26 Mai 2012
1er site d'information kabyle

Le monde kabyle : réflexions sur des printemps clairs obscurs - Par Hacène Hirèche

dim, 2009-04-19 21:42 -- Stéphane Arrami
Français

 

Rassemblement du 18 avril 2009 à Paris - KABYLE.COM Stéphane ARRAMI D.R.

Les étudiants et certains de leurs professeurs l’attendaient fébrilement. Ils étaient naturellement curieux, grisés de bonheur, tout fiers à l’idée de pouvoir écouter celui qui était déjà à l’époque l’un des mentors les plus en vue, sur un patrimoine ancestrale jusque-là enseveli.


Tout semblait aller de soi quand la nouvelle de son interpellation tomba comme un couperet ! Le reste des événements est connu : à nouveau le drame a gagné cette Kabylie meurtrie depuis des générations, une Kabylie bouc émissaire du pays, réceptacle de toutes les souffrances.


Dans le contexte de l’époque, les tenants du régime algérien jetaient hors de la culture tout ce qui ne se conformait pas à la norme arabo-centrique au sens idéologique hérité du nassérisme égyptien. Dans ce cadre étroit de la politique, le fait berbère était frappé de vice de forme et ne pouvait alimenter le patriotisme verbal dont se nourrissait le régime. Il pouvait au contraire dangereusement le menacer tant il est porteur d’une idée de pluralisme. Revendiquer la langue et la culture berbères, c’était, pour les dirigeants d’alors, refuser d’adhérer au sentiment de loyauté dont avait besoin le groupe paranoïaque dominant dans une Algérie nouvellement indépendante et dont il avait pris le pouvoir par la force des armes! C’est se situer dans l’out-group et refuser d’épouser les ambitions du FLN parti-Etat « entièrement dévoué à l’intérêt du peuple » que de se désinscrire du registre géo-cultuel arabo-centrique ! Le FLN, ne cesse de rappeler qu’il a libéré le pays, c’est pourquoi il se donne la légitimité d’assujettir la société, la mettre au service de ses ambitions hégémoniques. Pour le parti unique, la poésie kabyle est suspecte, fût-elle du 18ème siècle ! Elle peut véhiculer une pensée autonome et, du coup, être  une voix discordante  dans le concert monocorde du système.


L’ethnocentrisme et tous les ethnocentrismes représentent, on le sait, la racine des intolérances, des nationalismes chauvins, des xénophobies et des racismes. L’ethnocentrisme rend compte des manifestations, des attitudes qui ont cours entre groupes culturellement différents et particulièrement lorsqu’un groupe possède les moyens politiques de sa domination. 
Dans cette logique, le pouvoir arabo-centrique, incarné par les caciques du FLN, ne se préoccupe pas de la survie de groupes algériens menacés de disparition aveuglé qu’il est par la légitimité des armes. La peur de se désagréger, de disparaître, de perdre des pans entiers de la culture millénaire du pays, cette peur là ne pouvait pas émouvoir ceux pour qui leur opinion tient lieu de vérité historique et de stratégie politique. Ainsi, s’il advenait que les Kabyles (les berbères en général) cessaient de croire dans les inestimables richesses de leur langue, de leur culture et qu’ils cessaient d’exister, les tenants du système s’en trouveraient totalement réjouis. Or c’est cette menace de désagrégation finale qui a présidé à l’irruption du MCB en 1980 puis une génération plus tard, à l’émergence des Archs ! C’est en cela que le printemps berbère est avant tout la lutte d’un peuple, une lutte toujours d’actualité, sans doute sous de nouvelles formes actuelles ou à inventer, une lutte qui a déjà enfanté le RCD et le MAK. 

 

Un événement historique de grande ampleur

 

L’impact du mouvement berbère de 1980 est considérable. Il signe un nouvel état émotionnel collectif. Un état qui nous renvoie à l’instinct de survie que connaissent les peuples opprimés, que vivent "les espèces menacées de disparition", un état de résilience d’où peut surgir l’énergie nécessaire pour sauvegarder l’essentiel.
La société kabyle a retrouvé ses ressorts qui lui permirent de réagir en organisant des marches dans tous les coins de la région. Le sentiment d’appartenance à un groupe menacé a repris très vite racine. De son côté, le pouvoir, aux pulsions guerrières plusieurs fois avérées, répondit à ce mouvement de la façon la plus primaire que tout le monde connaît : répression, arrestations, humiliations, provoquant, du coup, d’autres manifestations et révoltes. Et le 20 avril, El Hadi Khediri, alors patron de la DGSN, envoya les CNS pour investir avec violence le campus universitaire. L’effet fut effroyable et la nouvelle se répandit comme une traînée de poudre ! Toute la région kabyle  (puis une partie de l’algérois) se trouva enflammée et prit la rue d’assaut, retrouvant ainsi son système culturellement organisé de l’émotion que G. Bateson appelle l’éthos. Des rumeurs des plus alarmantes circulaient et les gestes de solidarité se multipliaient. Quelques mois plus tard, 24 détenus sur des centaines d’autres étaient présentés devant la cour de sûreté de l’Etat pour l’exemple. L’Etat a voulu démontré qu’il était capable de lancer sa machine de terreur contre la société dans le but d’obtenir sa soumission. Avec le recul, je reste convaincu que sans la mobilisation de l’immigration qui a alerté l’opinion internationale et notamment les médias européens, certains de ces prévenus auraient risqué la peine capitale. L’assassinat des 126 jeunes du Printemps noir confirme, 20 ans après, la légitimité de la crainte de l’époque de voir s’aggraver le chapitre des souffrances. C’est que, en ces temps-là, l’Algérie était encore sous l’influence du boumédiénisme triomphant. Le sombre colonel-président n’avait pas hésité à éliminer physiquement ses adversaires : Mohamed Khider, Krim Belkacem, Médeghri ( ?), pour ne citer que les plus célèbres.

Par effet de boomerang, la révolte de 1980 a ouvert la voie à la lutte pour les droits de l'Homme qui a connu son apogée en 1985-86. Elle a ensuite rendu possible l'embrasement du pays le 5 octobre 1988. La Kabylie, contre toute attente, a extirpé la peur par tous les pores du corps social. En ce sens, la Kabylie a oxygéné l'Algérie entière mais aussi le Maroc. La Kabylie a mis en échec la volonté politique du régime de maintenir la société en laisse. L'onde de choc a même trouvé son écho dans l'Atlas et le Souss au grand dam du palais royal lui aussi inféodé à l'idéologie arabo-islamique totalitaire du Proche-Orient, une idéologie qui a conduit à la situation actuelle de l'Irak et à la fragilité historique de la Syrie, de l'Egypte et sans doute de l'Algérie. Il faut rappeler que Ben Bella était un véritable agent de Nasser et de Fethi Dib, chef des services secrets égyptiens. C’est dans cette logique que nous l'avons vu voter à Baghdad pour Saddam Hussein avec beaucoup d’ostentation et…d’obéissance. Tout cela est lié. Pour revenir au point de départ, le mouvement de Kabylie a semé les graines de la révolte dans l’esprit des Algériens, les luttes sociales hors cadre officielle le démontrent chaque jour dans tous les recoins du pays.

 

L’écho en France

 

Les militants de France de la cause berbère ont participé de très près au soulèvement de leur région d’origine. De nombreuses manifestations se sont déroulées dans les grandes villes de l’hexagone, d’Europe et du Canada mais surtout à Paris. Par ailleurs, il faut rappeler que certains enseignants de l’université de Tizi-Ouzou, acteurs de cette époque, étaient partis de France après un parcours de militant. La concertation entre les différents acteurs était très étroite des deux côtés de la Méditerranée d’autant plus que beaucoup de leaders venaient de rejoindre le FFS clandestin. Je pense notamment au Groupe d’Etudes Berbère de l’université de Paris 8 Vincennes, et à la coopérative Imedyazen qui étaient de véritables plaques tournantes de la revendication et les relais d’information entre les différents groupes de militants. En France, il y avait à la fois l’espoir de changement et la crainte de voir la répression s’abattre immanquablement sur les membres actifs du mouvement restés au pays. Le soulèvement de Kabylie a donné un souffle nouveau à l’immigration kabyle. Un mouvement associatif a pris racine dans l’hexagone et connaît, une ampleur confirmée d’année en année. La révolte Kabyle a changé le regard des jeunes générations sur leurs parents et sur leur pays d’origine comme elle a changé la stratégie d’intégration en France. La prise en compte de l’identité parentale fait partie des revendications des jeunes introduits dans les circuits politiques français.

 

2001: le printemps noir un scénario reproductible ?

 

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. L’indicible horreur commencée avec l’assassinat de Guermah Massinissa au cœur d’une gendarmerie, peut tout à fait se reproduire. Le chef de l’Etat lui-même dit ignorer ce qui s’est passé. Le rapport du professeur est donc enseveli dans les tiroirs ! On peut alors lui rejouer la scène à toutes fins utiles ! La société algérienne reste en effet verrouillée et les droits des Algériens berbérophones sont toujours niés malgré quelques acquis arrachés de haute lutte. Nous avons vu récemment au début de l’année 2009 comment la constitution a été modifiée pour perpétuer le système et pour permettre au chef de l’Etat d’incarner une fois de plus et pour le troisième mandat cette situation bloquée, ce système à la mécanique brutale. C’est l’une des raisons qui font qu’aujourd’hui, l’Algérie est devenue une vaste salle d’attente de laquelle jeunes et moins jeunes veulent s’extraire, y compris en prenant des risques de naufrage en haute mer ! Le visa pour l’occident ou pour Dubaï reste le rêve national  tant le pays mais surtout la Kabylie intériorise la probabilité de revivre la répression subie jusque-là et tant la chape de plomb pèse toujours sur la société lui interdisant toute respiration. Hélas ! le phénomène répressif s’est vérifié et reste latent. Le printemps noir de 2001 a vu 126 jeunes Kabyles tombés sous les balles de ceux-là mêmes qui sont censés les protéger. C’est une tragédie pour tous les peuples voisins dont la plupart voyait en l’Algérie un espoir d’émancipation! Et si d’autres régions s’embrasaient à leur tour, elles feraient face à la répression aussi bête et méchante. Les symptômes de la cruauté institutionnelle traduisent la présence permanente du rouleau compresseur du système algérien, un système profondément boumédiénisé, c'est-à-dire violent, opaque et despotique et dirigé par des hommes ego/ethnocentriques!
Les deux mouvements de Kabylie (printemps berbère et printemps noir et il y en d’autres) portent la marque matérielle indélébile du drame algérien. Pourtant, ce que veulent les Kabyles c'est remodeler l'Algérie dans l'intérêt des Algériens, c’est faire du pays un lieu où il est possible de rêver, de construire des projets et les faire aboutir. Mais pour cela, il faut leur donner de larges parcelles de pouvoir et les moyens y afférents : la démocratie de proximité, le partage équitable de la rente pétrolière, un enseignement débarrassé de l’idéologie apologétique. Sans un minimum démocratique, l’érosion de la confiance dans les tenants du pouvoir restera la mèche toujours prête à la combustion tellement le pays bouillonne. L’Algérie restera de ce fait toujours non attractive, les discours  de circonstance, même avec le renfort d’anciens militants désormais cooptés par le système, ne changeront rien, l’ouverture n’est pas au programme de demain !

 

 

Une certaine Algérie re-kabylisée ?

 

Il faut noter que le printemps berbère a déteint significativement sur les mentalités en Algérie et c’est là la note d’optimisme. Sur le registre de l’idéal démocratique, de la revendication et de la révolte spontanée contre les abus flagrants des agents de  l’Etat et de ses institutions, nous pouvons affirmer que la société algérienne s’est « re-kabylisée » même si c’est encore de façon fragile car le panurgisme entretenu par les médias et l’école est toujours latent. Mais la peur du gendarme, la peur des services occultes n’est plus ce qu’elle était, l’abstention pour les élections, symbole d’une confiance toujours mise à mal, s’est généralisée et amplifiée. La parole s’est libérée un peu partout et la société manifeste ses mécontentements comme on le voit dans plusieurs villes même si cela prend des allures de jacqueries : soulèvements contre l’inégalité dans la distribution de logements, routes nationales barrées pour non acheminement d’eau potable, saccage des symboles de l’Etat pour des revendications sociales, lettres ouvertes et pétitions fréquentes dans la presse etc.
C’est vrai que la société manifeste parfois des lassitudes et que la culture consumériste se répand à grand coefficient d’accélération mais les ressorts de la révolte sont toujours vivants. Il faut dire que les  facteurs qui les régénèrent sont permanents. En même temps, ce qui risque d’anesthésier la société, ce sont moins les forces de répression que le modèle ostentatoire de consommation. Un modèle qui menace de nous conduire vers l’apathie politique et vers un repli croissant sur la sphère privée ! La société-véto n’a pas que des avantages, les risques de voir l’émergence d’un citoyen passif est à prendre au sérieux. Il est donc utile de réfléchir à élargir le répertoire d’expression politique tant celui des suffrages est pour le moment inopérant quand il s’agit du sommet de l’Etat. En ce sens, des mécanismes d’appartenance collective peuvent se mettre en place comme des syndicats indépendants, une autonomisation des régions ou, à minima, une décentralisation conséquente incluant la coopération avec les collectivités locales ou régionales étrangères notamment européennes.

 

Quel impact chez les jeunes  aujourd’hui?

 

Dans le contexte sociopolitique des années 2000, les jeunes restent toujours porteurs de revendications et leur langue et culture y occupent une place significative le plus souvent de façon implicite. Cela dit, les formes de luttes changent et l’expression de ces luttes sur le terrain change aussi. Les jeunes font face à une vie économique, politique, affective difficile et imprévisible. Les attitudes de méfiance connaissent une montée en puissance. Il règne un sentiment d’impuissance chez les jeunes et ils ne croient plus (ou de moins en moins) en personne, pas même aux partis de l’opposition. Mais si une revendication peut être un moment ensevelie, elle peut ré-émerger tel un volcan dont l’onde de choc peut s’avérer incontrôlable. De ce point de vue, le pouvoir joue avec le feu ! Encore une fois, ce qui peut conduire au silence des jeunes, c’est plutôt le modèle de vie consumériste. Les besoins augmentent à grand coefficient d’accélération alors que les revenus stagnent ou augmentent pour certains de façon illégale. La campagne électorale présidentielle courant mars-avril 2009 l’a bien montré : une profusion d’argent facile gaspillé dans une propagande théâtrale.  Cette arrogance ostentatoire aggrave la fracture et peut engendrer le radicalisme. Les suicides, les kidnappings, la drogue, la prostitution sont les symptômes d’une mal-vie insupportable et compte tenu de l’autisme des tenants du système, le feu inextinguible enfoui dans le cœur des hommes peut jaillir, à tout moment, au cœur de la société.

 

Statut de la langue berbère et son enseignement   

 

C’est un statut de seconde zone qui est accordé à tamazight. Ce qui lui est octroyé est fait avec un calcul politicien, sans volonté réelle de changement. Le pouvoir algérien passe son temps à s’opposer à sa société, à créer des mécanismes de contre-démocratie. Il prend un malin plaisir à bafouer la souveraineté du peuple. Et quand des promesses de changement sont faites, les rouages politiques en place ne peuvent pas contraindre les dirigeants à tenir leurs engagements. C’est pourquoi la Kabylie (et de plus en plus la société algérienne dans sa majorité) porte en permanence un regard sourcilleux sur les actes des gouvernants. Elle détecte avec facilité les farces du pouvoir et refuse de s’y engouffrer comme elle n’accepte pas de se rendre disponible pour les grandes cérémonies (présidentielles, commémoratives, cultuelles…)  toutes travesties et dans lesquelles elle se sait d’avance desservie, trompée.

 Alors dans un tel contexte, il existe un enseignement officiel mais sans garantie de résultat. Il sert à amadouer une frange de militants pour tenter de domestiquer la région. Bien sûr, cette tentative n’empêche pas que beaucoup d’enseignants/formateurs font correctement leur travail. Ils le font malgré l’attitude schizophrénique du pouvoir algérien face au fait berbère qui est d’autoriser en verrouillant, de promouvoir en dévalorisant, d’avancer à reculons !

 

Y a-t-il des perspectives possibles ?

 

De la part du pouvoir, il n’y a rien à attendre, il est toujours tenté par la culture brejnévienne teintée de jacobinisme français. Pour le reste et pour le moment, les acteurs de la revendication amazighe sont pour beaucoup orientés conflits, surtout conflits internes. Les souffrances répétées et multiformes qu’a vécu la région,  expliquent pour beaucoup cette situation. Nous confondons les problèmes posés avec les personnes qui, à nos yeux, semblent en être à l’origine. Or, en définissant les problèmes que nous vivons en termes de personnes, nous invitons les Kabyles (les Berbères) à se fractionner. Ils activent en fonction des liens relationnels tissés avec tel ou tel leader ou pour certains en fonction de leur intérêt immédiat. Cette démarche renforce les coteries, actionne le registre de l’affectif et pousse à un raisonnement en termes de loyauté ou de trahison. C’est pourquoi, d’année en année nous rajoutons des problèmes aux problèmes. Quand nous n’avons pas de liens de loyauté précis à défendre, nous identifions le système, l’histoire, la conjoncture comme seuls fondements de tous nos maux. Dans les deux cas de figure, nous restons dans une cause inaccessible qui génère une vision de la situation dépourvue de solution. Nous avons du mal à passer du militant adepte au militant adulte ! Cette attitude nous amène à faire circuler des accusations réciproques, à montrer du doigt les montagnes d’imperfections chez l’autre, à désigner des boucs émissaires et à crédibiliser les rumeurs fabriquées par nos adversaires ! Nous sommes pratiquement tous des autodidactes de la politique alors comment travailler avec ces handicaps ? De mon point de vue, nous ne regardons pas assez les solutions qui dépendent de nous-mêmes. Nous attendons toujours que d’autres fassent, que d’autres reconnaissent, que d’autres se repentissent…Et les mêmes comportements produisent naturellement les mêmes résultats.
Pour reprendre l’image du baron de Münchausen, comment se soulever soi-même en se tirant par les cheveux ? Autrement dit, comment arriver à penser autrement que comme nous pensons, à trouver d’autres solutions qui ne sont pas les nôtres, à agir différemment en prenant la dé-mesure de notre narcissisme ? La tâche n’est pas aisée. Nos réactions sont conditionnées par notre façon rigide de percevoir la situation. Elles sont influencées par nos expériences subjectives bases de nos jugements, déterminées par nos propres attentes fondement de nos critères etc. Pour arrêter de persévérer dans l’erreur, est-il possible pour chacun des acteurs clé  de notre cause de travailler sur soi et de revenir à la bonne vieille méthode de trouver des médiateurs et d’accepter des solutions qui risquent d’égratigner son égo, de remettre en question ses comportements névrotiques ? Ce travail est difficile car il nous confronte à notre propre ombre au sens junguien, mais il reste tout de même dans le champ des possibles ! « il y a une sorte de psychanalyse de l’esprit humain qui est la condition d’une lutte organisée. Disons qu’une lutte politique organisée commence par soi-même » nous dit Pierre Bourdieu ou pour reprendre Lounis Aït Menguellet, « wi ibghan ad tseggem, iseggem iman-is ». 
Peut-être faut-il constituer un groupe étoffé de personnalités  neutres et capables de dialoguer en vue d’une interaction entre le FFS, le RCD, le MAK, le CMA, les Achs, les leaders hors cadre structuré, les artistes et qui sais-je encore ? Abdenour Ali Yahia a déjà fait un pas dans ce sens. Il s’agirait de jouer dans un premier temps un rôle de catalyseur, de médiateur et de veiller à ce que tout ce monde soit respecté et écouté. L’idée n’est pas de reprendre le fantasme de l’union comme le claironnent certains mais de réfléchir à comment atteindre une performance collective dans le respect de la spécificité de chacun avec une recherche d’objectifs communs. Comme diraient les systémiciens, comment passer de l’espace problème à l’espace solution ? Nos adversaires réussissent bien leur coalition, est-ce une utopie pour nous autres Kabyles que de passer des accords sur des points consensuels?
La mise en scène présidentielle im-pitoyable qui vient de désigner le chef de l’Etat a montré le paradoxe pathétique kabyle. Toutes les forces politiques qui comptent dans la région ont appelé au boycott, mais une stratégie du chacun pour soi a prévalu à l’ère d’une logique… planétaire! Le résultat est connu. Il faut, en conséquence, rechercher les facteurs possibles de résilience face au burn-out qui frappe la société et touche beaucoup de militants. Je reste convaincu qu’une période post-traumatique est possible dès lors qu’on prendra conscience que la ruine de solidarité qu’on observe est le résultat de notre rapport subjectif à la chose politique. Nous avons trop négligé les enjeux psychiques du militantisme, ils peuvent nous aider à retrouver un fil conducteur pour un nouveau souffle. Pour créer ce cadre, un changement de vision peut s’avérer nécessaire : à la culture  activiste qui est la nôtre, associer celle du résultat. Nos amis d’Amérique du nord et d’Allemagne doivent être bien placés pour nous y sensibiliser. Alors, et seulement alors, nous pourrons faire de la Kabylie une région attractive pour elle-même et d’espoir pour tout le pays!

Hacène HIRECHE
Universitaire
Formateur et coach

Rassemblement du 18 avril 2009 à Paris - KABYLE.COM Stéphane ARRAMI D.R.

Reportage du Rassemblement du 18 avril en cours de publication.

haut
16 utilisateurs ont voté.

Commentaires

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

bonjour a tous, c'est la premiere fois que j'ecris dans cet espace, et excusez moi mes erreurs d'orthographes. j'aimerai juste faire un petit constat, c'est que depuis la mort de Lounes, il n'y'a pas de catalyseur. c'etait probablement un peut lui le rassembleur de toutes les sensibilits s'il y'en a de sensibilites d'ailleur. mais pire encor je pense que s'il est encor vivant des gens n'oserai pas changer de fusil l'epaul. je pense a amara et consors. c'est dommage qu'on arrinve a cette situation. je ne sais pas trop ou est la solution mais je demanderai aux jeunes de s'unirent ne serai est ce que pour le nif et de marcher ensemble ce 20 avril. malediction a nos leader qui ne veulent plus comprendre que leurs divergences ne nous interessent pas du tout.
vive thaqvaylith

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Azul, c,est vraiment intéréssant votre article sur le cheminement des soulèvements kabyles en algérie.
Ce qui est important est que la kabylie a brisé la glace, a vaincu la peur, qui a permis aux autres réguions d'algérie de se soulever m^me si pour des raisons différentes.
Comme on dit en kabyle»Izrem a faaboudh iglahou» veut dire le serpent marche sur son ventre.
Nous les kabyles , nous marchons pas sur notre ventre donc , l'identité et le nif passe avant AABOUDH.
Tanmirt

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Je tiens d'abord à remercier et applaudir chaleureusement notre ami Hacène, militant de longue date, pour ce bel et brillant article. Croyez-moi que cet intellectuel a bien résumé ce que l'écrasante majorité des Kabyles pense. En effet, on en a assez des divisions et des querelles intestines qui laminent et broient la Kabylie, il est temps que nous, les Kabyles, nous unissions. Certes face à la mise en scène théâtrale du dernier phlébite, car il ne s’agit en aucun cas d’une élection, encore mois d’une élection démocratique, nous devons regarder devant et cesser de regarder trop dans le rétroviseur. Ce que notre cher ami propose ici est incontestablement un pas en avant, il faut mettre en œuvre ce qu’il vient de proposer. Pour ma part, pour régler et unir toutes les forces vives kabyles (cette diversité est une richesse) je proposer d’appeler en urgence à des Etats Généraux de la Kabylie. Il est tout à fait vrai que la jeunesse algérienne, pas seulement kabyle, ne rêve que d’un tampon apposé « visa » sur le passeport pour quitter le pays qui les a vus naitre. Tout cela parce que l’Algérie exporte le pétrole et importe la misère. Je pense que je peux passer des heures et des heures à écrire sans arrêter. L’ancre de mon clavier épuisera avant que mon commentaire n’épuise. Car avec tout ce qu’on voit quotidiennement dans notre région d’origine, je ne décolère pas surtout quand on voit quelques acolytes kabyles de service font la campagne électoral pour celui qui prétend ne pas savoir ni connaitre les commanditaires de l’assassinat des 126 jeunes à l’âge de la fleur. Dans les pays qui se respectent comme la France, on fait tout pour que les jeunes réussissant et aient un avenir fleurissants, mais en Algérie on les extermine par peur de sortir le pays de l’anarchie, on démaque ainsi tous les valeurs et les boutesriqa.

Soumis par anasli1 le

 lettre ouverte à ferhat saadi et tabou
                            pour l’union des  kabyles 
Il faudrait que des grandes personnalités  kabyles independantes (juristes, chercheurs, linguistes hommes de culture...etc et nous tous) , travaillons   pour la formation d'une instance représentative de tous les kabyles où  chaque partie politique ou mouvement (FFS  RCD MAK) sera représentée par un élément q'il designera lui  meme.
C'ette instance élira chaque année  son président ou bien appliquera la présidence tournante comme l'UE.
 Elle  parlera  au nom de tous les partis donc de tous les kabyles  et aura pour objectif de  défendre  exclusivement l'identité la langue et la culture kabyle.
Elle sera l'interlocuteur valable le mieux placée  pour  conseiller  surveiller et dénoncer les pièges et les coups tordus du pouvoir
Elle sera aussi un interlocuteur privilégié avec les  instances internationales comme l'ONU, l'UE pour des éventuelles pressions sur le pouvoir.
Et  dans le cas ultime  pour demander  l'aide ou l'intervention des casques bleus quand (aâdawen n tudert)les ennemis de la vie vont commencer le génocide qu'ils nous ont déjà prévu.
N'oublions pas que le barbu imberbe a juré lors d'un mitingue  à bordj el bahri qu'il ne laissera vivant en Kabylie que les bébés moins de deux ans.
L’Europe avec 25 langues et 7 religions différentes  est arrivée à parler d’une seule voie. Nous nous somme qu’une poignée (nekni 4 iwetfan) menacés de morts ,de génocide  on n’arrive pas à nous unir même pas  pour nous défendre.
Si on arrive à créer cette instance dans l’attente d’accéder à l’autonomie  ce sera un grand pas pour l’humanité et nous donneront la preuve que nous somme réellement le peuple héritier de Massinissa.
Tanemmirt nnwen
 
 
 

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Je souscris à votre appel pour une alliance entre tous partis politiques implantés en Kabylie (FFS, RCD, MAK) et tout le mouvement associatif qui militent pour la promotion de notre langue et de notre culture.
Comme l'a déclaré, Hacène Hireche à Berbere Television, le FFS, le RCD et le MAK, pourraient conclure UNE ALLIANCE sur la base d'un minumum de revendications sur lesquelles il y'a consenssus. Il va sans dire que chaque formation gardera sa spécificité et son originalité.
C'est à cette condition que l'on pourra espérer sauver la Kabylie et par la même l'Algerie.
Il est urgent de passer à l'action. 

Soumis par Takfarinas le

Thanmirth agmathnagh Mass Hiréche pour ta contribution qui résume tout. À ce stade ci, la balle est dans le camp de nos politiciens.Et c'est eux qui assumeront les malheurs ou les bonheurs de l'avenir de laKabylie.Sans un sursaut de cette classe politique à mettre de coté leurs divergences politiques afin de s'entendre dans l'interét de notre peuple et notre region, on manquera encore une autre fois une grande chance pour avancer dans direction du changement et du progrés.
Thanmirth Nnwen. 

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

 
Réveillez-vous les Kabyles, détachez-vous de ce genre de personnage comme Hassan Hiréche qui défend  toujours le charlatanisme de ses ancêtres les Marabouts qui avaient fanatisé, exploité toute la Kabylie depuis des siècles.
YIWEN NAT WAGNUN

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Je me demande si tu n'as pas été payé par certains cercles du Pouvoir pour casser un frémissement de prise de conscience de la société berbere en général et kabyle en particulier. Sur 18 commentaires TOUS ELOGIEUX à l'endroit de l'analyse lumineuse de notre ami Hacène Hirèche, tu ES LE SEUL à avancer un argument d'un autre âge pour perpetuer la division des Berberes.
Saches que tu as raté une belle occasion de te taire, car le chien aboie et la caravane passe.

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

S'il y a bien une personne dont il faut s'éloigner c'est bien toi car tu es un lâche pour plusieurs raisons, tu t'attaques aux ancetres de Hassen Hireche alors que c'est une famille nôble. Ils ont versé leur sang pour que les gens de ton espèce soit aujourd'hui libre mais au fait qu'est-ce que ta famille a apporté à l'algérie? Rien à part mettre un batard de ton genre au monde!
VIVE HASSEN HIRECHE
 

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

 
 

Tu te conduis exactement comme le pouvoir du FLN en place depuis 1962.  Dès que  les Kabyles revendiquent leur identité, la démocratie et la liberté,  celui-ci  les traite de vendus, de traîtres à l’indépendance etc… On voit bien que tu es mal dans ta peau pour accuser et insulter des honnêtes  gens. Si tu veux le savoir, mes ancêtres ont défié la France coloniale un siècle avant la révolution algérienne… J’étais gosse lorsque j’ai milité avec ma famille, et participé  indirectement à la guerre d’indépendance.
Tu parles de la noblesse. Donc, pour toi, tous les algériens non issus de marabouts sont des chiens ! aux lecteurs de te juger. D’ailleurs, je n’ai aucunement insulté cette famille en question. J’ai simplement dénoncé les idées à double tranchant d’un individu, car on ne peut pas être un démocrate et laïc,  et en même temps  glorifier ses ancêtres, les profiteurs de la religion qui dépouillent de pauvres infirmes, des miséreux,  en les menaçant de la malédiction divine ! YW

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

 
 
 Tu te conduis exactement comme le pouvoir du FLN en place depuis 1962.  Dès que  les Kabyles revendiquent leur identité, la démocratie et la liberté,  celui-ci  les traite de vendus, de traîtres à l’indépendance etc… On voit bien que tu es mal dans ta peau pour accuser et insulter des honnêtes  gens. Si tu veux le savoir, mes ancêtres ont défié la France coloniale un siècle avant la révolution algérienne… J’étais gosse lorsque j’ai milité avec ma famille, et participé  indirectement à la guerre d’indépendance.
Tu parles de la noblesse. Donc, pour toi, tous les algériens non issus de marabouts sont des chiens ! aux lecteurs de te juger. D’ailleurs, je n’ai aucunement insulté cette famille en question. J’ai simplement dénoncé les idées à double tranchant d’un individu, car on ne peut pas être un démocrate et laïc,  et en même temps  glorifier ses ancêtres, les profiteurs de la religion qui dépouillent de pauvres infirmes, des miséreux,  en les menaçant de la malédiction divine ! YW

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

S'il y a bien une personne dont il faut s'éloigner c'est bien toi car tu es un lâche pour plusieurs raisons, tu t'attaques aux ancetres de Hassen Hireche alors que c'est une famille nôble. Ils ont versé leur sang pour que les gens de ton espèce soit aujourd'hui libre mais au fait qu'est-ce que ta famille a apporté à l'algérie? Rien à part mettre un batard de ton genre au monde!
VIVE HASSEN HIRECHE
 

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

 
 
 
 

 
Tu te sens concerné par ces endormeurs   d’esprits qui, au fil des siècles, ont prospéré sur le dos du peuple kabyle. Trouves-tu normal que ta mère soit restée à la maison pendant que la mienne allait, sur des kilomètres, charrier de l’eau sur son dos pour l’offrir à tes ancêtres ? Trouves-tu normal que ma mère escalade des oliviers, ramasse les fruits de ceux-ci dans les ronces, grain par grain, les mains engourdies par le froid, pendant que la tienne restait à la maison pour faire sa toilette, comme une princesse ?
Oui. Certaines confréries d’origine maraboutique, cautionnées par les envahisseurs turcs, puis par la France coloniale ont exploité le peuple naïf de Kabylie. Si j’ai dénoncé ce personnage, c’est parce qu’il m’a déçu  en disant que ses ancêtres ont guéri de sa maladie un chanteur kabyle de renommée, ce que la médecine moderne n’avait pas pu faire depuis des années. « Mes ancêtres ont toujours la baraka qui est un don de Dieu. » avait-il déclaré en 2007, devant de nombreux témoins.
    Quand aux insultes proférées contre mes parents et moi-même,  les lecteurs de Kabyle.com sont témoins  de véritable nature de cet homme dangereux pour la Kabylie. YW
Je conseille aux lecteurs de lire le livre de M. Rémond « Au cœur du pays Kabyle. » aux éditions Ziriab qui traite le sujet sur les marabouts.
 

 

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Je crois qu'on est assez réveillé comme sa alors si tu es un mohamed qui se cache derriére Mohand alors je te dirai Fakou par contre si tu es vraiment un kabyle je te dirai fuck you.

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

devant cette léthargie qui nous frappe depuis la déconfiture du mouvement citoyen, un sursaut est necessaire pour reprendre en main notre destin tout en tirant des enseignements de nos echecs et experiences. on etend par-ci par-là que les kabyles ont completement changés, monsieur hirech a donné une idée pour comprendre ce qui se passe a travers la societé de consommation, je pense que le monde d'aujourd'hui se derige vers de plus en plus d'individualisme la mondialisation y est pour beaucoup,mais la crise actuelle a sonné le glas de cette tendance. celà etant dit, moi j'ai du mal à croire que que le kabylie a tourné le dos à son âme, je pense que c'est dû à des facteurs plus au moins deterministes que je peux résumer en deux facteurs majeurs : l'eternel retour a la case de depart ( eternelles chicanes entres les differents acteurs de la régions) ce qui a provoquer une lassitude des gens, absence d'une vision éclairée pour progresser (absence de concertation de débat) l'exploitation de la pauvreté des gens par le pouvoir en achetant quelques personnes (une certaine bourgoisie locale avec comme fer de lance un journal LA DEBAUCHE DE KABYLIE).
un travaul serieux nous attend afin de recoller les pieces et faires en sorte que des espaces d'échange, de concertation et de debat s'ouvrent afin de redonner l'esperance a notre region. je demeure comvaincu que le peuple kabyle n'a pas vendu son âme au diable, seulement il ne reconnais pas la bonne voix , il attend le vrai appel du coeur.
cet appel de coeur ne viendra dans la fraternité et l'union sur les points essentiels.
 
tanmirt n-wen
 
idir.

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

ne pourons pas faire un grand zenith comme ceux precedements et cette fois non pas pour un hommage mais l'unification des kabyles toute tendences confendues et avec le concour de berbere tv on verra sur le plateau du zenith nos chefs politiques se serraient les mains et c'est a ce moment la que le pouvoir algerien tireras les consequences de la plate forme qui en decouleras et  ainsi nos martyrs ne seront que fieres

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Une vision raisonnée qui se veut objective. C'est cela dont les kabyles ont besoin. Il y a plusieurs leviers a utiliser et plusieurs rochers a faire basculer. Tout d'abord, il me semble, en politique, les kabyles sont toujours dans l'incantation, non pas qu'ils n'agissent pas, car ils agissent avec passion et trop de jeunes sont victimes de ces actions. Mais quelqu'un disait que les kabyles sont encore dans la sphere du magique, de l'homme (ou la femme) proventiel, de la priere a une providence bienfaisante. Les kabyles agissent aussi mais toujours par a-coup, grandes manifestations, grands espoirs et grandes deceptions, grande desillusions. Cet article pointe des raisons identifiées, claires et logiques. Les actions doivent se faire de la meme facon que l'analyse du probleme. La question du conflit personnel est a mon avis le plus gros probleme de la politique kabyle. Trop de monde confondent le nif, c'est a dire la fiere qui est une chose positive, et l'orgueil qui est une chose negative car l'orgueil pousse les individus vers une surenchere, tel la grenouille qui enfle tellement pour etre aussi gros que le boeuf, qu'elle explose. En guise d'homme providentiel, il faut une elite interessée uniquement par l'interet general et qui soit l'interface entre le peuple et le pouvoir (en general reduit a quelque dizaine ou centaine de personnes dans un gouvernement ou une administration). L'education est sensée creer cette elite et le peuple sensé choisir son elite. Or aujourd'hui les politiciens ne sont pas en accord avec les aspirations du peuple. C'est vrai en kabylie, mais aussi dans le monde entier. Les politiciens sont toujours plus conservateurs que le peuple, en effet conserver le systeme leur assure la place de representant. Ces politiciens peuvent etre de bonne foi, mais ils reste conservateurs. C'est justement au peuple de les pousser dans leur retranchements, de les pousser a faire des propositions. Or que voit on par exemple au RCD ou FFS ? quel programme pour l'amenagement du territoire ? pour la creation d'emploi ? l'education ? les institutions ? Qui aujourd'hui parmis les kabyles sait ce que le RCD et le FFS proposent vraiment, et quel projet ils ont pour la region, voir pour le pays ? L'autonomie ? d'accord. Ensuite ? quelle economie ? Une economie liberale ou la loi du marché decide quel secteur va se developper ? Une economie keynessienne avec marché libre et intervention de l'etat dans certains domaines ? une economie principalement planifiée avec certains domaines de libre echange ? Ensuite quelle politique sociale ira avec cette economie ? Ensuite quelle relation internationale vis a vis du marché mondial ? libre echange, protectionnisme, joint venture ? Tout cela fait parti de l'education politique du peuple pour choisir ce que le peuple veut. L'elite est sensé faire cela. Qui en kabylie, dans les partis politiques, parmis les intellectuels, qui parle de cela ? Les kabyle restent dans une vision de conflit que le pouvoir central lui impose. Or il nous faut creer nos propre regle du jeux, elargir le terrain. S'il n'y a aucun debat sur ces questions au niveau national, il faut que les kabyles creer le debat au niveau regional en sortant des luttes de personnes. Enfin il me semble.
Si Samir

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

- Savoir compter en mazigh ( pas eulement: yan/yiwen, sin!!)
- Savoir les 7 jours de la semaine, et ls mois de l'année en mazigh.
- Savoir dire l'heure en mazigh.
Ensuite, les appliquer et pratiquer dans la vie courante.
Sans cela nous arriverons nulle part! 
 

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Merci Mass Hirèche,
Une excellente analyse, de bonnes réactions. L'idée du Zénith est excellente, elle va dans le bon sens. Trouver un financement pour louer la salle de la Mutualité et y faire défiler partis, personnalités, associations, responsable de médias etc.
Amer

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Qu'il me soit tout d'abord permis de féliciter un militant de la première heure de la démocratie et surtout de la cause amazighe.qu'est Hacène HIRECHE. Son analyse de la situation c du beton !
Je lui suggère de lancer une pétition sous forme d'appel à toutes les forces démocratiques du pays (FFS, RCD, MAK, Mouvement Citoyen (Archs) Mouvement associatif et toutes les forces democratiques du pays en vue de la mise sur pied d'une alliance pour atteindre un certains nombre d'objectifs qui font l'unanimité...
Je suis convaincu qu'une telle pétition recuerillera des centaines de milliers de signatures. L'objectif serait d'atteindre 2OO.OOO.
Hacène Hireche éminent universitaire respecté de tout le monde est, à mon avis, le mieux placé pour prendre cette initiative avec d'autres personnalités sincères.
Moi qui n'ai jamais milité dans un parti politique (j'ai 73 ans) serai le premier à signer des deux mains un tel document.
Encore une fois, Merci cher ami pour la finesse de ton analyse et te souhaite bon courage.

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Très chers frères, l'union des hommes libres et démocratiques est en marche. Les Kabyles comme tous les Algériens berbères comprennent bien que leur salut ne viendra que par l'union. L'Algérie devrait être un pays d'immigration et non d'émigration. La richesse de ce pays du point de vue économique, géographique et culturel vaut la peine qu'ont se mobilisent. Ne nous battons pas pour une portion de territoire mais battons-nous pour reprendre les rennes de la nation Algérienne. Notre combat doit-être pacifique car trop de sang a coulé dans notre cher pays. Construisons notre liberté avec intelligence et amour de son prochain. A tous les Algériens instruits, qui lirons ce message, je leurs demande de tout cœur d'instruire leurs voisins. Il n'y que la cohésion nationale qui permettra à Notre Algérie de relever la tête et de regarder vers l'avenir. Ne sacrifions plus nos enfants...
Très chers frères, l'union des hommes libres et démocratiques est en marche. Les Kabyles comme tous les Algériens berbères comprennent bien que leur salut ne viendra que par l'union. L'Algérie devrait être un pays d'immigration et non d'émigration. La richesse de ce pays du point de vue économique, géographique et culturel vaut la peine qu'ont se mobilisent. Ne nous battons pas pour une portion de territoire mais battons-nous pour reprendre les rennes de la nation Algérienne. Notre combat doit-être pacifique car trop de sang a coulé dans notre cher pays. Construisons notre liberté avec intelligence et amour de son prochain. A tous les Algériens instruits, qui lirons ce message, je leurs demande de tout cœur d'instruire leurs voisins. Il n'y que la cohésion nationale qui permettra à Notre Algérie de relever la tête et de regarder vers l'avenir. Ne sacrifions plus nos enfants... Que la souffrance soit à jamais bannit de notre Algérie... Un humaniste.

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

les romains  ont bien appeler la kabylie des montages de fer idurar abuzel
depuit  des siécles et des siécles a ce jour la kabylie as taujours garder sa fierté sa grandeur et ses convictions d un peuple  libre amazigh attaché a son identité sa culture et sa liberté
aujourd hui c est la grande joie  le grand éspoir de voir les kabyles qui refusents d etre brisé au acheter par ce pauvoir totalement en décalage semé de corruption de d assasinats et de répréssion a touts les niveaux et d une idéologie islamiste qui est réignier la térreure en kabylie assagy les kabyles ont bravé toutes les peurs de toute un peuple et de toute une nation
LA KABYLIE ELLE EST NI BRISé NI VENDU
l éspoir  se renais encore plus qu avent le reve est permis pour une kabylie autonome libre laique et prospere
doit je encore le dire JE SUIS FIER D ETRE KABYLE  
YES WE CAN

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

C'est juste les ROMAINS l'appellait mont-ferratus et nous idurar buzaal negh n nif comme chante IDIR que je   salue au passage urtsruzu ur terhane malgré les vécissitudes qui empêchent leurs réalisations immédiates  le seront plustard c'est une évidençe l'autonomie nous alLons y aller elle s'impose d'elle même malgré que l'attente est une injustiçe comme une figue mure elle tombera d'elle mêmeobligatoirement. et nous serons là pour l'acceuillir à bras ouverts;
 GLOIRE AU PEUPLE KABYLE VIVE LA KABYLIE LIBRE ET AUTONOME;

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Le peuple kabyle a marché a Tizi-ouzou pour dire nous sommes pret de prendre notre distin  entre nos mains. Le reste du peuple algerien, ils ont pas d´autre choix que d´etre arabe identitairement et relegieusement islam(dhayen yazen g-zuren nissen) 

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

C'est sans arret que je tombe sur des remarques de ce genre, de la part de gens parfois diplome's superieurs:  "Notre combat doit-être pacifique car trop de sang a coulé dans notre cher pays."
Comment est-ce possible d'associer les mots SANG ou VIOLENCE, des que quelqu'un emet une idee ou une opinion de natuture politique  -  Comment arrivent-ils a se dire NATIONALISTES, alors que la guerre de liberation elle meme n'avait d'autre objectif que cela justement: La liberte' d'emettre et poursuive ses opinions politiques - Surtout quand , comme dans le cas du MAK la preuve a l'appui, c'est pour la restauration des ideaux Heros Algeriens COMBATTANTS Authentiques. Pour sauver l'Algerie justement de l'obscurantisme Nassarien - Nasser n'est pas Krim, me potes qui se disent Algeriens, que vous soyez arabes, chinois, ou meme de mars !~

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

 

La civilisation arabe et musulmane est omniprésente dans l’enseignement scolaire au détriment de la civilisation berbère et ses influences dans le bassin méditerranéen et dans la civilisation arabo-musulmane.

Le dernier rapport CERD (Comité pour l’élimination de la discrimination raciale) tire la sonnette d’alarme concernant la disparition de l’identité et de la culture berbère en Tunisie. La langue berbère, est de plus en plus réduite à quelques espaces géographiques tunisiens. Selon les autorités tunisiennes, « On peut indiquer que les Berbères de Tunisie sont particulièrement bien intégrés dans la société tunisienne et qu’ils n’ont pas de revendications. En outre, il n’y a pas de tribus nomades en Tunisie ». Selon le rapport CERD, « En s’obstinant dans cette politique d’arabisation et d’assimilation forcée des Berbères, l’Etat tunisien commet l’un des crimes les plus horribles car elle prive la Tunisie d’une composante essentielle de son histoire, identité et culture. C’est par ailleurs, poursuit le rapport, le patrimoine de toute l’humanité qui sera privé de cet apport millénaire car cette culture berbère ne peut représenter qu’une richesse aussi bien pour la Tunisie que pour l’Humanité. » . A noter que, dans la Constitution tunisienne, il n’y a pas de trace de la berbérité ; l’article 1 de la constitution tunisienne stipule que « la Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain ; sa religion est l’Islam, sa langue l’arabe et son régime la république », contrairement à l’Algérie qui reconnait officiellement l’héritage berbère. Cependant, ce sujet est toujours une source de débats.
En Mars 2009, dans une correspondance adressée aux députés européens Rachid RAHA, le Président du CMA (Congrès Mondial Amazigh) rapporte le statu quo des Amazigh au Maroc. Selon lui : « De graves dérives et régressions des droits des citoyens amazigh résultent d’une politique discriminatoire affichée d’apartheid anti-amazigh, qui contredisent tous discours officiels ». Dans le prologue de la Constitution marocaine, nous ne trouvons aucune trace de la berbérité marocaine : « Le Royaume du Maroc, Etat musulman souverain, dont la langue officielle est l'arabe, constitue une partie du Grand Maghreb Arabe. Etat africain, il s'assigne, en outre, comme l'un de ses objectifs la réalisation de l'unité Africaine. »
L’auteur de cette correspondance a énuméré ces dérives dans plusieurs secteurs : le système éducatif, l’audiovisuel, la culture et les services d’état civil qui refusent d’enregistrer les nouveaux nés qui portent des prénoms berbères. Cet acte discriminatoire constitue une violation à la déclaration des Droits de l’Homme dont le Royaume du Maroc est signataire aux côtés de l’Union Européenne qui lui a accordé en contrepartie « un statut avancé » le 13 octobre 2008.
Qu’en est-il chez nous ? Les Français ont échoué dans leur désir de nous inculquer que nos ancêtres étaient des gaulois. Aujourd’hui, les arabophones veulent nous convaincre que nous descendons des arabes ! Dans la presse, quelques articles renforcent cette idée. C’est un glissement identitaire dangereux. Leurs auteurs n’ont visiblement pas étudié les mêmes manuels d’histoire que nous. Ils réécrivent l’histoire selon leur conception. La reconnaissance de la langue Amazigh est constitutionnelle en Algérie, mais elle n’est pas effective. Même s’il existe une chaine télévisuelle amazighophone, ceci n’est qu’un arbre qui cache la forêt.
Face au nombre croissant de villages qui s’arabisent, surtout en Kabylie, à Tipaza et dans d’autres régions en Algérie, je tire la sonnette d’alarme sur l’usage de la langue berbère dans la vie quotidienne algérienne. A titre d’exemple, Sétif était une région globalement berbérophone (chaouia et kabyle) avant que l’arabe ne soit couramment utilisé. Bougaâ est devenue quasiment arabophone. Les Kabyles de cette ville parlent peu le kabyle, qui n’est utilisé que par une génération de parents. Désormais les enfants parlent l’arabe à la maison, comme signe « d’intégration ». Je peux citer d’autres villes telles que Guinzette où le village d’Ait Yâala est encerclé par d’autres villages complètement arabophones. Le même phénomène est observé dans d’autres régions comme Bouira, Bordj-Bou-Arreridj, Tipaza, dans la région de Chaouia et dans les villes du Sud. Les prénoms sont de plus en plus orientalisés et parfois occidentalisés. Des Nesserine, Imans, Zienbe, Imad, etc., ont remplacé les prénoms de nos aïeuls. Mustapha Lacheraf a soulevé cette question dans son ouvrage Des Noms et des Lieux. De nos jours, certains services d’états civils refusent d’enregistrer des prénoms d’origine berbère. C’est le cas d’un Kemkem Syphax à la commune d’Aïn Ousséra . La civilisation arabe et musulmane est omniprésente dans l’enseignement scolaire au détriment de la civilisation berbère et ses influences dans le bassin méditerranéen et dans la civilisation arabo-musulmane. Cela constitue une lacune édifiante et sans doute volontaire qui laisse les jeunes algériens à la merci des manipulations de certains courants idéologiques. Diabolisation des régions berbérophones. C’est le cas de la Kabylie. Quelques titres de la presse sèment la zizanie dans cette région. Ils donnent du Kabyle l’image d’un antimusulman, qu’il faut convertir à tous prix pour le remettre dans le droit chemin ! Sur le plan idéologique, on associe la langue arabe à la religion musulmane. Le quidam pense que la langue arabe a un statut supérieur à la langue berbère. L’histoire répandue sur la présence musulmane en Afrique du Nord, particulièrement en Algérie, est faussée et ce, pour des raisons dogmatiques. Débilisation et/ou diabolisation de certaines pratiques culturelles, sous prétexte qu’elles ne répondent pas à la doctrine religieuse musulmane ? Qui sera le garant de notre héritage culturel ? Allons-nous reprendre nos droits ou laisser les autres tuer notre culture et par conséquent, une partie de l’histoire algérienne ? Doit-on désapprouver toutes pratiques culturelles qui ne répondent pas aux préceptes musulmans ? Aucune journée ne célèbre de héros berbères tels que la Kahina (Déhia), Massinissa, etc. Aucun boulevard, aucune rue, aucun lieu public ne portent le nom d’un berbère célèbre. Et pourtant ils ont existé, ce sont les fondateurs de notre identité, de notre histoire.
Il est indispensable que nous restions vigilants face aux distorsions que subissent insidieusement notre histoire et notre identité. Si nous n’y prenons garde, un jour nos ancêtres deviendront arabes !
Yazid Haddar.

 

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Azul à tous et à toutes.
En complément à mon envoi sur le lancement d'une PETITION NATIONALE, je suggère à notre ami Hacène Hireche d'associer Maitre Ali Yahia Abdenour pour cette initiative. Tanemirt.

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

A l'anonyme qui a signé YIWEN NAT WAGNUN,
Imi thzrd mass Hirèche d"charlatan", ini aneghd ma d yemma-k ig sehher, negh d ketch ig irra d aghyul?!
Wayed nat wagnun

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

 Toi, tu parles comme un voyou qui n’a rien à foutre du débat qui nous concerne. Tu dois manger dans tous les plats comme au temps des caïds et des amines qui ont  abusé de leurs frères pour servir la France coloniale.  YW 

Soumis par anasli1 le

tres bone analyse mr hireche mais vous avez eté avare de dire qu'il ya maintenant un mouvement qui redonnent de grands espoirs.
 
Le ffs et le rcd en voulant sauver toute l'algerie ont failli perdre la kabylie heuresement que le mak est arrive au bon moment
 
Si on arrive à une entente entre les differentes formations ce sera l'ideal mais si non mr hireche il faut admettre que  le MAK est le salut le sauveur de la kabylie.
 
nous devons tous agir vous aussi mr hireche  pour  lui preter main forte avant qu'il soit trot tard parceque dans 10 ans ce sera impossible ,les 3/4 de la population kabyle sera aquise pour l'islamisme.
 
nos  ennemis ne dorment pas et ne perdent  pas leur temps à faire des analyses comme nous sur les journaux; ils islamisent ils construisent les mosquée et le pouvoir riche en petro dollards  les aide et il achete les kabyles un part un.
 
l'algerie à laquelle nous tenons tous ne peut etre sauvée q'une foie la democratie et la laicité auront donné leurs fruits en kabylie. 
 
 messieurs les kabyles  nous somme la derniere  generation    qui sauvera pour léternité ou perdra à  jamais l'heritage de nos ancetres massinissa  jugurta. ...atg 
 
tudert i ughref aqvayli ilelli.
 
kabyllement

Pages

Ajouter un commentaire