Le secteur de la culture de Bgayet qui est passé par une période de léthargie commence à retrouver son essor. Une dynamique de renouveau est en marche depuis quelque temps. Celle-ci a commencé par la réhabilitation du patrimoine culturel et la restauration des vestiges historiques de la région, longtemps délaissés.
Dès son arrivée, l’actuel responsable du secteur, M. Nacer Mourad, s’est attelé à faire un diagnostic du secteur dont il a hérité pour agir en conséquence, voire redresser la situation.
Un plan de redressement «d’urgence» a été adopté et s’est articulé en priorité sur la réorganisation interne de l’administration par la mise en œuvre d’un organigramme à cet effet. Un travail monstre et approfondi est vite lancé pour la maîtrise de la gestion du secteur, de ses ressources et tout particulièrement de la prise en charge des dysfonctionnements qui l’ont caractérisé pendant des années. Une dynamique sectorielle a été mise en mouvement pour aboutir à la réanimation, la mise en valeur du secteur et à son recentrage à terme.
En sus de ce travail, une opération de recensement des artistes, hommes de lettres, historiens, spécialistes du patrimoine et artisans a été lancée et une banque de données a été constituée par branche.
A côté de ces opérations qui vont permettre au secteur de disposer d’une somme d’informations pour intervenir à plusieurs échelons, plusieurs activités d’animation ont été réalisées au cours de l’année écoulée. Des conférences thématiques, galas artistiques, soirées musicales, projections de films, représentations théâtrales ont été réalisés en 2007. Dans le chapitre du développement du secteur et de ses potentiels, il est attendu la réalisation de plusieurs chantiers d’envergure.
Selon un rapport à cet effet, plusieurs projets centralisés et projets sectoriels sont inscrits dans l’agenda du secteur.
Concernant les projets centralisés, il est prévu la réalisation d’une annexe du centre de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH) dans la commune de Melbou, à l’est de la wilaya. L’étude de ce projet est programmée pour bientôt. Dans le même chapitre, un projet d’une bibliothèque de 2 000 à
3 000 m² aux normes modernes est en prospection ; il est proposé aux pouvoirs publics et aux élus.
Dans le chapitre du sectoriel, quatre opérations visant la réhabilitation du patrimoine historique et des vestiges de la wilaya sont soumises au ministère des Finances . Il s’agit de la rénovation des portes Sarazine (Bab El-Bahr) et Fouka, le Fort Gouraya, Qalaâ B’ni Abbas, Fort marine Sidi-Abdelkader.
Ces actions sont devenues évidentes pour le renouveau culturel tant souhaité qui passera forcément, estime-t-on, par «le fait de rendre visible la culture à travers les espaces qui historiquement devraient être les siens».
Néanmoins, le déficit des infrastructures rend la tâche plus difficile aux intervenants qui souhaiteraient faire de la culture «un acte présent au quotidien». Par ailleurs, un nouveau siège pour la direction de la culture devient une nécessité. Pour cela, un projet pour édification est proposé aux pouvoirs publics.

