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Voir la version complète : de la malchance ?


ARZZAZ
28/11/2002, 12h55
qui fait que nous ne récupérons sur ce forum que la lie et pas ces croyants éclairés dont ils gagneraient à s inspirer !! ???


« La pensée musulmane a tjrs valorisé la justice mais s est accommodé de l absence de liberté…ce déséquilibre n a fait que renforcer la tyrannie en terre d Islam.

Le Coran n est pas un texte scientifique mais religieux(…) si nous ne voulons pas que notre pensée se sclérose, nous devons ouvrir nos esprits sur le monde. Or notre culture arabo-islamique d aujourd hui ne fait que perpétuer les modèles du passé. (…) notre culture privilégie une pensée qui se réfère aux modèles du passé plutôt que de se tourner vers l avenir. (…) Nous encensons les califes abbassides qui ont régnés à Bagdad ( 750-1258) sans nous demander combien de prisonniers croupissaient dans leurs geôles. De même nous admirons Hajjaj (gouverneur de l Irak de 694 à 714) pcq il a introduit les signes diacritiques ds le Coran, mais nous oublions qu au moment de sa mort il avait jeté plus de 77 000 personnes en prison…Nous valorisons la justice au point d avoir imaginé « le despotisme éclairé »(…) là où il faudrait parler de despotisme tout court. (…)

Force est donc de constater que nous n avons pas une conscience assez clair de ce que sont la liberté et la justice.(…) il ne sert à rien de vouloir entreprendre des réformes politiques (…) L’esprit traditionaliste des gens ne seras pas en mesure de changer si l on n a pas auparavant réformé la religion.

(…) l utilisation de la religion à des fins politiques, une jurisprudence moyen-âgeuse, l absence de libre-arbitre, le poids des textes anciens (…) crée les conditions favorables à l émergence de l extrémisme islamiste qui veut accaparer la religion et le pouvoir.(…) rien ne sert de créer de nouvelles institutions, d élire de nouveaux parlements(…)de libéraliser la presse(…) tout cela existe déjà (…) nous avons plutôt besoin d invention et de renouveau dans les domaines religieux et culturel afin de rendre toutes ces institutions opérantes. »

Mohamed CHAHROUR, Ecrivain islamique syrien (extrait du courrier international)