26 Mai 2012
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18e anniversaire de la mort de Djaout à Oulkhou (Azeffoun)

sam, 2011-06-04 10:10 -- Syphax Axel
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Une vingtaine de personnes s’est recueillie,  ce vendredi 03 juin 2011 à Oulkhou (Azeffoun), sur la tombe de l’écrivain, poète et journaliste, Tahar Djaout, pour commémorer le 18e anniversaire de sa mort.

Parmi elles, des journalistes, des étudiants et des enseignants à l’université de Tizi Ouzou, des médecins, des participants à la première édition du prix littéraire portant son nom, et surtout des militants ainsi que le président de l’association culturelle Tussna, M. Ziad Lafgoume, organisatrice de la cérémonie.

Après avoir observé une minute de silence à sa mémoire, les présents ont rappelé, tour à tour, les qualités et la grandeur de l’auteur des Vigiles. « Au village, il était très modeste. Il parlait à tout le monde et participait à toutes les activités, comme tous les villageois », a témoigné un habitant du village.

En paraphrasant Amine Zaoui, M. Lafgoume a, pour sa part, déclaré : « Si Tahar était encore vivant, il serait un des plus grands écrivains du pourtour méditerranéen».

Syphax Axel

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Commentaires

Soumis par Amrane (non vérifié) le

La liste est longue des opposants, intellectuels, universitaires, écrivains, artistes et anonymes tombés sous les balles ou les tortures des tortionnaires de la GESTAPO locale, alias le DRS, héritier de la sinistre Sécurité militaire, ex-MALG, crée par le Criminel Boussof qui s’est acharné sur Abbane  (1957) , le cerveau du Congrès de la Soumam.....
A propos de Djaout, ils sont rares ceux qui croient à la thèse officielle. Hormis les traitres locaux, ces nouveaux kabyles de/au service...des Généraux criminels Belkheir, Nezzar, Tewfik, Lamari... les instigateurs de la Guerre civile à la manière de la "Stratégie de la tension" fomentée par les Dictateurs sanguinaires de l’Amérique latine : Pinochet, Videla, Stroessner...
Djaout, Mammeri, Matoub...il y’a un point commun : ils ont été assassinés après avoir manifesté directement le désapprobation contre le soutien au Régime militaire et refusé d’apporté leur caution morale aux prétendus ou dits "leaders" locaux sponsorisés, propulsés et mis au devant de la scène par les Les Généraux putchistes, à commencer par ce "micro-parti" né avant termes, un "bébé éprouvette" des Laboratoires de la SM, sous les ordres de Belkheir et Ayyat...
Lire : L’Affaire Djaout, un crime politique non élucidé, par Arezki Ait-Larbi http://www.ziane-online.com/referen... . Le Pr Boucebci a été sauvagement assassiné en raison du fait qu’il avait mis sur pied le « Comité Vérité et Justice pour Djaout ». La Sécurité se déchaine et procède au « assassinats en série » : Sebti, Boukhoza, Flici, etc, etc. Juste après, le Pouvoir militaire désigne un faux coupable…qui était à son entrainement au Stade du 5 Juillet, avec 31 témoins ! Ce procédé est connu : après l’attentat de l’Aéroport le 26/08/92,la SM désigne un ancien maire de Dellys…qui était au moment des faits dans un Camp Q.Mguel au Sahara, ou le plasticage du Port d’Annaba en 1964, ou les faux attentats contre Boumédienne, ou les Poseurs de bombes en 1976 montée par les sbires Merbah et Benhamza...pour coincer Haroun et Medjber. Plusieurs familles des victimes contestent les versions livrées par la presses pourrie, dirigée par le Département de propagande et intox des Maitres de la Gestapo locale, alias le DRS ? Cette "organisation criminelle" au service du Régime militaro-mafieux, des Généraux sanguinaires, corrompus, corrupteurs et manipulateurs. Ex-serviteurs zélés de l’Armée coloniale française!
Lire aussi : Said Mekbel, un mort à la lettre, Téraèdre éd. http://www.algeria-watch.org/cgi-bi...
LE LIVRE NOIR DE LA GUERRE CIVILE doit être absolument écrit…Il nous aidera énormément pour abattre le Régime militaro-mafieux, qui est le mal originel , la cause principale, le démiurge….http://www.algeria-watch.org/cgi-bi...

Soumis par Massin (non vérifié) le

A..Ait-Larbi et Ferhat Mehenni n’ont pas tenu leurs engagements. En effet, Ait-Larbi avait promis de publier « Qui a tué Djaout ? », et Ferhat avait parlé d’un livre qu’il allait intituler « Clair-obscur en Algérie » où il avait promis de dire tout ce qu’il savait sur l’Affaire Matoub, et même donner les noms et prénoms des militants du RCD qui étaient avec Matoub dans la fameuse Villa d’Ait Rveh, au carrefour dit Atranché, sur la route de Tassaft Ouguemmoun, c’était le vrai-faux rapt, ordonné par les Généraux criminels du DRS, et exécuté par leur parti favori, leur « valet d’atout » dans la région, instigué par les Généraux Belkheir et Ayyat, le Chef de la SM à l'époque. Bref.
S’agissant de l’assassinat de Djaout, tout le monde sait de nos jours que c’est bien le DRS qui est derrière l’horrible crime. Et les mensonges diversés par les « médias aux ordres » à cette époque ne prennent plus : les personnes incriminés n’avaient rien à voir avec le meurtre, 32 personnes étaient présentes avec eux, à leur entrainement au Stade du 5 Juillet. Et comme pour la plupart des assassinats, massacres, attentats et séquestrations, on s’est aperçu par la suite que les versions officielles sont complètement fausses…Car tout simplement, c’est le DRS qui est derrière, derrière les meurtres et cette presse pourrie…..Et qui manipule massivementet instrumentalise massivements, ainsi que les extrémistes salafistes, ainsi que les Milices et les Groupe d'auto-défense crées et commandés par la dite Police politique, "gestapiste", "l'organisation criminelle", mafieuse des Généraux décideurs qui tiennent Pouvoir dictatorial total....

Lire mon précédent commentaire.

Soumis par Massin (non vérifié) le

La primauté au combat pour la mémoire! Pour la vérité et la justice! D'abord, et avant tout ! Ne laissons pas les apprentis mercantiles et autres "liquidateurs de la mémoire" prendre les devants! Ce serait la seconde mort de Djaout! Ne laissons pas le Régime militaro-mafieux et criminel procéder à l'effacement et la liquidation de ses crimes de masse, à la Stratégie de la tension que ses "stratèges en chambre" ont conçue et mise sur "du papier à musique", et exécutée par ses sbires et les hordes de barbus tout aussi sanguinaires que les Maitres de la Gestapo locale qui les entretiennent et les instrumentalisent comme bon leur semble, comme "la patte à modeler".....
Car la version officielle, relayée par les "organes de propagande" du DRS, ces journaux aux ordres, et autres médias pourris, est complètement mensongère. Le présumé coupable désigné par cette presse-poubelle, n'avait jamais connu ou su où habitait le célèbre écrivain. Bien plus, le pauvre jeune était à son entrainement au Stade du 5 Juillet...avec 32 témoins !
C'est le DRS, "l’organisation criminelle" du Régime militaire, la Gestapo locale qui était derrière l'assassinat de Djaout, mais aussi de Mekbel, Mammeri, Boucebci, Matoub et autres artistes, écrivains, intellectuels....

Le combat pour la mémoire et la justice et la vérité, d’abord et avant tout !

Soumis par Massin (non vérifié) le

Le 26 mai 1993, Tahar Djaout était tué de deux balles dans la tête par un mystérieux commando armé. Huit ans plus tard, le crime n'est pas élucidé et les assassins courent toujours.

Assassinat de Tahar Djaout : un crime sans coupables

Par Arezki Aït-Larbi (*), Le Matin, 26 mai 2001

En quittant son domicile situé à Baïnem, une cité populaire de la banlieue ouest d'Alger, Tahar Djaout, écrivain, journaliste et directeur de la rédaction de l'hebdomadaire Ruptures, ne se doutait pas que sa vie allait prendre, ce 26 mai 1993, un tournant tragique. Il est 9 h, Tahar Djaout entre dans sa voiture et allume le moteur. Un jeune homme tapote sur la vitre avant, comme s'il voulait demander quelque chose. Djaout le regarde : il se retrouve brusquement face à un canon de revolver. Dans un ultime et dérisoire réflexe de défense, il lève les mains en bouclier. Une détonation, puis une seconde Le sort du poète est scellé : touché à la tête, il sombre dans un coma profond, dont il ne se réveillera jamais. Les agresseurs jettent le corps encore agité de soubresauts sur le sol, montent dans le véhicule et démarrent en trombe. Du balcon qui surplombe le parking, des voisines qui ont vu toute la scène donnent l'alerte. Evacué vers l'hôpital de Baïnem, Tahar Djaout rendra l'âme une semaine plus tard.

Aveux télévisés
Le 1er juin 1993, au journal de 20 h de la Télévision algérienne, un jeune homme de 28 ans, Belabassi Abdellah, passe aux aveux. Présenté comme le chauffeur du commando, il affirme que l'ordre d'abattre Tahar Djaout venait de Abdelhak Layada, « émir » du GIA, et qu'une fetwa avait été lancée contre le journaliste, car « il était communiste et avait une plume redoutable qui influençait les musulmans » ! Puis il donne les noms de ses complices : Boubekeur Ras-Leghrab, marchand de bonbons et chef du groupe ; Brahimi Mohamed dit Toufik ; Ahmed Benderka et Abdelkrim Aït-Ouméziane. Il affirme que pour brouiller les pistes, il devait les déposer à Bab El Oued (environ 15 km de la cité de Baïnem où habitait Djaout) et les récupérer, après l'attentat, dans un autre endroit. Ultime révélation, il serait l'unique survivant du commando, ses complices ayant tous été abattus lors d'accrochages avec les forces de l'ordre.
Saïd Mekbel, le célèbre billettiste du journal Le Matin, ne cache pas son scepticisme : « On nous annonce que quatre des assassins de Tahar Djaout ont été tués », écrit-il le lendemain dans « Mesmar Djeha », sa chronique quotidienne. « Qu'on me pardonne de le dire si brutalement : l'annonce a été reçue comme un gros gag, elle a même fait rire certains de désespoir. C'est qu'on ne croit plus rien, on ne croit plus personne. » Ce doute sera conforté par de curieuses lacunes dans l'enquête. En retrouvant, quelques heures après l'attentat, le véhicule de Djaout utilisé par les assassins pour leur fuite, la police s'est empressée de le restituer à la famille, sans procéder aux expertises d'usage. Les voisines qui, de leur balcon, ont vu les assassins, n'ont pas été convoquées pour éventuellement les identifier

« Commanditaires de l'ombre »
Au lendemain de l'enterrement, une vingtaine d'artistes et d'intellectuels décident de créer un « Comité vérité Tahar Djaout ». Dans un communiqué publié le 7 juin 1993, ils appellent l'opinion publique à les soutenir dans leur quête, car, écrivent-ils, « trop de crimes politiques restent impunis dans notre pays. Les images de lampistes exhibées à la télé ne pourront masquer les commanditaires de l'ombre ». Parmi les signataires, le professeur en psychiatrie Mahfoud Boucebsi, le chirurgien Soltane Ameur, les écrivains Rachid Mimouni et Nordine Saâdi, le cinéaste Azzedine Meddour et le journaliste Omar Belhouchet. Saïd Mekbel, coordinateur du comité, explique ses objectifs : « Nous sommes résolus à lancer une tradition pour connaître les vrais auteurs et commanditaires de ces crimes. »
Le lendemain vers 11 h 30, le Pr Boucebsi est assassiné de plusieurs coups de couteau devant l'entrée de l'hôpital Drid-Hocine, où il était chef de service. A 16 h, des policiers se présentent au siège de l'hebdomadaire Ruptures et demandent « les adresses des membres du comité pour assurer leur protection » ! Certains d'entre eux refusent, d'autres, sous la pression, choisiront l'exil. « L'assassinat du professeur Boucebsi est la preuve que nous avons mis le doigt sur un point sensible », confie Saïd Mekbel à des amis. Le 3 décembre 1994, il est abattu à son tour, en plein jour, dans un restaurant d'Alger.

Les juges ne suivent pas
Début juillet 1994, l'affaire Djaout arrive devant la Cour spéciale d'Alger, juridiction d'exception créée en 1993 pour juger les affaires de terrorisme, et aujourd'hui dissoute. Dans le box des accusés, le « chauffeur » Belabassi Abdellah et « l'émir » Abdelhak Layada, arrêté une année auparavant, ont la mine crispée. Le procès commence par un coup de théâtre : Belabassi revient sur ses aveux télévisés et déclare avoir parlé sous la torture. Ses avocats affirment même détenir la preuve qu'au moment du crime il s'entraînait avec son club de handball au stade du 5-Juillet. Quant à Layada, déjà condamné à la peine capitale pour d'autres crimes, il semble tenir à son innocence dans celui-ci, comme si sa vie en dépendait : « Je ne connaissais même pas Tahar Djaout, plaide-t-il, je n'ai entendu parler de lui qu'après sa mort »
En effet, au moment de l'attentat, « l'émir » du GIA se trouvait au Maroc depuis deux mois, avant d'être extradé vers l'Algérie une année plus tard, suite à d'âpres négociations entre les autorités des deux pays.
Expédié en quelques heures, le procès se termine par un verdict surprenant : Layada est acquitté et Belabassi, poursuivi pour complicité dans d'autres attentats, écope d'une peine de dix ans de prison.

Hérésie subversive
A l'annonce de cette sentence, Layada apostrophe les journalistes, venus nombreux : « La justice m'a innocenté dans cette affaire, j'espère que vous en tiendrez compte dans vos articles ! » Cet acquittement n'empêchera pas certains d'entre eux de revenir sur la fable du « poète assassiné par un marchand de bonbons, sur ordre d'un tôlier ». De bonne foi ou commandités, ces écrits confortent le classement du dossier judiciaire et évitent les questions, certes gênantes, mais fondamentales, et qui sont restées, à ce jour, sans réponse : qui sont les assassins de Tahar Djaout ? Qui sont leurs commanditaires ?
Dans un pays qui n'a pas fini de sécher ses larmes, de panser ses blessures, et qui compte encore ses morts par dizaines, cette quête de vérité peut paraître dérisoire. Pour certains milieux politico-médiatiques qui ont érigé la propagande du pouvoir au rang de vérité absolue, c'est une hérésie subversive. Au nom de « la famille qui avance », une formule empruntée au dernier éditorial de Tahar Djaout et détournée de son sens initial, de véritables « commissaires politiques » sont chargés de traquer les velléités de remise en cause du discours officiel : le moindre doute, la plus timide interrogation sont condamnés comme des « tentatives d'absoudre les islamistes de leurs crimes » !
Malgré toutes ces manuvres, il reste toutefois une certitude : huit ans après, l'assassinat de Tahar Djaout, comme tant d'autres, reste une énigme. Au moment où la presse indépendante, menacée par des lois liberticides, se mobilise pour sa survie, l'exigence de justice et de vérité sur le sacrifice de son premier martyr devrait être au premier rang de ses préoccupations. Au-delà du symbole, il y va de la crédibilité de son combat.
A. A. L.
(*) Journaliste indépendant

Soumis par Massin (non vérifié) le

"Saïd MEKBEL, une mort à la lettre", de Monika BORGMANN.
Les bouleversantes confessions d’un chroniqueur de génie

Par Youcef Zirem, 14 décembre 2007

C’est un livre qui donne la chair de poule que viennent de publier, à Paris, les éditions Téraèdre. Ce sont des entretiens donnés en décembre 1993 par Saïd Mekbel à Monika Borgmann. Une année après, le 3 décembre 1994, l’enfant de Béjaia, dans la basse Kabylie, était assassiné à Alger.

Saïd Mekbel était à ce moment là directeur du quotidien le Matin. Celui qui écrivait le fameux billet, Mesmar Djeha, savait qu’il allait mourir. Et pourtant il n’avait pas voulu quitter l’Algérie. Il voulait résister dignement, jusqu’au bout. Il voulait aussi écrire un roman qui ne passerait pas inaperçu ; c’était son plus grand rêve. "Je crois qu’on veut réellement sacrifier pour sacrifier une partie de la population. Mais je suis troublé maintenant. Je suis troublé parce qu’au début, je me disais que c’étaient les intégristes qui tuaient. C’était facile. C’était confortable, c’était peut-être pas loin de la vérité. Mais plus on avance sur les assassinats, plus on réfléchit, plus on se dit que ce ne sont sûrement pas que les intégristes. C’est sûrement une mafia, comme la mafia italienne, américaine ou japonaise. Donc, il y a les intégristes et puis il y a aussi la mafia. Ils tuent soit pour établir un nouveau régime, soit pour protéger leur régime", dit Saïd Mekbel à Monika Borgman, le 4 décembre 1993.

Pourtant, à cette période-là, le quotidien le Matin soutient ouvertement les militaires algériens. Dans ce livre d’entretiens impressionnants et vrais, Saïd Mekbel va au fond du mal algérien et cite des noms de responsables (dont certains sont toujours au pouvoir) et les accuse de crimes. Saïd Mekbel revient également dans ce livre sur son parcours d’ingénieur et de physicien, sur son passage au quotidien Alger-Républicain (publication où Albert Camus a fait ses débuts dans le journalisme) avant que ce journal ne disparaisse à la suite du coup d’état du colonel Houari Boumediene en 1965.

Saïd Mekbel avait été arrêté par la sécurité militaire en 1967 et n’avait pas échappé à la torture. "C’était un combat, ils te torturaient un peu, parce que c’était leur métier et ils attendaient que tu résistes. C’était un match. C’était une compétition pour eux. Une fois, un de mes tortionnaires m’a dit, deux jours après m’avoir torturé : "ah, c’est bien, tu as résisté, c’est bien, je te félicite". Il te torture et après il te félicite. C’est toujours un rapport de force. Il ne faut jamais perdre sa supériorité sur l’autre. Et la seule arme qu’on possède, c’est la réflexion. Il faut sentir l’autre, appréhender comment lui te perçoit. Certains de mes rapports avec mes tortionnaires se sont transformés. Vers la fin, l’un d’eux m’a demandé si je pouvais lui faire une lettre pour son supérieur afin que l’on revoie sa situation. Voilà des tortionnaires qui viennent te voir pour que je leur écrive une lettre, c’est quand même terrible", avoue Saïd Mekbel, l’auteur de cet inoubliable billet, le dernier qu’il avait écrit, intitulé "Ce voleur qui...".

"Saïd Mekbel, une mort à la lettre"
de Monika Borgmann
Editions Téraèdre, Paris
parution en janvier 2008
141 pages
15 euros ( www.teraedre.fr )

Monika BORGMANN est Politologue et Journaliste Allemande.

Soumis par Massin (non vérifié) le

La liste est longue des opposants, intellectuels, écrivains, artistes et anonymes tombés sous les balles ou les tortures atroces des tortionnaires de la la Gestapo locale, alias le DRS, l'ex Sécurité militaire, la police politique/secrète du Pouvoir militaro-mafieux.....
Aujourd'hui, il n'est plus possible de croire à la thèse officielle. La personne désignée coupable était, au moment du meurtre , à son entrainement au Stade du 5 Juillet, avec plus de 30 collègues . Une histoire qui rappelle l'histoire du "tronc d'arbre" tombé sur la voiture de Mammeri. Ou l'attentat de l'Aéroport du 26 Août 92 où l'un des incriminés était au Camp du Q. Mguel au Sahara, ou le plasticage du Port d'Annaba en Juin 1964. Ou l'Affaire des Poseurs de bombes...déposées par la Sm pour coincer Haroun, ou encore les faux attentats simulés par les sbires Merbah et Ben Hamza pour zaimiser Boumediène, etc, etc.
Bien sur, les alliés du Régime militaire continuent à laver de tout soupçon le DRS. Faut-il rappeler que ces gens-là sont propulsés, sponsorisés et mis au devant de la scène politique et médiatique par les tout puissants Maitres du DRS qui les "détenteurs réels" du Pouvoir réel......
D'ailleurs, les affaires Djaout, Mammeri et Matoub ont "point commun" : ils étaient assassinés après avoir manifesté directement leur refus d'apporter leur caution morale à ces "agitateurs politiques", les dits ou prétendus "leaders" locaux dont le "micro-parti", né "avant termes", un "bébé-éprovette" des Laboratoires de La Police politique, la SM en l'occurence.....
Djaout, Boucebsi, Mammeri, Matoub, Sebti, Flici, Boudiaf, Boukhobza, et des centaines d'autres victimes des sanguinaires et criminels du DRS....
LE LIVRE NOIR DES CRIMES DU REGIME MILITAIRE doit être écrit. C'est un passé qui ne passe/ra pas, car inscrit en lettre de sang dans les Annales de l'histoire.

Soumis par Ali Zine (non vérifié) le

Il faudrait élucider tous les crimes politiques commis en Algérie. Pour cela, il faudrait remonter, tout au début du régime avec la purification des messalistes, la nuit des longs couteaux du commandant H'mimi, les abbattoirs du Djurdjura du colonel Amirouche, l'écrasement des premiers maquisards des Aurès par le congrès de la Soummam qui a débuté par l'assassinat de Benboulaid par le FLN

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