Il y a 17 ans, le lâche assassinat de Tahar Djaout

ven, 2010-05-28 22:48 -- Ajqas

Ses torts étaient sans doute : être Kabyle, démocrate et militant de la cause amazighe (proche de Mouloud MAMMERI) à travers les colonnes de l’hebdomadaire « Ruptures » (le titre en dit long !) dont il était le directeur et qu’il avait fondé avec, entre autres : Arezki Metref et Abdelkrim Djaad.

Cette année, l’honneur est encore revenu à l’Association Culturelle TUSSNA, à sa tête Zyad Lefgoum, d’organiser un colloque portant sur sa vie et son œuvre et qui a eu lieu du 25 au 28 mai dernier à la Maison de la Culture Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou, clôturé par un recueillement sur sa tombe ce matin (28/05/2010).

 « Tahar Djaout, une œuvre, un engagement » a été le thème du colloque qui lui a été consacré, à travers des conférences thématiques dont « l'Empreinte de la littérature dans le journalisme», «Tahar Djaout, à la recherche des ancêtres » et «Tahar Djaout, le Journaliste et le compagnon » animées respectivement par Mme. Afifa Brerhi, M. Djilali Khellas et M. Abdelkrim Djaad. M. Abrous Outoudert et M. Omar Belhouchet ont eu à témoigner de l’amitié qui les liait au défunt notamment du temps où ils étaient collègues au quotidien « El Moudjahid ».

Ce matin, une trentaine de personnes se sont recueillies sur la tombe de Tahar Djaout dans son village natal Oulkhou (Ighil Ibahriyen) près d'Azeffoun, ils ont été accueillis sur place par le frère du journaliste assassiné, une gerbe de fleur a été déposée et une minute de silence a été respectée en sa mémoire, pour enfin rejoindre le local de l’Association Culturelle Tahar Djaout où une collation a été offerte pour les visiteurs.

Kabylie, le 28/05/2010
Par : Ajqas

Repères biographiques :

D'origine kabyle, Tahar Djaout est né le 11 janvier 1954  à Oulkhou (Ighil Ibahriyen) près d'Azeffoun (Kabylie/Algérie).

En 1970 sa nouvelle « Les insoumis » reçoit une mention au Concours littéraire « Zone des tempêtes ». Il achève ses études l'année suivante au Lycée Okba d’Alger et obtient en 1974 une licence de mathématiques à l’Université d’Alger, où il s’est lié avec le poète Hamid Tibouchi.

Tahar Djaout écrit ses premières critiques pour le quotidien « El Moudjahid », collabore régulièrement en 1976 et 1977 au supplément « El Moudjahid Culturel » puis, libéré en 1979 de ses obligations militaires, reprend ses chroniques dans « El Moudjahid ».

En 1985 Tahar Djaout reçoit une bourse pour poursuivre à Paris des études en Sciences de l’information. De retour à Alger en 1987, il reprend sa collaboration avec « Algérie-Actualité ».
Il quitte en 1992 « Algérie-Actualité » pour fonder avec quelques uns de ses anciens compagnons, notamment Arezki Metref et Abdelkrim Djaad, son propre hebdomadaire : le premier numéro de « Ruptures », dont il devient le directeur, paraît le 16 janvier 1993.

Victime d'un attentat le 26 mai 1993, alors que vient de paraître le n° 20 de son hebdomadaire et qu’il finalisait le n° 22, Tahar Djaout meurt à Alger le 2 juin et repose dans son village natal d'Oulkhou.

Bibliographie de Tahar Djaout :

- Solstice barbelé (poèmes 1973-1974), couverture et 3 dessins de Denis Martinez, Éditions Naaman, Sherbrooke, Québec, Canada, 1975.

-  L’Arche à vau-l’eau (poèmes 1971-1973), Éditions Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1978.

-  Insulaire & Cie (poèmes 1975-1979), couverture de Denis Martinez, Éditions de l'Orycte, Sigean, 1980.

- L’Exproprié (roman, 1974-1976), Société Nationale d’Édition et de Diffusion, Alger, 1981.

-  L’Oiseau minéral (poèmes 1979-1981), couverture et dessins de Mohammed Khadda, Éditions de l'Orycte, Alger, 1982.

-  L’Étreinte du sablier (poèmes 1975-1982), "Écrivains Algériens au présent" n° 6, Centre de Documentation des Sciences Humaines, Université d’Oran, 1983.

-  Les Rets de l'oiseleur (nouvelles, 1973-1981), couverture et dessins de Slama, Entreprise Nationale du Livre, Alger, 1984.

-  Les Chercheurs d'os (roman), Éditions du Seuil, Paris, 1984, (ISBN 2020067102). Réédition dans la Collection "Points', n° 824, Éditions du Seuil, 2001 (ISBN 2020484919).

-  Les Mots migrateurs, Une anthologie poétique algérienne, présentée par Tahar Djaout, (Youcef Sebti, Rabah Belamri, Habib Tengour, Abdelmadjid Kaouah, Hamid Tibouchi, Mohamed Sehaba, Hamid Nacer-Khodja, Tahar Djaout, Amine Khan, Daouia Choualhi), Office des Publications Universitaires, Alger, 1984.

-  Mouloud Mammeri, entretien avec Tahar Djaout, suivi de "La Cité du soleil", Éditions Laphomic, Alger, 1987.

-  L'Invention du désert (roman), Éditions du Seuil, Paris, 1987 (ISBN 2020095173).

- L’Exproprié (roman, version définitive), Éditions François Majault, Paris, 1991 (ISBN 2908898012).

- Les Vigiles (roman), Éditions du Seuil, Paris, 1991 (ISBN 2020127660), Prix Méditerranée. Réédition dans la Collection Points, Éditions du Seuil, n° 171, 1995.

- Pérennes (poèmes 1975-1993), précédé de "Pour saluer Tahar Djaout" par Jacques Gaucheron, couverture et encres de Tibouchi, "Europe/Poésie, Le Temps des Cerises", Paris, 1996 (ISBN 2841090566).

-  Le Dernier Été de la raison (roman), Éditions du Seuil, Paris, 1999 (ISBN 2020367106).

-  Fragments d'itinéraire journalistique, Éditions Dar El Gharb, Oran, 2004.

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Commentaires

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Fadhma N'Sumer, tous les morts et deportes kabyles suite a l'alliance d'Abdelkader et Napoleon III, Amiruche, Abane, Krim, Mulud Mammeri, Matoub, Djaout, Tazrout, Smail Yefsah, Boussebci, Said Mekbel, Benhamouda, Boudiaf, les morts de l'insurrection kabyle sous le FFS en 1963, les morts de 2001 etc... sont les victimes du colonialisme arabo-islamiste nazi anti-amazigh du clan d'Oujda.

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

L’arabe en Arabie respectons le, mais le faux arabo-khoroto mahométan en Afrique du Nord écrasons le avant qu’il nous écrase !!

Les arabo-khoroto-âne geriens marochiens et tous ces zombies-muz de faux arabes en Afrique du Nord ne supportent pas qu’il en existe encore des berbères et des kabyle qui leur disent merde ; merde pour leurs araberies et leurs islameries.

Ils ont du mal à ces arabos zombies mahométans de découvrir qu’il existe encore des berbères qui veulent pas se laisser ara-baiser et cora-niquer.

Ces chiens de faux arabo-khorotos zombies mahométans nous pourrissent la vie en Kabylie chers compatriotes, ayons des couillent de les foutre dehors.

Tout ce qui amazigh et berbere leur tape sur la cervelle d’arabo-zombie aveuglé par la religion de haine mahométane.

Disons non aux arabo-khoroto-zombie mahométans, disons à ces chiens que nous ne voulons pas devenir arabe et nosu ne voulons pas s’incliner à leur dictature et aux colons arabo-khorotos.

Les peuples d’Afrique du Nord doivent prendre exemple sur le peuple kabyle. Ils doivent se manifester et créer leurs états. L’arabe s’il en existe en Afrique du Nord il doit rentrer chez lui en Arabie, cette terre leur est interdite , elle doit rester amazighe rien que amazighe !

L’arabe en Arabie respectons le, mais le faux arabo-khoroto mahométan en Afrique du Nord écrasons le avant qu’il nous écrase !!

Tanmirt n’wen

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

DJAOUT,MATOUB,ABANtE ,MAMERI ,,BOUCEBCI et de toute la crème des hommes kabyles pour nous laisser les charognards prêts à satisfaire leur petitesse. en faisant la courbette devant le roi..

Que c'est triste de voir nos meilleurs partir et faire place aux rapaces..

Il est vrai leur grandeur l'histoire les retiendra contrairement aux petits ventristes sans conscience prêts à fatisfaire leurs petits besoins quitte à se renier ..

Parlons de nos vrais hommes pour que leur lumière nous éclaire et que leur mémoire ne

s'éteigne...

Djaout et ses semblablables sont notre fierté..Faisons les vivre..

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

I wacu rregmat ? ula d nek ghuccegh-ten, maca wagi d le site s les Kabyles ladgha ilaq ad d-nemmeslay kan ghef umulli n Taher Djaâut.

Taher Djaâut , d argaz yifen irgazen, yif imelyan n yizzayriyen, Ulxu tesâa-d irgazen, azeffoun akked la région.

Timlilit-nnegh deg Local n Tiddukla n Tahar Djâut, telha tgerrez, ghas Leqbayel tettun Izamulen-nsen, maca llan wid i d-irzan gher-s si lebâed, imi d lâib fell-agh irza-d gher umulli-s Urgaz d Ahulundi, ma d wid-nnegh xuccen, anda llan wid-nni iqqaren akken zeâma nekni d la fammille qui avance, u nutni ttun-t assa anagar 1 le bus d kra n tkerrusin d yiwen ufurgu n tubiret ; waqila ad as-neqqar tura la famille qui recule...

Lhasun, tanemmirt i tkemmict i d-yusan; d wigi kan i d tidet, d wigi kan i d tiwaculin ittaz'en s tidet, macci d wid itettun wid-nsen.

Tanemmirt i gma-s n Taher iwwi-yagh-d at'as ghef gma-s, irna-yagh-d isefra.

Tanemmirt i Mass Belqasmi ameddakel-is n temzi, immeslay-agh-d fell-as seg temzi-s armi immut, immesla-yagh-d ghef tirawin ines s telqey akked d umezruy n tmazgha s telqey, ammer kan i neqreb ad nili yid-s alamma ighli-d ttlam...

Ar aseggas wayed' ma nedder ur nemmut ara akken ur t-ntettu ara.

Ameslub

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

A coté de Memouni(fut exlié), Djaoute(tuer par balle) un ecrivain journaliste, sans concession quand il abord dans  ses ecrits l´archaisme qui ronge la société de son pays. C´est trés  triste que, des hommes Brillait par leurs intelligence, s´est font tuer   par   des conards!

Soumis par Izem (non vérifié) le

L'Algerie est un pays terrifiant. N importe qui peut etre tue

pour  n'importe quoi sans qu il y ait justice. C'est lenfer sur terre.

Izem

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