ben
29/12/2002, 18h29
Qu'en pensez-vous: Hum ! Je leur f'rai bien la guerre, moi. Pourvu qu'elles soient croquantes. Et, quel beau martyr. :D
Le service militaire devient obligatoire pour les femmes en Tunisie. Premiers contingents : mars 2003. Une mesure qui octroie plus de liberté au sexe faible mais laisse perplexe les associations de femmes dans le pays.
28/12/02 : Dès mars 2003, les femmes tunisiennes âgées de 20 ans et plus seront appelées à faire leur service militaire. Ldali Jazi, ministre de la Défense, l'a officiellement annoncé le 25 décembre dernier. Elles pourront choisir, à l'instar des hommes, entre un service militaire complet d'une durée d'un an et une affectation individuelle de 25 à 15 jours. Si elles choisissent cette seconde option, elles devront alors verser en contrepartie une partie de leur salaire pendant les 11 mois restants au profit d'un Fonds du service national tunisien. C'est ce que font déjà une très large majorité des hommes qui préfèrent ainsi éviter d'aller sous les drapeaux.
Sécurité renforcée
" Nous ne savons pas quoi penser de cette mesure. D'un côté, il est évident que " nos islamistes " vont s'y opposer, parce que cela va dans le sens de plus de droits aux femmes. En même temps, ce point n'a jamais fait partie de nos revendications puisque nous sommes contre la guerre. Et puis il y a déjà des femmes militaires, ça n'est donc pas une révolution ", s'étonne Nadia Hakimi, directrice de l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD). D'un côté, la nouvelle législation s'inscrit effectivement dans la tradition du pouvoir tunisien pour qui légiférer dans le sens de l'égalité hommes femmes est une arme contre la montée de l'islamisme. Mais, coup double, il semble que la nouvelle mesure permette également de resserrer le contrôle sur les nouvelles appelées.
Outre l'impôt qui sera perçu si elles refusent de faire une année complète de service, elles s'exposent à voir leur dossier transféré à un tribunal militaire si elles ne répondent pas à l'appel. On parle dans la presse de sanctions " draconiennes " à l'encontre de celles qui manqueraient à leur devoir. De quoi laisser effectivement perplexe les organisations de défense des droits de la femme.
Le service militaire devient obligatoire pour les femmes en Tunisie. Premiers contingents : mars 2003. Une mesure qui octroie plus de liberté au sexe faible mais laisse perplexe les associations de femmes dans le pays.
28/12/02 : Dès mars 2003, les femmes tunisiennes âgées de 20 ans et plus seront appelées à faire leur service militaire. Ldali Jazi, ministre de la Défense, l'a officiellement annoncé le 25 décembre dernier. Elles pourront choisir, à l'instar des hommes, entre un service militaire complet d'une durée d'un an et une affectation individuelle de 25 à 15 jours. Si elles choisissent cette seconde option, elles devront alors verser en contrepartie une partie de leur salaire pendant les 11 mois restants au profit d'un Fonds du service national tunisien. C'est ce que font déjà une très large majorité des hommes qui préfèrent ainsi éviter d'aller sous les drapeaux.
Sécurité renforcée
" Nous ne savons pas quoi penser de cette mesure. D'un côté, il est évident que " nos islamistes " vont s'y opposer, parce que cela va dans le sens de plus de droits aux femmes. En même temps, ce point n'a jamais fait partie de nos revendications puisque nous sommes contre la guerre. Et puis il y a déjà des femmes militaires, ça n'est donc pas une révolution ", s'étonne Nadia Hakimi, directrice de l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD). D'un côté, la nouvelle législation s'inscrit effectivement dans la tradition du pouvoir tunisien pour qui légiférer dans le sens de l'égalité hommes femmes est une arme contre la montée de l'islamisme. Mais, coup double, il semble que la nouvelle mesure permette également de resserrer le contrôle sur les nouvelles appelées.
Outre l'impôt qui sera perçu si elles refusent de faire une année complète de service, elles s'exposent à voir leur dossier transféré à un tribunal militaire si elles ne répondent pas à l'appel. On parle dans la presse de sanctions " draconiennes " à l'encontre de celles qui manqueraient à leur devoir. De quoi laisser effectivement perplexe les organisations de défense des droits de la femme.