Les autorités de la daïra d’Azeffoun ont organisé à la fin du mois de juin dernier des enchères publiques pour céder quatre plages de leur littoral à des particuliers pour une gestion d’une année, ou plutôt le temps que durera la saison estivale, deux à trois mois maximum.
Une opération qui a reçu l’aval des autorités de la wilaya et décidée en commun pour cette courte période avant de proposer, dès la saison prochaine, une concession de cinq années de suite. D’ailleurs pour les postulants, ce n’est là qu’un petit exercice pour marquer le terrain et prendre le pouls de ces plages avant celui, tant attendu, du début de juin prochain. Nonobstant la plage de centre, à proximité de la ville d’Azeffoun, qui a été cédée à un prix symbolique de 30 millions de centimes, les trois autres ont obtenu des prix forts, à leur tête le Petit Paradis pour lequel les acquéreurs ont dû verser 301 millions de centimes suivi du Caroubier pour une valeur de 271 millions de centimes et enfin Sidi Khelifa 110 millions. Pour rappel, ces sites se considérablement embellis suite aux travaux entrepris tout le long du mois de juin. Cette procédure a été bien accueillie par la population, mais dans certains cas, les gens affichent un scepticisme relativement aux intentions des uns et des autres à intégrer pleinement la politique touristique prônée par les élus locaux, notamment du côté des opérateurs car souvent l’appât du gain prend le dessus et ce au détriment du service fourni. Dans bien des cas les prix pratiqués sur la restauration ou les parcs pour voitures font fuir les estivants. Pour ce faire, les enchères doivent être accompagnées d’un cahier des charges rigoureux qui mettra le savoir-faire à l’abri des autres considérations. Il jouera le rôle d’un sélectionneur de réels opérateurs touristiques, c'est-à -dire filtrer les gens du métier qui apporteront un plus du point de vue organisation, animation, jeux, ce qui aura le mérite de nous défaire de la monotonie ambiante des précédentes années.
F. B.



