PDA

Voir la version complète : Boulifa, l’intellectuel universel du 19e siècle


Siless
20/03/2006, 07h13
Boulifa
L’ intellectuel universel du 19e siècle évoqué au CNRPH
Boulifa se distingue des intellectuels de son temps. Il devient une référence mondiale. L’intérêt qu’il porte à la langue kabyle, l’amène à la recherche de ses dialectes, au Maroc.
L’intellectuel publie en 1896, “Première année de langue kabyle.”

L’anthropologue française, spécialiste de l’œuvre de Boulifa, Mme Séléste, a été invitée, hier par le centre de recherche d’anthropologie (CNRPH), pour évoquer, l’intellectuel universel algérien ayant vécu au 19e siècle.
L’anthropologue qui était accompagnée d’intellectuels algériens, dont Slimane Hachi et Zaïm Khanchlaoui, a parlé du rapport de l’intellectualité de cet immense personnage avec l’histoire de la langue kabyle. Mme Séléste dira que Boulifa, de son vrai nom Amar Saïd a été le premier à faire sortir et connaître la langue kabyle, de sa ville natale, Larbâa Nath Iraten, au monde.
Selon la conférencière, ce personnage né en 1861, a été le premier à mettre en place des procédés d’enseignement de la langue amazighe dans l’histoire d’Algérie. Il a laissé d’ailleurs, deux œuvres “Première année de langue kabyle” et “Méthodes de langue kabyle pour l’apprentissage de tamazight. Boulifa se distingue des intellectuels de son temps. Il devient une référence mondiale. L’intérêt qu’il porte pour cette langue, l’amène à la recherche de ses dialectes, au Maroc.
L’intellectuel publie en 1896, “Première année de langue kabyle.”
Boulifa, ce pédagogue, s’est donné et investi, rapporte la conférencière, totalement à sa vie de chercheur de la langue amazigh, à l’archéologie et à la sociologie.
Il découvre grâce à ses recherches une stèle à Souamaâ. Il s’est intéressé aussi à l’archéologie de Djemaâ Saharidj, de Dellys, Azeffoun et de Tigzirt.
Il a été tout à la fois sociologue, observateur, et analyste de son temps, où il s’était fait remarquer par ses positions révolutionnaires en revendiquant les droits de la femme kabyle à la liberté.
Il parle de ce phénomène dans un ouvrage qui s’intitule “Tirugza”. Boulifa redonne à la femme kabyle sa place dans cet ouvrage. Il réalise en 1925 à Alger, un autre livre qui s’intitule, “Le Djurdjura à travers l’histoire.”
Slimane Hachi nous dira, à l’occasion de l’hommage à cet immense personnage du 19e siècle, qu’il a été le premier archéologue algérien. Il ajoute aussi que cet homme de culture et de terrain reste une référence mondiale.

Fazila Boulahb

Hmiducc
21/03/2006, 20h24
Boulifa
L’ intellectuel universel du 19e siècle évoqué au CNRPH
Boulifa se distingue des intellectuels de son temps. Il devient une référence mondiale. L’intérêt qu’il porte à la langue kabyle, l’amène à la recherche de ses dialectes, au Maroc.
L’intellectuel publie en 1896, “Première année de langue kabyle.”

.........................................
Fazila Boulahb
Si je ne me trompe, CET ILLUSTRE INCONNU des kabyle avait une bibliothèque considérable (il a fait des voyage et études au Maroc je crois) ... et IRONIE, ce sont les français qui ont brûlé sa bibliothèque pendant la révolution (54-62)

Il serait utile de faire la liste de nos "illustres" prédecesseurs du 19è siècle ...
Si en Kabylie ce fut Arezki lvacir qui a forcé les français d'ouvrir une école pour les Kabyles, il était intéeressant de souligner que le premier algérien (je crois qu'il est de la Petite Kabylie) a avoir fait POLYTECHNIQUE, était de la promotion de 1873 (si ma mémoire est bonne)!

aghiles
27/03/2006, 12h41
RENCONTRE POÉTIQUE D’EXPRESSION AMAZIGHE
Si Muhand u’M’hand ressuscité à Boumerdès
26 mars 2006 - Page : 21


Peu de chose, sinon quelques fragments sont restés de l’oeuvre de ce poète usant de l’oralité par excellence.


Pendant quatre jours, les activités riches et variées du festival culturel, placé sous le signe de l’amitié et organisé par la dynamique association estudiantine culturelle et scientifique, Cirta, de l’université de Boumerdès, auront ainsi été caractérisées par une ambiance conviviale, à la Maison de la culture Rachid-Mimouni, le lieu abritant cette louable manifestation.
Ainsi, tout au long de ces journées, l’exposition sur la vie et l’oeuvre de Si Muhand u´M’hand a été rehaussée par d’autres expositions d’objets traditionnels, peinture sur soie, objets d’art et arts plastiques, et enrichie de conférences et communications se rapportant à la vie du troubadour et au parcours du poète de tous les temps, éternel errant, vivant d’expédients, que fut si Mohand Aït Hamadouche né vers 1845 et mort en 1906 à l’hôpital des Soeurs blanches de Michelet (selon Boulifa).
Toutefois, peu de choses, sinon quelques fragments sont restés de l’oeuvre de ce poète usant de l’oralité par excellence. Ses poèmes, d’un verbe tranchant et d’une verve rebelle, n’avaient d’égal que les injustices et les souffrances endurées par les siens, dépossédés par les colons, piégés dans les enfumades ou affaiblis par la grande famine de 1868. Après avoir eu une formation élémentaire à Sidi Khelifa, à ex-Fort National, Si Muhand aura la chance de fréquenter la zaouia de Sidi Abderrahmane d’Illoulen, où il recevra l’essentiel de son instruction.
Tout enfant, si Muhand connaîtra les exactions du colonialisme : son village natal sera rasé par les troupes du général Randon, son père sera exécuté et son oncle déporté en Nouvelle Calédonie, suite à l’insurrection de 1871, initiée par El Mokrani et cheikh Aheddad. Viennent ensuite les déchirements et tiraillements des exodes, éparpillements et exil. Si Muhand u’M’hand entamera alors une existence morose de bohème, faite de misère et parfois même de va-nu-pieds aux effets sordides, qu’il tentera de noyer dans le vin et l’opium.
Toutes les déceptions, la trahison, le complot feront grand cas dans sa thématique.
Ainsi, la déclamation magistrale de poèmes de Si Muhand, comme sait bien le faire «la perdrix de Djurdjura», le récit de la rencontre entre Si Muhand et cheikh Mohand Ouelhocine présenté par le tandem Ali Mammeri et M.Adli, sont-ils autant de moments forts, appréciés par l’auditoire lors de la première journée qui s’est terminée en apothéose avec la présentation théâtrale intitulée Mazal lxir gher zdhet, par la troupe de Tigzirt.
Plusieurs poètes venus de huit wilayas (Batna, Annaba, Oran, Alger, Tizi Ouzou, Bouira, Béjaïa, Ghardaïa) ont été conviés à cette rencontre poétique d’expression amazighe, par l’association Cirta, avec la collaboration du HCA, pour participer à un concours poétique programmé pour la deuxième journée qui sera suivie par la remise des prix aux trois lauréats qui seront sélectionnés par le jury. Et pour terminer, le festival sera clôturé par un grand gala artistique.
Enfin, l’association Cirta qui aura réussi cette rencontre avec l’aide, bien entendu, de différents sponsors comme Brtv, Sntf, Snc et le promoteur immobilier Yesraf Saïd, ambitionne d’ores et déjà, dans le cadre de la promotion de la langue amazighe, de faire une demande de création d’un institut de langue amazighe à Boumerdès, auprès du ministère de l’Enseignement supérieur, a indiqué le président de cette association.




Med BOUFATAH





http://www.lexpressiondz.com/T20060326/ZA5-8.htm