Mohamed Iguerbouchène : le centenaire | Kabyle.com

L'information berbère en continu de la Kabylie et de sa diaspora

Jeudi 22 Mai 2008

Mohamed Iguerbouchène : le centenaire

Tizi Ouzou, les 22 et 23 novembre 2007

Il y a cent ans, le 13 novembre 1907 à Ath Ouchène, commune d’Aghrib (Tizi-Ouzou – Kabylie), naissait un petit garçon au sein de la famille Iguerbouchène. Ses parents, Saïd Ben Akli et Oucik Fatma, ont-ils eu conscience qu’ils venaient d’enfanter un génie de la musique ? 

Il faut dire que « Ce grand compositeur de musique dont c’est le centenaire de la naissance a jeté les bases de la connaissance musicale en Algérie après un parcours dans les sommités du monde musical de son temps.

Rhapsodiste de talent, compositeur de musique de films, il a modernisé la musique et la chanson kabyles par son inlassable travail, partagé entre l’écriture de partitions et l’orchestration.

Durant les années 1950, il a participé à l’ouverture de la chaîne kabyle à l’ORTF de Paris, il est chef d’orchestre et présentateur d’émissions musico-ethnologiques à la radio d’Alger… », dit de lui M. Rachid Mokhtari dans l’introduction du dossier qui lui est consacré dans le dernier numéro de la revue Passerelles.

Cette année, et à l’occasion du centenaire de la naissance de celui qui a laissé son nom en lettres d’or dans l’histoire de la musique, l’Association Culturelle « Mohamed Iguerbouchen » de son village natal, a organisé des activités commémoratives afin de lui rendre hommage et d’essayer, autant faire se peut, de le faire connaître du grand public.

Le programme de ce centenaire a été varié : une exposition de photos et de documents retraçant le parcours de l’homme, une conférence sur sa vie et son œuvre donnée par M. Rachid Mokhtari, des passages de chorales polyphoniques, de la poésie et du théâtre. La journée du vendredi 23 novembre a été marquée par l’inauguration d’une stèle commémorative à Ath Ouchène et de la visite de la maison natale du maestro kabyle.

Il est à relever que, malgré la bonne volonté des organisateurs de l’hommage, les activités n’ont pas été à la hauteur de l’homme et de son parcours. À la Maison de la Culture de Tizi Ouzou, par exemple, lieu de l’exposition, personne n’avait pensé à mettre quelques musiques du grand compositeur, peut-on raisonnablement rendre hommage à un compositeur sans écouter une de ses compositions ?

Lors de sa conférence, M. Rachid Mokhtari a affirmé que l’ostracisme qui existe à l’égard de Mohamed Iguerbouchène vient du fait qu’il « est un scientifique ». Ceci explique, selon lui, le fait qu’il est délibérément ignoré par les institutions. Ceci s’explique d’autant plus qu’en dehors de la Direction de la Culture de Tizi Ouzou, aucune autre institution n’a pris part aux activités de ce centenaire, ni ne les a financés.

Biographie de Mohamed Iguerbouchène* :

Mohamed Iguerbouchene est né le 13 novembre 1907 à Ath Ouchène, commune d’Aghribs (Tizi-Ouzou – Kabylie). Il est le fils de Saïd Ben Akli et de Oucik Fatma. Après un début d’études à l’école d’Aghrib, il suit sa modeste famille qui quitte son village d’origine pour aller s’installer à la Casbah d’Alger où intégrera l’école de Sidi M’hamed.

C’est là que le destin du jeune Mohamed et sa route vers la gloire se tracent. Alors qu’il n’a que 15 ans, affectionnant les cours de musique donnés par la mission protestante, les mélodies qu’il joue avec sa flûte subjuguent déjà.

C’est ainsi que, suite à une audition d’élèves de l’école protestante de solfège, le peintre écossais Fraser Ross, voisin des Iguerbouchène à la Casbah d’Alger, décèle en lui la graine d’artiste et décide de le prendre en charge.

Mohamed Iguerbouchene est, donc, confié à un richissime et influent notable anglais (le comte Roth) en compagnie duquel il effectua son premier voyage vers l’Angleterre. Sur place, il poursuivra ses études académiques sous la houlette du professeur Levingston au « Norton Collège » de Londres où il apprendra l’Anglais, la philosophie et la musique occidentale. Ces études seront sanctionnées par la réussite au concours d’entrée à la célèbre « Royal Academy of music ».

En 1925, l’artiste se produit sur le lac Constance à Bregenza en Autriche et séduira le public grâce à « Kabylia rhapsodie n°9 » et « Arabic rhapsodie n° 7 », deux symphonies inspirées de thèmes spécifiquement algériens.

Là, il obtient le premier prix de composition d’harmonie et contrepoint ainsi que le premier prix d’instrumentation et de piano. Iguerbouchène se détourna de la musique symphonique pour se consacrer à un volet musical, du film cette fois-ci, en composant pour le cinéma les musiques des films documentaires comme « Aziza », sur la Casbah d’Alger ou « Dzaïr », un court métrage.

En 1934, le réalisateur français Julien Duvivier lui demanda son concours musical pour réaliser le célèbre film « Pépé le Moko », dont le rôle principal était incarné par Jean Gabin, cela lui ouvrit d’autres perspectives et une renommée internationale puisqu’il écrivit en 1937 la musique de « Terre idéale » sur la Tunisie.

En 1938, Iguerbouchène composa une cinquantaine de chansons en Arabe au chanteur Salim Hallali, une vingtaine d’autres en Kabyle viennent allonger son répertoire à l’image de celles composées pour Farid Ali. Il composera aussi dans différents genres de musique : boléro, mambo, samba, chants du Sud, chants funèbres, chants des pèlerins…, son répertoire affiche quelque 590 œuvres enregistrées à la Sacem.

M. André Sarrouy le chargea de composer la musique du film « Kaddour à Paris ». Après avoir séjourné dans les geôles françaises en 1944 pour ses activités nationalistes, Iguerbouchène part au Sud pour poursuivre son travail.

À partir de cette période commence, pour Mohamed, l’ascension vers la renommée mondiale. Le périple de l’artiste se poursuivra en Italie, en Allemagne, en Suisse et même à Hollywood où il composera des musiques pour films à la demande de la Metro Goldwin Mayer (MGM) et de la Paramount, deux des plus prestigieuses compagnies américaines de production cinématographique.

Ne se donnant aucun répit, Iguerbouchène composera « Kabyliya », une symphonie pour orchestre, « Saraswati », un poème symphonique, « Danse devant la mort », un ballet et deux rapsodies kabyles pour grand orchestre ainsi qu’une quarantaine d’émissions littéraires originales d’une durée de trente minutes chacune, intitulées « Chants d’amour de l’Islam » et une quarantaine d’autres, sous le titre de « Cabarets d’Orient ».

En 1953, ce fut la création du concerto pour piano et grand orchestre symphonique « la Rapsodie algérienne » qui remporta un grand succès. En 1955, six rapsodies kabyles pour orchestre symphonique furent écrites à Alger, ainsi qu’une vingtaine de scénarios pour la télévision.

En 1956, année durant laquelle l’artiste débutera comme chef d’orchestre à l’Émission de Langues Arabe et Kabyle (ELAK), 165 oeuvres modernes composant une synthèse entre la musique orientale et occidentale seront réalisées.

De 1930 à 1934, alors qu’il est membre du comité d’honneur de l’Association des journalistes, écrivains et artistes de France et d’Outre-mer, Mohamed Iguerbouchen, est l’ami intime d’Albert Camus qui l’accompagne dans le domaine littéraire avant qu’il ne devienne, de 1939 à 1942 l’élève du professeur Destaing de l’École de Langues Orientales de Paris où il approfondira ses connaissances linguistiques des différentes variantes de la langue amazighe.

L’artiste comptait, aussi, parmi ses amis, qu’il recevait chez lui à la rue Saint Didier à Paris, la grande diva de la chanson française Edith Piaf. Outre cette dernière, on cite, aussi, Taouès Amrouche, Emmanuel Robles, Georges Auric, Vincent Scotto, Max Derrieux, Salim Hellali, Mohamed Kamal, Cheikh El Hesnaoui, et le poète hindou Robindranath Tagore.

En plus de son génie, Mohamed Iguerbouchen avait une grande capacité d’assimilation pour les langues. Ceux qui l’on côtoyé affirment qu’il parlait l’Anglais, l’Allemand et l’Espagnol couramment et d’une manière très correcte comme il avait, aussi, une grande maîtrise du Kabyle, de l’Arabe et du Français.

Mohamed Iguerbouchène meurt le 22 août 1966 (certains disent le 23) à Alger, à l’âge de 59 ans, des suites d’un diabète, il sera enterré au cimetière El Kettar d’Alger, il nous aura légué un trésor musical inestimable évalué à près de 600 chefs-d’œuvre qui restent introuvables du grand public.

* Synthèse de différentes biographies de Mohamed Iguerbouchène.

Sources :

- Dictionnaire des musiciens et interprètes algériens, Achour Cheurfi, ANEP 1997.
- Documents de l’Association Culturelle Mohamed Iguerbouchène.
- Texte de M. Rachid Mokhtari dans Passerelles N° 26, décembre 2007.

Pour Kabyle.com : Djamel BEGGAZ

Fichier attachéTaille
iguerbouchene1984.jpg8.75 Ko
Conférence de Rachid Mokhtari sur Mohamed Iguerbouchène51.85 Ko

Commentaires

Des algeriens qui s'en inspirent

Il y'en a qui s'en inspire comme même, à l'image de ce jeune Oranais. Article du journal El-watan:
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=84733
Je n'arrive pas à trouver les partitions de ce grand maître Iggerbouchène.
Quelqu'un à t'il idée où on peut les trouver?

Soumis par Anonyme le 15 janvier, 2008 - 01:25.
Je vois que mon commentaire

Je vois que mon commentaire sur la déclaration de Ferhat Mhenni à Tiziwezzu a disparue, ainsi que la vidéo !

Soumis par Anonyme le 2 janvier, 2008 - 23:54.
NARGUEZ ! NARGUEZ ET NARGUEZ !

Nous devrons être d'infatigables NARGUISTES !

Lazz Uqerru yugar win Ukerchiw .

Pour un probléme GLOBAL et un ennemi GLOBAL ,il nous faut une
solution GLOBALE.C'est le REFUS GLOBAL.

Pour qu'éventuellement nos enfants et nos petits enfants retrouvent
enfin la PAIX L'HARMONIE et la JOIE de VIVRE ,il nous appartient dés
aujourd'hui de mettre en place les structures et les moyens nécessaires
á leur disposition pouvant mener vers une VERITABLE LIBERATION de
toutes sortes d'oppression ,de pauperisation,d'humiliation ,d'occupation
ou encore d'autres INVASIONS telles que celles que nous subissons et
dont nous souffrons en ce moment.

Nul n'est sans savoir aujourdhui l'horrible réesultat de 14 siécles
d'islamisation ,de coranisation et de mohametisation de nos populations.
C'est purement et simplement CATASTROPHIQUE et CHAOTIQUE .

Il nous faut pouvoir sortir de ce cerle INFERNAL q'est:
1- L'islamisme
2- L'arabisme
3- Le bááthisme
4- Le mohamedisme
5- Le Talibanisme

NARGUEZ !!!NARGUEZ !!! NARGUEZ !!! et apprenez aux autres á
bien NARGUER !!!!!!!!

Sinon nul ne nous pardonnera :
Ni nos ancêtres et encore moins les générations futures.

Ur-ghets-samahhen IMEZWURA.
Aghd-ezmen INEGGURRA.

Akka a yessi-s n'KAHINA ,a tharwa n'MASSINISSA .

Sghur La N.A.R.G. ( La Nébuleuse Amazigh du Refus Global ) 1997 á 2007

Soumis par Sghur La N.A.R.G. le 29 décembre, 2007 - 09:13.
On a tant besoin de vous Mohamed

Notre culture, musique est Art ne cesse d'etre marginalises et mis de cote par nos ennemis dans et en dehors du pays.
On a tant besoin de gens comme Mohamed Iguerbouchene pour montrer au monde ce que notre culture est faite de.
Reposes en paix mon cher voisin car je suis vraiment votre voisin d'Azazga.

Hacene Baleh

Soumis par Anonyme le 27 décembre, 2007 - 08:34.
Incroyable mais vrai !

Voilà un Kabyle qui avait vraiment fait de la vrai musique, j'entends par là: avec la connaissance profonde de la science musicale ( rythme, solfége, etc...) et en plus apprise chez les plus grand musiciens d'Europe, avant qu'il ne devienne lui même, à son tour, un grand compositeur.

C'est au même moment que les procurseurs de l'autre voie musicale s'inspirant de l'oriental avait eu lieu(ou peut être après), à savoir Slimane Azem, Zerouki, El Hasnaoui, qui est devenu le folklor actuel et qui a du mal à se moderniser.

On avait laissé se répondre le folklor qui était et jusqu'a maintenant helas, empirique, sans organisation, et qui inspire presque, helas, tous les nouveaux chanteurs kabyle. Pour ma part je n'arrive pas à expliquer à mes amis européens, quand je leur parle des nos chanteurs populairs kabyle, Lounes menguelet par exemple, qu'ils ne savent même pas écrire le solfége!!
Ou est la science musicale dans ce cas là?

En tout cas on a laissé sous silence Mohamed Iguerbouchène, exprès, de peur que cela inspire la musique kabyle vers une autre vrai musique, et de grand musiciens, et on a laissé prospéré le folklore empirique, faite sur trois accords maximum.

J'aime bien le folklor( Tak Farinnas, etc..), mais on a pas de grand musicien( qui connaissent comme Mohamed Iguerbouchène ce que la musique veut dire).

Ou sont les grandes mélodies kabyle? Alors que l'europe en a des tonnes, en plus deux ou trois siécle en arrière( Mozar, Bach, Beetoven etc...). Je parle même pas de l'époque actuel!!

Ce qui nous manque est une vrai école musicale qui enseigne la vraie musique( solfége, piano, les grands compositeurs, etc...). On peut répliquer qu'il en existe déjà, je sais qu'il en existe, mais malheureusement elle n'enseigne que le folklore et l'orientale.

Les Kabyles qui ont été dans des conservatoires le sont dans des conservatoires orientales, et qui ne font que continuer le folklore.
Je n'arrive pas non plus à comprendre pourquoi ceux qui ont les moyens( Comme Ait Menguelet, Tak Farinnas), ce qu'ils attendent de se consacrer ou de créer de vrais structures musicale et qui s'inspirent de Iguerbouchène par exemple.
Celà ouvrirait un nouvel horizon à la chanson Kabyle, et on aura d'autres Mohamed Iguerbouchène. Sinon on continuera le folklor à trois accord pour toujours.

Soumis par Anonyme le 27 décembre, 2007 - 02:01.
Portrait de lvachir
lmuziga yelhan, tsin ghef it cetthedh

tu pense que la beauté de la musique dépend du nombre d'accords, essayes d'écouter les symphonies de percussions africaine, le chewingum il va te tomber de la bouche tellement tu vas la laisser grande ouverte. tes références sont occidentales, c'est bien, ouvre toi encore un peu plus à d'autres musiques bien que traditionnelles mais qui racontent des histoire géniales.
alih, filamane

Soumis par lvachir le 11 janvier, 2008 - 18:12.
Mozar et Kaci Vudrad

Des Mozar y'en en a pas beacoup..

Si tu ne reconnais pas le genie de El Hasnaoui. avec ses valses et rumbas...ou celui de Zarrouki Allaoua alors la...
Il y a dans le monde la musique classique Occidental ne au temps de Mozar et de Bach ...et il y a une qui est plutot orale... Les Musiciens kablyes ont beaucoup participe a la creation de la musique Andalouse et de ses Noubates et ses 24 modes (et Oui celles qui ont inflence Mozar ( les Turque et les autres) ( Reflechie avant de dire des betises sur l'Andalou)

La musique Espagnole n'utilise que deux Modes: Le Sahli et Le Sika alors que Ait Menguelet a lui seul utilise Raml el Maya, Zidane, Moual, Jarka, Grib, Mezmoum, etc
Pour dire un mot de la musique Occidental de notre eopque alors quoi de particulier?

Trois accords "Do, Fa, Sol" ou "Re, Sol, La" et ca tourne autour de ces accords la ...La musique des Iddebalen par example est beaucoup plus complique que ca.. Le bendir joue en contre poids avec le TTval..Genial ...Kaci Vudrar et M'maamar des champions ecoute les attentivement...

Mais le probleme est plus profond que ca! Notre maladie est ce qu'on appelle dans le milieu medical "La Colonisatite aigue" ou Le regard negatif sur soi meme! A ne pas cofondre avec le remise en question de soi qui est autre chose...

Crif

Soumis par Anonyme le 2 janvier, 2008 - 21:16.
iguerbouchène

crif
je vous remercie beaucoup pour ce que vous venez de dire,car vous avez dit ce qu'il fallait dire.
aujourd'hui on tend à dire tout ce que font les occidentaux est potable et tout ce que font les notres est à jeter.
alors il faut se donner le temps et regarder les choses telles quelles sont.pour moi aussi el hasnaoui ,zarrouk allaoua sans passer par Dda slimane azem ,Dda akil yahyaten etc..sont des artistes qui ont fait des merveilles dans la chansons kabyle.
vive notre algerie et tous les algeriens.
merci beaucoup crif pour ce que vous aviez ecrit encor eune autre fois.
tres cordialemnt farid (sandjak)

Soumis par Anonyme le 3 janvier, 2008 - 20:48.
Fort heureusement que des

Fort heureusement que des associations culturelles comme celle « Mohamed Iguerbouchen » essayent de sauver de l'oubli les génies de notre culture, ces grands noms de la culture amazigh et qui sont occultés par l'Algérie arabo-musulmane. Ainsi, le peuple algérien en a été privé de leur talent et de leurs nombreuses contributions. Iguerbouchen a été le pionier dans l'étude de la musique occidentale dans les années 20. Il a profondément marqué la musique nord-africaine et a été derrière les grands classiques via des interprètes comme Salim Hellali, Zerrouk Alaoua, etc...

Ukerdis
www.iflisenumellil.net

Soumis par Anonyme le 26 décembre, 2007 - 23:51.
Génocide culturel

Azul fellawen,
Un trésor parmi tant d'autres perdus .
Voilà le veritable génocide culturel dont l'Algérie arabo baathiste est coupable.
Au lieu de se pavaner à critiquer la France coloniale pour ses méfaits,il devrait commencer à balayer devant sa porte.

Soumis par Anonyme le 26 décembre, 2007 - 21:03.
iguerbouchene

franchement je suis un un jeune kabyle qui essai de s'interesser a sa culture .je suis né et vecu en algerie jusqu'a mes 23 ans.. je ne me souviens pas avoir ecouté ne serais qu'une seule fois iguerbouchène.c'est quand meme dramatique .je vais effectuer une recherche pour essayer de trouver des musique des morceaux de son oeuve .si quelqu'un peu m'aider pour decouvrire le génie d'igurbouchène je nedirais pas non. merçi

amazigh99999@caramail.com

Soumis par Anonyme le 27 décembre, 2007 - 02:14.

Publicité

Connexion utilisateur

Clicky Web Analytics
Kabyle.com - Organe de presse militant - 6, Rue Soeur Bouvier - 69005 LYON - Crédits - Développement offert par Citywizz.com - Magazine propulsé avec le logiciel libre Drupal et RubyonRails