Voir la version complète : Le voyage de Nadia (Grave!)
C'est l'hydre de la pensée unique avec pour trois têtes, la tradition, la religion et la bêtise des hommes, kabyles en l'occurrence mais algériens en général. Et des algériennes. Ne venez pas me dire ensuite que la gent masculine ne soit pas spécifiquement coupable! Dans le contexte du film, si! Que Dieu ait sa part de responsabilité ou qu'Adam et Eve -surtout Eve- participent à toute la malédiction qu'endossent à leur corps défendant les boucs émissaires que sont les femmes, convenons-en, par dépit. Ce que je constate cependant, moi, algérien, c'est que ces hommes, du village de Nadia, sont des lâches! Leur ignorance de l'histoire des civilisations et notamment celles du développement des sociétés modernes telles que la nôtre, ici, à Montréal, avec laquelle l'Algérie tisse des liens politiques et sympathiques, cette ignorance n'est pas une excuse. Ceux qui ont un peu de jugeote parmi mes compatriotes savent que tout cela est vrai : Nietzsche, malgré ses défauts, avait parfaitement raison lorsqu'il décriait la servitude maladive des peuples sous la férule de dictatures institutionnalisées dont l'autel sert à sacrifier les révoltés (es. . . ), en particulier ceux qui cherchent à se libérer de leurs chaînes, comme une de ces femmes à qui je dois la vie.
« Hélas, les vices de l’homme . . . contiennent la preuve de son goût de l’infinie; seulement c’est un goût qui se trompe souvent de route… C’est dans cette dépravation du sens de l’infini que gît selon moi, la raison de tous les excès coupables. . . » Baudelaire, Les paradis artificiels
J'ai donc assisté à la projection du film à l'ONF*. Je suis resté pour la période des discussions animées par une journaliste du Devoir et en compagnie de la réalisatrice Carmen Garcia et de la scénariste Nadia Zouaoui. Ces deux charmantes et courageuses femmes répondaient aux questions et aux objections avec tact et fermeté. J'étais particulièrement satisfait de la perspicacité dont Nadia faisait preuve lorsqu'elle défendait son film et les femmes algériennes sans voix, esclaves intemporelles dans des pays modernes et civilisés sur le bord de la méditerranée. Je lui tire mon chapeau. Non, je ne crois pas que son film sera vendu de si tôt en Algérie. Les Algériens ne sont pas prêts. Mais ce qui est désespérant, c'est qu'au Canada et en France, un nombre considérable de citoyens les confortent dans leurs hésitations machistes. Il suffisait d'entendre le son de cloche qui nous parvenait des divers intervenants pour réaliser la difficulté que Nadia Zouaoui dut et doit affronter, en toute lucidité, pour promouvoir son film. Je vous en donne quelques brefs exemples.
Un homme d'une belle prestance se lève et se présente, micro en main. Il est algérien et journaliste vivant au Québec. "Articulé", comme on dit ici, il est scandalisé par le fait que ce film soit présenté dans le cadre de la semaine de "Femmes et Islam" aujourd'hui. D'après lui, c'est un amalgame. Le scénario n'a rien à voir avec la femme musulmane mais traite d'une situation et d’un lieu particuliers, le village de Nadia sur le flanc d'une montagne de la Kabylie; ce problème local est causé par la tradition et non l'islam.
Puis, un homme, derrière moi, prend la parole; il travaille pour une organisation humanitaire, "Human Rights Watch". Selon lui, il faut élargir le débat car le mal vient de plus loin. D’après son raisonnement, la civilisation occidentale et le capitalisme jouent un rôle crucial et néfaste dans cet arc-boutement des hommes envers la liberté des femmes. Je me suis retourné pour observer celui qui tenait ce discours politico-spirituel. C'était un grand noir en compagnie d'une jeune femme blonde. Il conclut que le Coran ne préconise en aucun cas la domination de la femme par l'homme. J'ai tiqué. On noyait le poisson dans l’eau.
Je me souviens également du témoignage d'une Québécoise, si je ne m'abuse. Ce film, pour elle, n'était pas une juste représentation de la culture islamique telle qu'elle la percevait et la vivait, au Canada s’entend. Elle incarnait le pendant féminin à la Cats Stevens, le fameux musicien des années 60, converti à l'islam.
Vint le tour d’un autre maghrébin, tout aussi éloquent. Il était d'avis lui aussi qu'il fallait distinguer la religion de la tradition. Les têtes opinèrent dans la salle. Ce film, d’après lui, plaçait les coutumes paysannes et archaïques sous les feux de la rampe et risquait de concourir à la confusion qui affectent les Occidentaux dans leur partialité envers le monde islamique.
D'autres encore s'exprimèrent sur le fait que l'on ne devait surtout pas mettre l'islam en cause, ce que d’ailleurs le film ne permettait pas. Par un tour de caméra adroit et artistique, la réalisatrice avait réussi à éviter cet écueil. La pomme de discorde ne se situait pas chez le religieux.
Personnellement, j'étais mal à l'aise avec ces avis. Je trouvais que l'auditoire se laissait couler dans cette ambiguïté. L'islam, comme toutes les religions, est un handicap aux développements des sociétés lorsque celles-ci veulent en faire leur fer de lance. Je sens, cependant, les Canadiens naïfs. La population cherche à éviter de remettre en question le supposé bien fondé d'un islam revendicateur d'un mode de vie alternatif et progressiste, sain pour les peuples qui l'encourageraient et soutiendraient son développement en lui accordant ses voix. Imaginez, en 2004, le gouvernement ontarien recommandait d'autoriser des tribunaux islamiques à exercer les lois de la charia sur leur territoire! Il a dû faire marche arrière devant le tollé qu'il a provoqué, grâce notamment aux féministes. Dans nos démocraties nous avons appris à critiquer les évangélistes américains par exemple, à juste titre, qui estiment que Jésus Christ est la seule voie menant à Dieu, vouant le reste du monde en enfer pour l’éternité. Mais les musulmans, qui tiennent un langage similaire en tous points, sinon plus dur encore vu le peu d'encadrement laïc dans lequel la doctrine évolue, sont tolérés dans un laxisme incongru. Mais l’ignorance des Canadiens n'est pas une excuse. Car il y a autre chose qui les pousse à se voiler la face, si je puis user de ce jeu de mots : une idéologie qui prône, par soi-disant ouverture d'esprit envers les autres cultures, que nous n’avons pas à nous mêler des autres nations. «On leur a assez imposé notre volonté impérialiste durant les colonisations», leur dicte leur conscience.
Bref, avant de partir, lorsque j'ai voulu remercier personnellement les auteurs du film, j'ai été interpellé par une dame élégante qui avait deux mots à me dire. Elle n’acceptait pas mon objection quant à la responsabilité de ce destin qui frappait la condition féminine algérienne. Dans le film, la femme, vétérinaire, la seule dans tout le village qui a réussi à se sortir de cet emprisonnement et à s'imposer en tant qu'être humain libre (enfin, plus ou moins), déclarait à l’écran qu'il ne faillait pas culpabiliser ces hommes car ils étaient aussi les pantins de la société, ce n'était donc pas absolument leurs fautes si les femmes étaient battues et enfermées sans jamais pouvoir sortir de chez elles.
Oui, madame, élargissons le débat; noyons le poisson. Mais je ne mange pas de cette chair-là, non plus. Car même envers les animaux, j’éprouve de la compassion. Que dire des femmes! (Ça, bien sûr, ce sont des équations éthiques qui les dépassent…) Vous êtes pour l’égalité dîtes-vous? Vous avez vu le martyre que subissent tous les jours ces femmes? Et leur révolte! Vous les avez entendues s’exprimer et se plaindre de leur condition alors que les hommes, tous, du plus petit au plus grand, juraient que leur honneur était en jeu, bafoué, si on laissait sortir les femmes de leur prison, si elles gagnaient l’égalité de Droit. Madame, ces hommes sont trop bêtes pour changer les choses! C’est sur vous, les femmes, que reposent les espoirs, des femmes comme Nadia Zouaoui! Alors, je vous en prie, ne leur donnez pas le bâton sous prétexte, qu’après tout, ils ne sont que des hommes poings et pieds liés par la Tradition; soyez plus fermes, vous qui vivez en pays libre, soyez plus solidaires avec leurs souffrances et condamnez -sans équivoques- cet enfer dans lequel l’homme algérien jette sa femme le jour de son mariage, sanctifié par un viol physique! Un viol institutionnalisé! Honte à eux! Honte à l’Algérie! Honte aux pays du Maghreb! Et honte à tous ceux qui lisent ces lignes et qui ne s’écrient pas : « Il faut que cela cesse! »
« Surtout, ne venez pas me parler d’Allah! Vous ne devriez même pas prononcer son nom, misérables! Tout comme Dieu l’a exigé des juifs. Car ce Nom, vous le souillez par votre animalité. »
Algériens, libérez-vous! Libérez vos femmes de ces contraintes avilissantes qui ridiculisent l’Algérie aux yeux du monde. Exploitez plutôt la beauté du pays et de nos âmes chaleureuses et poétiques aujourd’hui dénaturées par la nescience du code de l’honneur et de la fierté. Ces sentiments portent un nom nous dit Sartre, « c’est l’orgueil. L’orgueil stoïcien, l’orgueil métaphysique que n’alimentent ni les distinctions sociales, ni la réussite, ni aucune supériorité reconnue, rien enfin de ce monde mais qui se pose comme un événement absolu, une élection a priori sans raison, et se situe bien au dessus du terrain où les échecs pourraient l’abattre et les succès le soutenir. Cet orgueil est aussi malheureux qu’il est pur car il tourne à vide et se nourrit de lui-même. »
Cessez d’être à la remorque de l’histoire! En plus vous renâclez sur cette alternative culturelle occidentale?! Soit! Ayez alors de la perspicacité; créez, innovez! Ceux de ma trempe seront les premiers à s’en réjouir, à vous suivre dans ce nouveau paradigme. Mais en attendant que vous vous décidiez seulement à sauter dans le train de l’évolution, sachez que les nombreux vices des démocraties occidentales sont de loin moins pénibles et ravageurs que vos carcans de règles désuètes et que vos diktats.
*L'Office national du film du Canada
kalaghar
14/06/2007, 22h10
Pif Paf et splash ! et tout ce qui se dit …
Voilà un garçon parfait avec une tête bien faite et bien remplie. A perfect man. Maintenant qu'il a atteint la maturité, il est bon à marrier.
Kalaghar.
C'est l'hydre de la pensée unique avec pour trois têtes, la tradition, la religion et la bêtise des hommes, kabyles en l'occurrence mais algériens en général......................................
Algériens, libérez-vous! Libérez vos femmes de ces contraintes avilissantes qui ridiculisent l’Algérie aux yeux du monde.
.................................................. .............
Soit! Ayez alors de la perspicacité; créez, innovez! Ceux de ma trempe seront les premiers à s’en réjouir, à vous suivre dans ce nouveau paradigme. Mais en attendant que vous vous décidiez seulement à sauter dans le train de l’évolution, sachez que les nombreux vices des démocraties occidentales sont de loin moins pénibles et ravageurs que vos carcans de règles désuètes et que vos diktats.
Enfin.. une lueur d'espoir...Peut être que ce FILM que je ne connais pas, donnera à réfléchir aux Kabyles!
Oui, j'ai déjà dans ce forum souligné la responsabilité de nous les hommes kabyles dans notre comportement envers nos femmes...
J'ai même cité le cas de ma soeur...oh quelle indiscrétion... qui a préféré ne pas se marier que de devenir la propriété d'un homme !
Ce que vous rapportez là, vous qui êtes à Montréal est presque insignifiant à coté de ce que plusieurs femmes kabyles vivent aux mains de leur mari!
Je n'ai jamais vécu à Montréal... mais j'y fus de passage et je partage avec vous cette expérience.
C"était il y a une dizaine d'années... ma femme et moi avion été invités par une groupe de professionnels (pharmacien, médecin, économiste, informaticiens).
Arrivés là ... je me présente quand un homme inconnu de nous s'adresse sèchement à ma femme en disant:
Les femmes, vous allez là-bas.. et il indique un salon à l'écart...
En 1997... à Montréal ...oui!
Ma femme s'est assise dans le salon réservé aux hommes, près de moi... et ça a mis tout ce beau monde mal à l'aise...
Inutile de dire que je n'ai pas participé à la conversation..
Mais le bouquet... Il n'y a eu aucune présentation (les autres se connaissaient)... et les repas sera servi séparément pour les hommes et les femmes...
Ce genre de choses, je ne le vis même pas en Algérie!
Alors... nous nous sommes excusés... et nous sommes allés... médusés ... avoir un bon repas au restaurant...!
Aux dernières nouvelles, Internet aidant, j'apprends hélas que des kabyles de Montréal il y en a qui:
-sont brutaux avec leur femme et enfants
-qui battent leurs femmes
Brefs... il y en beaucoup qui ont peut être changé de pays... mais pas de mentalité!
Ils sont peut être en train de recréer les ghettos kabyle qui font légende en France!
kalaghar
14/06/2007, 23h15
Pif Paf et splash ! et tout ce qui se dit …
Ce ne sont que des brutes. Pas qu'avec les femmes. De l'ignorance pure et dure. Kabyle ou pas. Qu'est-ce qui fait que ces kabyles ou pas soient et restent des brutes?
Kalaghar.
L'ignorance, tout simplement. C'est pourquoi l'homme doit être encadré par des lois -mais des lois démocratiques, qui laissent souffler l'individu. Sinon, partout les hommes et les femmes sont du même bois dont on fait les flûtes. Sauf que, le mouvement des étoiles, façon de dire, fait que la capacité de briller par l'intelligence change de place. Il y a eu les Égyptiens, les Romains, les Arabes, les Français, les américains etc., puis ils sont devenus cons à nouveau. L’exemple aujourd’hui, c’est les Américains.
Ahmed, qu’est pas jeune
..............Sinon, partout les hommes et les femmes sont du même bois .........................Ahmed, qu’est pas jeune
Alors que l'ONF (Office National du Film) encourage les Canadiens à produire.. même si le sujet est du domaine qui peut friser la controverse... en Algérie on vous décourage dès que le sujet traiter amène le citoyen à la réflexion.
Aujourd'hui même est publié cet article:
...Interdiction de l'avant-première d'un film algérien
ALGER, 13 juin 2007 (AFP) - La projection en avant-première d'un film algérien intitulé "Ne restent dans l'oued que ses galets", du cinéaste d'origine algérienne Jean-Pierre Lledo, a été interdite mercredi à Alger.
"La projection a été annulée sur ordre du directeur du Centre national du cinéma", a indiqué Jean-Pierre Lledo à l'AFP.
Aucune raison précise n'a été donnée pour justifier cette décision qui lui a été communiquée par M. Mouloud Ouardane, responsable de la commission "Alger, capitale de la culture arabe 2007", une manifestation qui se déroule depuis le début de l'année. Le film devait être présenté dans le cadre de cette manifestation.
Selon l'invitation adressée par Jean-Pierre Lledo, le scénario de ce film, qui a reçu une subvention du ministère algérien de la Culture, tourne autour de quatre personnages évoquant leurs voisins juifs et chrétiens absents, depuis leur départ d'Algérie après l'indépendance en 1962.
"Le scénario a été accepté par la commission de lecture", a indiqué Jean-Pierre Lledo, qui affirme qu'il avait pour seule obligation de présenter son film en avant-première à Alger et d'en remettre ensuite une copie aux autorités.
Pourtant j’ai eu un long entretien avec la personne chargée de la presentation du film … qui m’a assuré il 5 jours que tout allait bien se passer!
Bérénice
15/06/2007, 18h39
C'est l'hydre de la pensée unique avec pour trois têtes, la tradition, la religion et la bêtise des hommes, kabyles en l'occurrence mais algériens en général. Et des algériennes. Ne venez pas me dire ensuite que la gent masculine ne soit pas spécifiquement coupable! Dans le contexte du film, si! Que Dieu ait sa part de responsabilité ou qu'Adam et Eve -surtout Eve- participent à toute la malédiction qu'endossent à leur corps défendant les boucs émissaires que sont les femmes, convenons-en, par dépit. Ce que je constate cependant, moi, algérien, c'est que ces hommes, du village de Nadia, sont des lâches! Leur ignorance de l'histoire des civilisations et notamment celles du développement des sociétés modernes telles que la nôtre, ici, à Montréal, avec laquelle l'Algérie tisse des liens politiques et sympathiques, cette ignorance n'est pas une excuse. Ceux qui ont un peu de jugeote parmi mes compatriotes savent que tout cela est vrai : Nietzsche, malgré ses défauts, avait parfaitement raison lorsqu'il décriait la servitude maladive des peuples sous la férule de dictatures institutionnalisées dont l'autel sert à sacrifier les révoltés (es. . . ), en particulier ceux qui cherchent à se libérer de leurs chaînes, comme une de ces femmes à qui je dois la vie.
« Hélas, les vices de l’homme . . . contiennent la preuve de son goût de l’infinie; seulement c’est un goût qui se trompe souvent de route… C’est dans cette dépravation du sens de l’infini que gît selon moi, la raison de tous les excès coupables. . . » Baudelaire, Les paradis artificiels
J'ai donc assisté à la projection du film à l'ONF*. Je suis resté pour la période des discussions animées par une journaliste du Devoir et en compagnie de la réalisatrice Carmen Garcia et de la scénariste Nadia Zouaoui. Ces deux charmantes et courageuses femmes répondaient aux questions et aux objections avec tact et fermeté. J'étais particulièrement satisfait de la perspicacité dont Nadia faisait preuve lorsqu'elle défendait son film et les femmes algériennes sans voix, esclaves intemporelles dans des pays modernes et civilisés sur le bord de la méditerranée. Je lui tire mon chapeau. Non, je ne crois pas que son film sera vendu de si tôt en Algérie. Les Algériens ne sont pas prêts. Mais ce qui est désespérant, c'est qu'au Canada et en France, un nombre considérable de citoyens les confortent dans leurs hésitations machistes. Il suffisait d'entendre le son de cloche qui nous parvenait des divers intervenants pour réaliser la difficulté que Nadia Zouaoui dut et doit affronter, en toute lucidité, pour promouvoir son film. Je vous en donne quelques brefs exemples.
Un homme d'une belle prestance se lève et se présente, micro en main. Il est algérien et journaliste vivant au Québec. "Articulé", comme on dit ici, il est scandalisé par le fait que ce film soit présenté dans le cadre de la semaine de "Femmes et Islam" aujourd'hui. D'après lui, c'est un amalgame. Le scénario n'a rien à voir avec la femme musulmane mais traite d'une situation et d’un lieu particuliers, le village de Nadia sur le flanc d'une montagne de la Kabylie; ce problème local est causé par la tradition et non l'islam.
Puis, un homme, derrière moi, prend la parole; il travaille pour une organisation humanitaire, "Human Rights Watch". Selon lui, il faut élargir le débat car le mal vient de plus loin. D’après son raisonnement, la civilisation occidentale et le capitalisme jouent un rôle crucial et néfaste dans cet arc-boutement des hommes envers la liberté des femmes. Je me suis retourné pour observer celui qui tenait ce discours politico-spirituel. C'était un grand noir en compagnie d'une jeune femme blonde. Il conclut que le Coran ne préconise en aucun cas la domination de la femme par l'homme. J'ai tiqué. On noyait le poisson dans l’eau.
Je me souviens également du témoignage d'une Québécoise, si je ne m'abuse. Ce film, pour elle, n'était pas une juste représentation de la culture islamique telle qu'elle la percevait et la vivait, au Canada s’entend. Elle incarnait le pendant féminin à la Cats Stevens, le fameux musicien des années 60, converti à l'islam.
Vint le tour d’un autre maghrébin, tout aussi éloquent. Il était d'avis lui aussi qu'il fallait distinguer la religion de la tradition. Les têtes opinèrent dans la salle. Ce film, d’après lui, plaçait les coutumes paysannes et archaïques sous les feux de la rampe et risquait de concourir à la confusion qui affectent les Occidentaux dans leur partialité envers le monde islamique.
D'autres encore s'exprimèrent sur le fait que l'on ne devait surtout pas mettre l'islam en cause, ce que d’ailleurs le film ne permettait pas. Par un tour de caméra adroit et artistique, la réalisatrice avait réussi à éviter cet écueil. La pomme de discorde ne se situait pas chez le religieux.
Personnellement, j'étais mal à l'aise avec ces avis. Je trouvais que l'auditoire se laissait couler dans cette ambiguïté. L'islam, comme toutes les religions, est un handicap aux développements des sociétés lorsque celles-ci veulent en faire leur fer de lance. Je sens, cependant, les Canadiens naïfs. La population cherche à éviter de remettre en question le supposé bien fondé d'un islam revendicateur d'un mode de vie alternatif et progressiste, sain pour les peuples qui l'encourageraient et soutiendraient son développement en lui accordant ses voix. Imaginez, en 2004, le gouvernement ontarien recommandait d'autoriser des tribunaux islamiques à exercer les lois de la charia sur leur territoire! Il a dû faire marche arrière devant le tollé qu'il a provoqué, grâce notamment aux féministes. Dans nos démocraties nous avons appris à critiquer les évangélistes américains par exemple, à juste titre, qui estiment que Jésus Christ est la seule voie menant à Dieu, vouant le reste du monde en enfer pour l’éternité. Mais les musulmans, qui tiennent un langage similaire en tous points, sinon plus dur encore vu le peu d'encadrement laïc dans lequel la doctrine évolue, sont tolérés dans un laxisme incongru. Mais l’ignorance des Canadiens n'est pas une excuse. Car il y a autre chose qui les pousse à se voiler la face, si je puis user de ce jeu de mots : une idéologie qui prône, par soi-disant ouverture d'esprit envers les autres cultures, que nous n’avons pas à nous mêler des autres nations. «On leur a assez imposé notre volonté impérialiste durant les colonisations», leur dicte leur conscience.
Bref, avant de partir, lorsque j'ai voulu remercier personnellement les auteurs du film, j'ai été interpellé par une dame élégante qui avait deux mots à me dire. Elle n’acceptait pas mon objection quant à la responsabilité de ce destin qui frappait la condition féminine algérienne. Dans le film, la femme, vétérinaire, la seule dans tout le village qui a réussi à se sortir de cet emprisonnement et à s'imposer en tant qu'être humain libre (enfin, plus ou moins), déclarait à l’écran qu'il ne faillait pas culpabiliser ces hommes car ils étaient aussi les pantins de la société, ce n'était donc pas absolument leurs fautes si les femmes étaient battues et enfermées sans jamais pouvoir sortir de chez elles.
Oui, madame, élargissons le débat; noyons le poisson. Mais je ne mange pas de cette chair-là, non plus. Car même envers les animaux, j’éprouve de la compassion. Que dire des femmes! (Ça, bien sûr, ce sont des équations éthiques qui les dépassent…) Vous êtes pour l’égalité dîtes-vous? Vous avez vu le martyre que subissent tous les jours ces femmes? Et leur révolte! Vous les avez entendues s’exprimer et se plaindre de leur condition alors que les hommes, tous, du plus petit au plus grand, juraient que leur honneur était en jeu, bafoué, si on laissait sortir les femmes de leur prison, si elles gagnaient l’égalité de Droit. Madame, ces hommes sont trop bêtes pour changer les choses! C’est sur vous, les femmes, que reposent les espoirs, des femmes comme Nadia Zouaoui! Alors, je vous en prie, ne leur donnez pas le bâton sous prétexte, qu’après tout, ils ne sont que des hommes poings et pieds liés par la Tradition; soyez plus fermes, vous qui vivez en pays libre, soyez plus solidaires avec leurs souffrances et condamnez -sans équivoques- cet enfer dans lequel l’homme algérien jette sa femme le jour de son mariage, sanctifié par un viol physique! Un viol institutionnalisé! Honte à eux! Honte à l’Algérie! Honte aux pays du Maghreb! Et honte à tous ceux qui lisent ces lignes et qui ne s’écrient pas : « Il faut que cela cesse! »
« Surtout, ne venez pas me parler d’Allah! Vous ne devriez même pas prononcer son nom, misérables! Tout comme Dieu l’a exigé des juifs. Car ce Nom, vous le souillez par votre animalité. »
Algériens, libérez-vous! Libérez vos femmes de ces contraintes avilissantes qui ridiculisent l’Algérie aux yeux du monde. Exploitez plutôt la beauté du pays et de nos âmes chaleureuses et poétiques aujourd’hui dénaturées par la nescience du code de l’honneur et de la fierté. Ces sentiments portent un nom nous dit Sartre, « c’est l’orgueil. L’orgueil stoïcien, l’orgueil métaphysique que n’alimentent ni les distinctions sociales, ni la réussite, ni aucune supériorité reconnue, rien enfin de ce monde mais qui se pose comme un événement absolu, une élection a priori sans raison, et se situe bien au dessus du terrain où les échecs pourraient l’abattre et les succès le soutenir. Cet orgueil est aussi malheureux qu’il est pur car il tourne à vide et se nourrit de lui-même. »
Cessez d’être à la remorque de l’histoire! En plus vous renâclez sur cette alternative culturelle occidentale?! Soit! Ayez alors de la perspicacité; créez, innovez! Ceux de ma trempe seront les premiers à s’en réjouir, à vous suivre dans ce nouveau paradigme. Mais en attendant que vous vous décidiez seulement à sauter dans le train de l’évolution, sachez que les nombreux vices des démocraties occidentales sont de loin moins pénibles et ravageurs que vos carcans de règles désuètes et que vos diktats.
*L'Office national du film du Canada
Et as-tu pensé à poser cette question à Nadia Zouaoui: Comment voit-elle la relation entre islam et condition des femmes dans ces contrées?
Et as-tu pensé à poser cette question à Nadia Zouaoui: Comment voit-elle la relation entre islam et condition des femmes dans ces contrées?
Non, je n'ai pas pu lui parler. Il y avait trop de monde autour d'elle. Lorsque j'ai pris la parole, pour les questions, j'étais le dernier et l'on m'a demandé de faire vite. Alors, j'ai pris le micro et j'ai dis: "En tant qu'Algérien voilà en deux mots ce que je pense de ce film important; ces hommes, du village de Nadia, sont des lâches."
Par contre, Nadia a répondu plus ou moins à cette question mais ce n'était pas l'enjeu ici, comme l'a fait remarquer un intervenant, pas content.
Pour voir un p'tit bout de film
http://www.nfb.ca/webextension/levoyagedenadia/index.php?lg=en
Bérénice
18/06/2007, 23h12
tu peux rajouter à son CV primée femme arabe de l'année par ses amis du consulat algérien. le tableau sera complet.
quant à son documentaire, lis aussi ça:
http://yessis-n-teryel.forumculture.net/Aghmar-De-la-domination-f6/Le-code-de-la-famille-L-islam-Le-droit-coutumier-f7/Nadia-Zouaoui-Regard-simpliste-ou-entreprise-revancharde-t6.htm
Quand j’écris une critique sur un film, je le fais sans avoir vu ou lu quoique ce soit auparavant, ensuite seulement je compare. Pour répondre à ta question sur le point de vue de Nadia par rapport à l’islam, je viens de trouver et lire ce qu’elle en pense, ici, sur ce site : La domination masculine. (http://www.kabyle.com/La-domination-masculine,11575.html) :laie_18:On dirait que tu ne l’as pas lu toi non plus.
En ce qui me concerne, je m’intéresse depuis peu à l’Algérie. Mais je compte partir en Inde bientôt et mes pensées seront certainement absorbées par des sujets différents, de prédilection.
M.R : Selon vous c’est quoi la part du legs arabo-islamique, qui s’est déjà sédimenté sur une tradition méditerranéenne connue pour son machisme, dans la perpétuation de la domination masculine en sachant que le Code de la Famille [2] est inspiré à 100% de la charia ?
N.Z : Je crois que la monté de l’islamisme dans nos société est un véritable pas en arrière pour les femmes car il ne s’agit pas d’un islam de la foi mais d’un islam politisé qui veut soumettre la femme à l’homme et le plus triste de tout cela c’est que ça marche. Dés qu’on brandit le drapeau de l’islam, les femmes acceptent tout. On y peut rien, c’est notre religion ! Cette nouvelle façon de penser renforce nos traditions patriarcales et maintient les femmes dans un statut de petites filles qui dépendent de l’homme. Heureusement qu’il y a un mouvement de musulmanes féministes à travers le monde qui font un véritable travail de relecture du Coran et rejettent l’interprétation patriarcale du livre saint. Elles acceptent d’être soumises à Dieu mais pas aux hommes et je crois que c’est un mouvement qui deviendra aussi important que les mouvements féministes d’ici.
"Ce qui est choquant dans son discours, c’est le manque d’humilité, la prétention et la malhonnêteté intellectuelle dont elle a fait preuve lors de cette émission."
Je me suis arr^té à ce paragraphe. C'est trop bête ces querelles de clochers. C'est le genre de chansonette que l'on entend à longueur de temps chez les algériens et qui font que l'Algérie vit à reculons. Cette Nora voudrait nous faire croire que ce qui se passait dans ce village est une farce, qu'en Algérie, ou en kabylie, ce ne sont que des incidents isolés mais qu'en réalité les femmes algériennes sont plutôy libres, qu'elles n'ont pas à prouver leur virginité.
C'est ça!?:girl_impossible:
Bérénice
19/06/2007, 13h26
Un petit, petit, petit extrait pour venir servir sa leçon moraliste qui dispense des questions de fond....
Si l'Algérie vit à reculons, c'est qu'elle se contente de la sérénade de ses dirigeants pourris, de son peuple «endormi» au gaz de l'islam et de l'arabisme et de ses ses élites couilles-molles trois quart du cerveau...
C'est vrai que ces derniers se recrutent beaucoup parmi les Kabyles. Ce qui explique que la Kabylie se retrouve toujours prise de force.
Lis la suite, et fais-nous un commentaire d'ensemble plus honnête. Mais pour ça, enlève le string sur ton jugement.
Il est vrai que cette Nora, contrairement à la Nadia, insiste sur un mal plus pernicieux que les traditions: l'islam...
Bonne journée
Lis la suite, et fais-nous un commentaire d'ensemble plus honnête. Mais pour ça, enlève le string sur ton jugement.
Bonne journée
Le string? Lequel? :55ub:
Ps. J'en ai rajouté plus haut pour toi, sur une erreur que j'avais faite.
Bérénice
21/06/2007, 01h20
Quand j’écris une critique sur un film, je le fais sans avoir vu ou lu quoique ce soit auparavant, ensuite seulement je compare. Pour répondre à ta question sur le point de vue de Nadia par rapport à l’islam, je viens de trouver et lire ce qu’elle en pense, ici, sur ce site : La domination masculine. (http://www.kabyle.com/La-domination-masculine,11575.html) :laie_18:On dirait que tu ne l’as pas lu toi non plus.
En ce qui me concerne, je m’intéresse depuis peu à l’Algérie. Mais je compte partir en Inde bientôt et mes pensées seront certainement absorbées par des sujets différents, de prédilection.
M.R : Selon vous c’est quoi la part du legs arabo-islamique, qui s’est déjà sédimenté sur une tradition méditerranéenne connue pour son machisme, dans la perpétuation de la domination masculine en sachant que le Code de la Famille [2] est inspiré à 100% de la charia ?
N.Z : Je crois que la monté de l’islamisme dans nos société est un véritable pas en arrière pour les femmes car il ne s’agit pas d’un islam de la foi mais d’un islam politisé qui veut soumettre la femme à l’homme et le plus triste de tout cela c’est que ça marche. Dés qu’on brandit le drapeau de l’islam, les femmes acceptent tout. On y peut rien, c’est notre religion ! Cette nouvelle façon de penser renforce nos traditions patriarcales et maintient les femmes dans un statut de petites filles qui dépendent de l’homme. Heureusement qu’il y a un mouvement de musulmanes féministes à travers le monde qui font un véritable travail de relecture du Coran et rejettent l’interprétation patriarcale du livre saint. Elles acceptent d’être soumises à Dieu mais pas aux hommes et je crois que c’est un mouvement qui deviendra aussi important que les mouvements féministes d’ici.
1- Dérobade habituelle: critique de l'islamisme politique pour mieux défendre l'islam. Or, l'islam est une idéologie, un système cohérent pour expliquer le monde. Cette idéologie se traduit par des dogmes inscrit dans un système legislatif. Quelles que soient les nuances entre les diverses écoles, toutes inscrivent dans la Loi l'infériorité de la femme, sa minorisation.
On ne peut se battre pour l'égalité des femmes et des hommes, aujourd'hui, dans les sociétés dites musulmanes si on n'a pas le courage de remettre en cause cette idéologie: l'islam. l'islam, tout court. sans adjectif, ni attribut ni épithète.
2. Les féministes islamistes: laisse-moi rire! Je répondrai plus tard....
Louisa
PS. J'ai lu la domination masculine (qui par ailleurs est très contesté par les féministes radicales américaines, école qui appuie fortement les féministes....islamistes!!!). C'est elle qui ne l'a pas lu. L'entrevue que tu cites lui a été faite à pied levé par un de ses amis qui rode au consulat alg. pour redorer son blason de féministe semi-analphabète.
kalaghar
21/06/2007, 17h59
Hello, perfect man ! I'm glad to read you
N.Z : Je crois que la monté de l’islamisme dans nos société est un véritable pas en arrière pour les femmes car il ne s’agit pas d’un islam de la foi mais d’un islam politisé qui veut soumettre la femme à l’homme ...
Heureusement qu’il y a un mouvement de musulmanes féministes à travers le monde qui font un véritable travail ...
Elles acceptent d’être soumises à Dieu mais pas aux hommes +++. (Oui, c'est bien une façon de concevoir les choses ! mais il y a plein d'autres)
LAISSER LES FEMMES S'EXPRIMER ET AGIR. POUR OU CONTRE ET POURQUOI ?
Pourquoi pas?
Kalaghar
1- Dérobade habituelle:
PS. C'est elle qui ne l'a pas lu. .
Ce dont je m'occupe c'est du contenu du film que Nadia a su très bien mettre en évidence. Ce dont tu parles c'est des questions partisanes.
Tu m'as parlé de srting qui m'enlacerait l'esprit ou quelque chose de ce genre, et je t'ai posée une question à laquelle tu n'as pas répondu?
Bérénice
22/06/2007, 02h48
Ce dont je m'occupe c'est du contenu du film que Nadia a su très bien mettre en évidence. Ce dont tu parles c'est des questions partisanes.
Tu m'as parlé de srting qui m'enlacerait l'esprit ou quelque chose de ce genre, et je t'ai posée une question à laquelle tu n'as pas répondu?
questions partisanes? lesquelles? je n'ai fait que répondre à ta...réponse!
le string? la religion....
Le contenu du film? un ramassis de clichés qui s'est dispensé de pousser loin...
Remarque: La Nora n'a parlé que de femmes kabyles...au cas où cela t'aurait échappé...
le string? la religion....
Pour ce qui est de jeter des ad hominem, tu es tout ce qui a de plus commun. J'te demande pas de me répondre en morse ni de mordre mais de t'exprimer. Sinon, c'est l'été au québec et j'ai autre chose à faire que de répondre à ce genre superficiel.
Pour ce qui est du film, elle a fait une chose extraodinaire pour une algérienne -pour l'Agérie -et pour ces pauvres femmes. Qu.il y est des gens qui pensent comme toi, c'est ce qu'il y a de plus courant parmi ce peuple. Le contraire est étonnant. En général, vous préférez massacrer les po`tes et ceux qui dénoncent vos traditions barbares et religieuses. Basta!
Bérénice
24/06/2007, 04h42
Pour ce qui est de jeter des ad hominem, tu es tout ce qui a de plus commun. J'te demande pas de me répondre en morse ni de mordre mais de t'exprimer. Sinon, c'est l'été au québec et j'ai autre chose à faire que de répondre à ce genre superficiel.
Pour ce qui est du film, elle a fait une chose extraodinaire pour une algérienne -pour l'Agérie -et pour ces pauvres femmes. Qu.il y est des gens qui pensent comme toi, c'est ce qu'il y a de plus courant parmi ce peuple. Le contraire est étonnant. En général, vous préférez massacrer les po`tes et ceux qui dénoncent vos traditions barbares et religieuses. Basta!
Les poètes, les libres penseurs et les aèdes sont plus souvent qu'autrement massacrés par les tenants de l'islam.
J'ai essayé de relire quelques-uns de tes messages pour comprendre. Tu as beau jouer à l'apprenti transgresseur, sous tes envolées lyriques empreintes de pédantisme incertain, sous les masques de ton vernis culturel kitch, tu n'es qu'un imposteur de la réflexion, un parasite de la critique, un clandestin de la libre pensée. Car, il a fallu que je touche à l'islam, pour que tombent les masques...
amsedrar
04/07/2007, 00h34
"nadia zouaoui": elle a bien choisi son pseudo cette p... pour nous tomber dessus!
Mais comment se fait-il que cette "mozlim" (la femme est consideree comme une sous-m-erde dans l'islam selon le coran et les Hadith) a-t-elle pu justifer sa propagande au nom d'archaismes? Y'a-til plus archaique, plus violent, plus terroriste que l'islam??
Les "algeriens" (et autres charlatans makhrebins et se definissant comme tels) sont connus pour leur soutien indefectible au terrorisme, au djihad mozlim et du jour au lendemain, puisqu'ils s'agit d'un documentaire anti-Kabyle, ils s'improvisent "feministes" d'un coup! Two faced bastard and race of mozlim bastard!
Tiens, et s'ils y allaient voir chez eux la condition de leur femmes ces arabes?
nadia zouaoui a ete conviee a une reception par un "iziker" (en kabyle cela renvoie a un animal qui pue), cet iziker n'est que l'ambassade algerien au canada pour la feliciter de son "temoignage"; elle a meme poussee sa prostitution morale jusqu'a participer dans un festival des "izukars"! Cet arabe, representant d'un pays islamique, terroriste, fanatique et djihadiste dont la constitution est directement inspiree de la charia arabo-musulmane, s'est soudainement revele l'ame d'un "feministe"! Oh boy!
les femmes algreriennes sont ecrasees sous la m-erde islamique et cette "petasse" ne trouve rien de bon que s'attaquer a la societe Kabyle (la moins islamique de l'afrique du nord) en veillant a ne pas brusquer les sentiments des "mozlim" qui l'entourent (ambassadeur et cnie).
Elle a gagnee sa promotion cette petasse (en se prostituant moralement (et peut etre plus) pour le compte d'un ambassade arabo-musulman)...
mais rien n'est "grave"; elle vit son "islamite" en tout equilibre! elle adore "momoh" ( le pedophile specialiste de X couches) qu'elle trouve genial a l'occasion...
Nadia laaroubia, comment a-t-elle trouvee ce nom?
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