La famille Matoub et la fondation du même nom me font rire et pleurer à la fois. Ils cherchent la vérité sur un assassinat politique! La vérité est dans la phrase elle-même: C'est un assassinat politique. Donc peu importent les exécutants. L'Algérie arabo-islamiste a liquidé le militant Matoub Lounés. C'est la seule vérité a faire accepter aux kabyles. Ceux qui ont appuyé sur la gachette ne sont que de simples sous-fifres, des hommes de main, des exécutants au service d'une idéologie: l'arabo-islamisme. Ces gens ont été déja soit exécutés, soit mis à l'abri.
Il n'y avait qu'une seule chose à comprendre: L'assassinat de Matoub Lounés était une déclaration de guerre aux kabyles.
Les kabyles n'ont jamais voulu comprendre les choses ainsi. Ils ne sont pas capables de s'affranchir de la tutelle idéologique arabo-islamique. Ils ne veulent pas lutter. Ils se soumettent. Ils feignent donc de croire que cet acte reléve du droit commun et exigent donc que les auteurs du crime soient retrouvés, traduits devant la justice arabo-islamique algérienne et condamnés. Justice sera ainsi faite.
Ce qui me fait le plus mal est que les kabyles ne se contentent pas de se soumettre, mais ils salissent et combattent tout kabyle qui ose relever la tête. Les hommes debouts sont plus que jamais considérés comme des maudits qu'il faut neutraliser avant qu'ils n'apportent la malédiction à la Kabylie et à tous les kabyles.
Ils sont vraiment rares, les kabyles qui ne me font pas honte. Ils sont honnis par les kabyles adultes comme l'a été Matoub Lounés de son vivant. Personne ne me fera croire que Lounés était une idole pour les kabyles. Seule une catégorie de jeunes le vénéraient. La plupart des adultes, surtout ceux qui étaient un peu versés dans la politique, le haissaient et le traitaient comme un chien qui aboyait trop et qui risquait donc d'ameuter les loups. Ils l'appelaient "daewessu". Les kabyles avaient peur et ont toujours peur. Ils essaient de donner le change, de soigner une vitrine d'opposants et de rebelles, mais l'arriére boutique est vide. Jusqu'à quand cette politique qui consiste à sauver l'honneur seulement?
Pour le moment, il n'y a que trois noms que je peux prononcer sans me faire honte: Matoub Lounés, Noureddine Ait Hamouda et Ferhat Mhenni, chacun avec ses qualités et ses défauts, ses insuffisances et son caractére. mais dans l'ensemble, ce sont les seuls qui semblent assummer ou avoir assumé leur kabylité.
Matoub a disparu. Pour faire d'une pierre trois coups, les élites kabyles ont pensé avec ruse de faire endosser le crime au RCD (C'est à dire indirectement à Ait Hamouda et Mhenni). Said Sadi a compris le danger qui pése sur lui. Il s'est donc normalisé, cache sa kabylité et se fonde dans le paysage politique algérien arabo-islamique. Comme le FFS l'a toujours fait depuis 1992.
Nous avons perdu tous les cadres valables du FFS lors de purges visant à normaliser le parti. Nous avons vu le RCD voler en éclats et nous avons laissé bon nombre de ses valeureux militants se mettre dans l'ombre ou rejoindre le camp ennemi. Je suis désolé, mais les militants sincéres ne pouvaient pas faire le bonheur des kabyles malgré eux. Les kabyles ne les soutenaient pas massivement. Les pesanteurs étaient et sont toujours là pour ne faire des projets politiques qu'un recueil de vains slogans. J'ai vu Khalida Messaoudi faire une conférence dans un cinéma en Kabylie, à la fin des années 1980. Elle parlait des droits des femmes, et de libertés individuelles devant une assistance composée à 99,99% de mâles moustachus. J'ai tenu 15 minutes. J,étais célibataire, mais j'ai compris pourquoi les jeunes couples émancipés quittaient la Kabylie avec précipitation. On ne peut rien faire sans avoir préalablement combattu les traditions, les pesanteurs culturelles et religieuses, le machisme ambiant et le conservatisme ancré en Kabylie par le maraboutisme passé. La société moderne, démocratique et libre à laquelle aspire la jeunesse kabyle n'est toujours pas possible.
Je suis peut-être parmi les personnes qui n'insulte jmais Khalida Messaoudi. Elle a donné généreusement. Mais les kabyles jetaient aux toilettes tout ce qu'elle donnait. En plus, ils tiraient la chasse d'eau. Si elle me crache à la face que ce peuple ne mérite pas qu'on lui consacre une vie, je baisserai les yeux et je repecterai son opinion, Même si je pense le contraire.
Que les kabyles réclament justice à l'état algérien sur l'assassinat de Matoub me fait honte. J,ai honte de faire partie d'un peuple idiot.mais C'est le mien et je m'accommode de ma honte.
La famille Matoub et la fondation du même nom me font rire et pleurer à la fois. Ils cherchent la vérité sur un assassinat politique! La vérité est dans la phrase elle-même: C'est un assassinat politique. Donc peu importent les exécutants. L'Algérie arabo-islamiste a liquidé le militant Matoub Lounés. C'est la seule vérité a faire accepter aux kabyles. Ceux qui ont appuyé sur la gachette ne sont que de simples sous-fifres, des hommes de main, des exécutants au service d'une idéologie: l'arabo-islamisme. Ces gens ont été déja soit exécutés, soit mis à l'abri.
Il n'y avait qu'une seule chose à comprendre: L'assassinat de Matoub Lounés était une déclaration de guerre aux kabyles.
Les kabyles n'ont jamais voulu comprendre les choses ainsi. Ils ne sont pas capables de s'affranchir de la tutelle idéologique arabo-islamique. Ils ne veulent pas lutter. Ils se soumettent. Ils feignent donc de croire que cet acte reléve du droit commun et exigent donc que les auteurs du crime soient retrouvés, traduits devant la justice arabo-islamique algérienne et condamnés. Justice sera ainsi faite.
Ce qui me fait le plus mal est que les kabyles ne se contentent pas de se soumettre, mais ils salissent et combattent tout kabyle qui ose relever la tête. Les hommes debouts sont plus que jamais considérés comme des maudits qu'il faut neutraliser avant qu'ils n'apportent la malédiction à la Kabylie et à tous les kabyles.
Ils sont vraiment rares, les kabyles qui ne me font pas honte. Ils sont honnis par les kabyles adultes comme l'a été Matoub Lounés de son vivant. Personne ne me fera croire que Lounés était une idole pour les kabyles. Seule une catégorie de jeunes le vénéraient. La plupart des adultes, surtout ceux qui étaient un peu versés dans la politique, le haissaient et le traitaient comme un chien qui aboyait trop et qui risquait donc d'ameuter les loups. Ils l'appelaient "daewessu". Les kabyles avaient peur et ont toujours peur. Ils essaient de donner le change, de soigner une vitrine d'opposants et de rebelles, mais l'arriére boutique est vide. Jusqu'à quand cette politique qui consiste à sauver l'honneur seulement?
Pour le moment, il n'y a que trois noms que je peux prononcer sans me faire honte: Matoub Lounés, Noureddine Ait Hamouda et Ferhat Mhenni, chacun avec ses qualités et ses défauts, ses insuffisances et son caractére. mais dans l'ensemble, ce sont les seuls qui semblent assummer ou avoir assumé leur kabylité.
Matoub a disparu. Pour faire d'une pierre trois coups, les élites kabyles ont pensé avec ruse de faire endosser le crime au RCD (C'est à dire indirectement à Ait Hamouda et Mhenni). Said Sadi a compris le danger qui pése sur lui. Il s'est donc normalisé, cache sa kabylité et se fonde dans le paysage politique algérien arabo-islamique. Comme le FFS l'a toujours fait depuis 1992.
Nous avons perdu tous les cadres valables du FFS lors de purges visant à normaliser le parti. Nous avons vu le RCD voler en éclats et nous avons laissé bon nombre de ses valeureux militants se mettre dans l'ombre ou rejoindre le camp ennemi. Je suis désolé, mais les militants sincéres ne pouvaient pas faire le bonheur des kabyles malgré eux. Les kabyles ne les soutenaient pas massivement. Les pesanteurs étaient et sont toujours là pour ne faire des projets politiques qu'un recueil de vains slogans. J'ai vu Khalida Messaoudi faire une conférence dans un cinéma en Kabylie, à la fin des années 1980. Elle parlait des droits des femmes, et de libertés individuelles devant une assistance composée à 99,99% de mâles moustachus. J'ai tenu 15 minutes. J,étais célibataire, mais j'ai compris pourquoi les jeunes couples émancipés quittaient la Kabylie avec précipitation. On ne peut rien faire sans avoir préalablement combattu les traditions, les pesanteurs culturelles et religieuses, le machisme ambiant et le conservatisme ancré en Kabylie par le maraboutisme passé. La société moderne, démocratique et libre à laquelle aspire la jeunesse kabyle n'est toujours pas possible.
Je suis peut-être parmi les personnes qui n'insulte jmais Khalida Messaoudi. Elle a donné généreusement. Mais les kabyles jetaient aux toilettes tout ce qu'elle donnait. En plus, ils tiraient la chasse d'eau. Si elle me crache à la face que ce peuple ne mérite pas qu'on lui consacre une vie, je baisserai les yeux et je repecterai son opinion, Même si je pense le contraire.
Que les kabyles réclament justice à l'état algérien sur l'assassinat de Matoub me fait honte. J,ai honte de faire partie d'un peuple idiot.mais C'est le mien et je m'accommode de ma honte.