La catastrophe climatique que nous vivons éclaire l’opinion publique sur la manière avec laquelle elle est gouvernée. En effet, notre état, malgré une aisance financière que beaucoup de nos voisins et même d’autres nous envient, a été incapable de parer à une perturbation atmosphérique pourtant pressentie et annoncée des jours avant son arrivée.
Hormis l’office national de la météorologie qui, avouons le, depuis les crue dévastatrice de 2001 à Alger (Bab El oued) prend au sérieux les dégradations climatiques et météorologiques par l’envoi à qui de droit de BMS, toutes les autres strates de l’administration ont failli. Ces BMS ne devraient pas atterrir dans les tiroirs d’une administration bureaucratique moribonde. Les responsables chargés de la sécurité des personnes et des biens doivent être mobilisés à tout moment pour juguler les perturbations qui peuvent être engendrées par quelques bouleversements de quelques natures qu’ils soient. Un responsable est sensé être informé pour agir et non pour le plaisir d’être informé.
L’Algérie n’est pas à sa première catastrophe naturelle. Elle en a vécu de tout temps. Une catastrophe vécue doit être un élément déclencheur de réflexion approfondie pour affronter d’autres du même acabit. Si on ne tire pas les leçons des évènements qui surviennent d’une manière récurrente, on est appelé à revivre éternellement les mêmes drames et les mêmes cauchemars. Le drame que vivent des régions entières du pays nous renseigne et nous enseigne encore une fois sur la démission de nos responsables. Aux premiers jours, les responsables concernés et capables de prendre des mesures de prévention et de salut n’ont pas bougé le petit doigt en croyant- peut- être- que la durée allait être éphémère et courte. A moins que l’on ait attendu exprès le pourrissement pour la récupération administrative et politique du drame d’une population désarmée, élection à venir oblige. Sinon comment interpréter l’annonce d’élection par le président de la république au moment même où les citoyens grelottent de froid et pataugent dans le noir. Aucun mot de compassion envers les populations meurtries. Pendant que des pans entiers du territoire national soufrent du manque de denrées alimentaires, de coupures électriques et de rareté de gaz butane nos décideurs envoient des SMS pour inciter les gens à aller voter. Des malades graves ont été évacués à pied ou sur des tracteurs à chenilles sur des kilomètres. Où sont les hélicoptères de la police, de notre armée et de la gendarmerie nationale ? Cela s’appelle de la non-assistance à personnes en danger.
Il faut demander des comptes aux gestionnaires politiques à tous les niveaux, c’est à ce prix que le petit peuple prendra au sérieux les oracles pompeux de ses dirigeants.
Un ventre creux et des yeux plongés dans le noir ne peuvent voter. Les préoccupations du pouvoir politique sont aux antipodes de celles de son peuple.
Aux citoyens qui réclament la dignité (travail et amélioration des conditions de vie), le politique lui propose des élections factices et frelatées. Le jeu est malsain. Il faut croire que le divorce est consommé entre l’élite qui gouverne et la base qui souffre. A Tizi ouzou, après huit jours d’enneigement continuel, de froid glacial, nous avons recensé des communes n’ayant reçu aucune bombonne de gaz par voie officiel et traditionnelle, à savoir par la seul entreprise qui monopolise la distribution du gaz (NAFTAL). Les citoyens étaient livrés à eux-mêmes.Le système « D » a prévalu et a marché dans des cas et a foiré dans d’autres. Dix jours après l’électricité n’est pas rétablis pour beaucoup de foyers. Il ne faut pas croire les canaux d’informations officiels. Il faut aller sur le terrain et se frotter à la dure réalité du quotidien de gens qui souffrent. A trop se fier à notre télévision nationale, on peut se croire être du rang des pays développés. Le vent de la perestroïka n’a pas ébranlé notre citadelle. Elle est figée dans les années guerre froide.
Si la Kabylie a été punie pendant les cycles d’émeutes et de soulèvements politiques récurrents, on pouvait l’espace d’un temps comprendre la réaction politique du pouvoir central. La nature même d’un régime autoritaire est d’interdire la moindre remise en cause de sa légitimité. La Kabylie a toujours payé son « entêtement » et son opposition frontale au régime en place et ce depuis longtemps. Mais que l’on abandonne toute une région suite à une calamité naturelle sans précédent, c’est à la limite du criminel. La chaine de responsabilité doit être établie. Jusqu’ à quand continuera-t-on à dire que nous ne savons pas ? Jusqu’ à quand nous nous résignerons à des « Allah ghaleb » ? Comme si dieu pouvait être le seul responsable de nos malheurs et de nos propres erreurs. Des têtes doivent tombées pour une ultime crédibilité d’une administration à mille lieux de ses administrés.
Benamghar Rabah
D’une météo chaotique à sa gestion catastrophique
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Commentaires
combien de siecle pour comprendre
le pouvoir central veut seulement exploiter la kabylie en son profit.
il s ent fous de son peuple.
le reveille ne marche pas?
les kabyles sont ignorents. pas inteligent.
ils vont finir par creuver de faim au sens propre du mot.
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