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Flux d'infos amazighes

Halte à la répression des Mozabites - Déclaration Azar et Tamazgha

Amazigh 24 portail berbère - ven, 2017-08-18 12:44
Halte à la répression des Mozabites - Déclaration Azar et Tamazgha

Les associations Azar et Tamazgha ont rendu publique une déclaration par laquelle elles dénoncent l’acharnement de l’Etat algérien sur les militants mozabites qui se battent pour les droits des Mozabites. Elles exigent également des autorités espagnoles de libérer Salah Abbouna et Khodir Sekkouti détenus à Madrid suite aux mandats d’arrêt internationaux que l’Etat algérien a émis contre eux les accusant de terrorisme. Azar et Tamazgha demandent à l’Etat espagnol de protéger les deux militants mozabites et de leur accorder l’asile politique.

Les autorités espagnoles doivent libérer et protéger Salah Abbouna et Khodir Sekkouti Le 6 juillet 2017, les autorités espagnoles à Melilla ont arrêté Salah Abbouna et Khodir Sekkouti, deux militants du Mzab qui luttent pour les droits des Mozabites (partie intégrante du peuple amazigh) victimes de la répression de l’État algérien.


Salah Abbouna et Khodir Sekkouti, menacés par le régime algérien ont fui leur pays et se sont réfugiés à Mellila où ils ont sollicité l'asile politique auprès des autorités espagnoles.

L’État algérien a émis des mandats d'arrêts internationaux visant les deux militants les accusant de terrorisme et a demandé leur extradition aux autorités espagnoles.

Salah Abbouna et Khodir Sekkouti sont des militants qui mènent un combat pacifique pour la défense des droits du peuple amazigh (berbère) du Mzab. Ils sont connus au sein du mouvement amazigh et leur intégrité ne peut être remise en cause. Non seulement ils n'ont rien à voir avec le terrorisme islamiste mais ils en sont victimes et ils le combattent.

Salah Abbouna et Khodir Sekkouti sont des humanistes, militants de la paix et de la liberté du peuple amazigh. Ils combattent le terrorisme et l'obscurantisme dont ils sont victimes comme ils sont aussi victimes de la répression et de la politique discriminatoire et oppressive de l’État algérien qui les poursuit même à l'étranger où il veut les priver de leur liberté en terre d’asile.

Azar et Tamazgha dénoncent cette démarche intrinsèquement oppressive de l’État algérien qui ne cesse de terroriser les Mozabites voulant les réduire au silence et en faire les acteurs de l'éradication de leur propre identité.

Azar et Tamazgha appellent les autorités espagnoles au discernement et leur demandent de ne pas répondre à la demande de l’État algérien qui est basée sur des accusations farfelues et infondées.

Le Royaume d’Espagne ne doit pas livrer Salah Abbouna et Khodir Sekkouti à la barbarie et à la violence de l’État algérien. Nous exigeons leur libération et demandons aux autorités espagnoles de les protéger en leur accordant l'asile.

Azar & Tamazgha,
Las Palmas, le 15 août 2017.

Signez la pétition sur Change.org :
¡Libertad para Salah Abbouna y Khodir Sekkouti !
https://www.change.org/p/gobierno-de-españa-libertad-para-salah-abbuna-…

Stéphane ARRAMI ven 18/08/2017 - 12:44
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Maroc : le nouveau code de la presse est désormais opposable aux médias en ligne

Amazigh 24 portail berbère - jeu, 2017-08-17 22:43
Maroc : le nouveau code de la presse est désormais opposable aux médias en ligne Stéphane ARRAMI jeu 17/08/2017 - 22:43

(Agence Ecofin) - Depuis le 15 août au Maroc, la loi n° 88-13 est désormais opposable aux sites électroniques. Le régulateur marocain avait donné un an, à compter de la promulgation de la loi (10 aout 2016), aux gestionnaires de médias en ligne pour se conformer aux dispositions de ce texte, le premier à prendre en compte la presse électronique au Maroc.

D’après le nouveau code, les médias en ligne doivent déclarer leur création au tribunal. La déclaration doit être effectuée trente jours avant la date prévue pour le lancement.

Le nouveau code de la presse prévoit que les médias électroniques n’ayant pas déclaré leur création seront interdits de parution jusqu’à l'accomplissement des formalités.

Les médias non déclarés devront payer une amende d’environ 2 098 dollars pour chacune de leur publication.

Par ailleurs, tout site d’information produisant du contenu audiovisuel est subordonné « à l’obtention d'une autorisation de tournage ». Ce document, valable pour une année est délivré par le centre cinématographique marocain.

Malgré le temps accordé aux médias en ligne pour se conformer au nouveau code de la presse, certaines voix s’élèvent pour demander un délai supplémentaire. « Il faut laisser un peu plus de temps aux sites électroniques pour se conformer aux dispositions de la nouvelle loi.», a déclaré Mohamed Laaraki, PDG du groupe de presse Geomedia.

Une proposition de loi accordant une année supplémentaire pour se conformer au nouveau règlement a déjà été proposée par les partis de la majorité parlementaire.

Servan Ahougnon

Source

Agence Ecofin

Edition pays Maroc
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Marche de solidarité avec le Rif à Paris dimanche 20 août

Amazigh 24 portail berbère - jeu, 2017-08-17 22:06
Marche de solidarité avec le Rif à Paris dimanche 20 août

Une marche est programmée ce dimanche 20 août 2017 en solidarité avec le mouvement d'Arif (Hirak) pour exiger la libération des détenus du mouvement qui croupissent dans les prisons marocaines.

Le départ de la marche se fera à Bastille à 15h00 pour se diriger vers la place de la République.

Des associations amazighes ont souhaité que "les organisateurs et intervenants rifains ne tiennent des discours et des slogans en arabe ce qui pourrait décourager les Amazighs qui viendront apporter leur soutien".

Illustration : Sami Ameur, Ladepeche.ma

Stéphane ARRAMI jeu 17/08/2017 - 22:06 Rubriques Flash info
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Une centaine de personnes arrêtées à Nador

Amazigh 24 portail berbère - mer, 2017-08-16 15:09
Une centaine de personnes arrêtées à Nador

Au moins 100 personnes en total auraient été arrêtées mardi 14 août 2017 suite aux marches interdites organisées à Laroui, dans la province de Nador, et à Imzouren" Abdessadak Elbouchattaouiavocat inscrit au barreau de Tittawin

"Il est impossible d’avoir des chiffres exacts à cause du grand nombre de détenus”.

Yassin Elfassi, avocat inscrit au barreau de Taghzut

Stéphane ARRAMI mer 16/08/2017 - 15:09 Rubriques Flash info
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Les chiffres dits arabes sont en réalité amazighs kabyles

Amazigh 24 portail berbère - mar, 2017-08-15 10:02
Les chiffres dits arabes sont en réalité amazighs kabyles

Les Européens appellent les chiffres amazighs "les chiffres arabes" alors que les vrais Arabes utilisent des chiffres indiens.

C'est le mathématicien italien Leonardo Fibonacci (né en 1171, décédé en 1250) qui les rapporta de Bgayet (Saldae-Bougie) à Pise en 1198.

Le Liber abaci (Le livre du calcul) est l'un des premiers ouvrages d'Europe occidentale chrétienne à vulgariser les chiffres, dans un traité sur les calculs décimaux et la comptabilité.

Les nombres en tamazigh :

0 : ilem / amya / inin / ulac 1 : yiwen (masc), yiwet (fém), icc, yan 2 : sin (masc), snat (fém) 3 : tlata / kṛaḍ 4 : ṛebεa / uku 5 : xemsa / sem / smmus 6 : setta / sed / ṣḍiṣ 7 : sebεa / a 8 : tmanya / tam 9 : tesεa / tẓa 10 : εecṛa / mraw 11 : ḥḍac / mraw yan 12 : tnac / mraw sin 13 : tleṭṭac  / mraw kṛaḍ 14 : ṛbeεṭac / mraw uku 15 : xemseṭṭac / mraw semmus 16 : seṭṭac / mraw ṣḍiṣ 17 : sebeεṭac / mraw ṣa 18 : temmenṭac/ mraw tam 19 : tseεṭac / mraw tẓa 20 : εecrin / werrem / snat n tmerwin 21 : waḥed u εecrin / werrem yiwen / snat n tmerwin yan 22 : tnayn u εecrin / werrem sin / snat n tmerwin sin 23 : tlata u εecrin / werrem kṛaḍ / snat n tmerwin kṛaḍ 24 : ṛebεa u εecrin / werrem kuz / snat n tmerwin ku 25 : xemsa u εecrin / werrem sem / snat n tmerwin semmus 26 : setta u εecrin / werrem sed / snat n tmerwin ṣḍiṣ 27 : sebεa u εecrin / werrem sa / snat n tmerwin ṣa 28 : tmanya u εecrin / werrem tam / snat n tmerwin tam 29 : tesεa u εecrin / werrem tza / snat n tmerwin tẓa   30 : tlatin / kradet / kṛaḍ n tmerwin 40 : ṛebεin / kuzet / ukun tmerwin 50 : xemsin / semmuset / semmus n tmerwin 60 : settin / seddiset / ṣḍiṣ n tmerwin 70 : sebεin / sat /  a n tmerwin 80 : tmanyin / tamet / tam n tmerwin 90 : tsεin / tzat / tẓa n tmerwin   100 : mya / tawinest / timiḍi 200 : mitin/ snat n twinas 300 : telt-mya / krad twines / krat’ tmad / kṛaḍ n tmerwin 400 : ṛebεa-mya / ukuẓ n tmerwin 500 : xems-mya / sem twines / smmus n tmerwin 600 : sett-mya / ṣḍiṣ n tmerwin 700 : sebε-mya / a n tmerwin 800 : temn-mya / tam n tmerwin 900 : tesε-mya / tza twines / tẓa n tmerwin   1 000 : alef / agim 2 000 : juğ alaf / sin igiman 3 000 : tlat-alaf / krad agim / kṛaḍ igiman 4 000 : ṛebε-alaf / ukuẓ igiman 5 000 : xems-alaf / semmus igiman 6 000 : sett-alaf / ṣḍiṣ igiman 7 000 : sebε-alaf / a igiman 8 000 : tmany-alaf / tam igiman 9 000 : tesε-alaf / tza igiman 10 000 : εecṛ-alaf / mraw igiman 20 000 : εecrin-alaf /  snat n tmerwin igiman 30 000 : tlatin-alaf / kṛaḍ n tmerwin igiman   100 000 : mya-alaf / twines agim 1 000 000 : amelyun / agendid

1 000 000 000 : amelyar / lfedhgim

infini : ifeḍ

centième : wis-twinest

millième : wis-agim

Les nombres en gras sont toujours employés par les Amazighs Touaregs et les Amazighisants.

Stéphane ARRAMI mar 15/08/2017 - 10:02 Tags chiffres amazighs compter en tamazight numération en tamazight compter en berbère
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Camping amazigh d'Azrou

Amazigh 24 portail berbère - lun, 2017-08-14 14:34
Camping amazigh d'Azrou

Pour vos vacances, le camping Amazigh situé à 5 km de Azrou à la route d'Ifrane à 1450m d'altitude dans le Moyen Atlas dispose de caravanes, de chambres d'hôtes.

Idéalement situé au carrefour des grandes villes touristiques de la Méditerranée, l'Atlantique et le Sud, il est aussi une étape dans la migration des Cigognes.

Stéphane ARRAMI lun 14/08/2017 - 14:34 Adresse

Route d' Azrou-Ifrane, Ougmes Azrou Maroc

Ville

Azrou

Pays Maroc Téléphone

+212535560725

Site web Camping amazigh Catégorie de l'annuaire Maroc
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Rif: Décès de Imad Attabi, 25 ans, militant du Hirak, blessé dans des manifestations de Taghzut

Amazigh 24 portail berbère - mer, 2017-08-09 12:44
Rif: Décès de Imad Attabi, 25 ans, militant du Hirak, blessé dans des manifestations de Taghzut Stéphane ARRAMI mer 09/08/2017 - 12:44

Le jeune militant du mouvement rifain ''Hirak'' Imad Attabi (25 ans) est mort mardi dans un hôpital militaire à Rabat. il avait été blessé à la tête lors de la manifestation du soutien aux prisonniers du Hirak du 20 juillet à Taghzut, violemment réprimée par les services de sécurité, déployés en force dans la ville.

Selon un communiqué du procureur du roi, Imad Atabi est mort mardi à l'hôpital militaire de Rabat. ''"Suite au communiqué publié par le parquet général près la Cour d’appel d'Al Hoceima datant du 21 juillet 2017 à propos de l’affaire de M. Imad Attabi, qui était grièvement blessé au niveau de la tête et transféré à l’hôpital militaire de Rabat pour recevoir les soins nécessaires, le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Taghzut annonce que le concerné est décédé ce mardi dans l’hôpital précité".

Le procureur du roi au tribunal de première instance de Taghzut avait chargé la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) d’ouvrir une ''enquête pour élucider les circonstances de cet incident, déterminer les responsabilités et prendre les mesures juridiques qui s’imposent'', ajoute le même communiqué. C’est la BNPJ qui avait été chargée de montrer des dossiers à charge contre les militants du Hirak, dont Nasser Zefzafi, leader du mouvement.

Violents affrontements

Le 20 juillet dernier, à l'appel d'ONG et de partis de la gauche marocaine, et en dépit de l'interdiction de la marche de soutien aux militants emprisonnés du Hirak, des dizaines de milliers de personnes avaient convergé jeudi 20 juillet vers Taghzut. Autant des villes et villages environnants, que de tout le Maroc, en soutien aux militants emprisonnés du 'HIrak'' et pour demander leur libération et la fin de la répression dans le Rif.

De leur côté, les forces de sécurité, policiers, forces auxiliaires (une sorte de gardes communaux, les fameux M'khaznia) et gendarmes avaient été déployés en grand nombre dans et autour de Taghzut.

Au cours de cette manifestation organisée en commémoration de la bataille d'Anoual (juillet 1921) menée par le rifain Abdelkrim Khattabi, il y a eu des affrontements, des jets de grenades lacrymogènes, des manifestants violemment chargés par les forces de sécurité. Il y a eu également de nombreux blessés, évacués à l'hôpital de la ville. Mais, l'un d'entre eux, l’activiste Imad Attabi, avait été grièvement atteint à la tête, et transporté à l’hôpital militaire de Rabat.

Une source au sein de cet hôpital avait confié à ''Alyaoum 24'', que ''son rythme cardiaque est très faible'' et ''qu’il respire à l’aide d’appareils médicaux d'assistance respiratoire''. Atabi ''est en salle de réanimation et se trouve dans un état comateux. Son état est très grave'', ajoute la même source.

Âgé de 25 ans, Imad Atabi, avait été évacué dans la nuit de jeudi à vendredi (20-21 juillet) à bord d’un hélicoptère du ministère de la Santé depuis l’hôpital Mohammed V de Taghzut où il a été admis en urgence suite à une blessure à la tête près de la place Mohammed VI, lors d'affrontements entre manifestants et policiers.

Le roi défend ses policiers

Citant les autorités locales, l'agence officielle ''MAP'' avait rapporté vendredi 21 juillet qu’''une personne se trouvant dans un état comateux et portant une blessure au niveau de la tête due, selon les premières données, à des jets de pierres, a été transférée, jeudi soir, dans des circonstances indéterminées à l'hôpital Mohammed V à Taghzut''.

La préfecture de la province de Taghzut avait fait état de 83 personnes blessées, dont ‘’72 éléments des forces de l’ordre et 11 manifestants’’. Des sources locales proches des organisateurs de la marche, indiquent que de nombreux blessés n'ont pas été évacués vers les structures sanitaires, de peur d'être arrêtés.

Dans son discours le 30 juillet dernier commémorant son accession au trône, le roi Mohamed 6 avait défendu l’approche sécuritaire de la crise sociale et politique dans le Rif, à la suite de la mort atroce d’un poissonnier, broyé dans une benne à ordures, alors qu’il tentait de sauver sa marchandise, saisie par la police.

Imputant en partie cette crise à l’impassibilité des partis politiques, il a affirmé : ‘’devant ce vide regrettable et dangereux, les forces publiques, qui se sont trouvées face à la population, ont assumé leur responsabilité avec courage, patience, retenue et ont fait preuve d’un grand respect de la loi. Elles ont ainsi préservé la sécurité et la stabilité'', avait estimé le roi du Maroc dans son discours.

Amin Fassi-Fihri

Source

Tamazgha Emergente (Maghreb Emergent)

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Rif : les discriminations et la répression doivent cesser

Amazigh 24 portail berbère - dim, 2017-07-30 11:42
Rif : les discriminations et la répression doivent cesser

Lors de la récente crise entre les Etats arabes du Golfe, le Maroc a décidé de voler au secours du Qatar en envoyant plusieurs tonnes de nourriture à ce pays « frère » qui n’a rien demandé et qui n’ a que faire de « l’ aide humanitaire » marocaine pour cause de sa richesse plus de 20 fois supérieure à celle du Maroc par habitant. De même, comme d’autres Etats arabo-islamiques, le Maroc verse chaque année plusieurs dizaines de millions de Dollars au peuple palestinien « frère ». Cette générosité marocaine pourrait être valorisante pour l e Maroc et une source de fierté pour ses habitants si elle était fondée sur les valeurs d’humanisme et non sur une base raciale et religieuse. En effet, de manière non équivoque, l ’Etat marocain agit clairement et prioritairement en fonction de son appartenance proclamée à l’aire « arabo-islamique » , au détriment du peuple autochtone amazigh du Maroc.

L’exemple du traitement inique infligé depuis des décennies au Rif ( nord - Maroc) est révélateur du racisme de l’Etat marocain envers les Amazighs en général et des Rifains en particulier. Si l’on considère uniquement la période post indépend ance (1956) , on observe que les rifains n’ont jamais cessé de subir différentes formes de discriminations, de mépris, de marginalisation économique, sociale et politique et de graves violences exercées par et au nom de l’Etat. Lorsque les forces de police ou de gendarmerie frappent les citoyens Rifains au cours de manifestations pourtant pacifiques, elles y mettent encore plus de haine et de brutalité qu’ailleurs au Maroc. Des générations entières n’oublient pas, n’arrivent pas à oublier les attaques sauvages, avec utilisation d’armes de guerre par les forces gouvernementales marocaines contre le peuple rifain , notamment en 1958 - 1959 et en 1984. Au Rif particulièrement, les actes de répression sont graves et ont un caractère répétitif. On peut citer les exemples d es lourdes et injustes condamnations à des années de détention arbitraire des jeunes manifestants liés au mouvement dit « du 20 février 2011 », les morts calcinés retrouvés dans une agence bancaire de Taghzut (Elhocima) en mars 2011, et la mort tragique du marchand de poissons Mohsen Fikri le 31 octobre dernier, écrasé dans une benne à ordures après un o rdre lancé semble t - il par un policier : « th’en mmu ! » (broie sa mère) . Ces actes ignobles s’apparentent à des punitions aveugles contre les Rifains. Et comble du mépris, les responsables de l’homicide de Mohsen Fikri, n’ont été condamnés qu’à 5 à 8 mois de prison et 500 DH (50 €) d’amende. Au Maroc, les lourdes peines sont réservées aux citoyens amazighs innocents et les criminels bénéficient de peines symboliques. C’est une injustice intolérable et une provocation qui a pour effet de cultiver la rancœur du citoyen envers le Makhzen. Et lorsque le citoyen ose élever la voix pour protester contre tant de mépris, on lui oppose des forces anti - émeutes par milliers, avec la consigne de frapper fort sans distinction hommes, femmes, enfants et les personnes âgé es, comme c’est le cas depuis des mois à Taghzut (Elhocima). Et pour faire taire le cri de colère du peuple, on rafle les contestataires pour les jeter en prison, après des simulacres de procès. La ville de Taghzut est aujourd’hui quadrillée jour et nuit p ar des centaines de policiers et toutes ses entrées sont contrôlées par plusieurs barrages de policiers et gendarmes, faisant de Taghzut une ville assiégée.

Forces anti - émeutes sur le pied de guerre

Sur le plan socio-économique, le mouvement de la société civile rifaine et récemment le mouvement popul a ire de Taghzut (Elhocima) n’ont cessé d’interpeller les gouvernements sur le déficit criant d’infrastructures économiques, sociales et culturelles, preuve que l’Etat a abandonné le Rif depuis très longtemps. Même les usines héritées de l’époque espagnole ont disparu et jamais remplacées et les meilleures terres sont laissées au libre jeu de la spéculation foncière. La culture du cannabis pratiquée localement ne profite pas aux cultivateurs mais seulement à quelques barons du trafic de la drogue et à la corruption de quelques responsables de l’administration chargés du contrôle du narcotrafic. Ne voyant rien venir de « leur Etat » et face à la pauvreté de leurs montagnes, les Rifains n’ont pas eu d’autre choix que de s’exiler en Europe pour gagner le pain de leur dignité. Aujourd’hui, il est facile de constater que le Rif a vécu et continue de vivre surtout grâce aux revenus transférés par ses émigrés.

La place centrale de Taghzut dénommée place des martyrs par les citoyens , sous occupation policière

Le Rif, considéré par le Makhzen comme faisant partie du « bled essiba » (pays sauvage) a de fait, vécu en marge du Maroc, se débrouillant seul pour survivre. Le principal rôle des autorités marocaine s fut de mettre cette région sous surveillance . Dès lors, on comprend qu’il est difficile pour un Rifain de se sentir marocain à part entière. Dans ces conditions, que doit faire l’Etat marocain pour se réconcilier avec le Rif ? Comment obtenir l’adhésion des Rifains au Maroc ? Pour cela, il nous parait indispensable et urgent de mettre un terme à la politique répressive contre les citoyens Rifains et entreprendre une vaste politique de réparation des fautes historiques et des blessures infligées par le M akhzen au Rif. Plus précisément, le Congrès Mondial Amazigh recommande :

- La levée immédiate du blocus policier qui existe actuellement dans la ville de Taghzut (Elhocima),

- Les prisonniers du mouvement populaire du Rif étant des innocents, il n’est pas opportun de leur accorder une grâce royale mais tout simplement leur libération immédiate, leur réhabilitation et la réparation des dédommages matériels et moraux qu’ils ont subis,

- La réhabilitation et la réparation des dommages matériels et moraux pour les détenus du mouvement dit du « 20 février »,

- La présentation des excuses du gouvernement aux victimes de la répression,

- La fin des harcèlements policiers à l’encontre des citoyennes et citoyens du Rif et le rétablissement des libertés publiques, notamment celle de s’exprimer et de manifester librement,

- Mettre un terme immédiatement aux actes et propos mensongers et stigmatisants pour les Rifains,

- La mise en œuvre d’un grand programme de rattrapage économique et social pour toute la région du Rif,

- La mise en place d’une véritable autonomie pour la région du Rif, avec une assemblée et un exécutif désignés par des élections libres et transparentes.

Afin de solder positivement le différend historique qui existe entre le Rif et le Makhzen et ouvrir une nouvelle ère que nous souhaitons basée sur la confiance, il nous semble nécessaire que l’institution royale au nom de l’Etat marocain, demande solennellement et officiellement pardon au peuple Rifain.

Par ailleurs et concernant la langue amazighe, nous demandons instamment la mise en œuvre effective de son caractère officiel dans l’administration y compris les entreprises publiques, la justice et l’éducation nationale, avant la fin de l’année 2017. Sur ce sujet, la Constitution du pays ne peut pas continuer à être violée et les droits des Amazighs à leur langue bafoués.

Si le pouvoir marocain souhaite sincèrement trouver une issue favorable à la crise rifaine, il doit agir d’urgence en faisant cesser le racisme et les discriminations anti-amazighs, en rétablissant les Rifains et les Amazighs du Maroc dans leurs droits, tous leurs droits et en leur manifestant respect et considération.

Paris, 16/07/2967 – 28/07/2017 P/ Le Bureau du CMA Kamira Nait Sid, Présidente Congrès Mondial Amazigh – Organisation Internationale Non Gouvernementale JO Rép. Fr. du 18/10/96 – Siret 402 775 720 00012

Stéphane ARRAMI dim 30/07/2017 - 11:42
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Sécurité de Tamazgha et stabilité de la France et de l’Europe - Lettre de l'A.M.A. à Macron

Amazigh 24 portail berbère - lun, 2017-07-24 21:14
Sécurité de Tamazgha et stabilité de la France et de l’Europe - Lettre de l'A.M.A. à Macron

A l’aimable attention de

M. Emmanuel MACRON,

Président de la République Française

Objet : Sécurité de Tamazgha et stabilité de la France et de l’Europe

M. le président,

Vous venez de prendre récemment la responsabilité en tant que nouveau chef d’Etat les destinées de votre pays, qu’est la France, et vous avez érigé la lutte contre le terrorisme comme une priorité maximale de votre mandat, tantôt à l’échelle national, tantôt à l’échelle européen et tantôt à l’échelle international, comme en atteste la coordination de vos services de renseignement et votre premier déplacement hors d’Europe à la région d’Azawad, au nord du Mali. Et maintenant vous êtes en train d’essayer de réconcilier les frères libyens en accueillant les deux principaux protagonistes de la crise libyenne près de Paris, ce mardi 25 juillet, afin d’affronter efficacement la menace de Daech qui s’est bien établi en Lybie.

Avant tout, nous tenons à saluer vos courageuses initiatives et nous voulons attirer votre attention sur l’actualité de notre région d’Afrique du Nord, dite Tamazgha, et de vous souligner que sa sécurité et sa prospérité sont intimement liés à celle de votre pays et à celle de tous les pays de l’Union Européenne (www.amadalpresse.com/fr/?p=1127)   et que vous avez de fortes chances à y réussir à y trouver des solutions si vous aventurez à opter au changement de votre géostratégie par rapport aux antérieurs présidents français, en l’occurrence à messieurs Nicolas Sarkozy et François Hollande, et en prenant en considération  les Amazighs comme des alliés, et de ne plus continuer à se comporter envers eux comme s’ils sont des ennemis ou comme ceux qui pourraient porter atteinte aux intérêts économiques français en Tamazgha. Les Amazighs, par chance, constituent les premiers à faciliter les échanges commerciaux entre la France et les pays nord-africains et les premiers à circuler dans des voitures made in France.

Vous allez assoir à la même table le chef du gouvernement d'union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar, afin de tenter de trouver une issue à la crise libyenne, et afin de mettre fin à la guerre civile, et dont l’ancien chef d’Etat Nicolas Sarkozy en est l’un des principaux responsables directs de cet état de fait d’absence d’Etat libyen, où les milices armées profitent à asseoir leur loi et à fructifier leur trafic d’êtres humains!

Effectivement, nous accepteront jamais que vous essayez de réconcilier ces deux protagonistes au détriment des droits inaliénables et historiques des Amazighs de Jbel Nefoussa et des Touaregs du sud. Dans ma lettre ouverte à l’ex-président Nicolas Sarkozy, j’affirmais ce qui suit: « Monsieur le Président, votre discours du 15 septembre 2011 à Benghazi, nous a laissés pantois et stupéfaits vu que vous avez affirmé : ‘’ (...) jeunes de Benghazi, jeunes de Libye, jeunes Arabes (…). (...) tous les peuples « arabes » qui veulent se libérer de leurs chaînes (…) ‘’. Vos propos laissent penser que le peuple libyen serait un peuple « arabe » autant sur le plan ethnique que sociologique, identitaire, culturel et linguistique. Permettez-moi, de vous signaler que le succès de la révolution libyenne revient en grande partie au peuple autochtone amazigh, qui s’est rebellé à l’Est de la Libye et qui a eu le mérite de libérer Tripoli, et au peuple Toubou qui ont libéré une grande partie du Sud. Ceux que vous considerez comme des « Arabes » sont en réalité des Amazighs pour beaucoup arabisés après leur conversion à l’Islam. Une arabisation forcée, voulue et accéléré par le dictateur déchu Kadhafi. » (https://amazigh24.com/lettre-ouverte-au-president-nicolas-sarkozy-pourquoi-la-france-est-elle-hostile-aux-imazighen). Dans ce sens, la réconciliation entre toutes les citoyennes et tous les citoyens libyens ne pourraient se concrétiser sans reconnaître les droits des Amazighs, sans la révision de l’article 30 de la déclaration constitutionnelle libyenne, pour offrir l’occasion de constitutionnaliser l’amazighe et le touareg comme langues officielles au même titre que l’arabe en Lybie, conformément à la charte mondiale des droits de l’homme et plus particulièrement à la « Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones », ratifié par des centaines de pays dans l’accord de la COP21 de Paris et assumé par le Haut conseil des Amazighe de Lybie. Et que cesse une fois pour toutes les menaces d’ethnocide de la part de « l’armée arabe », conduite par le Général Khalifa Haftar.

Quant à l’Azawad et au nord de Niger que vous considérez comme une région vitale pour la France du fait que l’Uranium des territoires touarègues continuent à électrifier les maisons des familles françaises et les rues de vos villes en faisant tourner les turbines de vos centrales nucléaires et d’alimenter votre arsenal militaire nucléaire, il ne pourrait jamais y avoir de paix durable si les populations autochtones n’y accèdent pas à une partie de cette richesse minérale, ni à disposer d’une certaine autonomie politique. La lutte contre les groupes terroristes qu’Iyad Ag Ghali coordonne, avec la complicité manifeste des services militaires secrets algériens et la solution idéale à l’insécurité régnante en Azawad ne pourront se résoudre militairement ni par vos forces militaires spéciales ni par l’armée corrompue du Mali, et encore moins par celles des Nations Unies de la MINUSMA. Seulement l’application de l’article 3 de la « Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones » et l’octroi du statut d’autonomie politique à Azawad, -et par extension, au nord du Niger-  pourrait y arriver à résoudre ce conflit régional. Et par conséquent, à assurer la prospérité et le bien-être social à ces populations du désert et à continuer à garantir les matières premières et les intérêts économiques de votre pays.

Monsieur Le Président,

Quand à votre déplacement au Maroc, lors de la conférence de presse tenue à Rabat le 14 juin dernier, vous avez déclaré que : «Il ne m'appartient pas de juger d'un sujet de politique intérieure, mais le roi considère comme légitime qu'il y ait des manifestations, qui sont prévues dans le droit constitutionnel». «Il souhaite apaiser la situation en répondant aux prémices de ces mouvements et en apportant une considération à cette région». Depuis, nous tenons à vous affirmer que vos déclarations qui ont suscité de l’espoir et d’apaisement des esprits se sont dissipés,  vue que les autorités marocaines, à travers son ministre de l’intérieur, un rifain qui ne s’est présenté dans aucune élection et à qui personne n’a voté,  a opté pour la ligne dure de la répression, en ordonnant les walis de Tanger et de Rabat, ainsi que le nouveau gouverneur d’Al Hoceima, tous proches de PAM, à matraquer les manifestations pacifiques, et ils n’ont pas ménagé à nous bombarder par des bombes lacrymogènes en plein centre d’Al Hoceima ce jeudi 20 juillet dernier, nous rappelons les années de plomb de l’ère de dictature de Hassan II et surtout, nous rappelons l’utilisation des armes chimiques des forces franco-espagnoles contre les populations civiles du Rif dans les années vingt. A propos de ce dernier point, nous avons eu l’occasion d’interpeller à deux reprises l’ex-président François Hollande en ces termes: « Je vous rappelle que la France s’est retrouvée, au début du siècle passé, responsable d’un protectorat sur le Maroc, (Ex-Empire chérifien marocain). En vertu de ce protectorat, la France était sensée assurer la protection du Maroc dans ses frontières authentiques. Or, il s’en est suivi un dépeçage, une partition et une pseudo « pacification » par les armes et le sang. En tant que « nation civilisée », la France était tenue par le droit coutumier et conventionnel de la guerre de protéger, notamment, la population civile et de ne pas se rendre complice ou utiliser elle-même contre cette même population sans défense et non combattante des armes prohibées. Or, les documents, archives et études témoignent de ce que, dans un premier temps,  la France s’est rendu complice de l’Espagne à laquelle elle a vendu des armes chimiques de destruction massive avant de les utiliser elle-même contre les rifains (population du nord du Maroc), lors de la guerre de libération conduite par le président Mohamed Abdelkrim El Khattabi. La guerre chimique contre le grand Rif est non seulement une violation des règles les plus élémentaires du droit de la guerre mais de surcroît et encore plus grave les héritiers des victimes d’hier continuent de souffrir aujourd’hui encore. En effet, de nombreuses études génétiques d’experts confirmés démontrent et témoignent des effets mutagènes et cancérigènes des armes utilisées : l’ypérite ou gaz moutarde, le phosgène, le disphosgène et la chloropicrine. » (www.kabyle.com/guerre-chimique-grand-rif-lama-demande-audience-francois-hollande-24175-11032015 ).  Le mercredi 27 janvier 2016 à Paris, j’ai déposé personnellement une autre lettre au Palais de l’Elysée en interpellant de nouveau votre ex-président en ces termes :

« A l’aimable attention de Monsieur François Hollande, Président de la république française

Objet : réparation comme suite aux effets de la guerre chimique contre le grand Rif

Vos références : PDR/SCP/BEAR/D026495

Monsieur le Président,
Par lettre citée en référence, nous vous avions saisi au sujet de l’objet visé en marge. En date du 7 avril 2015, vous avez bien voulu nous répondre par le biais de votre cabinet en nous précisant que vous aviez pris connaissance avec la meilleure attention de notre courrier quant à la réparation des préjudices consécutifs à l’emploi des armes chimiques de destruction massive contre les populations civiles du Rif, lors de la guerre du même nom entre 1921 et 1926, et qu’il avait été transmis au secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire, auprès du ministre de la défense, qui nous tiendrait informés de la suite qui pourra lui être réservée. Or, depuis et à ce jour, il n’y a eu aucune suite à cette affaire. ..» Et nous espérons que vous aurez l’amabilité de nous donner suite à cette importante requête.


Revenons aux graves événements du Rif que vous suivez surement de très près, l’actuelle politique de répression des autorités marocaines témoigne de la volonté du système à inaugurer la transition dictatoriale et l’édification d’un Etat géré avec une main de fer. Fait que combattent tous les citoyennes et citoyens Amazighes dans différentes régions du Maroc et dans la diaspora européenne, de manière pacifique, pour dénoncer les atermoiements et les campagnes qui visent la contestation et poursuivre la lutte acharnée en faveur d’un Etat démocratique dans le cadre d’une monarchie parlementaire avec séparation des pouvoirs et l’égalité des droits: égalité des droits entre l’homme et la femme, égalité des droits entre les langues officielles, le tamazight et l’arabe, et égalité entre les régions. C’est ainsi que nous vous demandons avec insistance à saisir de cette affaire du Rif et de condamner cette inadmissible dérive autoritaire et répressive de l’Etat marocain, de leur demander la libération immédiate et sans conditions de tous les détenus de la contestation dans le Rif. Et d’appeler les responsables marocains à s’assoir autour d’une table avec les jeunes contestataires rifains et d’entamer un dialogue franc entre eux et de voir comment et quand satisfaire leur dossier revendicatif, sans oublier la dévolution des terres spoliées et la satisfaction de leurs droits culturels et linguistiques. Par ce que les accords de coopération franco-marocains et l’ accord d’association entre l’Union Européenne, dont fait partie intégrante la France et le Royaume du Maroc ont pour objectifs essentiels, notamment, la promotion effective de la démocratie et le respect des droits de l’Homme, comme le stipule le passage ci-après du « Statut Avancé » : « Le respect des principes démocratiques et droits fondamentaux de l’Homme, tels qu’énoncés dans la déclaration universelle des droits de l’Homme, inspire les politiques internes et internationales de la communauté et du Maroc et constitue un élément essentiel du présent accord».

En définitive, l’avenir de la France et de l’Europe dépend de la stabilité de la Libye, d’Azawad, du Maroc et des autres pays de Tamazgha, de la satisfaction des droits économiques, sociales, culturels, civils et politiques des Amazighs et de la prospérité économique qui pourrait découler si les peuples Amazighs s’engagent à concrétiser sur le terrain notre ambitieux manifeste de Tamazgha (www.amadalpresse.com/fr/?p=327).

Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Excellence Monsieur Le Président, nos salutations les plus distinguées.

Signé : Rachid RAHA,

Président de l’Assemblée Mondiale Amazighe.

Stéphane ARRAMI lun 24/07/2017 - 21:14
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Salah ABBOUNA et Khodir SEKKOUTI en grève de la faim depuis le 13 juillet 2017

Amazigh 24 portail berbère - mer, 2017-07-19 13:36
Salah ABBOUNA et Khodir SEKKOUTI en grève de la faim depuis le 13 juillet 2017

D'après des sources fiables, les deux militants politiques et de droits humains, Salah ABBOUNA et Khodir SEKKOUT, sont traités en Espagne comme de vulgaires terroristes djihadistes.

Ils sont mis en prison avec des mesures extrêmes injustifiables. Il ont entamé une grève de la faim depuis le 13 juillet 2017 en contestation du traitement très sévère qu'il reçoivent comme terroristes avant que cela soit prouvé par une justice crédible.

Rappelons que des mandats d'arrêt internationaux ont été émis par les autorités algériennes contre MM. ABBOUNA et SEKKOUTI à la suite desquels les deux militants sont actuellement en détention en Espagne. Accusés de terrorisme, les autorités d'Alger réclament leur extradition. L'Espagne se retrouve ainsi et sans le vouloir le théâtre d'un épisode judiciaire lié aux événements dramatiques qui ont touché le M'Zab.

En réalité, ce qui est reproché à Salah ABBOUNA et Khodir SEKKOUTI, est leur appartenance et leur activité politique au sein du Mouvement pour l'Autonomie du M'Zab (organisation politique pacifique non classée comme une organisation terroriste).

L'Association Izmulen souligne que cette demande d'extradition fait partie de la compagne de répression qui a touché particulièrement les militants du MAM, mais pas seulement. Elle a visé également tous les activistes des parties politiques de mouvance démocratique et les militants des droits de l'homme.

Par conséquent, l'association Izmulen dénonce avec fermeté cette énième provocation des autorités d'Alger et apporte son soutien total aux deux militants et considère que le mandat d'arrêt international émis à leur encontre, est une violation des principes de la déclaration universelle des droits de l'homme et des pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques, et les droits sociaux, culturels et économiques ratifiés par l’Algérie, ce pays même qui viole continuellement ces règles.

Rappelons que ces deux détenus en Espagne ont été arrêtés la première fois en mois de juin par la garde espagnole suite à ces mandats d'arrêt internationaux émis contre eux par les autorités algériennes. Ils ont été relâchés quelques heures après en leur présentant des excuses. Le ministre de l'énergie algérien a reçu son homologue espagnol le 3 juillet 2017. La police espagnole a procédé de nouveau à l'arrestation de MM. ABOUNA et SEKKOUTI, le 6 juillet 2017, pour le même motif. L'on se demande si la décision de leur arrestation est liée directement à la rencontre ministériel bilatérale ? !

Nous rappelons aux autorités espagnoles que la convention d'extradition signé entre l'Algérie et l'Espagne le 12 décembre 2006 et ratifiée par l'Espagne le 24 juillet 2008 stipule que l'extradition peut être refusée si la partie requise à des motifs raisonnables de croire que la demande d'extradition a été déposée dans le but de poursuivre ou de punir la personne recherchée en raison de sa race, son sexe, sa religion, de sa nationalité ou de ses opinions politiques...

Avec tout ce qui a été dit sur le dossier du Mzab en général et les détenus politiques mzabs il ne reste aucun doute quant à l'instrumentalisation des services de sécurité et de la justice algérienne par le pouvoir algérien en avançant l'accusation de terrorisme. Le pouvoir algérien, politique, sécuritaire ou judiciaire est complètement discrédité.

Les autorités Espagnoles ne doivent pas soumettre MM. Salah ABBOUNA et Khodir SEKKOUTI à un traitement carcéral sévères avant un jugement crédible prouvant leur implication dans des actes terroristes.

Nous, Izmulen, condamnons les agissements du pouvoir algérien ainsi que le traitement réservé aux deux militants pacifistes par les autorités espagnoles.

Izmulen se réserve le droit d'attaquer les autorités espagnoles pour abus d'autorité.

Gloire aux martyrs mzabs, et liberté pour tous les détenus mzabs et pour tous les détenus d'opinion à travers le monde.

Paris le 18 juillet 2017
Président d’Izmulen
Mohammed Dabouz

Stéphane ARRAMI mer 19/07/2017 - 13:36
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Argot kabyle

Forum kabyle.com - lun, 2017-06-26 19:53

Bonjour,

Je m'adresse à vous car je cherche un mot en kabyle pour désigner dans un sens moqueur, péjoratif "une jeune fille"

Apparemment " thinezet' " pourrait convenir.

Mais ma méconnaissance du kabyle est quasiment totale.

Donc j'espère que vous pourrez m'aider.

Bien cordialement,

J.

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Casting film long métrage rôle principal

Forum kabyle.com - dim, 2017-06-18 21:50

La nouvelle production recherche pour un 2 ème long métrage, une adolescente entre 12 et 16 ans MAXIMUM, d'origine kabyle, pour un premier rôle.
Région parisienne souhaitée. Physique mince, brune, yeux foncés. Envoyez votre âge + photos naturelles sans make up : [email protected]

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Hammamet - Les fidèles de la mosquée font fermer le restaurant Le Berbère

Tunisie amazighe - sam, 2017-05-20 22:56
Hammamet - Les fidèles de la mosquée font fermer le restaurant Le Berbère

Intervenant sur les ondes de Radio Med, dans l’émission Midi Med, le premier délégué de Nabeul, Raouf Klibi, a apporté, jeudi 17 mai 2017, des éclaircissements à propos de la dernière fermeture du resto bar, Sky Bar Le Berbère, situé à Hammamet à proximité de la médina et de la mosquée Kabir.

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Offre de conseils et de srvices juridiques

Forum kabyle.com - jeu, 2017-05-11 15:28
Bonjour si vous cherchez huissier a tizi ouzou ou avocat a alger ou tizi ouzou pour conseils ou prendre en charge vos affaires appler au 0561557984
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