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Voir la version complète : Le Monde - Alger ferme 42 écoles privées pour refus d'"arabisation"


stephane
02/03/2006, 04h15
Le gouvernement algérien a mis sa menace à exécution : depuis le 25 février, 42 établissements scolaires privés, situés principalement à Alger et en Kabylie, ont été fermés, parfois avec le recours aux forces de police. Motif : ces écoles privées avaient refusé de se conformer au cahier des charges très strict établi par l'éducation nationale sur le programme pédagogique et la formation des enseignants.


La menace était dans l'air depuis avril 2005. Le président Abdelaziz Bouteflika, tranchant un conflit qui durait depuis deux ans, avait alors sommé tous les établissements privés de se conformer au programme national sous peine de devoir fermer leurs portes. Il avait insisté sur la nécessité, pour ces écoles, d'enseigner la langue arabe, ce dont se dispensaient beaucoup d' établissements, surtout en Kabylie.

Soixante-quinze écoles ont choisi de se conformer à la réglementation, ce qui leur a valu d'être agréées par l'éducation nationale. Mais 42 établissements récalcitrants ont persisté à "ignorer la loi" et ont été sanctionnés. La mesure est tombée en plein milieu d'année scolaire, au grand dam des parents d'élèves.

De 4 000 à 5 000 élèves se retrouvent ainsi dans l'obligation de trouver rapidement une place dans les écoles publiques. Selon le ministère de l'éducation, toutes les dispositions ont été prises. Les parents concernés s'indignent cependant de ce que le pouvoir n'ait pas attendu la rentrée de septembre pour exercer son autorité. Ils défendent surtout le choix d'un enseignement en langue française destiné à faciliter à leurs enfants la poursuite d'études universitaires à l'étranger.

Le retour de ces milliers d'élèves dans le système public ne se fera pas sans problème. Nombre d'entre eux étudient depuis des années dans des écoles où le français est la langue d'enseignement. Les responsables de l'éducation nationale affirment que ces élèves bénéficieront d'un "programme d'adaptation".

Ces promesses ne rassurent pas les parents. Pour eux, on fait barrage à l'avenir scolaire de leurs enfants pour des raisons idéologiques. Ils comprennent mal cette soudaine raideur des autorités alors que les écoles privées ont été tolérées, voire tacitement encouragées, pendant des années.

REPRISE EN MAIN

Il peut sembler paradoxal que la mesure ait été prise par le président Abdelaziz Bouteflika, francophone et francophile, sans complexe à l'égard de la langue française, dont il a rétabli l'enseignement en Algérie dès la deuxième année de scolarité. En réalité, la reprise en main des écoles privées, en Algérie, ne vise pas spécifiquement la langue française. Elle fait partie de la volonté du pouvoir de reprendre le contrôle de tous les espaces et d'affirmer sans ménagement le rétablissement de son autorité. Les écoles ne sont pas en reste. Elles seront toutes tenues, sans exception, de se soumettre à un programme général et d'utiliser la langue d'enseignement de l'école publique algérienne : l'arabe.

Pour le pouvoir, autoriser les écoles privées à continuer de fonctionner en marge du système national, c'était, immanquablement, ouvrir une brèche dans laquelle se seraient engouffrés les islamistes. De cela, il ne voulait à aucun prix.
Article paru dans l'édition du 02.03.06

azapit
02/03/2006, 05h07
:no:

De toutes les langues romanes, c’est celle de Molière qui a, à n’en point douter, opéré le plus d’emprunts de la langue de Sibawayh.

Ainsi, si des mots comme toubib, imam, vizir, sahara, sucre, chiffre, muezzin, algèbre, gazelles safari trahissent par leur consonance, bien d’autres mots venus de l’arabe sont tellement bien intégrés qu’on les prendrait pour du françai pure laine. C’est le cas de couffin, alcôve, artichaut, matraque, camphre, amalgame, tarif, azur, timbale, cafard, guitare, zénith, sinus, algorithme …

:PomPom: Plus de quatre mille termes espagnols empruntés de l’arabe

Avec actuellement plus de 300 millions de locuteurs en Espagne et en Amérique latine, l’espagnol, fruit de l’évolution au Moyen-âge du Castillan, a longtemps été perméable à la diversité des influences culturelles. En témoigne sa topographie qui conserve jalousement les résidus d’une kyrielle de cultures, celles des Ibères, des Phéniciens, des Carthaginois et entre autres Ligures.

L’une des influences les plus remarquables reste indibutablement la présence des Arabes à partir de 711, avec la conquête du gouverneur du Maghreb Moussa Ibn Nousayr et son lieutenant Tariq Ibn Zyad, jusqu’en 1492 qui marqua la fin de la reconquête chrétienne avec la prise de Grenade. à

C’est ainsi que l’on recense actuellement plus de 4 mille termes espagnols empruntés de l’arabe dans des domaines aussi divers que variés (artisanat, commerce, agriculture, art équestre etc …). Une particularité qui distingue cette langue, avec le français, de toutes celles dérivées du latin vulgaire.

Il est surprenant de constater, pour exemple, que l’olive qui vient de l’arabe azzeitouna se dit aceituna en espagnol d’où le dérivé aceite pour dire huile. Nombre d’hellénismes ou de termes persans ou sanskrits ont également été introduits dans l’espagnol par le biais de l’arabe.


:ciao:

Patrice
03/03/2006, 11h04
Qu'on ne nous fasse pas croire que cette démarche n'a pas un but purement religieux!!! Dans toute l'histoire, les fermetures des écoles avaient une origine religieuse et idéologique, et ça se passait surtout durant le haut Moyen Age! Fermer autant d'écoles simultanément constitue un véritable précédent dans l'histoire de l'humanité!

L'objectif étant d'instaurer durablement l'esprit d'une petrodictature militaro-religieuse en éliminant ce qui est capable de peser en tant que contrepouvoir, c'est à dire l'Intellect rationnel contre le pouvoir obscurantiste de la superstition religieuse.

On notera que cette décision fait suite à la venue de "Tamiflu" (alias Donald Rumsfeld) en Algérie. Sans nul doute que Boutef' a demandé des contreparties aux besoins géostratégiques américains en Algérie. Ces contreparties ont bien entendu pour objectif principal d'avoir carte blanche pour poursuivre sa politique anti-kabyle.

Jusqu'aux dernières nouvelles, les seules personnes d'origine algérienne a avoir brillé à travers le monde sont d'origine kabyle et francophones. L'arabisation (soit la crétinisation globale de la société algérienne) a pour unique volonté de rabaisser les kabyles au même niveau intellectuel des algériens arabisés et de créer une masse uniforme inculte et superstitieuse.

Cependant, ne nous permettons pas de glorifier quelconques parties car lorsque je vois Aounit le kabyle défendre en France les manif' des islamistes dans leur protestation contre les caricatures, je m'interroge sur la réelle volonté unitaire du peuple kabyle à saffranchir de l'islam et de son corrolaire, l'arabisation.

Tant que les kabyles, anarchistes et rebelles par nature, seront divisés, nul ne pourra offrir de ligne de conduite franche dans la démarche à conduire pour se démarquer globalement des obscurantistes. Un coup pro juif, un coup pro chrétien, un coup pro berbère, un coup pro arabe, le kabyle est riche de sa diversité, et surtout, de son incohérence idéologique!!!

Lorsque la masse des "Hommes Libres" (qui a tout de même un caractère très égoiste puisque libre de choix, affranchi de toute ligne de conduite globale) ne fera qu'un, peut-être que sa parole aura l'impact international qu'il métite.

Hmiducc
05/03/2006, 09h12
Le gouvernement algérien a mis sa menace à exécution : depuis le 25 février, 42 établissements scolaires privés, situés principalement à Alger et en Kabylie, ont été fermés, parfois avec le recours aux forces de police. Motif : ces écoles privées avaient refusé de se conformer au cahier des charges très strict établi par l'éducation nationale sur le programme pédagogique et la formation des enseignants.
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Le Quotidien El Watan raporte que le ministre de l'éducation vient d'annoncer que les écoles en question resteront ouvertes jusqu'à la fin juin.

Ce n'est pas satisfaisant pour les école, mais au moins c'est moins pire comme demi mesure qui permet aux élèves de finir la présente année scolaire.