La Présidente du MAK France répond au Directeur de Rédaction du Figaro Magazine
Il serait temps (voire trop tard) pour l'Europe en général et la France en particulier d'agir. J'ai été cependant choquée par la dernière phrase de votre article.
Il serait temps (voire trop tard) pour l'Europe en général et la France en particulier d'agir. J'ai été cependant choquée par la dernière phrase de votre article.
En Kabylie, j’ai toujours vu ma grand-mère faire ses cinq prières, dans une langue qu’elle ne comprend pas. Distinguant son identité amazighe de sa pratique de l’Islam. Pieuse mais tolérante, elle n’a jamais incité personne d’entre nous à pratiquer sa religion. Elle ne s’est jamais permis de nous juger. Voilà comment je préfère voir les musulmans.
Les Kabyles qui tentent péniblement d'émerger dans le paysage français, font face à un obstacle plus ou moins inattendu : la classe politique française.
Donc il y a en Algérie des "citoyens" qui dorment en prison pour ne pas avoir observé le jeûne du ramadan. Cette situation, ubuesque au demeurant, ne semble choquer (activement s'entend) qu'une poignée d'individus. Je commence à me demander si le peuple algérien n'est pas devenu un troupeau de moutons uniquement préoccupé à paître dans les pâturages.
Tizi-Ouzou ou le Col des Genêts , n’est pas n’importe quelle ville , et naturellement, sa gestion est plus politique qu’administrative.
Le Gouvernement Kabyle continue ses effets d'annonce et précise un peu mieux sa volonté de prendre en main le contrôle des médias kabyles.
La dernière sortie médiatisée du ministre algérien de l’islam, Abdellah Ghoulamallah et ses sentences commencent à être relayées sur le terrain par la police et la justice.
"Est ce qu'on doit s'unir pour tuer une langue ou la faire revivre?" Kateb Yacine.
La télévision publique algérienne TV-4 destinée à la promotion de la langue et culture amazighes est en train de faire tout le contraire. Au niveau de la langue, quand ce n’est pas purement et simplement la langue arabe qui est utilisée pour les génériques et les sous-titres, c’est tamazight transcrite en caractères arabes. Or, le système d’écriture consacré par l’usage, du moins en Kabylie qui a toujours été la seule région à revendiquer tamazight en Algérie, est celui dont les caractères sont gréco-latins.