26 Mai 2012
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Témoignages sur le Printemps Amazigh des années 1980

ven, 2009-04-17 14:06 -- d.messaoudi

Vers la fin de l’année 1979, quatre agents de la SM  sont venus dans la maison de mes parents avec le fils de mon oncle, qui vit avec nous,  qu’ils ont arrêté au lycée, à Tizi-Ouzou, pour détention de documents sur / ou écrits en tamazight (tifinagh). Après avoir fouillé notre maison de fond en comble, ce qui s’est soldé par la découverte de quelques feuilles isolées écrites en tifinagh, l’un des agents a insulté mon père (je n’ai pas bien compris ce qui a été dit, mais d’après la manière avec laquelle l’agent parle, ce sont sans doute des insultes) et a menacé la mère en pleurs de Zouvir, le jeune lycéen, que si celui-ci ne donne pas tous les carnets écrits en tamazight, il sera jeté en prison pour de bon. Ensuite, un autre agent s’est dirigé vers moi et m’a demandé en arabe algérien si vraiment Zouvir vivait avec nous et non pas ailleurs. Je lui ai répondu en arabe littéraire par un simple « oui ». Alors, il sourit et ils repartent tous ensemble avec le fils de mon oncle. On apprend quelques jours après qu’un groupe assez important de lycéens ont été arrêtés à Tizi-Ouzou, frappés et humiliés.
 
En 1981, alors que je suis encore un élève au moyen, la Kabylie a renoue avec la protestation déjà dès les premières semaines d’avril. Des marches, des manifestations pacifiques et des émeutes ont eu lieu pendant des jours dans toute la région, bravant les agents de la CNS, de la gendarmerie et de la police qui usent et abusent de torture et de méthode d’humiliation (sodomisation) quand un manifestant tombe dans leurs mains.
À midi de cette année-là, une rumeur circule à la petite ville de Seddouk que la gendarmerie s’apprête à effectuer à la tombée de la nuit une descente punitive dans le CEM (à régime d’internat) en raison que la manifestation qui a eu lieu durant la journée a démarré de là. L’administration a alors vite pris la décision de d’annoncer une sortie générale afin de permettre aux internes d’aller chez eux et échapper ainsi aux violeurs des enfants.
 
Quelques semaines après le retour au calme, alors que mes amis et moi passons près du portail du local de la gendarmerie qui se situe (si ma mémoire et bonne) à l’ouest du village de Seddouk, non loin du cinéma d’où nous revenons, un groupe de gendarmes nous ont interpellés (nous ont-ils reconnus comme étant des élèves ?); une fois devant eux, ils nous ont dit que nous devions être parmi les manifestants qui avaient jeté des pierres sur eux. Ensuite, ils nous ont insultés et menacés de nous violer si jamais ils nous rattrapaient un jour entrain de manifester.
 

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Commentaires

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Pas de commentaires,Sans l'Union-de la-Grande-Tamazgha-du Nord-d'Afrique tout ça sera mis aux Oubliettes et tout ce qui est Amazigh sera belle et bien enterrer aux  profits de ceux qui ne céssent de nous faire disparaitres .                                                                                                                                    (-FAITES LIRE CE MESSAGE A TOUS LES AMAZIGHS QUI SAVENT...)

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

le ridicule ne tue pas comme on dit si oui dite moi si cest politiquement possible qun chef de parti politique de loposition comme ouyahiya ou abou djera soltani puissent faire de la chita a moulay abd al aziz a se point sans que leurs militants respectif ne trouvent cette orgie televisé scondaleuse aujourdhui 19 04 2009 je decouvre une tele algerienne avec des journalistes minable fesant la chita a moulay abd al aziz a tel point quil ne manquait plus que de dire moulay abd al aziz  rassoul allah franchement je nexagere pas et je trouve que 2009 cest la plus mauvaise annee et la plus dangeureuse pour lalgerie de toute son histoire

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

www.cartonrougepolitique.unblog.fr
 
Ce blog est un espace d’expression libre. Il participe de la volonté de son équipe à mener un combat en faveur de la paix, la démocratie et des causes justes. Devant la tyrannie de l'opinion qui y règne, devant tant d'imposteurs et face à la recrudescence de la médiocrité, il est du devoir de chacun et de tous d'agir pour dire: NON au règne du mensonge, NON à la violence dans toutes ses formes et NON à la politique de la force. Le chois du carton rouge n’est pas fortuit. Il exprime une attitude politique de refus de toute violation des règles du jeu.

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

www.cartonrougepolitique.unblog.fr
Ce blog est un espace d’expression libre. Il participe de la volonté de son équipe à mener un combat en faveur de la paix, la démocratie et des causes justes.
Devant la tyrannie de l'opinion qui y règne, devant tant d'imposteurs et face à la recrudescence de la médiocrité, il est du devoir de chacun et de tous d'agir  pour dire: NON au règne du mensonge, NON à  la violence dans toutes ses formes et NON à la politique de la force.
Le chois du carton rouge n’est pas fortuit. Il exprime une attitude politique de refus de toute violation des règles du jeu.
Merci de publier ce commentaire et je vous salue pour tout ce que vous faites

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

ainsiRaamasse' a Alger, derriere l'hopital Mustapha, je me retrouve avec des dizaines au commissariat centrale - Ceux qui ne connaissent pas cet endroit nje seront jamais "des anciens" (blague) - Labas, au comptoir, il y avait lieu de remplir des formulaires sur lesquels il fallait ecrire "la raison de l'arrestation", et les chiens en bleu, soufflaient aux oreilles "pour vagabondage" - Quel geni ! - Ainsi donc, la marche pouvait se reduire a rien, alors que leurs fichiers secrets,  savent parfaitement ce qu'il en est - clochardisation d'une manifestation politique - Biensur, j'ai bien mis "pour opposition politique, et marche pacifique pour demander la liberation des prisionniers politiques arretes a tizi-ouzou"

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

je tiens juste a vous signaler que des pans entier de cet evenement restent inconnus  a titre d'exemple on ignore que les universités de setif et de constantine ont connu de graves affrontements entre des etudiants kabyles avec le reste des etudiants (printemps berbere) pou rappel  Le lendemain des evenement de tizi , nous etudiants kabyles de l'université de constantine en concertation avec ceux de l'université de setif avons decidé  de bloquer l'acces au cours . ces action s nous ont valu des batailles rangées  avec le reste des etudiants arabophomes et surtout des freres musulmans  ce qui s'est soldé par des blessés graves et de la repression des services de la securité militaire
je lance un appel au etudiants surtout residant a l''epoque a la sité universitaire zouaghi slimane d'apporter leur temoignage non pas pour une quelconque reconnaissance mais pour perpetuer notre combat et le projeter vers d'autres perspectives salvatrices                aznay
 

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