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On ne nous a pas laissé que des usines - Exposition de Kamel Yahiaoui et Charles Froh

Après une année fort riche en événements, expositions collectives, institutionnelles, foires, Kamel Yahiaoui présente des œuvres inédites pour son exposition habituellement personnelle à la galerie KO21.

Exceptionnellement cette année il a décidé d'inviter un artiste permanent de la galerie Charles Froh, à partager avec lui cette exposition. Deux raisons l'ont incité à faire ce choix et à confronter leurs œuvres ; la première tient au caractère exceptionnel de cet artiste rare, discret qui crée des œuvres typiques, la deuxième est qu'il considère le partage comme une forme d'évolution vers un monde meilleur très nécessaire aujourd'hui où l'humanité va mal.

Le vernissage aura lieu le 12 janvier 2017 à 19h à la galerie KO21 78, rue Haxo, 75020 Paris France

À travers l'écoulement, le flux et reflux des temps, l'Homme instaure en filigrane la certitude des marches essoufflées par le déclin de civilisations, à même les révoltes, les guerres, l’horreur il broie la force des vents aux confins du passé qui se dresse en fantôme et hante l'instant du vivant.

Là se lève l'aurore frelatée par les nouveaux codes du présent où commence la lutte infernale contre les infatigables coups puissants de l'anéantissement des pierres du progrès.

Dans les rides des catastrophes l'humain a survécu aux cumulus de l’aveuglement et s'exclame dans ses choix entre deux lumières qui s’opposent, l'une nous a légué la transparence des cieux l'autre nous a ôté la ligne de l’horizon. On baigne dans les cicatrices des lieux afin de bâtir le coeur inédit de la cité de l'utile souffle qui nous délivrera du mauvais pas.

En réfléchissant Charles Froh et moi au titre de notre exposition commune à la galerie KO21 avons décidé de solliciter Belkacem Tatem pour lui emprunter le titre de son film : On ne nous a pas laissé que des usines 2008, il nous a appris qu'il a lui-même emprunté cette phrase à Jean Luc Godard. Je ne peux pas m’empêcher de penser au livre de feu mon ami Djilali Lamara L'usine de la patience, une de mes œuvres lui sera dédié, j'insiste sur l'importance du titre de notre exposition où nous pressentons un travail plastique qui s’étend sur le prolongement des mémoires, la transmission des séquelles et le présent chirurgical afin de démasquer le troll qui mange chaque jour le sourire de nos cervelles. Nos œuvres témoignent de la traversée des larmes et l’espérance de libérer les sources laveuses.

Kamel Yahiaoui Artiste plasticien

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Ville: 
Paris
Dates: 
Jeudi, Janvier 12, 2017 (Jour entier) à Jeudi, Janvier 26, 2017 (Jour entier)