Oui je sais. Les kabyles ne sont pas un troupeau de mouton. Qu’il ne faut jamais se départir de son esprit critique. Et que les kabyles ont trop soufferts pour de nouveau s’engouffrer tête baissée vers une nouvelle aventure politique.
Mais vous savez quoi ? C’est justement ces trois raisons qui ont mené à la création de l’Anavad (Gouvernement provisoire kabyle). Les kabyles ne sont pas un troupeau au service des intérêts des luttes de clan du régime algérien. Ils forment un peuple qui doit désormais se matérialiser par un état, chargé de prendre en charge ses besoins.
La légitimité du GPK découle du droit naturel de la Kabylie à disposer d’elle-même et de la carence et l’hostilité du pouvoir algérien auquel nous sommes, je tiens à le rappeler à ceux qui se dressent sur la route de l’émancipation kabyle, toujours liés. Nous restons, faute d’alternatives, exposés aux turpitudes d’un régime qui n’a pas hésité à saucissonner le territoire kabyle en wilayas qui le prive de cohésion territoriale. Mais également à charcuter certains de ces citoyens, notamment ceux qui font usage de leur cerveau.
L’islamisation, malgré tout le respect que je porte aux croyants sincères, est l’instrument utilisé par le régime pour annihiler tout sens de la réalité des citoyens. Un type qui croit que l’au-delà lui réserve ses délices se résignera plus facilement à son sort. Et renoncera donc aux contingences temporelles et à la réflexion. Réflexion sur soi, sur son environnement, sur le sens à donner à sa vie.
Un proverbe tibétain qui postule que « le bonheur n’est pas au bout du chemin, le bonheur c’est le chemin… » vient rappeler à nos doux rêveurs qu’il vaut mieux tenter de vivre ses rêves que de rêver sa vie.
Pendant que certains se posent des questions sur la légitimité de l’Anavad, le régime algérien, illégitime, continue tranquillement son travail d’arabisation de la Kabylie. Ceci est répété depuis des lustres mais malheureusement les conflits d’égos passent avant ce triste constat. Ferhat Mehenni, l’homme par qui le scandale est arrivé, concentre ses efforts à construire une alternative de fait au régime algérien. Quand d’autres sont prisonniers de leurs réflexions et leurs palabres, qui une fois terminés, ne débouchent sur aucune alternative !! « Il faut… », « Y a qu’à… » avant de rentrer chez soi, tous contents d’avoir accouchés d’un grain de semoule.
Nous devons tenter de mettre en avant les intérêts de la Kabylie. Les antagonismes ou problèmes relationnels que nous pouvons avoir avec untel ou untel ne doivent pas déformer notre vision de la réalité et nous détourner du bon chemin. Vive la diversité d’opinions et la Kabylie avant tout !
La Kabylie n’est pas sur la carte du monde. Ceci est une anomalie grave. Un accident de l’histoire qu’il convient de réparer en cessant de s’encombrer de considérations stériles. Devons-nous attendre que la majorité des kabyles admettent la nécessaire émancipation de la Kabylie pour nous lancer ? ou notre rôle est-il plutôt de proposer un chemin aux kabyles ?
La vérité est que l’histoire est faite par des hommes et des femmes, parfois isolés. Mais qui, même sous le regard désapprobateur du reste de la société, refusent la fatalité.
En attendant d’autres initiatives, l’Anavad est pour l’heure le seul instrument dont nous disposons pour contrer le régime algérien et pour matérialiser notre existence sur la scène internationale, donc à terme, nationale.
Plus jamais nous ne devons accepter de faire allégeance à un régime corrompu, assassin et qui a fait de l’islam et de l’arabité les fondements de sa traduction constitutionnelle.
Les kabyles sont des hommes libres, laïques et respectueux des droits de l’homme. Toute autre constitution que celle qui consacre ces principes ne nous concerne pas.
Arezki BAKIR
Tous derrière l’Anavad !
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Commentaires
L'autonomie est inévitable
Deux autres raisons majeures d'exiger l'autonomie :
1) Le pouvoir central poursuit sa politique d'apartheid en Kabylie, et n'investit aucun sous dans cette région. En voici une preuve :
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=139040&titre=Tizi%20ouzou%20:%20la%20ville%20abandonnée
2) Le pouvoir central a livré en patûres la Kabylie aux hordes sanguinaires islamistes. Voici un exemple :
http://www.elwatan.dz/La-population-exige-la-liberation
on peut pas dire,du jour au
on peut pas dire,du jour au lendemain,a une population,qui justement,est entrains d'abondonner ses coutumes et traditions et méme sa longue,qu'elle constitue un peuple et qu'elle a le droit de prétendre a un etat.il faut d'abord travailler a une généralisation de la prise de conscience,c'est vrai que c'est un bon début,mais en voyant,par exemple,comment prés de 2millions de catalans sont sortis dans la rue pour revendiquer leur etat,on est obligés d'admettre qu'on est encore loin du compte.
Préparez vous on arrive
De la haine, de la haine brûlante — c’est ce que nous voulons déverser dans les âmes de nos millions de compatriotes kabyles, jusqu’à ce que s’embrase en Kabylie la flamme de colère qui nous vengera des corrupteurs (arabes et kabyles de service) de notre région.
C’est la raison pour laquelle la résolution de la question (kabyles de service et arabes) est une question centrale pour les makiste. Cette question ne peut être résolue avec délicatesse; face aux armes terrifiantes de nos ennemis, nous ne pouvons la résoudre que par la force brute. La seule façon de combattre est de combattre durement. amirouche l’a dit, “si vous frappez, alors frappez dur! Le seul combat sérieux est celui qui fait hurler votre ennemi. Il n’y a ici aucune possibilité d’accommodation : l’arabes et ses complices demeureront à jamais des ennemis dans le cœur de notre peuple. Nous savons que s’ils se saisissent des commandes, nos têtes rouleront; nous savons aussi cependant que lorsque nous aurons le pouvoir entre nos mains, que Dieu ait pitié d’eux.
L'arabe qui apporte avec lui l'islam a pour but ultime de dominer les peuples. Par conséquent, l'arabe, cette sangsue, doit être exterminé ,L'arabe en tant que ferment de décomposition n’est pas à envisager comme individu particulier bon ou méchant, [il est] la cause absolue de l’effondrement intérieur de toutes les races, dans lesquelles il pénètre en tant que parasite. Son action est déterminée par sa race. Autant je ne peux faire reproche à un bacille de tuberculose, à cause d’un action qui, pour les hommes signifie la destruction, mais pour lui la vie, autant suis-je cependant obligé et justifié, en vue de mon existence personnelle, de mener le combat contre la tuberculose par l’extermination de ses agents. L'arabe devient et devint au travers des milliers d’années en son action une tuberculose de race des peuples. Le combattre signifie l’éliminer
Aucun d’eux [les peuples dominés par les arabes] ne peut écarter cette main [celle des arabes] de sa gorge autrement que par le glaive. Seule, la force rassemblée et concentrée d’une passion nationale peut, d’un sursaut, braver les menées internationales qui tendent à réduire les peuples en esclavage. Mais un tel geste ne saurait aller dans effusion de sang,Si l’on avait, au début et au cours de la guerre, tenu une seule fois douze ou quinze mille de ces arabes et kabyles de services corrupteurs du peuple sous les gaz empoisonnés que des centaines de milliers de nos meilleurs travailleurs kabyles de toute origine et de toutes professions ont dû endurer sur le front, le sacrifice de millions d’hommes n’eût pas été vain. Au contraire, si l’on s’était débarrassé à temps de ces quelques douze mille bâtards, on aurait peut-être sauvé l’existence d’un million de bons et braves kabyles pleins d’avenir,Les arabes et les kabyles de service seront anéantis dans notre pays. Ils n’auront pas, en toute impunité, manigancé le 19 juin 1965 Ce jour sera vengé. En exterminant cette peste, nous rendrons à l’humanité un service dont nos kabyles ne peuvent avoir la moindre idée. Les lois de la vie exigent que des meurtres soient commis de façon ininterrompue afin que les meilleurs vivent, Beaucoup de d’arabes et de kabyles de service n’ont pas été, non plus, conscients du caractère destructeur de leur existence. Mais celui qui détruit la vie s’expose lui-même à mourir et les arabes et kabyles de service ne feront pas exception à la règle. Qui doit-on blâmer, le chat ou la souris, si le chat mange la souris ?
La nature est régie par la loi de la lutte. Il y aura toujours des formes d’existence parasitaires pour accélérer le combat et intensifier le processus de sélection entre les forts et les faibles. Dans la nature, la vie travaille toujours immédiatement contre les parasites; dans l’existence des peuples ce n’est pas exclusivement le cas. De là vient les dangers arabes et kabyles de service. Les peuples modernes n’ont donc d’autre solution que d’exterminer les arabes et les islamistes.
L’arabe doit partir de thamazgha. Je dis seulement qu’il doit dégager. S’il crève en route, je n’y peux rien. Je vois seulement une chose: s’ils ne partent pas volontairement, l’extermination totale, Nous n’avons aucune intention d’être des anti-arabes et anti-kabyles de service sentimentaux désireux de susciter des pogroms mais nos coeurs sont remplis d’une détermination inexorable d’attaquer le mal à sa base et de l’extirper de sa racine à ses branches. Pour atteindre notre but, tous les moyens seront justifiés, même si nous devons nous allier avec le diable.
m'hamed des ouadhias
Tu parle pour rien
Mohamed des Ouadias.
Tu parle por rien car les Amazighs/Kabyles ne sont jamis d'accord pour faire une chose ensemble depuis la nuit du temps. A chaque fois son frere s'oppose et c'est le gachit.
Si tu veux faire, il faut avoir tes freres avec toi, chose qui manque les Kabytchou!
Ahvuh!
A propos, peux tu me rendres service? Vas y change ton nom. J'ai horeur de Mohamed.
Je ne te croix meme pas avec ce nom. Pardon.
Anavad
Cher Arezki Bakir
Vous faites dans l'auto-satifaction.
Vous prétendez que les "Kabyles ne sont pas un troupeau de moutons", mais vous les sollicitez comme tels! Vous qui vivez en France et connaissez les mécanismes électoraux,vous demandez justement à ces mêmes Kabyles de soutenir un "GPK" ,comme on prendrait un ticket de cinéma ou mieux , pour assister à une scène de théatre , avec pour acteur principal :Ferhat Mehenni .
A celui-ci ,je pose la question de savoir ,quels sont les généraux qui sont derrière lui ?
Cette structure est illégitime , M.Bakir , parce que toute légitimité de pouvoir est issue d'une consultation populaire .Ce "GPK" est à pied d'égalité avec le pouvoir d'Alger. Dans les deux cas, les gouvernés ou concernés n'ont pas été consultés.
Le droit de la Kabylie de disposer d'elle-même , comme vous le prétendez en mélangeant le vocabulaire politique ,passe par des élections directes, et libres ,et non par une réunion parisienne, quelconque.
il s'agit d'abord de convaincre les Kabyles ,pour les amener à élire un parlement régional d'oû émanera un gouvernement régional ,et non le contraire.
Vous citez le Tibet et vous oubliez que le dalai lama est secondé par un exécutif en exil , mais élu .
Vos propos constituent "un grain de semoule" et vos initiatives de salon minent durablement le concept d'autonomie.
Monsieur Amirouche articule
Monsieur Amirouche articule son discours comme si la Kabylie était indépendante, donc en mesure d'organiser une consultation populaire, voire même des élections. Il ne connait donc ni la réalité kabyle, ni la réalité algérienne. Il ne connait même pas la réalité humaine; autrement il aurait su que de tout temps, des leaders de tous peuples proposent des alternatives, créent des structures et défendent des idées. Beaucoup de kabyles semblent nous dire qu'ils sont d'accord avec l'idée d,autnomie régionale, à condition que ce ne soit ni le MAK, ni Ferhat Mhenni qui les proposent. Ou peut être même à condition que personne ne la propose! ou elle tombe du ciel avec la derniére pluie ou alors NIET!
Ainsi donc, ils sont d'accord avec l'idée de gouvernement provisoire pour symboliser l'idéal d'autnomie régionale, mais ils veulent que ce gouvernement soit issu d'élections en Kabylie. Ils font semblant d'ignorer que la Kabylie ne peut organiser des élections que si elle était autonome ou souveraine. Or, si elle était déja autonome ou souveraine, cela voudrait dire qu'elle a déja un gouvernement. Alors pourquoi aurait-elle besoin d'un gouvernement provisoire?
Je ne peux conclure qu'une chose: les gens comme Amirouche sont contre l'autonomie de la Kabylie et contre la liberté en général. Ils invoquent la rage pour tuer leur chien.
Ariless
azul
On dirai que se monsieur amirouche vie dans une autre planète et un autre pays que l’Algérie a moins qu’il fait partie de cette couche social fraichement installer par le pouvoir par son system rentier dite (les beggaras) qui ont gouter au gâteau de la rente pétrolière et qui ont acquis une richesse douteuse ces dernières année par la chepa et les tours de passe passe. Et bien sure ces gens la ils ne seront que contre ce GPK parce que il ne travail pas les intérêts de ces de ces matérialistes de tous bord. Mais si monsieur amirouche est autre chose que cette secte de beggara il n’a qu’a ouvrir bien les yeux pour voir la porté et les réels objectifs du gpk et comme de coutumes et de traditions dans les pratiques des kabyles toutes initiative d’un des leurs est critiquer juger est condamner avant de savoir de quoi il s’agisse. Et si tu veux s’avoir qui sont les généraux qui sont derrière ferhat je te répondrai a sa place si tu veux : deriere ferhat ya une population kabyle qui englobe en elle-même des généraux des enseignants des médecins des intellectuels des politicien, des paysans des chômeurs des femmes des hommes des jeunes des vieux….etc, des hommes libre, des libérateurs ,des optimistes mais pas de pessimistes. Il faut toujours un véritable leader pour faire avancer les choses, ou faut-il attendre le pouvoir de nous délivrer un. Essayer plutôt de te rapprocher de nous parce que tu fait partie de nous on te veux avec nous mais pas contre nous.
Karim de bejaia.
Vôtre argument ne tient pas la route...amirouche
Cette structure est illégitime , M.Bakir , parce que toute légitimité de pouvoir est issue d'une consultation populaire.
MR amirouche ;pouvez-vous nous citer une seule organistion une seule association légitime dans votre pseudo nation indépendante alkhérienne ?
Qui est légitme en Algérie?
Quant au GPK il s'est constitué tout simplement à l'image de toute organisation universelle naissante avant d'avoir accés justement à la consécration de cette légitmité par des élections libres indépendantes et sans bourrages des urnes comme votre pseudo république illégititme.
Comme c'est drôle ,ces personnages accéptens des tirans élus avec une simulacre d'electiondont il ne leur contetent pas la légitimite et pour le MAK il le discrédite sous leur fallacieux préteste.
Mais nous savons que pour tuer son chien il faut lui trouver le préteste la rage telllement plus acceptable et peut-être moral à leurs yeux..
votre argument infondé est irrecevable pour les âmes sensées.
Alors ,continuez vos âneries...
ihiquel...
La Kabylie enfin debout!
On se croirait en campagne électorale. Merci Monsieur Areski d'essayer d'haranguer les foules pour suivre l'Anavad; cependant, nous ne nous positionnons pas derrière lui, nous sommes avec lui, à côté de lui, à son service comme il est à notre service. Nous faisons un avec le Gouvernement Kabyle. L'Anavad nous a rendus à la Vie! Il vivra tant que nous vivrons. J'irai encore plus loin en disans que tant qu'il sera là, nous continueront d'être vivants. Il est le garant de la survie de notre identité. Le garant de la survie de notre Terre. Le garant de l'évolution de nos conditons de vie. Il est donc de notre intérêt d'être à son écoute tout comme il est à notre écoute. Tout le reste comme vous dites, est grain de semoule qui ne nuira aucunement au rouage d'une magnifique Action qui est, de toute évidence, vouée au plus grand des succès. C'est écrit!
On dirai que se monsieur
On dirai que se monsieur amirouche vie dans une autre planète et un autre pays que l’Algérie a moins qu’il fait partie de cette couche social fraichement installer par le pouvoir par son system rentier dite (les beggaras) qui ont gouter au gâteau de la rente pétrolière et qui ont acquis une richesse douteuse ces dernières année par la chepa et les tours de passe passe. Et bien sur ces gens la ils ne seront que contre ce GPK parce que il ne travail pas les intérêts de ces de ces matérialistes de tous bord. Mais si monsieur amirouche est autre chose que cette secte de beggara il n’a qu’a ouvrir bien les yeux pour voir la porté et les réels objectifs du gpk et comme de coutumes et de traditions dans les pratiques des kabyles toutes initiative d’un des leurs est critiquer juger est condamner avant de savoir de quoi il s’agisse. Et si tu veux s’avoir qui sont les généraux qui sont derrière ferhat je te répondrai a sa place si tu veux : deriere ferhat ya une population kabyle qui englobe en elle-même des généraux des enseignants des médecins des intellectuels des politicien, des paysans des chômeurs des femmes des hommes des jeunes des vieux….etc, des hommes libre, des libérateurs ,des optimistes mais pas de pessimistes. Il faut toujours un véritable leader pour faire avancer les choses, ou faut-il attendre le pouvoir de nous délivrer un. Essayer plutôt de te rapprocher de nous parce que tu fait partie de nous on te veux avec nous mais pas contre nous.
Karim de bejaia.
Quand des kabyles deviennent des dhimmis..
TAMURT.
Hallucinant ce que peuvent rédiger certains journalistes, supposés être kabyles, exerçant dans la presse algérienne « dépendante », à propos de la Kabylie et des événements qui s’y déroulent.
14/07/2010 - par A. Mekdam
Il est clair que la ligne éditoriale commune à toute la presse algérienne, qu’elle soit arabophone ou francophone, privée ou publique, depuis l’intronisation de Bouteflika, est la promotion de la politique de l’Etat, la médiatisation des actions de ses ministres et de ses agents au détriment de l’information vraie, de l’actualité brulante et de l’intérêt du citoyen qui achète ces journaux. Certains disent que la cagnotte publicitaire, monopole de l’État et des opérateurs économiques, en étroite collaboration avec ce même État, est une épée au dessus de la gorge de ces organes, qui ont plus intérêt à relayer la propagande officielle que de parler de grèves qui paralysent tous les secteurs, d’émeutes qui éclatent dans tous les coins du territoire, de corruption qui gangrène l’économie et surtout de la contestation citoyenne, en Kabylie ou ailleurs, porteuse de danger pour les tenants du pouvoir et surtout de salut pour les pauvres citoyens.
L’exemple le plus criard est le silence radio absolu, si ce n’était l’intox et la désinformation, observé par les journaux algériens à l’égard des actions du MAK (Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie), notamment lors des grandioses marches du 20 avril et lors de la naissance du GPK GPK Gouvernement Provisoire Kabyle (Gouvernement Provisoire Kabyle) le 1er juin 2010, au Palais des congrès, à Paris.
Certes, on est pas au pays de Pullitzer qui affirmait « Notre République et sa presse graviront ensemble les sommets ou bien elles iront ensemble à leur perte. Une presse compétente, désintéressée, peut protéger cette morale collective de la vertu, sans laquelle un gouvernement populaire n’est qu’une escroquerie et une mascarade » mais le bon sens et l’éthique exigent, à défaut de dire toute la vérité, ne pas la déformer.
Après la folie nationaliste qui s’est emparé des politiques, des journalistes et des populations algériennes, suite à la qualification d’une équipe algérienne médiocre et honteusement décrite de seul représentant arabe en coupe du monde, après les insanités d’Echourouk à propos du MAK et de son président, après les manipulations d’El Watan et du Quotidien d’Oran sous la plume des figures de proue de ces rédactions, voici des plumitifs, en mal de reconnaissance, qui dénaturent complètement des faits pour leur prêter une signification qui n’a de sens que dans la tête de leurs auteurs. Il est évident que ce genre de forfaits n’est pas gratuit. La règle est la même, il s’agit d’abord de cacher une vérité afin de manipuler l’opinion, en tous cas leurs lecteurs, l’embellir de qualificatifs fumeux, pour ensuite récolter les dividendes de ce détournement, à savoir la promotion et les primes qui vont avec.
M. Makhedi, d’El Watan, inaugure le bal de l’intox en titrant « Il fausse le débat sur la régionalisation : la provocation de Ferhat Mehenni » (1) comme si le débat a eu, déjà, lieu et que le MAK, qui en réalité l’inaugure, vient le fausser, en parlant clairement et sans hypocrisie de Kabylie. Le journaliste, tout au long de son article n’a fait que relayer une déclaration de trois personnages auto-proclamés autonomistes, pour conclure, sans aucune enquête de terrain ni interview des concernés, que « ce projet suscite même l’inquiétude des citoyens qui souffrent déjà d’abandon de la part de l’État » sans se rendre compte, justement, que l’Autonomie est le seul palliatif à cet abandon. Pour le mot « provocation » il n’est pas facile de savoir ce qu’il fait dans le pseudo article ! L’auteur ne mentionne nullement ni le projet dont il parle, à savoir l’autonomie, ni un autre projet salvateur, puisque le projet du MAK n’est pas de son goût. Comme tout argument il préfère la facilité : « Le FFS propose le fédéralisme et le RCD la régionalisation ». Pathétique !
Dans son article « Haro sur le kidnapping » (2) traitant de l’enlèvement d’un citoyen kabyle dans la région de Fréha, A. Boukhlef, de La Tribune, préfère parler de citoyen « Algérien » et de mobilisation de « peuple Algérien » comme si l’événement se déroule dans une région algérienne que l’on ne peut, ou l’on ne veut, nommer ! Des assertions comme : « Cela fait plusieurs années en effet que les Algériens ont perdu cet élan de solidarité. Cette qualité si essentielle qui a permis d’arracher l’indépendance et de vaincre, des dizaines d’années plus tard, le terrorisme... Des Algériens sont sortis à Issenadjen, puis à Ath kouffi et aujourd’hui à Fréha... » n’ont rien à envier à un Edito d’El Moudjahid. L’auteur, trahi par son inconscient Kabyle, fait le constat amer, quand même, en fin de l’article : « Il est anormal de constater que ce phénomène d’enlèvements se limite presque exclusivement à la Kabylie » en prenant soin de rajouter une touche de doute. Il est inutile de rappeler à ce journaliste que la solidarité n’a jamais été algérienne et que la mobilisation citoyenne ne peut être que kabyle. Pendant une quinzaine d’années des algériens se sont fait égorgés, des villages entiers ont été massacrés et des élections ont été truquées sans que l’on voyait une bribe de cette solidarité algérienne. Les événements du Printemps Noir, et ses 128 victimes, sont là à nous rappeler que les algériens ne connaissent pas la solidarité surtout quand il s’agit de leurs « concitoyens » de Kabylie. L’allégeance et la vassalité l’ont remplacé.
Une autre journaliste, S. Lokmane, du journal Liberté (3), poussée par la mythomanie jusqu’au délire, n’a pas trouvé mieux, pour faire l’apologie de l’arabisme, que de « dékabyliser », tout simplement, une élue britannique, du parti travailliste, Mouna Hamitouche, d’origine kabyle et qui vient d’être choisie par la population d’Islington à la tête de leur municipalité, dans la banlieue de Londres. « Mme Le maire s’est dite fière d’être la première femme d’origine arabe élue à ce poste » affirme la journaliste qui apparemment confond, à l’instar de ses concitoyens, kabylité, algérianité et arabité ou fait sciemment diluer l’élément kabyle dans le magma arabe.
Dans un dossier traitant du développement de la ville de Tizi-Ouzou, signé par trois plumes de Liberté (4) aucune référence, ni allusion, à la Kabylie n’a été mentionnée. Dans leur interminable plaidoyer S. Leslous et Y. Arkat, sous la direction du « Grand » M. Haouchine parlent de la ville des Genêts, de la capitale du Djurdjura et même, comble de l’ironie, de « Lbilaj » mais pas un mot sur la Kabylie. Les signataires préfèrent parler de commerce informel, d’insalubrité et de « ratage urbanistique », par ailleurs constat général, que de mentionner clairement la volonté délibérée de l’État à livrer la ville, et toute la région qu’elle représente, au bradage, à la dépravation, à l’acculturation et à l’incivisme. Sciemment occulté, la ville de Tizi-Ouzou est d’abord la cité du combat pour la démocratie, des luttes politiques et syndicales, la capitale de Tamazight, des Droits de l’Homme et surtout du Printemps Noir, et les gouvernants de ce pays ne veulent pas de cette cité rebelle, et ils font tout pour la domestiquer. Les auteurs se font même les portes-parole du Wali de Tizi-Ouzou, qui promet monts et merveilles, en relayant et en décortiquant ses projets, alors que ce dernier ne fait qu’achever la besogne déjà entamée par ses prédécesseurs : « la normalisation ». Nos trois journalistes, connus par ailleurs pour leurs accointances, ont déjà fait, par le passé, de leur hostilité à tout ce qui est kabyle, et surtout au MAK, leur cheval de Troie dans l’arène journalistique. Voilà qu’ils deviennent des publicitaires du régime, après que leur journal a appelé, dans un passé récent, au retour de la gendarmerie, un corps vomi et chassé par le peuple Kabyle, 9 ans auparavant.
Ces tentatives de manipulation médiatique qui viennent de journalistes « indépendants » sont commanditées sans compter avec l’incrédulité des véritables enfants de la région, qui savent pertinemment qu’ils n’ont rien à attendre d’un pouvoir maffieux et assassin, des commis de l’État sans légitimité ni d’indus élus opportunistes. Par leur statut, ces respectables journalistes ne peuvent dire autre chose que de relayer la parole de leur employeur, mais à défaut de pouvoir défendre la Kabylie, métier qui s’avère dangereux, ils ont beaucoup à gagner en relatant la vérité et les leurs le reconnaitront. L’Autonomie de la Kabylie, salutaire pour les villes et villages kabyles, et pour le peuple kabyle, que ces journaleux ne cessent d’occulter et de dénigrer, est un processus naturel irréversible, car inscrit dans la logique historique de la liberté et de l’autodétermination des peuples. Les Kabyles des At Jennad, comme leurs frères d’At Koufi et d’Iflissen, viennent de démontrer, encore une fois, que la Kabylie n’est pas soluble dans un ensemble algérien. La Kabylie c’est un peuple avec ses valeurs, c’est un Passé et c’est un Avenir.
Ce n’est ni des dictateurs racistes, ennemis de la Kabylie, ni des gendarmes et policiers assassins et encore moins des plumitifs de service, qui cultivent le déni de soi, qui vont détourner le peuple Kabyle de sa trajectoire naturelle, sa Liberté.
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