amazir9999
08/02/2006, 21h58
Entre exclusion et marginalisation
QUE DISENT LES TEXTES "FONDATEURS" ?
– La Chartre d'Alger, 1964 (Chap. 111/1: 35) :
L'essence arabo-musulmane de la nation algérienne a constitue un rempart solide contre sa destruction par le colonialisme.
Cependant cette définition exclut toute référence à des critères ethniques et s'oppose a toute sous-estimation de l'apport antérieur à la pénétration arabe»
– La Charte nationale, 1976 (Titre Premier : 83) :
« Le peuple algérien se rattache a la Patrie arabe dont il est un élément indissociable [...] se sont ajoutes progressivement partir du VII siècle, les autres éléments constitutifs de la Nation algérienne, à savoir son unité culturelle, linguistique et spirituelle [...] l'Islam et la culture arabe étaient un cadre à la fois universel et national [...]. Désormais, c'est dans ce double cadre [...] que va se déterminer le choix de notre peuple et se dérouler son évolution ».
-- Les "Résolutions sur la culture" du Comite central du FLN (juillet 1981) :
La culture nationale constitue la synthèse de l'expérience collective, de notre religion musulmane, de notre langue arabe, de notre appartenance à la civilisation arabo-islamique et de notre patrimoine culturel populaire.»
- La Charte nationale amendée, 1986 :
« L'histoire de l'Algérie remonte aux temps les plus reculés [….]
L'apparition de l'Islam a été une Révolution globale, humaine dans sa démarche, universelle dans ses principes, arabe dans son expression [...] Le peuple algérien est un peuple arabe et musulman,..» (p. 109)
– La Constitution de 1976 :
art. 2 : « L'Islam est la religion d’Etat. »
art. 3 : « L'Arabe est la langue nationale et officielle. L'Etat ouvre à généraliser l'utilisation de la langue nationale au plan officiel. »
– La Constitution de 1989 (approuvée par référendum le 23 février) dans laquelle le terme "berbère" est absent, réaffirme sans ambiguïté les options antérieures en matière de langue et de culture :
art. 2 : «L'Islam est religion d'Etat
art. 3 : « L'arabe est langue nationale et officielle »
Elle prend soin d'interdire a priori la création d'organisations politiques sur des bases régionales (an. 9/2) ou qui pourraient attenter à l’unité nationale (art. 40/2).
Et la loi sur les "associations à caractère politique" votes en juillet 1989 par l'Assemble Populaire Nationale est encore plus explicite puisqu'elle interdit la formation de partis politiques sur des bases linguistiques.
– La derrière Constitution, soumise à référendum le 28 novembre 1996, reprend, sans la moindre modification, les deux articles de l'ancienne constitution.
art. 2 : L'islam est la religion de l'Etat » :
art. 3 : « L'arabe est la langue nationale et officielle ».
Il par ailleurs précisé à l'article 178 que « toute révision constitutionnelle ne peut porter atteinte :
- A l'Islam en tant que religion de l'Etat ;
- A l'arabe, comme langue nationale et officielle. »
Le texte reconduit également les stipulations de l'ancien article 40/2, qui devient :
42 (§ 3) : « les partis politiques ne peuvent être fondés sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexe, corporation ou régionale.
42 (§4) « Les partis politiques ne peuvent recourir à la propagande partisane portant sur les éléments mentionnés a l'alinéa précédent. ».
Le seul élément nouveau figure dans le préambule a la Constitution qui énonce, de façon incidente, que : « les composantes fondamentales de son identités sont l'Islam, l'arabité et l'amazighité.».
Mais cette mention de l'amazighité (berbérité) est purement théorique puisque, le même préambule affirme expressément que l'Algérie est : « terre d'Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe', méditerranéen et africain.».
La dimension berbère (et donc kabyle) est donc immédiatement évacuée après avoir été Mentionnée.
LE DISCOURS POLITIQUE
Les grands textes d’orientation sont clairs, et homogènes, en ce qui concerne la référence berbère : ils l'ignorent ou la renvoient à un passé revolu. Au mieux la confinent au musée (« préservation des arts et traditions populaires »)
(Extrait du livre, Berbères aujourd’hui, Salem Chaker, Janvier 1999, Ed. Harmattan, ISBN : 2-7384-7351-2)
En 2001, tafsut taverkanet (printemps noirs) n’a rien changé ni dans les textes ni dans les faits !
Il est temps pour la Kabylie de rejeter définitivement la m.erde arabe et l'islam !
Moi Je sais pas mais pourquoi être dans un pays qui une nous considère pas?
Créons notre pays, j'ai envie d'avoir une nationalité kabyle, une carte d'identité Kabyle!
Et brûle cette carte verte ecrite en zarabe q izane
Wakki d'akel inu, chah inu (Mohend U Yehia)
Vive LA Kabylie libre et indépendante.
QUE DISENT LES TEXTES "FONDATEURS" ?
– La Chartre d'Alger, 1964 (Chap. 111/1: 35) :
L'essence arabo-musulmane de la nation algérienne a constitue un rempart solide contre sa destruction par le colonialisme.
Cependant cette définition exclut toute référence à des critères ethniques et s'oppose a toute sous-estimation de l'apport antérieur à la pénétration arabe»
– La Charte nationale, 1976 (Titre Premier : 83) :
« Le peuple algérien se rattache a la Patrie arabe dont il est un élément indissociable [...] se sont ajoutes progressivement partir du VII siècle, les autres éléments constitutifs de la Nation algérienne, à savoir son unité culturelle, linguistique et spirituelle [...] l'Islam et la culture arabe étaient un cadre à la fois universel et national [...]. Désormais, c'est dans ce double cadre [...] que va se déterminer le choix de notre peuple et se dérouler son évolution ».
-- Les "Résolutions sur la culture" du Comite central du FLN (juillet 1981) :
La culture nationale constitue la synthèse de l'expérience collective, de notre religion musulmane, de notre langue arabe, de notre appartenance à la civilisation arabo-islamique et de notre patrimoine culturel populaire.»
- La Charte nationale amendée, 1986 :
« L'histoire de l'Algérie remonte aux temps les plus reculés [….]
L'apparition de l'Islam a été une Révolution globale, humaine dans sa démarche, universelle dans ses principes, arabe dans son expression [...] Le peuple algérien est un peuple arabe et musulman,..» (p. 109)
– La Constitution de 1976 :
art. 2 : « L'Islam est la religion d’Etat. »
art. 3 : « L'Arabe est la langue nationale et officielle. L'Etat ouvre à généraliser l'utilisation de la langue nationale au plan officiel. »
– La Constitution de 1989 (approuvée par référendum le 23 février) dans laquelle le terme "berbère" est absent, réaffirme sans ambiguïté les options antérieures en matière de langue et de culture :
art. 2 : «L'Islam est religion d'Etat
art. 3 : « L'arabe est langue nationale et officielle »
Elle prend soin d'interdire a priori la création d'organisations politiques sur des bases régionales (an. 9/2) ou qui pourraient attenter à l’unité nationale (art. 40/2).
Et la loi sur les "associations à caractère politique" votes en juillet 1989 par l'Assemble Populaire Nationale est encore plus explicite puisqu'elle interdit la formation de partis politiques sur des bases linguistiques.
– La derrière Constitution, soumise à référendum le 28 novembre 1996, reprend, sans la moindre modification, les deux articles de l'ancienne constitution.
art. 2 : L'islam est la religion de l'Etat » :
art. 3 : « L'arabe est la langue nationale et officielle ».
Il par ailleurs précisé à l'article 178 que « toute révision constitutionnelle ne peut porter atteinte :
- A l'Islam en tant que religion de l'Etat ;
- A l'arabe, comme langue nationale et officielle. »
Le texte reconduit également les stipulations de l'ancien article 40/2, qui devient :
42 (§ 3) : « les partis politiques ne peuvent être fondés sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexe, corporation ou régionale.
42 (§4) « Les partis politiques ne peuvent recourir à la propagande partisane portant sur les éléments mentionnés a l'alinéa précédent. ».
Le seul élément nouveau figure dans le préambule a la Constitution qui énonce, de façon incidente, que : « les composantes fondamentales de son identités sont l'Islam, l'arabité et l'amazighité.».
Mais cette mention de l'amazighité (berbérité) est purement théorique puisque, le même préambule affirme expressément que l'Algérie est : « terre d'Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe', méditerranéen et africain.».
La dimension berbère (et donc kabyle) est donc immédiatement évacuée après avoir été Mentionnée.
LE DISCOURS POLITIQUE
Les grands textes d’orientation sont clairs, et homogènes, en ce qui concerne la référence berbère : ils l'ignorent ou la renvoient à un passé revolu. Au mieux la confinent au musée (« préservation des arts et traditions populaires »)
(Extrait du livre, Berbères aujourd’hui, Salem Chaker, Janvier 1999, Ed. Harmattan, ISBN : 2-7384-7351-2)
En 2001, tafsut taverkanet (printemps noirs) n’a rien changé ni dans les textes ni dans les faits !
Il est temps pour la Kabylie de rejeter définitivement la m.erde arabe et l'islam !
Moi Je sais pas mais pourquoi être dans un pays qui une nous considère pas?
Créons notre pays, j'ai envie d'avoir une nationalité kabyle, une carte d'identité Kabyle!
Et brûle cette carte verte ecrite en zarabe q izane
Wakki d'akel inu, chah inu (Mohend U Yehia)
Vive LA Kabylie libre et indépendante.