des membres de groupes tribaux et leurs droits à la propriété en tant qu’ autochtones à la terre collective.

 
III- Population cible :

➢ Les militants et les militantes de la société civile au Maroc et en Afrique du Nord.

➢ Acteurs civils au Maroc : organisations et individus.

➢ les associations culturelles amazighes.

➢Acteurs et associations de la défense des droits des terres collective.

IV- Programme :


Le programme prévisionnel du ce forum sera le suivant :

 

Vendredi 28 avril 2017 :

 

17h  à 22h: Accueil des délégués et invités, inscriptions et délivrance des badges
Samedi 29 avril 2017 :

 

09h : Ouverture officielle du forum international :

 

-       Allocution de bienvenue et déclaration d’ouverture du forum.

-       Allocutions des organisateurs

-       Allocutions des personnalités invitées

-       Allocution des représentants des  délégations régionales: Tunisie, Algérie, Pays Touarègues, Libye et Tunisie.

 

10h00 : Première Séance :

Atelier de formation sur les droits  des Amazighs dans le cadre de la

«Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones».

 

 

15h00- 18h00 : Table ronde sur le thème : « La situation des droits des Amazighs en Afrique du Nord six années après « le printemps démocratique des peuples ».

Avec la participation de plusieurs chercheurs et militants

 
Dimanche 15 décembre 2013 :

 

9h30 - 12h30: Atelier des mécanismes d’accommoder la législation nationale

avec les conventions internationales comme la « Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ».

 

Avec la participation de : Représentants de tribus et d’avocats

 

16h00 : Adoption de la déclaration finale et allocution de clôture.

 

Pour ceux ou celles qui sont intéressés d’y assister, il faut s'inscrire à travers cet email : [email protected] , vu que les places sont limitées.

Rubrique Flash info
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Vieux bijoux berbères à vendre

Forum kabyle.com - sam, 2017-04-08 19:57

Azul
J'ai des vieux bijoux berbères à vendre pour intéressés.

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Plainte violation des droits d'auteur lematindz.net

Forum kabyle.com - sam, 2017-03-25 13:09

Je viens de signaler à Google une image extraite de mon interview vidéo de Shamy Chemini en 2013 diffusée sur Kabyle.com et Youtube. Elle a été reproduite par le média en ligne algérien Le Matin qui ne cite pas la source.

Shamy Chemini a choisi Kabyle.com pour diffuser en premier son communiqué. Nous avons discuté ensemble d'un visuel approprié.

Je remarque au passage que le quotidien algérianiste commente le communiqué, en capte un extrait sans le reproduire dans son intégralité. A aucun moment l'idée de la constitution des Etats-Unis d'Afrique du Nord, que nous partageons ensemble, combien centrale, ne figure sur leur article. Cela a dit long sur la prétendue ligne éditoriale d'opposition de ce journal.

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Stage de danses amazighes à Saint-Etienne

Amazigh 24 portail berbère - lun, 2017-03-20 17:57
Stage de danses amazighes à Saint-Etienne

L’association Numidya vous propose un stage de danse d’Afrique du Nord avec KAMELA: kabyle, chaoui, stayfi, tunisien, marocain….

Pour tout renseignement contactez le numéro 06 62 96 02 62 ou s’adressez au local de l’association 3 rue Méhul Saint-Etienne.

Stéphane ARRAMI lun 20/03/2017 - 17:57 Rubrique Agenda Tags danse berbère, danse afrique du nord Saint Etienne
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Algérie - Un militant de la ligue des droits de l'homme arrêté à Laghouat

Amazigh 24 portail berbère - lun, 2017-03-20 15:32
Algérie - Un militant de la ligue des droits de l'homme arrêté à Laghouat

Le militant et membre du bureau national de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) Hamid Goura à été arrêté après avoir effectué des procédures de routine liées à sa femme.
L'arrestation arbitraire de Hamud Goura, est une arrestation de trop qui cible les militants de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH).
La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), prendra les mesures nécessaires pour mettre les fonctionnaires de l'Etat en face de leurs responsabilités en usant de toutes les mesures possibles sur la base des les lois et traités obligeant l'Etat algérien.

Maître Salah Deboouz 20 mars 2017

Stéphane ARRAMI lun 20/03/2017 - 15:32
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