26 Mai 2012
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Les cerises, les absentes de la fête à Larbâa n-At Yiraten

jeu, 2010-06-03 15:03 -- Ajqas
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Comme à chaque année, les cerises sont les éternelles absentes de cette fête qui leur est pourtant consacrée, le visiteur remarquera de prime à bord cela dès qu'il pénétrera l'enceinte de la salle d'exposition où tout un fouillis de produits  sont (mal !) exposés : miel, gâteaux, couscous, portraits, robes, tapis, matériel de secourisme, bijoux, plantes et même des animaux embaumés mais point de cerises à l'horizon, même pas en photos.

Selon les organisateurs, il fallait arriver tôt le matin pour pouvoir en… voir (n'espérez pas en avoir !), la municipalité ayant mis la main à la poche, s'est offerte trois caisses du précieux fruit afin de mettre plein les yeux aux " officiels " venus inaugurer l'édition de cette année - et ils en sont repartis avec une bonne partie de la marchandise - les visiteurs venus après n'y ont pas eu droit, le fruit n'était même pas proposé à l'achat.

Pourtant, selon des statistiques publiées à l'occasion de cette fête, l'on apprend que " la " ceriserai " de Tizi-Ouzou représente 42% du verger national et occupe la première place à l'échelle nationale ", les variétés qui y sont cultivés sont : bigarreau burlat, bigarreau napoléan et bigarreau heldenfinger.

Il y est aussi noté que les principales contraintes au développement de la culture de la cerise sont : l'absence du soutien de l'Etat pour le greffage sur place, l'absence de production du porte-greffon (merisier) et l'absence d'une véritable lutte conte le " capnode " (le ravageur le plus redoutable du cerisier).

Si une volonté de sauvegarder et de développer la culture de la cerise dans la région existait vraiment, au lieu de se contenter de cette fête " patchwork " censée la célébrer, surtout que les contraintes principales sont maintenant identifiées, les organisateurs de la fête de la cerise devraient mettre en place un plan de travail en collaboration avec les cultivateurs et les autorités qui couvrirait toutes les étapes nécessaires - de la greffe à la cueillette - pour avoir une bonne récolte (à exposer et à vendre !), et ainsi sortir du folklorisme d'une " fête de la cerise sans… cerises ".

PS : Finalement, les cerises que l'on cherchait étaient chez l'épicier du coin, elles étaient cédées à 800 dinars le kilogramme mais il a quand même pu se les procurer (pour les vendre !) et nous a aimablement autorisé à les photographier tout en nous certifiant qu'il s'agissait d'une production locale.

Kabylie, 03/06/2010
Par : Ajqas

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