Voir la version complète : Nadia A - fermée-
:smartass:
Enfermé dans de tristes incertitudes
La porte de mon moi clôturée,
Je me morfond seul, dans une citée perdue
Aux murs infranchissables.
Barricadé dans de sombres pensées
Je me meurs de ne pas avoir su mieux t’aimer.
Lové au fond d’une prison cérébrale,
Mes cellules nerveuses annihilées
je converse maintenant avec le diable.
Des sentiments amers brûlent
les restes de mon crâne mâchuré.
Emmuré dans mes souvenirs de toi
J’avale des liquides acides pour oublier ton corps sucré.
quantité de substances, achèvent leur travail de sapes
et occupent quelques instants le néant qui m’habite.
La tour de chagrin dans laquelle je me suis réfugié
Domine un monde que je ne reconnais plus.
J’attends en vain un signe de toi, je scrute l’horizon
Par une faille dans mon mur, j'attend que les vents
M’apportent un effluve de toi, une dernière odeur
Un bout d’âme.
Mais rien ne vient, je ne perçois que, les battements
De mon cœur, et je sens mon haleine tiède
le manque de toi me dévore tout entier
Habité par ton absence je ne sais plus exister,
Doucement je sombre vers les profondeurs
De la nuit éternelle,
je ferme les yeux et sers dans ma paume
La forme de ton dernier baiser.
:34:
:(
Bientôt mon long parcours, sans tambours ni fanfares,
S’en ira retrouver la paix chez ses aïeux,
Et quand ce temps viendra pour faire ses adieux,
Il rentrera au port pour jeter ses amarres.
Depuis son premier jour il a suivi sa route,
Traversant, très souvent, des déserts périlleux,
Mais en chemin faisant des bouquets merveilleux
Vinrent lui prodiguer leurs nectars, goûte à goûte.
Après un long séjour il ira traverser
Le Styx qui l’attendra pour le laisser passer
Sur la rive qui mène à la vie éternelle.
Il ira libérer son âme de ses liens
Et livrer à l’oubli la dépouille charnelle,
Qui l’a cadenassé pendant ses jours terriens.
:engel026:
:*)
Elle est ma blessure, ma plaie, ma souffrance... Elle a emprisonné mon esprit et déchiré mon coeur. De ses mains menues elle a serré ma gorge, de ses ongles fins elle a lacéré mon âme. J'ai fait le deuil de mon coeur et j'ai versé un océan de larmes. Elle est ma pénitence, ma punition, mon purgatoire... Elle est poison dans mes veines et fiel dans ma bouche. Elle est l'archange sombre qui me mène au péché. Elle est le serpent que je nourris en mon sein. Elle est ma douleur, ma peine, mon malheur... Elle apporte la joie mais ne sème autour de moi que souffrance. Elle est pure et innocente mais a déchainé chez moi une tempête de passions. Elle n'est que bonté mais m'a arraché le coeur. Elle est mon tourment, ma torture, mon châtiment... Elle est le fléau de mes sentiments, la fin de mon bonheur. Elle est le sel sur mes blessures, le couteau dans la plaie. Son seul nom avive mes douleurs, réveille mes souffrances. Elle est ma joie, ma plénitude, mon espoir... Elle est l'aube d'un jour nouveau, le renouveau du printemps. Elle est mon rire, ma gaieté, sa seule vue me rend heureux. Elle est toute ma vie. Je l'aime.
:cupidarro
:coeurs:
Quand le soleil trop fatigué
D'avoir brillé intensément
Se couche dans les draps orangés
D'un ciel qui se fait reposant
Puis je t'écris ces qqs mots
Piochés dans l'encre de mon coeur
Où quand le soleil n'est plus haut
L'envie de toi me fait si peur
Et je t'écris ces qqs mots
Comme pétales jetés au vent
Comme s'en vont tant de bateaux
Sans un retour......évidement.
Comme il est doux et douloureux
D'aimer en étant sur de rien
D'aimer sans jamais être deux
Côte à côte un même matin
Dans les moments de désespoirs
Se dire "je ne suis qu'un jeu"
Et puis lorsque revient le soir
T'aimer encore et même mieux.
Et je t'écris ces qqs mots
Piochés dans l'encre de mon coeur
Où quand le soleil n'est plus haut
L'envie de toi me fait si peur
Et je t'écris ces qqs mots
Comme pétales jetés au vent
Comme s'en vont tant de bateaux
Sans un retour......évidement.
Passe l'amour,passe la haine
Mais reste ce que je ressens
Une invisible et longue chaine
Qui ne rouille pas avec le temps
S'il est des amours magnifiques
Le mien est bien plus que cela
Il est comme un conte magique
Où le mot "fin" n'existe pas.
Et je t'écris ces qqs mots
Piochés dans l'encre de mon coeur
Où quand le soleil n'est plus haut
L'envie de toi me fait si peur
Et je t'écris ces qqs mots
Comme pétales jetés au vent
Comme s'en vont tant de bateaux
Reviendras-tu? Moi..... je t'attends.
:fantome:
:ohmy:
Ô douleur infinie, éternelle souffrance
D'un amour délaissé, d'un espoir inutile,
Songes qui ont cessé, et pensées si futiles,
Qui n'ont jamais servi qu'à briser l'espérance
Qu'un jour enfin je puis sortir de mon errance
Et ma peine laisser pour une vie tranquille
Et pouvoir caresser la douceur de l'idylle
Qui nous aurait unis malgré ma différence...
Je suis las, harrassé, de ce combat tragique,
Qui a brisé ma vie, tourmenté mes pensées,
Aliéné mon esprit, détourné ma logique,
Aujourd'hui terrassé, et peut-être insensé,
De toi toujours épris, je suis seul, dérisoir,
N'ayant pu embrasser qu'un destin illusoire.
:ohmy:
.
Nous sommes les maudits, les déchus, les indignes. Notre âme est ténèbre et ténèbre nous sommes. Le vice est notre allié le plus fidéle, le mal guide nos pas. Hommes et femmes mais surtout démons, nous avons gagné notre place en enfer. Tu nous crains, tu nous détestes, tu nous chasses. Sombres créatures tapies dans l'ombre, nous te sauterons a la gorge et te dévorerons le coeur! Les yeux rouge sang, le teint cadavérique, le port fier . Nous sommes la haine, nous sommes la luxure, nous sommes l'envie, nous sommes la douleur. Nous marchons, sombres, décidés, âmes en peines hantant nos nuits. Nous sommes le péché contenu en chaque homme, nous sommes le poison de ton coeur, nous sommes le mensonges de ta vie, nous sommes les secrets honnis de ton âme. La souffrance marche à nos cotés, la mort déploit son noir manteau de deuil sur nos épaules, le désespoir orne nos fronts livides. Mort! Mort! Mort! Voici la fin des temps! Le jour du chatiment supreme approche, la fin de toute vie, de tout espoir, de tout lendemain...
On voudrait tous gravir les marches les plus hautes,
Mais l’ultime d’entre elles demeure l’inaccessible.
Elle est la démesure, la perfection sans fautes,
Ou bien juste l’image d’ambitions impossibles.
Vouloir toucher du doigt les cimes éternelles,
Pour avoir dans le marbre son nom enfin gravé.
A quoi bon trop courir après la renommée,
La gloire si elle arrive, n’en sera que plus belle.
On peut vivre sans gloire, mais non pas sans respect,
En dénonçant les dogmes et les propos suspects.
Faire briller ses couleurs sans se sous estimer,
Suffira au bonheur sans vouloir être premier.
N’inventons pas en plus des combats inutiles
A quoi bon s’arrêter sur des choses futiles
La vie se charge seule d’imposer ses épreuves
Elles suffisent grandement à en esquisser l’œuvre.
Il faut être combatif sans être excessif
En sachant modérer ses instincts agressifs.
Et quand vous verrez poindre le terme de la vie,
Vous direz j’ai vécu puisque j’avais l’envie.
.
:yella:
Le soleil se couche sur la mer,
Les deux jeunes amants restent là, un peu amers,
Ils voudraient que rien ne s'arrête vraiment,
Que le soleil stoppe ici, là, à l'instant.
Les mains sont tendrement enlacées,
L'homme sert son amante contre son coeur,
C'est ainsi que toute sa vie, devraient passer les heures,
A la garder contre lui amoureusement serrée.
Elle pose sa tête en fermant les yeux,
Reste ainsi en faisant alors un tendre voeux,
Que l'amour qui la lie à cet homme fort.
Soit dans leurs coeurs et qu'à jamais le feu les dévore.
Un soupir de contentement s'échappe de leurs lèvres,
Ils se sentent heureux ainsi installés sur la grève,
Mais bientôt, ils savent qu'il faudra se séparer,
Et rentrer chez soi chacun de son coté.
Le soleil se couche sur la mer,
Les deux vieux amants restent là, un peu amers,
Les familles refusent d'accepter qu'ils s'aiment,
Car entre leur peuple respectif n'existe que la haine.
Elle, la Kabyle, et lui... l'Arabe.
)-(:-)
Mahatma Gandhi
Protège tes enfants au sacré de tes eaux
Toi, l’Inde des croyants, toi qui fus Son berceau
Je changerai en moi ce qui gène en ce monde
Quand la violence est loi, de l’animal immonde.
Lorsque je dis Ton nom, Vois ! Ma gorge se noue
La haine est l’abandon des hommes à genoux
Toi, le Marchand de paix, Père d’une nation
L’amour ne meurt jamais il porte Ton action
Né un jour d’automne, le signe de l’altruiste
Ta maman fredonne les valeurs hindouistes
Quand d’autres religions t’offrent la tolérance,
Pour qu’en toutes régions trône l’indépendance.
Ta terre écartelée aux sangs de ses sillons
Ne sait pas T’oublier bien que portant haillons
Sur la route des temps et malgré leurs défauts
Protège tes enfants au sacré de tes eaux
Marié, jeune pourtant, de ces amours fidèles
La coutume rompant, Tu ne chérissais qu’elle.
La Baghavad-Gita influença Ta quête
Découvres le Bouddha, Jésus et Mahomet.
T’envolant pour Londres Tu devins avocat
Demande de répondre entre hindou et bourgeois
Au cœur de la prière où Tu puisais les mots
Toi, l’Inde des croyants, toi qui fus Son berceau
Puis l’Afrique du sud ressent naître Ta voie
Là où négritude n’obtient jamais son droit
Même s’ils t’enferment pour Ton déséquilibre ;
Garde t’on en prison, ceux qui ont l’esprit libre ?
Première victoire ; sève du non combat
Indiens liés aux noirs raflent les mêmes lois.
Je ne veux pas de roi mais une terre ronde
Je changerai en moi ce qui gène en ce monde
Obtiens l’abrogation d’un flot de lois raciales
Puis prends la direction de Ton pays natal
Vis la communauté dans le sein d’un ashram
La vie en liberté pour le repos de l’âme…
Travailleurs en grève, Tu restes leur seul lien
Fais de jolis rêves et Ton cœur les soutient
Lorsqu’un jour les soldats, tirèrent à la ronde
Quand la violence est loi, de l’animal immonde
Puisque l’homme chute, dans son propre sang, flotte
Tu modifies Ta lutte, entames boycott
Encore emprisonné Ton mouvement s'halète
Mais prend t’on les pensées d’une âme si complète ?
Un simple mot de Toi, l’Inde s’immobilise
Sans arme Ton combat sait arrêter les crises
Chacun sa religion, je t’aime plus que tout
Lorsque je dis Ton nom, Vois ! Ma gorge se noue
« Enfants de Dieu » ; parias, accèderont aux temples
Et puis Tu marcheras pour offrir un exemple
Du sel une opinion, te mèneront en taule
Civile sédition contre le monopole
Tu voulais nous servir sans confort personnel
Ne pas Te garantir une place au soleil
Tu offres le pardon, plantes l’amour partout
La haine est l’abandon des hommes à genoux
Prisé en Europe, Ta volonté sans faille
D’un gouvernement myope effondre les murailles
Contre les dissensions Tu opposes l’ascèse
Jamais de reddition ; non violence est la thèse.
Quand meurt Ta compagne privée de ta présence…
Tu croupis dans Ton bagne au verbe indépendance.
En mon cœur désormais je sais Ton opinion
Toi, le Marchand de paix, Père d’une nation
Musulmans et Hindous en armes se déchirent
Et l’Homme le plus doux n’empêchera le pire
L’inde à la dérive, d'autonomie si folle…
Cinquième tentative et puis Tu gis au sol
La veille notre « Héro », savait mort imminente.
« Hé Ram » ultimes mots au Dieu qui représente
Droiture humilité, courage abnégation
L’amour ne meurt jamais il porte Ton action
L’amour ne meurt jamais, il porte Ton action
Toi, le Marchand de paix, Père d’une nation.
La haine est l’abandon des hommes à genoux
Lorsque je dis Ton nom, Vois ! Ma gorge se noue
Quand la violence est loi de l’animal immonde
Je changerai en moi ce qui gène en ce monde
Toi, l’Inde des croyants, toi qui fus Son berceau
Protège tes enfants au sacré de tes eaux
.
:(
Mon cœur bat encore, pourtant mes frères meurent,
Il ne reste que des ombres pour meubler le décor.
Quand le progrès avance, ce sont les mères qui pleurent
Leur tribut à la guerre compte déjà trop de morts.
Mes ancêtres ont porté leurs chairs face aux canons,
Pour qu’au nom de la paix, aux guerres nous disions non.
Sacrifices inutiles, avaient-ils raison ?
Peut-être auraient-ils dû choisir la désertion.
L’holocauste sanglant n’est pas qu’une page d’histoire,
Les morts s’ajoutent aux autres, un chiffre chaque soir.
J’ai envie de crier, stop, il faut arrêter,
Ne faites pas du monde un immense charnier.
Ma voix n’est qu’un murmure dans le tumulte des bombes,
Personne ne l’entend, sauf ceux qui dans leurs tombes
Ont payer de leur vie, nombres des hécatombes,
Pour meubler d’os blanchis de nouvelles catacombes.
J’irais leur dire pardon, mais seulement en mon nom,
De n’avoir pas su faire taire enfin les canons.
:(
:Prof:
Reine de mes souhaits et de mes songes,
Déesse, soleil de mon ciel ténébreux,
Je veux t’aimer et chanter tes louanges ;
Mon unique, toi dont je suis amoureux
Tes parfums, pareils à des philtres puissants,
Ont la magie des extases infinies
Ils montent dans mon corps comme le sang,
Et je tremble comme un dieu qu’on renie
Ils m’enivrent, comme des vins fabuleux
Inconnus et des dieux, et des hommes
Et montent au ciel, chants doux et mélodieux,
En attisant les feux qui se consomment
Ta voix est une musique, ta gorge une Lyre
Et tu berces mon cœur comme un enfant
Tes yeux sont le Livre où je puis lire,
Et ton sourire est un gouffre profond
Pareille au soleil, fils de la Lumière
Qu’ on ne regarde qu’en baissant les yeux,
Tu t’avances, douce, majestueuse et fière,
Princesse de la terre, et déesse des cieux !
Tu m’enchantes, reine de ma mélancolie,
Je suis et ton seigneur, et ton captif
Ton cœur est l’éden des rares ancolies
Où je demeure, éternel fugitif
Sois bénie, reine de toutes les créatures,
Car tu es beauté, magie et bienfait
Et ton parfum endort toute la nature
Pharmakos sublime, et poison parfait !
:confused:
:Baby: Wallahi ca ne va pas très bien... à cause...à cause de...
Sbah él khir yè léllaaa..§§§….
Yè léllaaaaAAA……...§§§§….
Sbah el khir yè gam'r ..§§§§§
Zid tet'ya'lè..§§
('Bonjour ma beauté
Bonjour ma lune
Qui monte..!')
Sbah èl khir nar'ak zin..
Fi ghra'mèk h'n' tw'in
(Bonjour, que ta journée soit belle.
Où suis-je donc dans ta passion .!')
Sbah èl khir nar'ak zin..
Fi ghra'mèk h'n t'win
Rouffou heni ââl meskin
Sah'ran me yèrgod lilè…..
('……
Ayez de la peine pour le pauvre
Il veille sans dormir..!') Meskine ya Ben, il est amoureux)
Rouffou heni aal meskin
Sah'ran me yèrgod lilè…..
Sbah él khir yè léllaaa..§§§….
Yè léllaaaaAAA……...§§§§….
…§§§§§…TAC TAC TAC TAC NYE NYEEEEEE…..TA TA TITITIT..§§§§§
Enti nour él aïn wen'ti eh'neyè..§§§….
Wen'ti hyè'ti ou holi fik rjè'yè….§§§§§§§§§
Gal'bi ââ'lil yè habi ou enti dwe'yè
Ter'wi'ghli li téch'fini mén déyè
Gal'bi ââ'lil yè habi ou enti dwe'yè
Ter'wi'ghli li téch'fini mén déyè..§§§§§..
\bleu}(Toi lumière mes yeux viens me consoler
Tu es ma vie et ma situation empire
Mon cœur souffre mon amour tu es mon remède
Il palpite et soigne moi par tes mains..)}
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
Ahhhhhh yè lélè lèl kol…§§§§….
Zinèk wallah wèh'yè..§§§§§§§§§§§§
Yè léllè tel kol…§§§§§§…
Zinèk wallah èEEEEEEyè…….§§§§§…
(' O ma beautè tu es toute pour moi
Ta grâce sur Dieu est en moi..!')
Sbah él khir yè léllaaa..§§§….
Yè léllaaaaAAA……...§§§§….
Sbah el khir yè gam'r ..§§§§§
Zid tet'ya'lè..§§§§§§§§…..
MUSIQUE..§§§§§..§§§§§..§§§§§ TAC TAC TAC TAAAA TAAAA…§§§§§§
Enti ness'mè wé'kèn li yah'hini….§§§§§§
Wen'ti neb'yal hob elli i irwi'ni..§§§§§
Wen'ti naq'dèl qalb ou stèq'ni'ni..
E'kèn houn ââliq ââ'deb'tini…
('Toi tu es ma brise qui me refait naitre
Tu représentes l'amour qui me ressuscite
Et aussi celle qui me rassure
Mais voilà aie pitiè de lui, il me fatigue..!
Wen'ti naq'dèl qalb ou stèq'ni'ni..
E'kèn houn ââ'liq ââ'deb'tini…
Yèh yèh yè lelle enti él kol
Zinek walah éyè….§§§§§….
Yèh yè lelle enti él kol
Zinek walah éyè….§§§§§….
……..§§§§§§§§§§§§§§§§§…….
Sbah él khir yè léllaaa..§§§….
Yè léllaaaaAAA……...§§§§….
Sbah 2l khir yè gam'r A..§§§§§
Zid tet'ya'lè..§§
Musique….§§§§§§§§§§§… TA TA TA …..§§§§§§
Yè zin él siffè..§§§§§§§§…
Enti mrè'yè …….§§§§§§§§§§§§§§§§
La'qen chouff'èh fiq yè mech'qè'yè..§§§§§
Enti el hali ou féni ou enti ghn'èyè…§§§§§§
Ou enti lahm' li mén noun hè'yè…§§§§§§
('O ma beauté d'été
Tu ressembles à un miroir
Mais voilà je vois en toi une plaintive
Pourtant tu es mon état d'âme et ma chanson
Tu fais partie de ma chaire….')
Enti el hali ou féni ou enti ghn'èyè…§§§§§§
Ou enti lahm' li mé doun fè'yè…§§§§§§
Yè lèlla enti èl kôl..§§§§§….§§§§§§§
Zinèk wallah èh'yè..§§§§§§§
Ah yè lélla zinèk Hèèèèèèè..Hèèèèèèè..§§§§§…..Hèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèè è..§§§§§§§
TA TAAAA TAAAA…§§§§§……BABABBABAABA…§§§§§
Sbah él khir yè léllaaa..§§§….
:Baby:
.
Moi, le pigeon voyageur
Maintenant oiseau de malheur
Suffoquant, virevoltant d'angoisse
comme un vautour qui porte la poisse
je sens ma fin proche
la vie est si moche...
Je reviens d'une terre contaminée
D'où l'on m'a nourri malgré le danger
Je survole notre belle capitale
Tandis que je sens mon issue fatale
Je chancèle dans l'air, jadis pur
Mes plaies, mes crachats suppurent
Je m'écrase sur un trottoir
Personne ne me remarque, il est trop tard.
Les bacilles s'échappent de ma carcasse
Bientôt contaminera les masses.
Je suis la grippe aviaire !
.
:-0
Si je te quittais sous la mitraille brulante
Mon coeur à découvert te crierait sans détours:
"Garde en toi la flamme qui te rends si brillante,
Au son de ma douleur , perçois tout mon amour."
Tu pleurerais un peu ; qu'une larme je t'en prie
Et laisse à l'oubli mon souvenir tout entier
Tu comprendras ce souhait , cette absconce envie
Quand au blanc de mes yeux tu liras mon passé.
J'aurais voulu te dire tout cela sans images
Mais à ma gorge ce sont des sanglots qu'il pleut
Etouffés par la peur de te faire mes adieux.
Si je te quittais là-bas , loin de ton rivage
Souris à l'avenir et continue à plaire...
:Gberet:
C'était un soir d'octobre
Je me souviens de ce froid
Celui de l'air et de ce corps
Etendu devant moi.
Celui de ma belle
Mon ange, mon coeur
Oui je n'aimais qu'elle...
Morte il y a une heure.
Une balle en pleine tête
A fait taire sa voix
Elle est tombée à terre
En voulant suivre mes pas.
Je lui avais juré de la protéger
De tous ceux qui oseraient l'approcher
Et de tout mon être, pour elle j'ai lutté
Jusqu'à ce sombre soir d'hébriété.
De tous, je l'ai protégé
De moi, je n'ai pas su
Si tu persiste à m'aimer
Un jour...je te tue !
:shuriken:
:bigbisou:
Greffez-moi un cœur glacé
Sans rouge au travers
Pour qu’il ne soit pas froissé
Sur nos tristes terres
Et offrez-moi des yeux fermés
Envers les sacrilèges des hommes
Pour ignorer la vérité
Des faibles que nous sommes
Ainsi je guérirai des maux
Qui torturent ma jeune vie
Et sur mes feuilles, mes mots
Omettront les méchancetés
Ainsi je vivrai tranquille
Sans crier ni radoter
Les secours de nos villes
Dans les mains des insensés
Je serai comme eux, stupide
Au plutôt, inhumain
Je ne verserai plus de liquide
De mes yeux ou de mes veines
Et les couleurs ternies
Qui occupent nos paysages
Je les verrai vernies
Et je leur rendrai hommage
Voilà la seule faveur
Que je vous demande de me rendre
Qui ne vaut ni l’ardeur
Ni la peine de nous défendre
Je vous prie de le faire
Pour me sauver le cœur
Pour vivre sur nos terres
Sans pleurs ni douleurs ...
:Vainq:
#:-o
J’ai peur
De ce moi qui me désobéit
Qu’à chaque fois la même chose me redit
«C’est la dernière, promis»
J’ai peur
De ce moi qu’avec le regret me tue
De «Si et Si...»
De «J’aurais dû»
J’ai peur
De ce moi si fainéant
Qui n’ose dire, qui n’ose faire
Le rien et rien pour son bonheur
J’ai peur
Du destin, de ce qui est écrit
De tout ce que j’ignore, de la vie
De l’obscurité, des ennuis
J’ai peur
De Dieu, ce qui m’attend après la vie
De moi, de toi, de lui
De l’être qu’on appelle «Ami»
J’ai peur
Car un faible être je le suis
Je fonds en larmes pour la moindre chose
Qui me blesse qui m’ennuie
#:-o
:chris: La vengeance de Sabra et Chatila
Le chant des morts a beaucoup retenti
Suspendu sur les bords de vos frontières
Par les âmes martyres venant rôder
Et gémir cherchant dans la nuit
Chacune, le lieu de son supplice..
O Sabra et Chatila ! cités embrasées
Cités outragées, cimetière de ceux
Qui périrent désarmés, par le bras
Perfide et destructeur, du bourreau
Persécuteur et sanguinaire
Qui n’avait pour désir illégitime
Que le crime et le carnage,
Ne savourant sa volupté
Que dans les cris désespérés de ses proies,
Pour lui, le mal était son plus beau spectacle...
Mais voici le jour de la justice arrivé,
Donc frappé par la foudre divine
Le voilà, d’abord ravagé pas les tourments
Puis comme un monstre mutilé
Noyé ainsi dans le chaos..
Donc Sabra et Chatila !
Comme le fit Elissa
Qui, d’une simple peau de bœuf
Obtint sa citadelle,
Vous aussi, par ce morceau
Coupé dans sa propre chair,
Vous aurez vos limites
Phosphorescentes et occultes
Guidant ces âmes, non plus
Pour venir se lamenter et gémir
Mais pour se recueillir et remercier Allah
De les avoir vengées
:alucard:
.
On cultive le Mal dans notre cœur hideux,
Prétextant que pour vaincre il faut connaître au mieux,
Le vice, la tourmente et l’orage qui luit,
Dans le cœur abîmé du vaurien, du bandit,
Mais le Mal est un cri et il touche notre âme,
Si Dieu nourrit le cœur, alors lui, il l’affame,
Sa voix est un mystère et son œil une tombe,
Ses serments un fléau et ses mots l’Hécatombe,
Et chacun de ses pas voit un homme sombrer,
La souffrance est son don. Les Larmes sa pensée.
Son verbe affable dit au Juge qu’il est Loi,
Son souffle donne l’or à l’Eglise, à la Croix,
Et ses coups portent l’homme au sommet de sa vie,
De l’enfant au vieillard, tout devient Infini,
Et son Eternité, la folie la lui donne,
Et toujours il sourit quand la cloche résonne,
Sur la plaine blanchie de gouttes de rosée,
Où la Paix n’a d’égal que sa triste beauté,
C’est un pâle miroir où son visage blême,
Reflète sa tristesse en un sombre poème...
Mais la Mort ce n’est pas le mal qui nous terrasse,
Ni le Jardin d’Eden où tout scintille ! Hélas !
C’est l’abîme profond où les cris sont murmures,
Et la claire lumière est noyée dans l’obscur,
C’est le vide sans nom des souffles solitaires,
Quand notre corps se plie dans les heures dernières,
Puis qu’il pleure et qu’il prie et s’affaisse éreinté,
L’âme s’envole et vit dans une ou deux pensées,
Et la Mort vient enfin quand les esprits se fanent,
Que l’aube se dissipe aux empires diaphanes.
.
:scare:
Dans le frêle silence d'un espace séquentiel,
Où flottèrent les peurs de mon âme spleenétique
Portées par les courants d'une plainte chaotique,
L'eclipse du désespoir vint se faire éternelle.
Elle aveugla à jamais mes maux suffocants
Exilant mon affliction sur les méandres du néant
Répandant sur ma terre intérieure l'espoir d'une autre vie
Y régnant amoureuse par une tendresse infinie
Le miracle salvateur se faisant soudain palpable
Et couvrant mes blessures de ses mots honorables
Effaça les stigmates de mes cauchemars en exil
Erigeant le bohneur sur des vestiges infertiles.
Les supplices de ma vie s'étaient donc tus;
La huitième merveille du monde m'était apparue...
:scare:
:aa_flower:
Le pied pour que j’avance, c’est toi ; la main pour que j’actionne, c’est toi ;
L’existence de toute existence, c’est toi ;
L’oreille pour entendre, c’est toi ; l’œil pour voir, c’est toi ; choisi parmi tous, c’est toi ;
La clarté du jour, c’est toi, la joie qui brûle le chagrin, c’est toi ;
La lune éclairant la nuit obscure, c’est toi. »
Toi, Zhila, 13 ans.
Toi sur qui l’entropie du temps
Après s’être ennivrée de poètes ivres
Amoureux d’autres poètes
Dont certains étaient des soleils,
A vomi un frère qui te fais un enfant
Et un juge qui te condamne à la lapidation
Puisque dans ton pays la parole d’un homme
Vaut la parole de deux femmes
Selon les paroles d’Allah
Qui valent plus que les paroles de tous les hommes
Et toutes les femmes, sauf celles des poètes athées
Qui, elles, valent plus que les paroles de tous les dieux.
Mes paroles valent plus que celles d’Allah,
Mes paroles que tu as tatouées sur ma langue et greffées au bout de mes doigts,
Toi, Zhina, 13 ans, dont je n’ai jamais entendu les paroles.
Toi, Zhina, 13 ans,
La plus belle des enfants dont je n’ai jamais vu le cœur,
Que j’aime par ce poème plus que tout, plus que mon enfant ;
Que je chante ivre par ce poème
Comme Jalâl ud-dîn Balkhi chantait Shams.
Ceux qui t’ont jugé, qu’on ne devrait plus circoncire enfants
Mais hommes leur décapiter les bras,
Ont enfonçaient leurs têtes jusqu’au cou
Dans la bouche du prophète et lui ont arraché la langue
Avec leur langue,
Puis ont dit que tu devais être enterrée jusqu’au cou
Dans un vagin de terre et immolée par des pierres
Pas trop grandes pour qu’elles ne te tuent pas rapidement
Pas trop petites pour qu’elles te fassent beaucoup souffrir avant de mourir.
Coupons-leur les mains, coupons-leur la barbe, coupons-leur la bite.
Ce qu’ils ne savent pas
Dans la mâchoire atrophiée de leur squelette sans langue,
C’est que tu ne mourras pas, tu ne vivras pas,
Tu ne seras ni morte-vivante, ni vivante dans la mort,
Tu seras par-delà la vie et la mort,
Tu seras la langue du poème qui s’écrira
Après eux et leur dieu.
Alors qu’ils rejoindront leur prophète
Dans le ventre des vers de terre,
Les morts tomberont amoureux en toi ;
Tomberons de toi comme une hécatombe de nouveaux-nés,
Comme des tombes tombant du ventre de la terre
Dans le ciel.
:ohmy:
.
Depuis vingt ans il pose des questions
depuis vingt ans il voyage
pendant vingt ans Sa mère l'a mis
au monde
en quelques secondes
sous le bananier
avant de se retirer...
Il réclame une identité...
il est frappé par un volcan
les nuages ont voyagé et m'ont égaré
les montagnes ont étendu leurs bras et m'ont caché
je suis Ahmad l'Arabe, a-t-il dit
je suis la balle l'orange la mémoire
j'ai trouvé mon âme près de mon âme
je me suis éloigné de la rosée et de la vue sur la mer
et moi le pays réincarné
je suis le départ continu vers le Pays
j'ai trouvé mon âme remplie de mon âme..
Ahmad a pris possession de ses côtes et de ses mains
Lui le pas... et l'étoile
et du golfe à l'océan
de l'océan au Golfe
ils aiguisaient leurs lames
Ahmad l'Arabe
est monté pour voir Haïfa
et sauter.
A deux mains de pierre et de thym
je dédie ce chant... à Ahmad l'oublié entre deux papillons
les nuages ont passé et m'ont égaré
et les montagnes ont étendu leurs bras et m'ont caché
Descendant de la blessure ancienne
-et l'année marquait la séparation de la mer
d'avec les villes de cendres -
j'étais seul
ô seul
Et Ahmad était l'exil de la mer
entre deux coups de feu
le camp grandissait donnant naissance à du thym
et à des combattants
le bras s'est raffermi dans l'oubli
la mémoire s'est exercée dans les trains qui s'en vont
sur les quais où il n'y a ni personne ni jasmin
la découverte de soi se faisait dans les voitures
ou sur la scène de la mer
dans la solidarité des nuits de prison
dans les courtes liaisons
et dans la recherche de la vérité
Dans toute chose Ahmad trouvait son contraire...
Ahmad est maintenant l'otage
la ville s'est dépêchée au devant de ses rues
pour venir le tuer
et de l'Océan au Golfe
et du Golfe à l'Océan
ils préparaient ses funérailles
et décidaient de la guillotine.
Moi Ahmad l'Arabe - que soit le Siège ! *
mon corps sert de remparts - que soit le Siège! -
je suis la frontière du feu - que soit le Siège! -
et moi je vous assiège à mon tour, je vous assiège
et ma poitrine servira de porte à tous - que soit le Siège! -
Ce chant ne vient pas peindre Ahmad - le bleu foncé
dans la tranchée
je suis au delà des souvenirs
Aujourd'hui est le jour du soleil
et des lys
ô enfant éparpillé entre deux fenêtres qui brouillent
mes messages,
résiste!
toute ressemblance est de sable
mais toi tu es bleu.
je compte mes côtes:
le Barada s'échappe de mes mains
les berges du Nil m'abandonnent au loin
je cherche les limites de mes doigts
et toutes les capitales sont faites d'écume.
Ahmad frotte les heures dans la tranchée
Ce chant ne vient pas peindre Ahmad - le - brûlé en bleu
C'est Ahmad - le - cosmique dans ce réduit étroit
le déchiré le rêveur
il est la balle orange la violette de plomb
il est l'embrasement décisif d'un début d'après-midi
le jour de liberté.
ô enfant dédié à la rosée
résiste!
ô pays gravé sur mon sang
résiste!
maintenant je complète en toi mon chant
je rejoins ton siège
maintenant je complète en toi ma question
je nais de ta poussière
vas dans mon coeur
tu y trouveras mon peuple
devenu peuples multiples dans ton explosion.
.. Egaré dans les détails
je me suis fié à l'eau et me suis cassé
Faut-il que chaque fois qu'un coing soupire
j'oublie les limites de mon cœur
et me réfugie dans le siège pour affirmer mon identité
ô Ahmad l'Arabe!
L'amour ne m'a jamais menti
pourtant chaque fois que le soir est venu
je me suis retrouvé englouti dans une cloche lointaine
je me suis réfugié dans ma propre hémorragie
pour y définir à nouveau mon image
ô Ahmad l'Arabe!
je n'ai pas lavé mon sang dans le pain de l'ennemi
pourtant les routes proches lointaines
ont fui sous mes pas
chaque fois que j'ai apprivoisé une ville
elle m'a jeté ma valise à la figure
et je me suis réfugié sur le trottoir du rêve et de la poésie
ô combien ai-je marché vers mon rêve
devancé par des poignards
ô rêve et ville de Rome!
Tu es beau dans ton exil
et assassiné à Rome
et Haïfa
Ahmad est la montée du Carmel
l'origine de la rosée, le thym de chez soi
et la maison.
Ne le volez pas aux hirondelles
ne l'enlevez pas à la rosée
des yeux ont écrit son oraison funèbre
abandonnant mon coeur à l'écho
ne le volez pas à l'éternité
et ne dispersez pas ses cendres sur la Croix
il est la carte et le corps
et le feu qui brûle les rossignols
ne le volez pas aux pigeons
ne l'envoyez pas au devoir
ne faites pas de son sang une décoration
car il est la violette sertie dans son propre velours
... Avançant vers la guérison du rêve
il voit des banalités prendre forme de poire
les pays se détruire dans les bureaux
et les chevaux se débarrasser de leurs valises
tandis que transpirent les galets.
j'embrasse le silence de ce sel
je rends le discours du citron au citron j
'allume un cierge pour les fleurs et pour le poisson séché
à partir de ma blessure ouverte,
les galets ont une transpiration et des miroirs
le bûcheron a un coeur de colombe.
je t'oublie parfois pour que m'oublient
les agents de la sécurité
ô ma femme si belle, toi qui coupes le coeur et l'oignon tendre
et t'en vas auprès de la violette
souviens-toi de moi avant que je n'oublie mes mains.
Sur le chemin de la guérison du rêve
les chaises sont prises entre mes arbres et ton ombre...
Ils s'abattent sur ta blessure comme des mouches
saisonnières
et y disparaissent comme des voyeurs souviens-toi de moi avant que je n'oublie mes mains!
Mes efforts vont aux papillons
les rochers sont mes messages sur terre:
Troie n'est pas mon lieu
Massada n'est pas mon temps
je m'élève de la sécheresse du pain et de l'eau réquisitionnée
du cheval perdu sur le chemin de l'aéroport et de l'air de la mer, je m'élève
des éclats d'obus auxquels mon corps s'est accoutumé
je m'élève des yeux de ceux qui arrivent
et des couchers de soleil sur la plaine
je m'élève des caisses de légumes
et de la force des choses, je m'élève...
j'appartiens au ciel originel et aux pauvres
des ruelles
qui chantent
qui résistent
et qui tiennent
et qui tiennent
Le camp formait le corps d'Ahmad
Damas formait les paupières d'Ahmad
le Héjaz formait l'ombre d'Ahmad
le Siège est devenu le passage d'Ahmad
au dessus des coeurs de millions de prisonniers
le Siège est devenu l'assaut d'Ahmad
et la mer sa dernière balle!
ô la taille du vent
ô douce semaine!
ô nom des yeux ô écho de marbre
ô Ahmad qui est né de la pierre et du thym!
Tu diras: non
tu diras: non
ma peau est l'habit du paysan qui viendra
des champs
de tabac abolir les capitales
tu dis: non
mon corps est le manifeste des ouvriers des industries
légères
des répétitions... et des épopées vers la conquêtes de l'étape
et tu dis: non
ô corps marqué par les flancs des montagnes
et des soleils à venir!
et tu dis: non
ô corps qui épouse les vagues au dessus de la guillotine
et tu dis: non
et tu dis: non
et tu dis: non
tu meurs près de mon sang et revis dans la farine
nous avons créé le jasmin
pour que le visage de la mort disparaisse de nos mots
va loin dans les nuages et les plantations
il n'y a pas de temps pour l'exil et pour ce chant...
jette-toi dans le courant de la mort qui nous entraîne
pour que nous tombions malade de la patrie simple et
du jasmin probable
va vers ton sang qui est prêt à se répandre
va vers mon sang unifié à ton siège
il n'y a pas de temps pour l'exil....
ni pour les belles photos qu'on accroche
sur les murs des avenues
ni pour les funérailles
ni les voeux.
Les oiseaux ont écrit leurs oraisons funèbres et m'ont égaré
les champs se sont dénudés et m'ont accueilli
va loin dans mon sang! va loin dans la farine!
pour que nous tombions malade de la patrie simple et
du jasmin probable
ô Ahmad le quotidien!
ô nom de ceux qui sont à la recherche de la rosée
et de la simplicité des noms
ô nom de l'orange
ô Ahmad l'ordinaire!
comment as-tu effacé la différence verbale
entre le rocher et la pomme
entre le fusil et la gazelle?
il n'y a pas de temps pour l'exil et pour ce chant
Nous irons dans le Siège jusqu'à la fin des capitales.
va en profondeur dans mon sang
deviens des échelles
ô Ahmad l'Arabe.. résiste!!
il n'y a pas de temps pour l'exil et ce chant
Nous irons dans le Siège
jusqu'au quai du pain et des vagues
voici mon domaine, le domaine de la patrie
immuable:
la mort devant le rêve où un rêve se meurt sur les slogans
va en profondeur dans mon sang
et va en profondeur dans la farine
pour que nous attrapions la maladie
de la patrie simple
et du jasmin probable
il a les détours de l'automne
il a les testaments de l'orange
il a les poèmes des blessures
il a les rides des montagnes
il a les applaudissements
il a les noces
il a les magazines illustrés
il a les oraisons réconfortantes
les affiches
le drapeau
les progrès
la fanfare
les faire-part
et tout et tout et tout
quand il découvre son visage à ceux qui fouillent les traits de ce visage
ô Ahmad l'insoumis!
Comment nous as-tu habité pendant vingt ans et as-tu disparu
et ton visage est-il demeuré dans le mystère comme le midi
ô Ahmad secret comme le feu et les forêts
fais apparaître ton visage populaire en nous
et lis ton dernier testament?
ô spectateurs dispersez-vous dans le silence
et éloignez-vous un peu de lui pour pouvoir retrouver
en vous le blé et deux mains nues
éloignez-vous un peu de lui pour qu'il lise son testament
sur les morts... s'ils meurent
pour qu'il jette les traits de son visage sur les vivants
... si vivants il sont!
Ahmad mon frère!
tu es l'adorateur et l'adoré et le lieu de l'adoration
quand vas-tu témoigner
quand vas-tu témoigner
quand vas-tu témoigner?
.
Tant que...
Tant que nous pourrons nous flageller
De nos tristesses petites-bourgeoises
Face à un "Dr. Freud" improvisé
Craintifs sur nos cuirs, vaniteux face à nos glaces
Tant que nos désirs impurs
Feront rougir nos joues
Tant que la robe que l'on déchire
Reste décousue dans son velours
Tant que nos délits d'amour
Resteront nos seuls barreaux
Tant que, tels des spectateurs vautours
Nous cracherons sur les bourreaux
Tant que de nos pieds chaussés
Nous pourrons tendre une main
Et de nos consciences écorchées
Lâcherons les maigres dons d'entre nos gants
Tant que nos vengeances les plus viles
Ne franchiront pas le rouge de nos toits
Tant que nous crèverons de nos envies
Puisque nos diables sont un luxe, un encas
Tant que nos tremblements intimes
Ne feront pas mouvoir nos terres
Tant que nos exigences sublimes
Ne seront ni pain ni traités de paix
Et tant que nous avons la chance
De pleurer sous l'azur de nos cieux
D'écrire quelques bribes de sang
Sur des cahiers, ficelés de nos blessures
Et tant, qu'on oubliera
La boue sous leurs pas...
Et tant que nos existentialismes
Et tant que nos rêves d'absolu...
Et tant,
Et tant...
Et en supposant
Q'Ils deviennent les leurs
Aussi, un peu...?
.
.
Jérusalem, la capitale de ma Palestine
La lumière éternelle est sortie de tes cieux,
La douce paix a toujours été dans ton milieu
Toi, terre Sainte,
Je te pleure aujourd’hui,
Car tu es l’enceinte,
Ô des grands prophètes virent la vie.
Dans ton histoire, musulmans, chrétiens et juifs, cohabitent avec l’espoir,
De meilleurs lendemains.
Ils furent toujours unis,
Surtout pour la prière.
Et vécurent ainsi,
Hospitaliers et fiers.
Oublions la haine,
Qui vit aujourd’hui dans nos cœurs.
Et soulageons toute cette peine,
Avec pardon et ferveur.
Palestiniens, unissez vos efforts,
Avec le monde entier,
Pour oublier tous les torts,
Et penser à la vie,
Et à l’indépendance.
La horde et le croissant
Regardez la horde de ces Vikings pilleurs,
Cornes sur la tête, morbide rage au cœur,
Sur des méchants drakkars en papier se lançant,
Poussés par leur bêtise, à l’assaut du croissant!
Blonds bornés et criards, nigauds en peaux de bête,
Malades dans leur cœur, malades dans leur tête,
Le haut croissant ne peut être à votre portée:
Sur la noix, vain assaut d’une vieille édentée!
Et votre embarcation, ô horde d’un autre âge,
Ne pourra qu’assurer votre propre naufrage!
.
LIBERTIN !
Libre dans un pays libéral
Maître absolu de tout journal
Mais comme a dit «Pascal»
«Il n’est pas bon d’être trop libre»
Donc la liberté aurait fait
Pleurer de honte, la statute de la liberté
Car au lieu d’éclairer l’opinion
Je ne sais, si par ignorance ou arrogance
Tu ne fais hélas ! que l’égarer
Alors ta liberté, libertin ! devient injurieuse
Un délit certes non repréhenssible par une certaine immunité
Devenu plutôt une provocation, une offense
Un outrage, une diffamation contre qui ?
Contre la mémoire de notre Cher Prophète
Tu dis que ta liberté est légitime, légale-même
Mais tu ignores que nous, étant hostiles
Elle est catégoriquement
Réprimée par les lois islamiques
Donc tes chefs-d’œuvre hardis et téméraires
Favorisés par manque de contrainte
Ont atrocement nui à tous les musulmans
Empiétant la liberté de leur conscience
Les poussant à errer à l’anathème
Te voilà avec plus d’un milliard de poings brandis
Plus d’un milliard de voix psalmodiant
«Il n’y a d’Allah qu’Allah
Mohamed est son prophète»
Alors libertin ! l’écho même de ces voix
Qui déferlent de partout, comme un ouragan
Vous submergera tous, tôt ou tard
Toi, et tout le «monde»
Car malheureusement pour vous
Ce libertinage ne provient que de votre esprit douteux
De votre ignorance totale de notre chère religion
Qui est l’Islam, le Salut, libertin !
Ainsi avant d’aller faire ma prière
Je me joins aux dires de «Molière»
«Les libertins ne font jamais une bonne fin»…
la Mort !
Quel nom te donner, déesse mille fois puissante ?
Es-tu l’éternité ? ou, n’es-tu que le néant ?
Es-tu un gouffre, sous nos pas toujours béant ?
O, mort ! présente partout, et partout absente !
Ton mystère défie la piété et la sagesse
Même Jésus frissonnait en te voyant venir,
Et Socrate, en sentant le poison le finir,
Tremblait aussi, même s’il le fit avec noblesse
Achille, Hector, Nestor, Castor… Tous ces héros
Pourquoi combattaient-ils, s’ils ne voulaient pas vivre ?
Ils te défiaient, mais ne daignaient point te suivre
Ô, mort ! ils étaient tes ennemis et tes hérauts !
La bravoure est un mythe, le courage un mensonge
La mort rend lâches les plus audacieux guerriers
Elle ôta à César sa couronne de lauriers,
Et réveilla le triste Orphée de ses grands songes
Comme les hommes sont futiles ! et, qu’ils sont arrogants !
Impuissants devant la fatalité soudaine
Pour cacher leur faiblesse, leur peur devient haine
Et leur courroux s’obstine à défier les cieux
Moi, mon cœur est ailleurs. Je vis loin du monde,
Loin de ces ruines, que les mortels nomment monuments
La civilisation me cause tant de tourments !
Comme ces tours de Babel et toute cette ville immonde !
Dis-moi la vérité, déesse inexorable !
Il faut que je meure, pour savoir si j’ai vécu !
Mort cruelle ! Tu triomphes, et le rêve est vaincu !
Tu es si fière, l’espoir est si misérable !
.
:cupidarro
Mon pays longiligne a des bras de prophète.
Mon pays que limitent la haine et le soleil.
Mon pays où la mer a des pièges d'orfèvre, que l'on dit villes sous marines, que l'on dit miracle ou jardin.
Mon pays où la vie est un pays lointain.
Mon pays est mémoire d'hommes durs comme la faim, et de guerres plus anciennes
Mon pays qui s'éveille, projette son visage sur le blanc de la terre.
Mon pays vulnérable est un oiseau de lune.
Mon pays empalé sur le fer des consciences.
Mon pays en couleurs est un grand cerf-volant.
Mon pays où le vent est un noeud de vipères.
Mon pays qui d'un trait refait le paysage.
Mon pays qui s'habille d'uniformes et de gestes, qui accuse une fleur coupable d'être fleur.
Mon pays au regard de prière et de doute.
Mon pays où l'on meurt quand on a de temps.
Mon pays où la loi est un soldat de plomb.
Mon pays qui me dit : "prenez-moi au sérieux", mais qui tourne et s'affole comme un pigeon blessé.
Mon pays difficile tel un très long poème.
Mon pays bien plus doux que l'épaule qu'on aime.
Mon pays qui ressemble à un livre d'enfant, où le canon dérange la belle-au-bois-dormant.
Mon pays de montagnes que chaque bruit étonne.
Mon pays qui ne dure que parce qu'il faut durer.
Mon pays pays tu ressembles aux étoiles filantes, qui traversent la nuit sans jamais prévenir.
Mon pays mon visage, la haine et puis l'amour naissent à la façon dont on se tend la main.
Mon pays que ta pierre soit une éternité.
Mon pays mais ton ciel est un espace vide.
Mon pays que le chois ronge comme une attente.
Mon pays que l'on perd un jour sur le chemin.
Mon pays qui se casse comme un morceau de vague.
Mon pays où l'été est un hiver certain.
Mon pays qui voyage entre rêve et matin.
:220:
:Invision-Board-Fran Cher prophète :aa_ekleel:
Sous la jalousie et la sottise des rancuniers
Un faux bruit attriste nos maisonnées
Prophète désintéressé de tout péché
Exagération excessive, ignorance, quelle stupidité !
Laissez les autres vivre en paix leur vie
Ne gâtez pas la sécurité d’une nation unie
Les prophètes sont les dons du Créateur
Ils sont les phares de créature sur terre
Lisez bien l’histoire de l’humanité
L’islam ne freine jamais la liberté,
La liberté ne signe guère l’humiliation
Elle permet largement la liberté d’expression
Mais quelle expression peut-on déclarer ?
Est-ce l’attaque sévère des messagers ?!
Vous vantez de vivre une vie laïque
Laissez les autres tranquilles dans leur vie pacifique
Ne déformez pas la mission de l’informatique
Vous êtes les juges des réalités historiques
La liberté de croyance est un principe humain,
Vous niez l’évident, vous bavardez trop, mais en vain
Oh cher prophète !
Dès ta naissance, tu ne fais honte à personne
Des idées lumineuses, justice, religion permanente
Tu as forgé la civilisation islamique
Elle sauve les croyants d’une vie satanique
Vous êtes qui, pour parler du prophète ?
Petits moucherons butinent sur des bêtes
Personne ne connaît la valeur du prophète
Miséricorde divine, un bon don céleste
Cher prophète
Les morts ne sont pas morts
De ta « sunna » jaillit le confort
Que le salut de Dieu soit sur toi !
Le dernier messager, intercédant à l’au-delà … ?
:throb:
:ipb-227: :ipb-283:
Rideau de fer
Entre les victimes d’un crime de guerre
Et ceux de la grippe aviaire
Entre les résultats des élections législatives
Et les débats des organisations oisives
Rideau de fer
Entre les candidats au prix Nobel de la Paix
Et les manifestants contre les sévices infligés aux prisonniers
Entre les promesses des présidents élus
Et les déceptions des leaders déchus
Rideau de fer
Entre la lutte contre le terrorisme d’Etat
Et le recours aux trucs de cinéma
Entre les exigences d’un hors-la-loi
Et les caprices d’une Reine ou d’un Roi
Rideau de fer
Entre les clauses de la feuille de route
Et les gisements de pétrole en gouttes
Entre les spectateurs du Championnat d’Afrique
Et les origines de la pneumonie atypique
Rideau de fer
Entre le conflit provoqué entre chiites et sunnites
Et le patrimoine irakien accaparé en fuite
Entre les oscars primés au festival de Cannes
Et les rescapés du tsunami et du séisme du Pakistan
Rideau de fer
Entre croissance exponentielle du prix des carburants
Et les secrets du programme nourriture contre pétrole irakien
Entre régime d’Apartheid sud africain
Et le mur de honte israélien
:218:
Naïma212
16/03/2006, 23h57
j'ai tout simplement APPRECIE TE LIRE....bravo...j'admire et j'aime bcp ta facon d'écrire...c'est une écriture assez fluide et facile a lire...merci pour ce moment!
j'ai tout simplement APPRECIE TE LIRE....bravo...j'admire et j'aime bcp ta facon d'écrire...c'est une écriture assez fluide et facile a lire...merci pour ce moment!
:kyle:
J’ai longtemps rêvé, :ipb-207:
De ce monde, qui n’a jamais existé
C’était une humeur fantastique ;
Une vue, un paysage onirique
Voilà ma meilleure prédilection
Des tas de couleurs, comme celles des papillons
Qui libres ; voltigeaient très haut au ciel
Très beau, semblable à une couleur de miel
Je me suis enfin réveillé,
Hélas, le temps s’est vite écoulé
Maintes voix, s’élevaient :
«Il est tard d’aimer
D’être aimé
J’ai pris alors ma tête dans mes bras
Pour pleurer
Ou encore pour rêver !!
:ipb-296:
En silence et sans...pleurs !
http://nobravery.cf.huffingtonpost.com/
:ipb-103: 3 ans déjà ! ce 21 mars !
.
.
No Bravery
.
There are children standing here,
Arms outstretched into the sky,
Tears drying on their face.
He has been here.
Brothers lie in shallow graves.
Fathers lost without a trace.
A nation blind to their disgrace,
Since he's been here.
[Répétition] :
And I see no bravery,
No bravery in your eyes anymore.
Only sadness.
Houses burnt beyond repair.
The smell of death is in the air.
A woman weeping in despair says,
He has been here.
Tracer lighting up the sky.
It's another families??? turn to die.
A child afraid to even cry out says,
He has been here.
[Répétition]
There are children standing here,
Arms outstretched into the sky,
But no one asks the question why,
He has been here.
Old men kneel and accept their fate.
Wives and daughters cut and raped.
A generation drenched in hate.
Yes, he has been here.
[Répétition]
.
.
AUCUN COURAGE
Il y a des enfants qui se tiennent là
Les bras étendus vers le ciel
Des larmes séchant sur leurs visages
Des frères gisant dans des tombes peu profondes
Des pères perdus sans avoir laissé de traces
Une nation aveuglée par sa disgrâce
Depuis qu'il a été ici
[Répétition] :
Et je ne vois aucun courage
Plus aucun courage dans tes yeux
Seulement de la tristesse
Des maisons brûlées en réparation
La senteur de la mort dans l'air
Une femme pleurant de désespoir dit :
Il a passé par ici
Un traceur éclairant le ciel
C'est au tour d'une autre famille, leur tour de mourir
Un enfant effrayé de seulement pleurer dit :
Il a passé par ici
[Répétition]
Il y a des enfants qui se tiennent là
Les bras étendus vers le ciel
Mais personne ne demande pourquoi
Il a passé par ici
Les gens agés s'agenouent et acceptent leur sort
Les épouses et filles sont coupées et violées
Une génération baignée de haine
Oui, il a passé par ici.
[Répétition]
{Traduction proposée par ashka
.
Une amie, très chere, me semblait en peine d’amour.
Il pleuvait ce jour-là à Montréal.
Je lui écrivis ceci :
« Il pleut.La pluie lave les feuilles, les toits et les rues.
La pluie lave le cœur.
Je vous l’envoie cette pluie-là
Sur le vent du Nord qui passe ».
Ce à quoi elle me répondit avec délicatesse :
« Il me faut bien plus que l’eau de pluie pour laver mon cœur.
Mais je l’accepte avec beaucoup de gratitude ».
Le jour de son anniversaire, je lui envoyais alors, en cadeau, ce poème :
A l’eau du Pacifique
Des mers non encore inventées
De ces vagues puissantes issues des ouragans
A l’eau de source
A l’eau de Lourdes
L’eau distillée de la fleur d’oranger
A l’eau-de-vie
Au champagne rosé
Millésimé à l’effigie de ta lumière astrale
A l’eau des voies lactées et des mers planétaires
A l’eau des galaxies où navigue ton nom
A l’eau sulfureuse de ma rage contre la guerre
A l’eau des puits profonds où se terrent nos maux
A l’eau de mes mirages sages et hallucinés
A l’eau de nos baptêmes dans des Jourdain d’amour
A l’eau de mes lacs du Nord
De mes ruisseaux et mes rivières
A l’eau de nos fleuves fondus dans un courant d’exil
A l’eau de mes torrents et de mes chutes folles
De mes rapides vivifiants
A l’eau de mes cours d’eau chantants
A l’eau courante
A l’eau dormante
A l’eau de mes yeux émus de ta beauté
Je laverai ton cœur.
Octobre 2005
IL la mit là
L’ayant rodée à la souffrance
Il la mit là
Sous le pli bleu d’un cœur défait
Pour qu’elle le conduise à la mer.
Qu’il la tatoue de son mal d’hier.
Qu’elle se vêtisse de sa douleur.
Qu’elle le libère
Dans un amour flambant
Qui cautérise
La déchirure de l’absence.
Pour qu’elle tamise la souffrance
De son corps éthéré
Témoigne de sa perte vive
Et lui apprenne à pleurer
Elle qui avait appris
Dans les pages du désert
Comment bercer l’angoisse
Et le luxe d’aimer
Infinitude
Espace
D’où l’on peut Insuffler
Dans des bronches fragiles
L’art agile de respirer
Elle qui avait appris
A l’ombre d’un cœur astral
A tordre sa raison
Pour extraire l’émoi
Qui allège et soulage
Un solfège de mots
Une symphonie humaine
En variations sur la basse continue d’un élan
Pour aider à guérir d’un amour porté perdu.
Elle qui avait appris
Comment brûle le sang
Comment la vie embrasse
Comme l’absence embrase
Elle qui sollicitait le chant
Comme on tire l’eau des puits
Veillant sur la danse altière des astres
Au bal de l’univers
.
.
J’écris dans l’eau
Pour ton enfance de mer
Ton accostage au port de mon pays
Ta vie maritime
Ton cœur goélette
Ton regard navire
Ton sourire bateau
Ton âme felouke à l’est du temps
Ton style kayack
Ton air transatlantique
Sur l’océan de mes exils ensoleillés de toi .
.
.
J’avais si bien fermé les rideaux de mes yeux,
Pour ne plus voir la mort de ces pauvres malheureux,
Qui chaque heure sur l’écran de ma télé voyeuse
Venaient comme des fantômes dire leur fin miséreuse.
Impossible d’effacer l’image de leur misère,
Même les paupières closes j’entendais leurs prières.
Ils s’étaient installés tout au cœur de mon âme
Pour me faire partager l’ampleur de leur drame.
Et je m’en voulais fort, tant j’étais impuissant.
J’étais là, sans rien faire face à leur dignité,
Leurs vies ne pouvaient pas dev’nir insignifiante.
Pour eux, j’avais envie de pleurer de crier.
Catastrophe naturelle, vocable bien puéril,
Quand il s’agit de vies de ces pauvres en péril.
Les riches payent peu de rançons à la terre,
Cachés dans leurs palais d’inébranlables pierres.
Dégâts collatéraux, comme une ritournelle,
Ce sont encore les mêmes qui paient l’addition.
Est-ce là la justice ? Je l’aimerais fraternelle,
Au service des hommes unis dans les nations.
.
:music_wal
Regardez pour voire - depuis le ciel - ! :stuart: Photo après photo...
http://www.yannarthusbertrand.com/yann2/affichage.php?reference=TVDC%2020_ALG&pais=Algerievueduciel
:ipb-339:
Femme, je t'aime ! :ipb-292:
Le Yin et le Yang
Le ciel et la terre ont une durée éternelle » Lao-Tseu, Tao-te-King, V11
Je parle aux sittelles et roitelets
Tu causes avec les aigles et vautours
Je cueille des pervenches et pâquerettes
Tu arraches des vignes et framboisiers
Je regarde la nuit pleine d’étoiles
Tu sèmes en plein jour les tempêtes
Je me baigne nue dans les eaux de la baie
Tu assèches les marais et gruges la grève
Je chante l’hymne au printemps
Tu souffles le vent glacial de l’hiver
Je serre et nourris l’enfant affamé sur mon sein
Tu empoignes et malmènes l’enfant dissipé
J’enseigne toutes les mélodies du monde
Tu montres toute l’horreur et la barbarie de la guerre
J’aime la vie, les fruits et les fleurs de l’amour
Tu hais tout ce qui est en vie et respire la joie
Je m’abreuve d’eau de source et d’hydromel
Tu te saoules de bière et de schnaps
J’enfante la rosée et la bruine
Tu crées la sécheresse et l’inondation
J’apprivoise la gazelle et le cerf de Virginie
Tu dresses le loup, l’hyène et l’ours
J’adore les elfes, fées et magiciennes
Tu préfères le loup-garou, l’ogre et le dragon
Je suis la femme au visage sculpté par la lune
Tu es l’homme au visage brûlé par le soleil
Je suis celle qui allaite tous les enfants de la Terre
Tu es celui qui maltraite tous les gens qui sont dans la misère
Je suis celle qui marche sur des pétales de roses
Tu es celui qui foule des tas de crânes et des tisons
Je suis celle qui sourit aux anges après la nuit du grand frisson
Tu es celui qui rugit tel un démon après le jour de grandes frustrations
Je suis le calme, le repos et la paix
Tu es le bruit, la colère et le conflit
J’apporte la joie, l’espérance et l’amour
Tu récoltes la peine, la désolation et la haine
J’illumine de mes sourires le monde
Tu enténèbres par tes cris l’univers
J’ouvre ma maison à tous les humains de la planète
Tu refoules dans l’océan tout ce qui n’est pas ton clone humain
Je suis un parterre de fleurs cultivées et exotiques
Tu es un tas de terre bombardé et désertique
Je suis un champ de lierre et de lavande
Tu es un champ de bataille et de chardons
Je suis une serre de plantes ornementales
Tu es un panier de crabes et de scorpions
Je suis la terre éternelle des songes et rêves les plus doux
Tu es l’enfer perpétuel des insomnies et cauchemars les plus fous
Je suis la main offerte pour te caresser
Tu es le poing levé pour te marteler
Je suis la bouche sucrée pour le baiser
Tu es les dents serrées pour mordre
Je suis les yeux charmeurs de la séduction
Tu as les yeux au beurre noir de la rixe
Je suis le cœur battant aux sons de l’amour
Tu es le sans-cœur inhumain aux percussions infinies
Je suis le ciel et la terre unis pour toujours
Tu es la terre et le ciel désunis à jamais
Je suis le Yin
Tu es le Yang
Le Yin et le Yang perpétuel débat
Le Yang et le Yin éternel combat
Tu es le Yang
Je suis le Yin
:143:
:ipb-479:
Bravant le vent mauvais,
Mon spleen je trimballe
En poursuivant mes rêves.
Rebelle je revendique,
Au delà des tabous,
Un coeur simple à aimer.
Peut-on être libéré
Par des accès de rage,
Frôlant la déraison ?
Il n'y a pas de honte
A maudire l'injustice
Pour qui vénère les fées.
Si les dieux étaient morts,
Il ne resterait plus rien
De nos vies indociles.
Je n'ai ni faim ni soif,
Mais grande envie de Toi,
O ma désenchantée !
:ipb-479:
:boxed3_h4h: Quelle différence entre une fille/femme âgée de : 8, 18, 28, 38, 48, 58, 68,et 78 ans?
8 ans: Vous l'emmenez au lit et lui racontez une histoire.
18 ans: Vous lui racontez une histoire et l'emmenez au lit .
28 ans: Pas besoin d'histoire pour l'emmener au lit.
38 ans: Elle vous raconte une histoire et vous emmène au lit .
48 ans: Elle vous raconte une histoire pour éviter d'aller au lit
58 ans: Vous restez au lit pour éviter son histoire .
68 ans: Si vous l'emmenez au lit, ce sera toute une histoire !
78ans: Quelle histoire ??? Quel lit ??? Qui êtes-vous ???
:kyle:
salam
ah que c'est beau de lire de telle chose c'est vraiment la beauté de la tristesse qui parle
c'est bizarre de dire que la tristesse c'est beau alors qu'elle fait si mal, une douleur qui fait plus que mal
merci j'ai beaucoup aimé te lire
.
T'aimer...
Comme le soleil couchant
Aime la mer
Lorsqu'il sombre
En son éternité !
T'aimer...
Comme la terre désséchée
Aime l'orage
Lorsqu'il redonne vie
A son corps assoifé !
T'aimer...
Comme le prisonnier
Aime la liberté
Lorsqu'il nourrit ses rêves
De sa limpide beauté !
T'aimer...
Comme le soldat héroïque
Aime sa patrie
Lorsqu'il lui offre sa vie
Pour la protéger !
T'aimer...
Comme on court sous la pluie,
Comme on regarde tomber la neige !
T'aimer...
Comme on sourit à la lune,
Comme on admire un arc-en-ciel !
T'aimer...
Comme on danse sur la Voie Lactée,
Comme on capture une étoile !
T'aimer...
Comme on adore une idole,
Comme on vénère un dieu !
T'aimer...
:(
Je voudrais tant être une larme,
Pour faire briller tes yeux,
Faire resplendir ton charme,
Pour tous ces jours heureux.
Je voudrais tant être une larme,
Pour vivre sur ta joue,
Faire que je sois près de toi dans tes drames,
Pour pouvoir te soutenir pour tout.
Je voudrais tant être une larme,
Pour pouvoir rafraîchir ta vue,
Faire que ton courage s'arme,
Pour mener dans la vie un combat continu.
Je voudrais tant être une larme,
Pour quand sur toi, le monde s'acharne,
Faire que ta tristesse se transforme en joie,
Pour que triste, plus jamais tu ne sois.
Je voudrais être une larme,
Je voudrais seulement être ta larme.
:128:
:cool: Odieu, :character011:
Tant de choses que je ne comprends pas,
Sur cette terre où plus rien ne va,
Où les pays entre eux sont guerre
Où alors il y règne la misère
Ö dieu
Tant de choses que je ne comprends pas,
Sur cette terre où tout le monde se bat,
Des milliers de gens meurent chaque jour,
Par honneur, ou par bravoure.
Ô dieu
Tant de choses que je ne comprends pas,
Sur cette terre où tout le monde part,
Tant de gens qui vivent dans la douleur
Tant de gens qui par maladie meurt
Ö dieu
Tant de choses que je ne comprends pas,
Parfois j’ai l’impression que tu n’es pas là
Où est tu ? Où te caches-tu ? Est tu là ?
Je ne comprends pas.
:online2lo
:aa_ekleel:
Je suis seul, affreusement seul dans la foule
Qui me piétine, m’écrase et me foule
Seul, errant noyé dans un profond désespoir
Oh ! pleurer, pleurer jusqu'à ne plus voir
Et ne plus avoir de regrets ni amertume
Dans ce temps insensible m’entraînent les écumes
De ses vagues où tout est vide, tout est solitude
Tout est mesquin, tout est rien, tout est absurde.
Ô Allah, pardonne mon errance, éclaire mon chemin
La voie de ton pardon et de ta miséricorde sans fin
J’ai trouvé ta beauté dans les prés et les jardins
Ta clémence dans les pluies et la rosée du matin
Ta pureté sublime dans le bleu d’un ciel serein
Ô Dieu, à mon invocation et à la lecture du Coran saint
Je me sens calme, apaisé et j’oublie mes chagrins,
Je me sens vivre, je me sens humain parmi les humains
:aa_ekleel:
Dîtes-moi pourquoi, cette femme...? :ho:
Une femme que j'ai passionnément aimé
Une femme que je ne peut m'empêcher de détester
Une femme qui m'a promis des toujours
Une femme qui m'a fait découvrir l'amour
Une femme qui s'amuse a déchirer les souvenirs
Une femme qui s'amuse de me voir souffrir
Une femme si tendre dans l'intimité
Une femme si cruelle dans la réalité
Une femme qui me disait à sa vie indispensable
Une femme pour qui je suis indésirable
Cette femme se permet de me juger
Alors que ses fautes, elle n'a pas assumée
Pourquoi je ne peux me détacher
De cette femme qui me fait tant pleurer
D'horreur en horreur
Elle me brise un peu le plus le coeur
Et moi, idiot, je continu de l'aimer
Idiot je ne peux l'oublier
::confused:
J'ai gravé nos noms à l'encre de mon sang
Dans une pierre aux milles diamants
Pour qu'à jamais nous soyons unit
Dans un beau paradis
J'ai gravé nos noms à l'encre des mes souffrances
Dans un lieux féerique sans indifférence
Pour que toujours cet amour soit loi
Dans un monde de soie
J'ai gravé nos noms à l'encre de ma vie
Dans une rivière aux milles rubis
Pour que les générations à venir
Se souviennt de cet amour en saphyr
J'ai gravé nos noms à l'encre de mes chairs
Dans un endroit aux milles lumières
Pour que toujours j'ai le souvenir de toi
De ta voix, de nos rires, de cette joie
J'ai gravé nos noms à l'encre de mes larmes
Dans un paradis aux milles charmes
Pour toujours se souvenir qu'il était une fois
Un jour, toi et moi
J'ai gravé nos noms à l'encre de nos joies
Dans une foret mystérieuse d'autrefois
Pour que toujours je reve de nous deux
De cet amour éphemère de feu
J'ai gravé nos noms à l'encre de cet amour
Dans une contré sans mauvais détours
Pour toujours te rappeler que je t'aime
Sans loi, sans distances, sans haine...
:ipb-183:
Je suis abasourdi par tes compositions, moi qui me prends un peu pour un poète puisque je compose également. Au ttavers des mots que tu relies savamment par des images suggestives, tu nous émeus en faisant transparaître des sentiments difficiles à exprimer habituellement. C'est un art que je ne possède pas; tu as du talent. As-tu déjà pensé à éditer un recueil?
En tout cas bravo pour cette nourriture intellectuelle même si je la trouve souvent trop épicée de tristesse et de pessimisme.
tu devrais lire sa dernière composition d'une sensibilité très bouleversifiante!
Dites-moi L... :220:
Quand je pose mon âme au doux de la dentelle
Qui pare joliment vos écrits fabuleux,
Je m’évade chez vous et je rêve de telle
Poésie, auprès d’eux.
La montagne au couchant vous parlait de la plaine.
Les collines, au loin, s’éteignaient dans le soir,
Quand la brume élevait vers votre âme trop pleine
Des parfums d’encensoir.
Vos regards voyageaient des flancs des monts au fleuve
Où voguaient chèrement vos funestes amours.
A l’heure où le ciel luit ou présage qu’il pleuve,
Il pleurait pour toujours.
Quand Dieu venait à vous des sommets de l’église
Rappeler que l’amour régnait au paradis,
Pourquoi, votre âme alors semblait-elle ainsi grise
Aux horizons maudits ?
N’étiez vous donc au sol, qu’un illustre poète
Au cœur abandonné, seul, avant le coucher?
Sur l’onde et sur le lac, le timbre du prophète
S’en vint-il vous toucher ?
L’astre blanc contemplant votre barque déserte,
Sombre, vous voguiez, l’œil tourné vers les cieux,
Julie, à votre plume aimante et fort alerte,
Fut l’écho silencieux.
Dites-moi, si depuis, vos prières lascives
Ont découvert l’amour, la paix ou le tourment ?
Je ne vois, dites-moi, dans vos heures oisives,
Ni Dieu, ni firmament ?
Dites-moi Lamartine
:ipb-200:
:sad:
Mon cœur, à lui tout seul, est un être vivant
Qui cultive la peine et laboure souvent
Le bout de terre aride où j’essaie de planter
De l’espoir, du courage et de la volonté.
Je suis un être humain
Mais être un animal
Serait moins inhumain
Et me ferait moins mal.
:exclaim:
coucou
un petit clin d'oeil a ton jolie poème merci de nous en faire profiter
:288:
Je la voyais souvent, marchant sur le trottoir,
La tête rabaissée, évitant mon regard ;
Elle habitait pas loin, un petit pavillon
Se trouvant à deux pas, ou trois, de ma maison
Nous étions donc voisins mais sans nous fréquenter
Elle avait un enfant qui était écolier
Un jour, après avoir acheté mon journal
Je la vis brusquement tomber prise d'un mal
Je me précipitais pour lui porter secours
Et je n'eus pas besoin qu'elle fasse un discours
Pour comprendre combien grande était sa souffrance
Qu'elle supportait ma foi grâce à l'accoutumance
Le visage tuméfié la pauvre avait subi
Trop de brutalité de la part d'un mari
Egoïste et jaloux usant de violence
Voulant qu'on satisfasse à sa moindre exigence
Car ainsi certains hommes adorent se conduire
Transformant leurs épouses en de tristes martyrs
Nous avons pour devoir contre ces tortionnaires
De faire cesser leurs jeux envers leurs partenaires
Car ces hommes brutaux sont pires que des bêtes
Et ils mériteraient que sur eux se répète
Une leçon semblable à celle qu'ils font subir
A de pauvres épouses qui souffrent sans rien dire,
Qui ont leur corps meurtri tout autant que leur cœur
Elles qui espéraient connaître le bonheur.
C'est indigne d'un homme de frapper son épouse
Qu'il aille passer ses nerfs à tondre la pelouse
Car s'acharner ainsi sur un être fragile
Se veut révélateur qu'on est un imbécile,
Qu'on ne mérite pas le moindre des pardons
Mais plutôt de subir des tas d'humiliations.
:ninjastar:
@ ma métisse, :aa_flower:
Petite déclaration à ma métisse
Brune, bronzée, gracile
Une âme à se damner
L 'éternité a tes cotés
En ferait rêver plus d un
Si j'osais je me compterais
Dans le nombre, dans ton ombre
Petite proposition a ma métisse
Pour un café partagé
Je te donnerais tout
De mon plus beau sourire
A mes car en sac
Un cadeau sans papier
Sans contrat juste moi pour toi
Mon réglisse pour ma métisse ?
Il est bien plus facile
D'écrire le passé avec nostalgie
Beaucoup plus difficile
De penser à l'avenir avec le sourire
Pourtant penser a toi
Me donne l envie d'y croire
Tu as entre tes mains
Tout mon espoir
:199: :ipb-339:
http://www.realites.com.tn/data/AzizaBahi-Dessin.jpg
Une lettre pour toi :noexpress
J'hésite, vais-je te faire cet envoi ?
T'écrire, je le sais, je n'en ai plus le droit,
Puisque, pour toi, je suis hors-la-loi.
Comme au tribunal, ce soir, je me pourvois,
Je te demande d'abroger cette dure loi
Qui m'a retiré toute ma joie.
Tu vas, en me lisant prendre un air narquois ;
J'imagine ton fin, ton joli minois
Sourire, ou même pire, de mon désarroi.
A cette pensée, je suis empli d'effroi,
Je pleure, je crie, j'en perds la voix,
Jusqu'au sang je ronge mes doigts.
En toi, pourtant, j'avais placé ma foi,
Ne me demande surtout pas pourquoi.
Ne crois pas que je t'imagine un cœur froid,
Mais il n'a jamais vraiment battu pour moi :
Je me suis montré par trop maladroit.
Je te fais cependant cet envoi,
Je t'écris, même si je n'en ai plus le droit,
Même si, pour toi, je suis hors-la-loi.
:spacecraft:
:aa_melte7i:
Algérie,
Regarde ta terre craquelée de douleurs…
Tes montagnes hantées d’esprits maléfiques…
Tes rivières inondées de sang…
Algérie…regarde !
Le printemps est là !
La pluie et la neige ont fait revivre tes entrailles !
De ta terre meurtrie
Sont sorties des milliers de couleurs ,
Un arc en ciel de fleurs parsème tes prés verdoyants,
Une eau glacée et pure coule au creux de tes oueds,
Tes sommets rêvent enfin de se soulever
Contre les satans égorgeurs qui s’y cachent…
Bats-toi mon algérie !
Que ces couleurs chatoyantes
Que j’ai découvertes sur les flancs
De tes djebels lavés de soleil,
Submergent enfin l’esprit et le cœur de ton peuple !
Que la vie revienne…
Paisible et chaude,
Simple et attrayante,
Fraternelle et insouciante !
Algérie,
C’est mon seul et unique souhait !
:(
Naïma212
18/04/2006, 12h20
Je le trouve plein d'espoir ton poème...Il me fait rappeller un petit poème que j'avais écrit quand j'étais plus jeune...Je venais de voir un documentaire sur les années noires de l'Algérie et il m'avait retourné mon cerveau...j'en ai gardé des images indélébiles...
Mon pays...
J'ai vu ces personnes se poser sur mes yeux
Leurs regard tourner vers l'immensité des cieux
Et clamer l'innocence de leurs simple aveux
En décidant de se tourner vers leur seul Dieu
J'ai vu ces personnes animées de sang et de mort
Entassées par la fatalité de leur triste sort
Encombrées par le reste de corps
Et tuées par des sauvages sans coeur et sans remords
J'ai vu ces inhumains s'acharné sur leurs armes
Les pointant sur des âmes d'anges en larmes
Leurs sourires qui même dans l'obscurité vous désarme
Et leurs tenues qui enlève au monde tout un charme
J'ai vu ces femmes pleuré leurs enfants
Lever les mains vers le ciel en priant
En implorant leur Adoré de donner des réponses à leur présent
Et en le suppliant que tout redevienne comme avant
J'ai vu ces insensibles clamer de fausses libertés
Entouré par de pervers et d'intolérables projets
Clamant le droit de tuer des personnes heureuses et aimées
Au nom de leur dieu, de leur religion qu'ils ont détourné
J'ai vu des enfants étalé sur des parpins
Pour servir de sol au misérables assassins
Défiant le monde par leur éloquence qui ne vaut rien
Tuant de douleur le peuple ALGERIEN....
:Santa: Bravo Naima c'est superbe ton poème.
Qui sont les SAINTS
Les saints sont des êtres bizarres et malins
Plus intelligents et plus astucieux et fins
Que leurs «frangins» les pauvres bipèdes humains
Qui se laissent dominer par tout «baratin»
Et s’inclinent devant ces fripons à dessein
Qui sont des usurpateurs des esprits et biens
Et agissent, hélas, au nom du droit divin
Cultivant l’art d’être pieux et croire au destin
Partout on est sans soin par des saints malsains
Ah ! les saints, ils sont des caméléons mesquins
Que l’on rencontre souvent sur notre chemin
Heureux qui sont sourds aux discours de ces saints
A ces laveurs des cervelles sans lendemain
Que l’on vénère bien, mais on ne les croit point
Quant à moi, j’abhorre saintement tous les saints
Et leur doux et charmeur rire cache-venin
Et je plains ce siècle des charlatans faquins.
Ô mer, aspire tous les démons dans ton sein
Car le cœur des humains, de fiel, est déjà plein
Que serions-nous après le déluge, demain ?
Et être pour ne pas être, c’est vivre en vain !
:Santa: :ipb-363: :donatello
:239:
De ces jours heureux, le souvenir pâle
Aujourd’hui me torture obstinément
Et dans mon cœur las brille profondément
Comme le soleil au milieu des étoiles.
Je revois le passé, clair et limpide
Des jeux bénis et des rires innocents ;
Des plaisirs purs, des éternelles chansons !
Ce passé glorieux des esprits sans guides !
Douce enfance ! Temple béni des rêves purs !
Autel sacré de l’existence humaine !
Tu es louable et toute la vie est vaine,
Tu es l’éden splendide et l’asile sûr !
Ces jours si heureux de la vie du cœur !
Les revivra-t-on jamais ? ô jeunesse !
Tu fus un rêve doux et plein de paresse,
Mais le temps, hélas ! Est toujours vainqueur !
Le temps, du destin le fier acolyte !
Ce monstre insatiable, ce satyre hideux,
Aux griffes mortelles et aux traits hasardeux,
Hirsute et errant comme les cénobites !
La mort, mal sans remède, fléau ancien !
Sirène des abîmes, Furie des ombres !
Minotaure sanglant du dédale sombre
D’où nul mortel, fût-ce Thésée, ne revient !
Comme la mort, l’enfance ne vient qu’une seule fois !
Les enfants, comme les morts, dorment sans conscience ;
L’amour est leur dieu, le bonheur leur science
Et ils vivent dans le mystère de leur foi.
:wind2: :angel_not
:spam: Serment : Je le Jure !
Je jure sur la raison de ma fille attachée
Hurlant au passage des avions
Je jure sur la patience de ma mère
Dans l'attente de son enfant perdu dans l'exode
Je jure sur l'intelligence et la bonté d'Ali Boumendjel
Et le front large de Maurice Audin
Mes frères mes espoirs brisés en plein élan
Je jure sur les rêves généreux de Ben M'Hidi et d'Inal
Je jure sur le silence de mes villages surpris
Ensevelis à l'aube sans larmes sans prières
Je jure sur les horizons élargis de mes rivages
A mesure que la plaie s'approfondit hérissée de lames
Je jure sur la sagesse des Moudjahidine maîtres de la nuit
Je jure sur la certitude du jour happée par la nuit transfigurée
Je jure sur les vagues déchaînées de mes tourments
Je jure sur la colère qui embellit nos femmes
Je jure sur l'amitié vécue les amours différées
Je jure sur la haine et la foi qui entretiennent la flamme
Que nous n'avons pas de haine contre le peuple français.:39:
:cop_download1:
:boredom:
Fallait pas partir. Si j'étais resté au collège, ils ne m'auraient pas arrêté. Je serais encore étudiant, pas manoeuvre, et je ne serais pas enfermé une seconde fois, pour un coup de tête. Fallait rester au collège, comme disait le chef de district.
Fallait rester au collège, au poste.
Fallait écouter le chef de district.
Mais les Européens s'étaient groupés.
Ils avaient déplacé les lits.
Ils se montraient les armes de leurs papas.
Y avait plus ni principal ni pions.
L'odeur des cuisines n'arrivait plus.
Le cuisinier et l'économe s'étaient enfuis.
Ils avaient peur de nous, de nous, de nous !
Les manifestants s'étaient volatilisés.
le suis passé à l'étude. J'ai pris les tracts.
J'ai caché la Vie d'Abdelkader .
J'ai ressenti la force des idées.
J'ai trouvé l'Algérie irascible. Sa respiration...
La respiration de l'Algérie suffisait.
Suffisait à chasser les mouches.
Puis l'Algérie elle même est devenue...
Devenue traîtreusement une mouche.
Mais les fourmis, les fourmis rouges,
Les fourmis rouges venaient à la rescousse.
Je suis parti avec les tracts.
Je les enterrés dans la rivière.
J'ai tracé sur le sable un plan...
Un plan de manifestation future.
Qu'on me donne cette rivière, et je me battrai.
je me battrai avec du sable et de l'eau.
De l'eau fraîche, du sable chaud. Je me battrai.
J'étais décidé. Je voyais donc loin. Très loin.
Je voyais un paysan arc-bouté comme une catapulte.
Je l'appelai, mais il ne vint pas. Il me fit signe.
Il me fit signe qu'il était en guerre.
En guerre avec son estomac, Tout le monde sait...
Tout le monde sait qu'un paysan n'a pas d'esprit.
Un paysan n'est qu'un estomac. Une catapulte.
Moi j'étais étudiant. J'étais une puce.
Un puce sentimentale... Les fleurs des peupliers...
Les fleurs des peupliers éclataient en bourre soyeuse.
Moi j'étais en guerre. je divertissais le paysan.
Je voulais qu'il oublie sa faim. Je faisais le fou. Je faisais le fou devant
mon père le paysan. Je bombardais la lune dans la rivière.
« Nedjma » (1956)
KATEB Yacine
http://imagecache2.allposters.com/images/BRGPOD/14056.jpg
:shakehead: :34:
De sa prison d'El Harrach, Benchicou adresse ce poème aux femmes et aux hommes qui luttent pour la justice:
C’est Dimanche, je pense à vous
Aujourd’hui, une larme acide montera en moi
Et je la subirai
Elle me dira une douleur impensable
Et je l’écouterai
Elle me dira le crachat sur la mémoire
Et je la maudirai
Elle descendra en balafre sur ma joue
Et sur mes lèvres je reconnaîtrai son goût :
C’est toi, Algérie, qui pleure ce dimanche
Debout dans le vent de l’oubli
Ta chevelure désespérée
Tes portraits d’or dressés
A la face salée du palais éteint
Tu protèges tes tombes
Des mains souillées des Pétain
Tendues aux assassins
Tu protèges tes tombes
Sépulcres sacrés
Qui gardent ta chair
Et nos orgueils
Tu protèges tes tombes
Et je t’entends de ma prison
A travers la nuit du tyran je t’entends :
C’est ma mère
Qui suffoque de colère
Par la poitrine révoltée
De la mère de Kahina
Amel, Karima et Nour El Houda
C’est toi, je le sens
Dans le silence du pénitencier
Qui pleure des yeux roses
De la fille du policier
Et ce bruit froid et amer
Qui me parvient dans mon cachot
C’est le bruit de ta solitude
Quand tu pleures du soupir infini
De la sœur de Medjoubi.
Je vous entends, cœurs piétinés
Cœurs sacrifiés dans la fente de l’urne
Cœurs trahis d’un trait de plume
Cœurs crevés d’un poignard félon
Qui battez d’un sang profané,
Qui hurlez d’une voix bâillonnée
Cœurs aux pétales aiguisés
Rassemblés en bouquet d’honneur
C’est dimanche, je pense à vous
Vous êtes le dernier cri d’Alger
Déchirant le silence des lâches
Et je l’entends de ma geôle d’El Harrach,
Au nom de toutes les fleurs à venger
Accompagner les prochaines glycines
Vers une floraisons inéluctable
Tu l’as promis aux fleuves et au sable
A l’heure de la lame assassine
Tu l’as promis dans la nuit, soldat,
Il n’est pas un jasmin qui ne t’ait écouté
Qui ne livrera, à l’aube, son parfum de vérité,
Et qui ira fleurir la tombe de Benhamouda
Mon fils, lis, pour moi ce dimanche,
Inscrite sur l’esplanade ensoleillée la vieille légende du peuplier,
En lettre de sang sur leurs banderoles blanches.
Et cueille pour moi, si je rentre un jour
Un rameau de dignité et un bout de racine
Et cet éclat de fierté dans les yeux de l’orpheline
Au souvenir du père et de sa bravoure,
Tu sauras le secret de nos femmes et ma terre.
Et des peupliers qui veillent sur leurs roses,
Apporte –moi une part d’ombre que je me repose
J’ai hâte de te voir dans la lumière.
Mohamed Benchicou, -
Prison d’El Harrach,-
Mars 2006
:jester: courage camarade :smartass:
:noexpress Vous, les pauvres,
Dites-moi
Si la vie
N'est pas une garce!
Ah! Dire que
Vous êtes les indispensables!...
Ouvriers, gens modestes
Pourquoi les gros
Vous étouffent-ils en leur graisse
Malsaine de profiteurs?
Ouvriers,
Les premiers à la tâche,
Les premiers au combat,
Les premiers au sacrifice,
Et les premiers dans la détresse...
Ouvriers,
Mes frères au front songeur,
Je voudrais tant
Mettre un juste laurier,
A vos gloires posthumes
De sacrifiés.
- La grosse machine humaine
A beuglé sur leurs têtes,
Et vente à leurs oreilles
Le soupir gémissant des perclus !...
Au foyer ingrat
D’une infernale société,
Vous rentrez exténués,
Sans un réconfort
Pour vos cœurs de « bétail pensif »…
Et vos bras,
Vos bras sains et lourds de sueur,
Vos bras portent le calvaire
De vos existences de renoncement !
Soliloques
KatebYacine
:39: Il est, un plaisir plus doux qu'un poème,
Et ce serait de vivre à tes genoux.
Parmi les éclats
De tes jeunes rires,
L'on entend siffler
L'oiseau des savanes,
Avec le murmure ailé du zéphyr
Et le chant plaintif des peuples d'amour...
Toi, mignonne aux yeux
Plus noirs que mon âme,
Fais ma place dans ta couche douillette,
Je te chanterai des refrains de feu!...
Au cœur de la rose on meurt de parfums,
Ma lèvre frissonne au vent des baisers...
Plus rouge que sang
Fais couler ta lèvre!
Femme obscure et dont l'œil égale la rancune,
Prends-moi, voici l'instant des mêlées furieuses.
Que se parent de sang nos chairs voluptueuses!
Regarde! Me voici plus pâle que la lune,
Agenouillé devant l'image de ton charme...
J'attends. Et mon cœur passe d'alarme en alarme.
C'est l'instant de mon malheur,
L'heure
Où Décembre, en sa pâleur,
Pleure.
Mais, quoique toute clameur
Se meure,
En moi ton rire charmeur
Demeure...
Soliloques
KatebYacine
:ipb-149:
:ipb-185: :surrender
Et le monde qui se hait
Et les guerres, c'est pour quoi faire ?
Alors pourquoi pleurer
Puisqu'on y est habitué ?
L'homme n'est-il donc capable
Que de tuer pour son plaisir ?
L'homme n'est-il donc qu'à battre
Et de cela, qu'en doit-on dire ?
Est-ce que Dieu nous a créés
Seulement pour se dis****r ?
Pourquoi être jaloux
De nos frères éloignés de nous ?
Pourquoi se dis****r
Alors qu'on devrait s'aimer !
Puisque nos coeurs
Ne sont capables que de haïr
Pourquoi chercher le bonheur ?
La haine, seule, nous fait vivre !
La haine , seule, fait la loi,
:ipb-164:
:music_ser
L’amour est comme l’eau
tantôt froid tantôt chaud
L’amour comme la rose
annonce l’aurore et la luminosité
comme l’eau
l’on aime s’y plonger
quitte à s’y noyer
comme l’eau source de vie
et tous les deux pour perpétuer la vie
comme l’eau
on ne peut pas s’en passer
comme l’eau
on ne peut pas s’en emparer ...
Mais alors que l’eau est simple et claire
l’amour est complexe et plein de mystères
L’eau se transforme en pluie sur la mer
l’amour en larmes de sel
soif de l’eau peut être étanchée
mais celle de l’amour ne l’est jamais
et comme l’on meurt de soif
l’on peut mourir d’amour
Et moi,
comme tu es loin
comme je t’aime
je sens tout le temps la soif
soif de toi, de ton émoi
soif de te voir et d’entendre ta voix
soif de te trouver un jour
près de moi ...
:music_ser
:aa_flower:
J'ai vécu heureuse dans mes palais d'or noir et de pierres précieuses
Le tigre glissait sur les pavés de cristal
Mille calife se bousculaient
Sur mes carnets de bal
On m'appellait la cité pleine de grâce
Dieu comme le temps passe
On m'appellait capitale de lumière
Dieu que tout se perd
Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Shérazade m'a oubliée
M'a oubliée
Je vis sur mes terres comme une pauvre mendiante sous les bulldozers
Les esprits me hantent
Je pleure ma beauté en ruine
Sous les pierres encore fumantes
C'est mon âme qu'on assassine
On m'appellait capitale de lumière
Dieu que tout se perd
Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Shérazade m'a oubliée
Le conte des milles et une nuits n'intéresse plus personne
Ils ont tout détruit
Ils ont tout détruit
Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Shérazade m'a oubliée
M'a oubliée
:(
:ipb-185:
Se rappeler du passé c'est aussi parfois subir,
d'un coté la nostalgie nous ramène le goût des bon souvenirs et des rires
de l'autre la tristesse entraîne son chapelet de regrets de soupirs.
écarter les mauvais souvenir c'est sans doute un peu s'assagir.
mais pour l'instant j'ai rancart avec La violence mon douloureux orage.
celle qui me force en pleine nuit à vider ma rage sur cette page.
il est trois heure et demi du mat l'heure de mon insomnie,
il est tôt dans la nuit et mon mauvais souvenir revit,
la tension est présente et la sanction se fait lente,
le sommeil peut s'éloigner, la torture sera d'autant plus violente.
Par expérience à chaque fois, je sais les minutes éprouvantes.
la peine, la violence, et la haine, sont mes trois compagnes émouvantes.
C'est arrivé comme une sanction, comme une peine que je devais subir,
je ne sais pour qu'elle raison, un jour de juin où il fallait souffrir.
Ce jour où sur cette place, j'ai rencontré la haine et la violence,
ce jour comme une vilaine trace, j'ai appris ce qu'était la méfiance.
c'est un fragment de seconde un milliard de fois revécu.
des coups de poings qui abondent, un mal douloureux perçus.
ce jour où ces vilaines faces de haine m'ont laissé un goût amer.
l'odeur du sang dans la bouche, laissé là face contre terre.
puis les urgences, enfuire, enterrer le mal en soi et finir par se taire.
une phrase que je me ressasse, mais qu'est-ce que j'aurais pu faire!!!
Cette question s'est posée toute la nuit puis toutes les nuits suivantes.
à présent il faudra vivre avec ces nuits de douleurs éprouvantes.
Il faux du temps pour refermer ses vieilles blessures,
les vilaines compagnes noctambules, et leurs assauts que j'endure.
Les poings serrés je les ai affrontés, et j'ai revécu chaque instants,
de cette violence déchaînée, au point d'en devenir autant violent.
Après deux ans et demi je marchais toujours poings serrés,
comme le souvenir tenace d'un moment d'inachevé.
Une envie de vengeance malsaine, une violence refoulée.
l'angoisse des nuits, m'accompagnait à présent la journée.
Le traumatisme est bien là dans ma chaire tatouée,
à moins que ce ne soit dans mes souvenirs tuméfiés.
Un soutien psychologique pour les âmes tabassées???
je n'ai rencontré que mon courage pour pouvoir me relever.
ça fait toujours bizarre de se voir dans le miroir et ne pas se reconnaître,
d'avoir le visage marqué par les coup pris et les blessures dans la tête.
ressentir un sentiment de pitié ou de dégoût pour son propre visage,
la pitié que la violence transforme en sentiment de rage.
La violence est bien là dans nos vies nos quartiers,
c'est une épave calcinée, comme un reflet de la mort à nos cotés,
Il nous arrive parfois de la rencontrer la vie a aussi ses défaut.
Subit ou provoqué ce mal, ce lot des maux décrit là dans mes mots.
L'habitude de la côtoyer au quotidien dans nos journaux télé,
la voir ou l'entendre, son existence a muée en banalité
bannissons la dans l'oubli car elle est bien trop pesante.
l'espoir cette guérison me nourrit car ma joie de vivre est mourante.
A présent et même si j'espère chaque jour la rémission,
je la subis de temps en temps avec résignation telle sera ma sanction .
mais je l'appréhende sereinement car l'âge a fait son ouvrage.
l'envie de vengeance s'évade et endurcie à jamais mon courage.
de temps en temps sans prévenir mes démons intérieur reviennent,
d'une chose anodine, sentir que la rage et la colère me tiennent
comme pour rattraper le cours de ce qui un jour de juin m'a échappé
de lâcher prise, ou de sentir la colère monter et me gagner.
heureusement après dix ans le temps fait bien les choses,
ne plus être l'ombre de soi même et poursuivre la métamorphose.
ces vilaines faces de haine disparaîtront un jour tout comme ma peine
ce jour la j'érigerai sa dépouille et ma sagesse sera ma plus belle reine.
il est trois heure et demi du mat l'heure de mon insomnie,
il est trente trois dans ma vie et mon optimisme revit,
Il y a peu je vous évoquais dans vérités claires obscures ces rancunes tenaces,
je crois vous avoir dévoilé aujourd'hui une de ses nombreuses faces.
griffé par les ronces de l'age ou endurcie par les coups de la vie.
J'ai la prétention de devenir sage, car à présent j'oublie.
Une phrase que je me ressasse, comme une leçon que le temps m'a transmis.
Si se rappeler c'est parfois un moment douloureux qu'on subit
Les coups vous mettent à terre mais n'abandonnez pas,
la violence faites là taire, et votre courage reviendra.
Cette leçon je l'ai gagné contre le sombre, le pessimiste.
il y a un temps pour tout, celui pour se relever existe...
:ipb-185:
:stereo: Fattoum, :confused:
Fattoum Fattoum Fattoumi
Cache-moi dans ton grenier
Et quand viendra le froid
Tu ne trouveras autour de toi
Que mon cœur pour te réchauffer
Qu’as-tu trouvé dans ce «Bourazon» de bon ?
Il est dupe, bête et ignorant
Ouvre mon cœur et touche le feu qui est en lui
Quoi que tu fasses, tu ne trouveras jamais
Meilleur que moi dans le quartier
Les gens du quartier m’ont demandé
Qu’as-tu trouvé dans Fattoum pour l’aimer ?
Il fallait la voir avec mes yeux
Pour comprendre pourquoi j’en suis amoureux
Le mariage pour un homme est une folie
Alors épouse-moi, Fattoum, avant de reprendre mes esprits
Ne gâche pas ta vie à choisir un fiancé
D’un clin d’œil, passent, dommage, les années
Tu te trouveras avec une canne le dos courbé
Et des regrets pour des sentiments écoulés
Fattoum Fattoum Fattoumi
Cache-moi dans ton grenier …
:ho:
:uran_h4h:
Ils n’auront plus jamais l’occasion de vieillir !
Leur temps s’est arrêté sous un torrent de balles,
Ils n’auront plus jamais l’occasion de vieillir,
On les a cultivé pour combattre et périr
Comme chair à canon fauchés par les rafales.
Leurs os reposeront sous quelques froides dalles,
Leurs noms seront gravés au mur du souvenir,
Ceux qui les ont trahi viendront se réunir,
Pour feindre d’honorer leurs dépouilles tombales.
Ces jeunes ont péri sans savoir le pourquoi,
Plongeant leurs êtres chers dans un grand desarroi,
D’eux il ne restera qu’un grand vide et des larmes.
On les a envoyés, tous ces jeunes soldats,
Déposer des tyrans par la force des armes,
Rien que pour assouvir l’ego des potentats.
:music:
:confused:
Comme s’il pressentait que son heure était proche,
Grave, il ne faisait plus à personne un reproche ;
Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu’il eût
A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
Il s'arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
Se souvenant du temps qu’il était chamelier.
Il semblait avoir vu l’Eden, l’âge de d’amour,
Les temps antérieurs, l’ère immémoriale.
Il avait le front haut, la joue impériale,
Le sourcil chauve, l’œil profond et diligent,
Le cou pareil au col d’une amphore d’argent,
L’air d’un Noé qui sait le secret du déluge.
Si des hommes venaient le consulter, ce juge
Laissait l’un affirmer, l’autre rire et nier,
Ecoutait en silence et parlait le dernier.
Sa bouche était toujours en train d’une prière ;
Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
Il s’occupait de lui-même à traire ses brebis ;
Il s’asseyait à terre et cousait ses habits.
Il jeûnait plus longtemps qu’autrui les jours de jeûne,
Quoiqu’il perdît sa force et qu’il ne fût plus jeune.
A soixante-trois ans une fièvre le prit.
Il relut le Coran de sa main même écrit,
Puis il remit au fils de Séid la bannière,
En lui disant : " Je touche à mon aube dernière.
Il n’est pas d’autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. "
Et son œil, voilé d’ombre, avait ce morne ennui
D’un vieux aigle forcé d’abandonner son aire.
Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;
Et l’étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule ;
" Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écroule ;
La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand.
Peuple je suis l’aveugle et suis l’ignorant.
Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. "
Un cheikh lui dit : " o chef des vrais croyants ! le monde,
Sitôt qu’il t’entendit, en ta parole crut ;
Le jour où tu naquit une étoile apparut,
Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent. "
Lui, reprit : " Sur ma mort les Anges délibèrent ;
L’heure arrive. Ecoutez. Si j’ai de l’un de vous
Mal parlé, qu’il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu’il m’insulte et m’outrage avant que je m’échappe ;
Si j’ai frappé quelqu’un, que celui-là me frappe. "
Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
Une vieille, tondant la laine d’un mouton,
Assise sur un seuil, lui cria : " Dieu t’assiste ! "
Il semblait regarder quelque vision triste,
Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : " voilà,
Vous tous, je suis un mot dans la bouche d’Allah ;
Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.
Jésus m’a précédé, mais il n’est pas la Cause.
Il est né d’une Vierge aspirant une rose.
Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu’un limon par les vices noirci ;
J’ai de tous les péchés subi l’approche étrange ;
Ma chair a plus d’affront qu’un chemin n’a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
O vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l’obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute engendre un ver de terre.
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu’à ce que la peine,
Finie ouvre à son vol l’immensité sereine.
Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
Tantôt l’homme d’en haut, tantôt l’homme d’en bas,
Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
Comme dans le désert le sable et la citerne ;
Ce qui n’empêche pas que je n’aie, ô croyants !
Tenu tête dans l’ombre au x Anges effrayants
Qui voudraient replonger l’homme dans les ténèbres ;
J’ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
Souvent, comme Jacob, j’ai la nuit, pas à pas,
Lutté contre quelqu’un que je ne voyais pas ;
Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie ;
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité,
Et, pendant le combat je criais : " laissez faire !
Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
Qu’ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !
Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
Auraient, pour m’attaquer dans cette voie étroite,
Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
Ils ne me feraient point reculer ! " C’est ainsi
Qu’après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j’ai devant moi Allah, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m’avez dans l’épreuve suivi,
Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l’aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l’aube éclore ;
Peuple, n’en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l’ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l’homme sombre. "
Il ajouta ; " Croyez, veillez ; courbez le front.
Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
Sur le mur qui sépare Eden d’avec l’abîme,
Etant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;
Presque personne n’est assez pur de péchés
Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
L’enfer ne brûlera dans son fatal mystère
Que ce qui n’aura point touché la cendre, et Dieu
A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
Les chevaux sellés d’or, et, pour fuir aux sept dieux,
Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
Habite un pavillon fait d’une perle creuse ;
Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur !
Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
Fera bouillir leur tête ainsi qu’une chaudière.
La face des élus sera charmante et fière. "
Il s’arrêta donnant audience à l’espoir.
Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
" O vivants ! Je répète à tous que voici l’heure
Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
Que je sois dénoncé par ceux qui m’ont connu,
Et que, si j’ai des torts, on me crache aux visages. "
La foule s’écartait muette à son passage.
Il se lava la barbe au puits d’Aboufléia.
Un homme réclama trois drachmes, qu’il paya,
Disant : " Mieux vaut payer ici que dans la tombe. "
L’œil du peuple était doux comme un œil de colombe
En le regardant cet homme auguste, son appui ;
Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
Et passèrent la nuit couchés sur une pierre
Le lendemain matin, voyant l’aube arriver ;
" Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever,
Tu vas prendre le livre et faire la prière. "
Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu’Aboubékre lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte.
Et l’Ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer.
" Qu’il entre. " On vit alors son regard s’éclairer
De la même clarté qu’au jour de sa naissance ;
Et l’Ange lui dit : " Dieu désire ta présence.
- Bien ", dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut.