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Voir la version complète : Où va l'ALGÉRIE ?


Hmiducc
05/03/2006, 09h20
Selon le quotidien El Watan du 5 Mars 2005, la politique algérienne glisse dans une phase démentielle: Je vous laisse lire l'article que vous me permetterez bien de citer (Merci).

Sinistre aventure
Le pouvoir algérien est en train de perdre son self-contrôle. Il n’est plus sûr de lui-même et de ses actions.

Ses contradictions politiques apparaissent de plus en plus au grand jour et il ne semble pas s’en offusquer. Il se réclame de la démocratie mais combat tous ses vecteurs. Il se veut défenseur de la justice mais commet les pires injustices qu’aucun pays, même les plus totalitaires, ne peut accepter. Ce pouvoir a mis la presse dans son collimateur. Il veut à tout prix la dompter et lui enlever tout esprit critique. Pour cela, il a lâché contre elle l’appareil judiciaire, un appareil capable de réussir le coup de force de faire condamner à mort un militant progressiste pour terrorisme islamiste comme on l’a vu avec l’affaire Ali Bensâad. Depuis un certain temps, il est pris d’une grande fébrilité. Les condamnations pleuvent sur les journalistes, malgré les réprobations de la communauté internationale. Apparemment, on veut bâillonner définitivement cette presse empêcheuse de tourner en rond. L’Algérie vit une période cruciale, marquée notamment par la maladie du président de la République. L’homme, avant de partir, veut à tout prix laisser une place de choix à l’islamisme dans la gestion des affaires du pays. L’inhumaine charte pour la paix et la réconciliation nationale et l’ordonnance pour son application sont une monstruosité qui n’a jamais été vue dans l’histoire de l’humanité. Ce sont des documents qui insultent le peuple algérien, violent sa mémoire et le magnifique combat qu’il a mené depuis plus de sept ans pour accéder à la dignité et à la citoyenneté. C’est tout cela que le locataire d’El Mouradia a décidé de remettre en cause. Il veut imposer l’impossible : marier l’eau et le feu, le vice et la vertu, le crime et l’innocence. Pour arriver à ses fins, toutes les dérives sont tolérées comme par exemple, toute honte bue, remplacer dans sa cellule un terroriste islamiste qui a assassiné femmes et enfants par un journaliste qui a osé user de son droit d’informer. C’est tragique. Depuis son indépendance, l’Algérie n’a pas vécu une période aussi sombre marquée par le terrorisme islamiste d’abord et par son absolution ensuite. Mais les maîtres du moment poursuivent leur sinistre aventure envers et contre tout.

boucle dor 1
05/03/2006, 09h35
Selon le quotidien El Watan du 5 Mars 2005, la politique algérienne glisse dans une phase démentielle: Je vous laisse lire l'article que vous me permetterez bien de citer (Merci).



merci pour cet article, car c'est exactement ce que j'écrivais hier, dans un autre sujet;

en effet, "on" se trompe de cible, c'est une honte non seulement pour l'Algérie, mais pour le genre humain.

Hmiducc
09/03/2006, 12h29
Le temps de radoter … et bientôt qu’est-ce qui va suivre …
(De ElWatan du 9 mars 2006)

Dans un discours …, le chef de l’Etat a vertement critiqué les femmes qui représentent l’Algérie dans les rencontres internationales, lesquelles, selon lui, « ne font que ternir l’image du pays avec leurs critiques, alors que les femmes des pays voisins défendaient leurs pays ». Reconnaissant qu’un pays voisin (le Maroc) a connu une avancée très importante en ce qui concerne la femme, M. Bouteflika dira sèchement que « l’Algérie n’a de leçon à recevoir de quiconque en ce qui concerne la place de la femme dans la société algérienne ». Pour lui, le peuple demeurera farouchement attaché à ses valeurs civilisationnelles « immuables et non négociables ». Il estime qu’« une menace plane de nouveau et, peut-être, d’une manière plus insidieuse et plus périlleuse encore sur notre personnalité et sur notre identité nationale ». Pour faire face, il invite les Algériennes à « inculquer aux générations futures les valeurs et la culture nationales ». Le chef de l’Etat insiste sur le danger des influences extérieures, « qu’elles viennent d’Orient ou d’Occident ». Influences qui, selon lui, commencent à faire graduellement abandonner aux Algériens leurs costumes traditionnels et à pervertir leurs usages sociaux, « et même à modifier la manière de parler de certains de nos concitoyens ». Il considère que l’Algérie n’a pas « la culture du hidjab » avant de noter, au passage, la dégradation de la langue utilisée par les Algériens au point qu’il est difficile de retrouver « notre langue nationale ou même notre langage dialectal ». Devant ce constat, le chef de l’Etat estime qu’il n’est pas étonnant « d’entendre certains affirmer que la période coloniale était peut-être préférable à l’indépendance et à la souveraineté nationale, (...) de voir certains de nos jeunes (...) tentés par l’exil devant les difficultés qu’ils rencontrent chez eux, (...) de voir des esprits aigris parmi les anciens colonisateurs oser, aujourd’hui, soutenir que le colonialisme (...) peut représenter un bienfait pour les colonisés ». Le Président incombe la responsabilité, en premier lieu, à l’élite nationale qui, d’après lui, « s’est malheureusement, et dans une large proportion, trop engagée dans des débats idéologiques, s’éloignant par-là de la préoccupation première qui doit être et demeurer la préservation de notre algérianité, de notre identité et de notre personnalité nationales faites d’Islam, d’arabité et d’amazighité ». Aussi, pour contrer cela, le Président fait appel non pas seulement aux femmes, mais aussi aux institutions du pays, aux médias, aux intellectuels et aux zaouïas.


Il n’ y a pas longtemps il nous disait qu’il n’existe aucun pays au monde qui a DEUX LANGUES OFFICIELLES….
Aujourd'hui il veut retourner aux "sources, les Zaouias" ... est-ce qu'il a découvert qu'il est cousin d'un certain AbdalKadar ?
D'où sort-il ces idées ? Est-ce qu’il comprend quand il lit … et sait-il ce qu'il dit ? Ou bien la démagogie l’a aveuglé ?