
La préservation et la sauvegarde du patrimoine moral et immatériel est une mémoire de toute une identité et de la civilisation d’une population. Les citoyens avertis et soucieux de cette richesse incommensurable ne ménagent aucun effort pour en faire une pérennité du ce patrimoine.
Dans la commune d’Ait yahia moussa, les familles ne dérogent pas à la règle et cela est palpable lors de préparation et la célébration des fêtes de mariage et les autres occasions (circoncision. el Aïd…).
Ces nombreuses noces ont pu préserver un patrimoine culturel de longue date, à s’avoir « el Henni». Ce rituel ancestral, qui est aussi une empreinte traditionnelle pleine de convivialité et d’amour, est un composé rythmique de chant mêlant religion, l’identité, où les mariés et leurs convives sont félicités et réconfortés. Chanté et clamé par des sages de village (16 environ) pour le marié, et les vieilles pour la mariée et même pour l’enfant circoncis pendant toutes les fêtes de la région. «
El henni », est une poudre, issue d’une plante séchée qui mélangée avec de l’eau fraîche pendant quelques instants est appliquée sur les cinq doigts de la main droite du marié ou de la mariée. Il est un symbole auquel la communauté kabyle s’est attachée depuis des temps anciens. « C’est une tradition de nos ancêtres, on ne peut pas la délaissée. Elle représente beaucoup de choses pour nous.
Sur l'aspect du mariage il signifie la légalité après la fatiha. Du côté spirituel, «cela représente l’espoir et la paix », nous explique un sexagénaire de cette région. La tradition d’el Henni ne se limite pas aux mariés, elle est de rigueur aussi à l’occasion de l’Aid pour les enfants qui ornent leurs mains. Mais force est de constater que ce patrimoine aussi riche et « expressionnel » à plus d’un titre de par les valeurs que véhicule ce rituel, commence à être délaissé et abandonné pour laisser place à d’autres pratiques qui ne sont pas les nôtres.
Beaucoup de villages en Kabylie, en effet, préfèrent volontairement se passer de ce rituel qui à l’époque représente un moment sacré pour les deux mariés. « Ce rituel est pour moi un moment fort, parce que c’est un pilier de notre identité et de notre civilisation », dira un jeune. Mais ce n’est pas le cas à Ait Yahia Moussa où cette pratique est presque généralisée dans tous les villages.
Ainsi, pour la survie et la sauvegarde de ce patrimoine, l’association culturelle Thighri, d’Ath houelhadj, joue un rôle très indéniable. Une équipe composée essentiellement de jeunes adhérents de l’association a été formée et semble déjà repris le flambeau depuis plus de trois années par sa participation dans plusieurs fêtes. Elle l’en fait l’écho lors de manifestations culturelles pour faire connaître cette tradition à d’autres régions que soit en Kabylie ou dans le reste du pays.
H.Sediki - Kabyle.com


Commentaires
Onze millions d'Algériennes sont célibataires
Les statistiques rendues lors d’une rencontre portant sur les questions du mariage organisée par l’association bougiote Tafath révèlent que sur les 18 millions de femmes recensées, 11 millions sont célibataires dont 6 millions sont âgées de plus de 35 ans et 250 000 filles bouclent la trentaine chaque année. De nombreuses raisons expliquent cette situation, devenue explosive :50% des femmes algériennes en âge de procréer sont aussi célibataires.
Iflisen Umellil
la ceremonie du henne
Ad _yeg kulci mebrouk..Sehha d lehna d tughzi lle3mer i yesliyen d teslatin tarwa umazigh d la serie n werrac d tullas s lqedra n Illew uzmir...Un Kabyle de l ouest algerien
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