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Voir la version complète : Qu'est-ce que les kabyles ont gardé de traditionnel ?


Menzakin
30/11/2005, 22h23
Azzul, Menzakin,

Je voudrais savoir ce que les kabyles ont gardé de traditionnel. Ce serait sympa de me renseigner.

Tanmirt.

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Exemple : culture, architecture, instruments, matériaux, etc...

paloma
01/12/2005, 00h15
La meilleur tradition que l'on puisse trouver, est de vivre à son époque.

Menzakin
02/12/2005, 22h12
Oh oui ! Il vaudrait mieux pour vous, de vous cacher derriere Yugurtha et "sa main droite levée vers la liberté"...hihihi...


PS : A chaque fois qu'un acelh'i prononce le nom du roi Yugurtha, il y rajoute "et sa main droite levée vers la liberté" et s'il l'oublie, son interlocuteur le prononce à sa place.

Menzakin
02/12/2005, 23h23
Les Icelh'iyen ont gardés plusieurs choses et habitudes traditionnelles :

- L'environnement montagnard : La plupart des Icelh'iyen préfèrent vivrent dans un village retiré du monde moderne (= les villes) car nos ancêtres ont constaté une qualité de vie bien meilleure que dans les plaines, c'est pour ça que nous sommes installés dans la meilleure région de l'Afrique du nord : l'Atlas.

- L'architecture berbere : Les Icelh'iyen utilisent le plan de l'architecture ancienne berbere, jusqu'à maintenant, ils l'utilisent pour construire des batiments (en général) et pour construire des greniers fortifiés (les kasbahs). La matière est traditionnellement de l'argile et les outils pour tailler sont culturellement anciens.

- La cuisine : Les Icelh'iyen utilisent des plats en argile (comme le tajine ou la tanjia) et le plat cuisiné est cuit au feu de bois, comme faisaient nos anciens...
La cuisine sous feu de bois prend beaucoup de temps et d'attention, et, les femmes berberes se levaient tôt le matin pour commencer à préparer le repas de midi (midi, facon de parler, les icelh'iyen mangent vers 14h).

- Les tenues vestimentaires et les bijoux : Les Icelh'iyen s'habillent comme leurs anciens s'habillaient (c'est-à-dire, taqeccabat pour les hommes avec généralement un turban et tatghirmat, la plupart du temps, et avec des bijoux d'argent grisés ornée de pierres "précieuses" pour les femmes).

- L'artisanat et la poterie : Comme on sait tous, nos ancêtres maitrisaient l'art rupestre, le gravage sur les métaux et le bois et beaucoup la poterie, ce qui n'a pas disparu chez les Icelh'iyen qui, après plusieurs siècles après l'enfoncement du Royaume de Liberté, a été conservé et étudié par les dernières générations. On trouve encore chez les Icelh'iyen une parfaite maitrise de l'artisanat et de la poterie, jusqu'à même devenir l'activité principale de la plupart des icelh'iyens.

- La Musique : Les Icelh'iyen ont conservés tous les instruments principaux berberes comme le luth, le bendir, la zorna, plusieurs genres de flûtes, plusieurs genres d'instruments à cordes, plusieurs intruments à percussion (très courant chez les icelh'iyen) et la voix (homme ou femme ou mixte) pour les chants accompagnés du luth (généralement)

- Le Mariage : Le déroulement du mariage des Icelh'iyen est exactement pareil que pouvait être le mariage amazigh (maure/numide). On présente la mariée au milieu d'épis de blé, etc...
La fête est telle que pouvait l'être à l'époque du Royaume de Liberté.

Et plusieurs d'autres choses...

Et maintenant, je vous demande ce qu'a gardée la kabylie comme traditionnel.
C'est pas bien compliqué, voyons...

paloma
02/12/2005, 23h28
Tu es fier de vivre comme il y a 1000 ans? Ce n'est pas celà la tradition, c'est de larchaïsme.

Là, on vois bien la superficialité du raisonnement, leur identité "achelhi" ne repose que sur quelques costumes, babouches, objetx ou quelques terres, mais rien de très profond, de sens commun... tout celà est arabo-islamisé. Alors, on se rattache comme on peut, sur ce qu'il nous reste: de vulgaires objets sans vie.

Menzakin
02/12/2005, 23h38
Tu es fier de vivre comme il y a 1000 ans? Ce n'est pas celà la tradition, c'est de larchaïsme.

Là, on vois bien la superficialité du raisonnement, leur identité "achelhi" ne repose que sur quelques costumes, babouches, objetx ou quelques terres, mais rien de très profond, de sens commun... tout celà est arabo-islamisé. Alors, on se rattache comme on peut, sur ce qu'il nous reste: de vulgaires objets sans vie.
Quel est le mot tradition ??!!
Je suis fier que nos ancêtres ont fait tant de choses, les arabes sont fiers car on leur dit que leurs ancêtres étaient avancés en science (comme les sumériens...) et moi je suis fier que c'est mon peuple qui a montré aux grecs comment chevaucher 4 chevaux guidés !!
Tes commentaires à 2 cents, tu les garde pour toi, amegdal !!
Nyanyanya, jamais contente !!
Gloriole, égocentrisme et orgueil sont tes principaux défauts.
"des vulgaires objets sans vie" ? Tu es c.onne !! Tu dis ça parce que ce que nous avons acquis, vous, vous ne l'avez pas acquis c'est plus proprement appelé "la jalousie" ou "l'envie d'autrui" !!

paloma
03/12/2005, 00h07
Quel est le mot tradition ??!!
Je suis fier que nos ancêtres ont fait tant de choses, les arabes sont fiers car on leur dit que leurs ancêtres étaient avancés en science (comme les sumériens...) et moi je suis fier que c'est mon peuple qui a montré aux grecs comment chevaucher 4 chevaux guidés !!
Tes commentaires à 2 cents, tu les garde pour toi, amegdal !!
Nyanyanya, jamais contente !!
Gloriole, égocentrisme et orgueil sont tes principaux défauts.
"des vulgaires objets sans vie" ? Tu es c.onne !! Tu dis ça parce que ce que nous avons acquis, vous, vous ne l'avez pas acquis c'est plus proprement appelé "la jalousie" ou "l'envie d'autrui" !!

Les photos que tu nous a montré, tout celà ont des équivalent Kabyles mon ami, mais il ne faut pas non plus resté bloqué à celà... il faut avancer. Les arabes sont fier de tout ce qu'ils ont volés aux autres il y a 1000 ans, toi, tu es fier de choses qui ont 2000 ans, mais quel est le présent. Là, tu nous montre du folklore, nous aussi avons notre folklore, mais nous avons aussi une culture comptemporraine (Mammeri, Feraoun, Matoub, Ferhat, Lahlouh...). Tu sais, les Kabyles ont aussi un style architecturale particulier, des tenues particulieres, des musiques anciennes, des poemes anciens, des contes anciens (trèsors de l'humanité d'aprés le Grand Yves Lacoste, fondateur du departement de géographie à l'université Paris 8), un systeme politique, une spiritualité particuliere, dont le pire ennemi est le marabout (d'origine almohabide) et l'Imam, des techniques de fabrications d'armes (tu connais le Flissa?), un modèle de socièté etc etc

L'histoire est une chose, interessante et primordiale à connaitre, très importante même, mais ce n'est pas un lit dans lequel il faut dormir, mais au contraire, un "asphaltage" d'un chemin que l'on a pas fini de tracé.

La culture Kabyle, c'est les poesies de Si Muhand U M'Hend d'hier, "Machahu", et que le son de guitare folk de Ferhat, Idfelawen ou la guitare electrique de Akli D.

azapit
03/12/2005, 00h13
http://jyjaffres.club.fr/JYJ/_100_2.jpg

Aton
03/12/2005, 15h16
http://jyjaffres.club.fr/JYJ/_100_2.jpg

Ay azapit;

Il serait interressant que tu nous trouves l'histoire ( La date et la circonstance ) de cet accoutrement ( lihaf ) qui ressemble d'ailleurs à un linceul.

:Flyer: :Religion: :Flyer:

Menzakin
03/12/2005, 23h26
Les photos que tu nous a montré, tout celà ont des équivalent Kabyles mon ami, mais il ne faut pas non plus resté bloqué à celà... il faut avancer. Les arabes sont fier de tout ce qu'ils ont volés aux autres il y a 1000 ans, toi, tu es fier de choses qui ont 2000 ans, mais quel est le présent. Là, tu nous montre du folklore, nous aussi avons notre folklore, mais nous avons aussi une culture comptemporraine (Mammeri, Feraoun, Matoub, Ferhat, Lahlouh...). Tu sais, les Kabyles ont aussi un style architecturale particulier, des tenues particulieres, des musiques anciennes, des poemes anciens, des contes anciens (trèsors de l'humanité d'aprés le Grand Yves Lacoste, fondateur du departement de géographie à l'université Paris 8), un systeme politique, une spiritualité particuliere, dont le pire ennemi est le marabout (d'origine almohabide) et l'Imam, des techniques de fabrications d'armes (tu connais le Flissa?), un modèle de socièté etc etc

L'histoire est une chose, interessante et primordiale à connaitre, très importante même, mais ce n'est pas un lit dans lequel il faut dormir, mais au contraire, un "asphaltage" d'un chemin que l'on a pas fini de tracé.

La culture Kabyle, c'est les poesies de Si Muhand U M'Hend d'hier, "Machahu", et que le son de guitare folk de Ferhat, Idfelawen ou la guitare electrique de Akli D.
Ahhh, tu comprend...je viens de découvrir que les pamplemousses ont des cerveaux...
Si tu veux parler hors du folklore (d'après ce que tu dis) mieux vaut utiliser un nouveau sujet parce que moi, je parle de ça.
Excuse-moi, j'ai vu une chose horriblement fausse dans ton message, tu as dit que les kabyles avaient une manière différente de construire des maisons, je trouve cet argument principalement faux mais si tu trouves que je me trompe alors amène-moi une photo qui montre un style different.
Dsl, peut-être que je connais mais je ne voie pas ce qu'est le mot "flissa", peut-tu me dire ce que c'est pour voir si je connais ? Merci d'avance.
Lorsqu'on dit à qqn "musique kabyle", il pense directement aux musiques "modernes" (= clavier de piano, batterie, guitare électrique, trompette...+ le mixage) alors si j'étais toi, j'éviterai de dire "musiques anciennes" sinon montre moi en.
Tanmirt fell taxbart.

paloma
04/12/2005, 00h44
Ahhh, tu comprend...je viens de découvrir que les pamplemousses ont des cerveaux...
Si tu veux parler hors du folklore (d'après ce que tu dis) mieux vaut utiliser un nouveau sujet parce que moi, je parle de ça.
Excuse-moi, j'ai vu une chose horriblement fausse dans ton message, tu as dit que les kabyles avaient une manière différente de construire des maisons, je trouve cet argument principalement faux mais si tu trouves que je me trompe alors amène-moi une photo qui montre un style different.
Dsl, peut-être que je connais mais je ne voie pas ce qu'est le mot "flissa", peut-tu me dire ce que c'est pour voir si je connais ? Merci d'avance.
Lorsqu'on dit à qqn "musique kabyle", il pense directement aux musiques "modernes" (= clavier de piano, batterie, guitare électrique, trompette...+ le mixage) alors si j'étais toi, j'éviterai de dire "musiques anciennes" sinon montre moi en.
Tanmirt fell taxbart.
Celà tombe sous le sens mon petit arabic carpet d'amour! Ce n'est pas le même pays le meme relief, le meme environnement, le même climat... donc pas les mêmes maisons!

Sinon, evidement, tu ne sais pas ce qu'est Flissa, c'est une épée typiquement Kabyle, donc tu ne sais pas ce que c'est, forcement (et pourtant, on forme le meme peuple de berberes ditent nos amis berberistes?).

Sinon, j'aimerai que tu me trouve un seul peuple dans le monde, qui n'a jamais fait de musique avant les années 1970.

Ne prend pas ton inculture pour des erreurs des autres. Mais ce n'est pas grave, tu es mizilmon, donc tu vie dans le vrai. bon, a plus arabic-carpet!

mezi
04/12/2005, 17h49
Ahhh, tu comprend...je viens de découvrir que les pamplemousses ont des cerveaux...
Si tu veux parler hors du folklore (d'après ce que tu dis) mieux vaut utiliser un nouveau sujet parce que moi, je parle de ça.
Excuse-moi, j'ai vu une chose horriblement fausse dans ton message, tu as dit que les kabyles avaient une manière différente de construire des maisons, je trouve cet argument principalement faux mais si tu trouves que je me trompe alors amène-moi une photo qui montre un style different.
Dsl, peut-être que je connais mais je ne voie pas ce qu'est le mot "flissa", peut-tu me dire ce que c'est pour voir si je connais ? Merci d'avance.
Lorsqu'on dit à qqn "musique kabyle", il pense directement aux musiques "modernes" (= clavier de piano, batterie, guitare électrique, trompette...+ le mixage) alors si j'étais toi, j'éviterai de dire "musiques anciennes" sinon montre moi en.
Tanmirt fell taxbart.. vouloire chercher des similitudes entre kabyles et chleuh c'est une chose mais ne nous insulte pas d'ailleure au sujet de musique certes nous avons su evoluer avec le temps mais sache que nous avons egalement des musiciens fort apprecie que l'on nommes tveuil ou tbabla qui possedent ni piano, niguitare pour nous faire swinguer mais il est vrai que nous avons garder pas mal de coutumes qui d'ailleur sont differentes d'un village a un autre, comme par exemple le jour d'un mariage,la future mariée doit se rendre dans sa nouvelle demeure a pied alors ,'ai assisté a une mariée qui a du marcher les 30 voire 40 Km qui separent son village d'origine a celui de son futur mari, et crois moi se sont des coutumes qui a un moment donné ne s'appliquaient plus mais qui apparaissent de plus en plus ,tu as egalement le henne pour le mariage,le frere ainé de la marié qui doit donner lui donner a boire (eau ou lait) sur le seuil de la porte avant qu'elle s'en aille, tu en a tellement quele mariage est l'un des domaine qui suscite beaucoup decoutumes tres variantes

paloma
04/12/2005, 19h24
. vouloire chercher des similitudes entre kabyles et chleuh c'est une chose mais ne nous insulte pas d'ailleure au sujet de musique certes nous avons su evoluer avec le temps mais sache que nous avons egalement des musiciens fort apprecie que l'on nommes tveuil ou tbabla qui possedent ni piano, niguitare pour nous faire swinguer mais il est vrai que nous avons garder pas mal de coutumes qui d'ailleur sont differentes d'un village a un autre, comme par exemple le jour d'un mariage,la future mariée doit se rendre dans sa nouvelle demeure a pied alors ,'ai assisté a une mariée qui a du marcher les 30 voire 40 Km qui separent son village d'origine a celui de son futur mari, et crois moi se sont des coutumes qui a un moment donné ne s'appliquaient plus mais qui apparaissent de plus en plus ,tu as egalement le henne pour le mariage,le frere ainé de la marié qui doit donner lui donner a boire (eau ou lait) sur le seuil de la porte avant qu'elle s'en aille, tu en a tellement quele mariage est l'un des domaine qui suscite beaucoup decoutumes tres variantes


Autre tradition: la joute poetique, quand 2 familles ont un conflit, la tradition veut que les femmes des familles belligerentes reglent leurs comptes par poemes interposé, lors des reunions et autres fêtes.

mezi
04/12/2005, 20h28
Autre tradition: la joute poetique, quand 2 familles ont un conflit, la tradition veut que les femmes des familles belligerentes reglent leurs comptes par poemes interposé, lors des reunions et autres fêtes.
je ne connaissais pas.il y a egalement pour les femmes qui accouchent ont leur donne a manger les premiers temps que de laviande et des oeufs, quoi d"autre, au 15eme jours de mariage, lafamille de la mariée lui emmene des gateaux que sa fille repartis dans le village, on l'emmene le 7eme jours ce recueillire aupres d'un mossolet , o

Tirugza !
04/12/2005, 20h37
Celà tombe sous le sens mon petit arabic carpet d'amour! Ce n'est pas le même pays le meme relief, le meme environnement, le même climat... donc pas les mêmes maisons!

Sinon, evidement, tu ne sais pas ce qu'est Flissa, c'est une épée typiquement Kabyle, donc tu ne sais pas ce que c'est, forcement (et pourtant, on forme le meme peuple de berberes ditent nos amis berberistes?).

Sinon, j'aimerai que tu me trouve un seul peuple dans le monde, qui n'a jamais fait de musique avant les années 1970.

Ne prend pas ton inculture pour des erreurs des autres. Mais ce n'est pas grave, tu es mizilmon, donc tu vie dans le vrai. bon, a plus arabic-carpet!


Celle là c'est la meilleure ! paloma alias (entre autre) Chipalo, qui pige pas un traitre mot de kabyle, qui vient donner des leçons de kabylisme. Mort de rire ! HAHAHAHAHAHAHAHAH:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

Menzakin
04/12/2005, 22h52
. vouloire chercher des similitudes entre kabyles et chleuh c'est une chose mais ne nous insulte pas d'ailleure au sujet de musique certes nous avons su evoluer avec le temps mais sache que nous avons egalement des musiciens fort apprecie que l'on nommes tveuil ou tbabla qui possedent ni piano, niguitare pour nous faire swinguer mais il est vrai que nous avons garder pas mal de coutumes qui d'ailleur sont differentes d'un village a un autre, comme par exemple le jour d'un mariage,la future mariée doit se rendre dans sa nouvelle demeure a pied alors ,'ai assisté a une mariée qui a du marcher les 30 voire 40 Km qui separent son village d'origine a celui de son futur mari, et crois moi se sont des coutumes qui a un moment donné ne s'appliquaient plus mais qui apparaissent de plus en plus ,tu as egalement le henne pour le mariage,le frere ainé de la marié qui doit donner lui donner a boire (eau ou lait) sur le seuil de la porte avant qu'elle s'en aille, tu en a tellement quele mariage est l'un des domaine qui suscite beaucoup decoutumes tres variantes
A propos de mariage, merci d'abord de m'informer et je tient à dire que les icelh'iyen font aussi le hénné et chez nous, ce n'est pas le frère ainé qui donne à boire à la mariée mais la mère ou la tante du mari qui accueille la mariée avec du lait (pas d'eau). Et la mariée est présentée au mari avec des grains de blé (généralement) et là le mari prend le blé et donne un cadeau quelconque à la mariée qui ne doit être ouvert par la mariée qu'après 3 jours après le mariage et encore bcp d'autres coutumes... :hihi: :hihi:
Tanmirt. :NumberO:

paloma
04/12/2005, 22h53
je ne connaissais pas.il y a egalement pour les femmes qui accouchent ont leur donne a manger les premiers temps que de laviande et des oeufs, quoi d"autre, au 15eme jours de mariage, lafamille de la mariée lui emmene des gateaux que sa fille repartis dans le village, on l'emmene le 7eme jours ce recueillire aupres d'un mossolet , o


Le culte des ancetres, une tradition spirituelle que nous Kabyles avons gardé quand d'autres se sont completement donné à une sous-religion bedouinne.

Menzakin
04/12/2005, 22h53
Autre tradition: la joute poetique, quand 2 familles ont un conflit, la tradition veut que les femmes des familles belligerentes reglent leurs comptes par poemes interposé, lors des reunions et autres fêtes.
Eh ben !! :hypno: :hypno:

Menzakin
04/12/2005, 22h58
je ne connaissais pas.il y a egalement pour les femmes qui accouchent ont leur donne a manger les premiers temps que de laviande et des oeufs, quoi d"autre, au 15eme jours de mariage, lafamille de la mariée lui emmene des gateaux que sa fille repartis dans le village, on l'emmene le 7eme jours ce recueillire aupres d'un mossolet , o
Lorsque une femme accouche, sa famille lui rapporte de la viande (seulement) et la famille de son mari lui amène des gateaux à l'anis.
Lorsque l'enfant a 30 jours, on l'emmene lui et sa mère au mausolée du saint locale pour se recueillir et demander au saint de protéger l'enfant. :natur003:

Menzakin
04/12/2005, 22h59
Celle là c'est la meilleure ! paloma alias (entre autre) Chipalo, qui pige pas un traitre mot de kabyle, qui vient donner des leçons de kabylisme. Mort de rire ! HAHAHAHAHAHAHAHAH:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
Ah bon ?? :cousue: :lol: :Hum Hum:

Menzakin
04/12/2005, 23h04
Le culte des ancetres, une tradition spirituelle que nous Kabyles avons gardé quand d'autres se sont completement donné à une sous-religion bedouinne.
Un poisson en desaccord avec un chevreuil sur la description du Mont Everest !!! :-0 :-0
C'est la meilleure !! :ranting: :ranting:
Bien que nous sommes musulmans, il y a encore près de la moitié des icelh'iyen qui pratiquent ces cultes !!
Du genre les saints, les esprits honnetes et mal-honnetes, la vie de la nature, etc... Ce qui n'a rien à voir avec l'Islam. :-0 :ranting:

uccen n'awras
05/12/2005, 17h11
Celà tombe sous le sens mon petit arabic carpet d'amour! Ce n'est pas le même pays le meme relief, le meme environnement, le même climat... donc pas les mêmes maisons!

Sinon, evidement, tu ne sais pas ce qu'est Flissa, c'est une épée typiquement Kabyle, donc tu ne sais pas ce que c'est, forcement (et pourtant, on forme le meme peuple de berberes ditent nos amis berberistes?).

Sinon, j'aimerai que tu me trouve un seul peuple dans le monde, qui n'a jamais fait de musique avant les années 1970.

Ne prend pas ton inculture pour des erreurs des autres. Mais ce n'est pas grave, tu es mizilmon, donc tu vie dans le vrai. bon, a plus arabic-carpet!




Les maisons kabyles avec tuiles, comme celles de l'est algérien ou du nord de la Tunisie, reprendraient une technique romaine...
Par ailleurs, on ne retrouve pas en Kabylie la technique des champs cultivés en terrasse, ce qui démontre l'origine non-montagnarde d'une grande partie de son peuplement (peuplement refuge), contrairement à l'Aurès, ou à l'Atlas saharien jusqu'à l'Atlas au Maroc.

paloma
05/12/2005, 18h31
Les maisons kabyles avec tuiles, comme celles de l'est algérien ou du nord de la Tunisie, reprendraient une technique romaine...
Par ailleurs, on ne retrouve pas en Kabylie la technique des champs cultivés en terrasse, ce qui démontre l'origine non-montagnarde d'une grande partie de son peuplement (peuplement refuge), contrairement à l'Aurès, ou à l'Atlas saharien jusqu'à l'Atlas au Maroc.

Qu'appels tu "terrasses", parceque de la culture de montagnes, si tu en cherches tu vas en avoir.

uccen n'awras
06/12/2005, 11h13
Qu'appels tu "terrasses", parceque de la culture de montagnes, si tu en cherches tu vas en avoir.


Une terrasse, comme une terrasse.
Comme un chat un chat.

uccen n'awras
06/12/2005, 11h30
Spécificité et fierté montagnarde

On sait que l’Afrique du Nord a été appelée, par les géographes arabes, Djezirat al Maghrib « l’île du Couchant », car, ses hautes terres et ses montagnes se dressent comme une île entre les immensités de la mer et du désert. Les géographes français distingueront deux grands ensembles montagneux plus ou moins parallèles : en bordure de la Méditerranée et relativement bien arrosées, les montagnes du Tell : le Rif au Maroc, et, en Algérie, les montagnes de l’Ouarsenis et les Kabylies. Au sud, dominant le désert, le Haut Atlas à l’ouest (djebel Toubkal 4167 m) et, en Algérie, l’Atlas Saharien. Ces montagnes se caractérisent par de relativement fortes densités de population et par la persistance d’agricultures que l’on peut schématiquement qualifier de « traditionnelles ». En effet, les colons ne se sont pas installés dans les montagnes. Dans les plaines, directement touchées par l’extension des domaines coloniaux (ou ceux des notables alliés à la colonisation), la vie pastorale traditionnelle, associée à la culture des céréales, a beaucoup régressé. En revanche, dans les montagnes, l’arboriculture villageoise traditionnelle (figuiers, oliviers, etc) associée à une maigre céréaliculture, s’est maintenue. Au Maroc, dans la partie occidentale du Haut Atlas, les versants de vallée ont été aménagés en terrasses pour la culture irriguée. En revanche, la partie orientale est encore le domaine de l’élevage transhumant et il en est encore plus ou moins de même dans le Moyen Atlas (qui raccorde en oblique le Haut Atlas au Rif) bien que la colonisation ait accaparé les terres de plaine où les troupeaux descendaient l’hiver. Les populations montagnardes du Maghreb ont une autre caractéristique commune : c’est de conserver, bien plus que dans les plaines et dans les villes, les traits majeurs de la culture berbère. En effet, tout en faisant partie du monde arabe et musulman, le Maghreb se distingue par une spécificité africaine marquée : l’existence, dans la quasi totalité de ces montagnes, d’une riche culture particulière, héritage de l’ancien peuplement autochtone du Maghreb, dont la langue est distincte de l’arabe, quoique de la même grande famille chamito-sémitique : c’est la langue berbère, appelée plus souvent à présent langue tamazight, la langue des « hommes libres », autrefois parlée des Canaries à l’ouest, jusqu’en Egypte à l’est où elle existe encore dans l’oasis de Siwa, à la frontière de la Libye. La Grande Kabylie est l’unité montagneuse berbérophone la plus remarquable de l’Algérie, dans le Tell, à peine à une quarantaine de kilomètres d’Alger 3 . Elle se distingue des Petites Kabylies, également berbérophones, qui lui succèdent à l’est et au sud de la vallée de l’oued Sahel Soummam : la Kabylie des Bibans et la Kabylie des Babors. À 50 kilomètres à peine d’Alger, la Grande Kabylie s’étend sur 200 kilomètres d’ouest en est depuis Thenia jusqu’à Bejaia, et sur 100 kilomètres du nord au sud, entre la Méditerranée et la vallée de l’oued Sahel Soummam. Son relief est constitué de trois parties : - au nord, une chaîne côtière, dite de Kabylie maritime, culmine à 1278 m au tamgout « sommet » des Aït Jennad ; -au sud, une haute barre rocheuse, l’arc de cercle convexe de la grande sierra calcaire du Djurdjura porte le sommet de l’Algérie : le tamgout de Lalla Khadîdja, à 2308 m ; - et, entre ces deux chaînes, se trouve le coeur de la Grande Kabylie : un massif ancien découpé par une ensemble de vallées entre lesquelles se dresse un ensemble de longues digitations (comparables aux serres cévenoles). Elles s’abaissent depuis le Djurdjura au sud, vers l’oued Sebaou, jusqu’au nord maritime, hachés de ravins très creusés. À 800 m d’altitude moyenne, c’est la partie des Kabylies la plus densément peuplée, par les Igawawen (Zouaoua en arabe), d’où son nom de massif Agawa. Partout, en quelque point que ce soit de ce massif kabyle, l’horizon se confond, au sud, avec les cimes du Djurdjura, aux neiges persistantes jusqu’en avril ou mai. La montagne constitue donc la majeure partie du pays kabyle. Elle est partout présente, et la distinction est souvent difficile à établir entre la plus haute montagne inhabitée et les hautes collines montagneuses et très densément peuplées qu’elle domine. En fait, les Kabyles sont aussi très conscients et fiers de leur forte identité fondée tant sur leur qualité d’imazighen « hommes libres », que sur celle de imesdurar « montagnards », jamais colonisés dans leur montagne. En fait, tout en préservant l’isolement de leurs familles à l’abri dans leurs villages, les hommes ont pris la liberté de se déplacer souvent à l’extérieur de la Kabylie, dans les plaines et villes d’Algérie et même de tout le Maghreb, mais sans aucunement modifier leurs structures internes fondamentales auxquels ils marquent même un farouche attachement.

La haute montagne sacralisée
La haute montagne accidentée est pourtant, pour eux, un pays inquiétant et dangereux par nature. Dans les contes traditionnels kabyles, un des objets de quête est « l’eau d’entrechoquement des montagnes » 4 , que le valeureux héros doit aller quérir au péril de sa vie, une eau qui sourd des anfractuosités entre les rochers, eau magique, source de vie et de jouvence, et remède miraculeux. Cette représentation s’appuie sur la réalité du djebel Djerdjer, ou adrar budfel « la montagne de neige », la sierra du Djurdjura dont les nombreuses diaclases fissurent en tous sens les parois calcaires en y abritant tout un réseau hydrographique souterrain. Cette grande montagne pierreuse, creusée de profondes grottes, de puits sans fond (avens karstiques nommés anou en kabyle) et autres gouffres, est considérée par les Kabyles comme le domicile d’êtres surnaturels, de génies de toutes sortes, serpents, ogresses, ogres, hydres, occupants des nombreuses profondeurs caverneuses : autant de portes vers le monde chtonien, et que seuls des hommes d’exception, comme les valeureux héros des contes, peuvent affronter et vaincre. On associe aussi volontiers, à la montagne kabyle, l’asile qu’elle offre à des voleurs de grands chemins et bien d’autres bandits 5 dont elle garantit la solitude. C’est aussi dans cette montagne que les Kabyles situent leurs mythes antéislamiques encore connus, comme celui de l’origine des animaux sauvages, engendrés par la semence d’un buffle fécondée par le soleil dans un creux de rocher, dans le massif de l’Haïzer, une des cimes occidentales du Djurdjura, ou comme celui du premier homme et de la première femme surgis sur terre, par des fentes de la montagne, depuis les profondeurs souterraines. C’est encore dans ces rochers élevés de la sierra que la « Première Mère du Monde » aurait déchaîné les intempéries qui depuis, dit-on en Kabylie, provoquent la mort de nombreux animaux à la fin du mois de février, pendant les jours de froidure dits « Jours de la Vieille ». Cette nature sauvage et vide d’hommes, aux rochers escarpés et calcaires, percée en tous sens de profondes diaclases et de grottes souvent réputées sans fond, aux hautes surfaces karstiques creusées de lacs et de lapiaz, fut de tout temps tenue pour lieu sacré, résidence de génies ou d’ogresses redoutées, en communication avec le monde souterrain et l’au-delà. Nombre des sommets remarquables du Djurdjura suscitent aujourd’hui encore des invocations des forces chtoniennes, et accueillent des pèlerinages lors desquels sont célébrés des rites contre la stérilité. Ces hauts lieux sacralisés, dans la partie déserte de la montagne, celle des sommets rocheux de la sierra, est pourtant particulièrement islamisée. Elle a même accueilli des retraites d’ermites, comme celle de cette même sainte femme, Lalla Khadîdja « Madame Khadîdja », éponyme du sommet, qui y trouva refuge, et aussi celles des quatre premiers imrabden « marabouts », saints hommes fondateurs de l’islam en Kabylie, venus, au XVIè siècle, depuis les ribat, monastères forteresses de la Seguiet el Hamra dans le désert du sud marocain, jusqu’à un ermitage temporaire dans le Djurdjura 6 , pour s’installer ensuite en différents centres religieux, les zaouïas, dispersés à travers la Kabylie où leurs descendants prêchent, enseignent le Coran, et servent de médiateurs entre les tribus. Cette sierra inhospitalière est aussi jugée bien propre à désespérer le paysan. Les pierres et le maquis méditerranéen qui en couvrent les pentes, en sont les deux aspects complémentaires. Mais la haute montagne des rochers est plus dangereuse que le maquis, car elle cumule la difficulté du relief et l’éloignement en altitude, alors que toute la Grande Kabylie habitée s’étend à ses pieds depuis le nord du Djurdjura jusqu’à plus d’une cinquantaine de kilomètres de distance à vol d’oiseau, et le double ou le triple par les chemins accidentés. Un des exploits que doivent accomplir des héros des contes, à valeur initiatique, est le défrichage d’une montagne qu’il lui faut aplanir et transformer en jardin, tâche impossible à mener à bien sans le secours de puissances surnaturelles. Pourtant, la sierra est aussi reconnue comme source de vie ; elle est à la fois dissuasive par sa rudesse, mais bienfaisante par l’eau qu’elle dispense, grâce à son karst réservoir, tel une vaste éponge, au point que, dans certaines grottes profondes, la glace puisse demeurer jusqu’en été, exploitée par les Kabyles des At Koufi, la tribu la plus proche, autrefois fournisseurs attitrés des deys turcs d’Alger.

La montagne habitée, très peuplée

Au-dessous et au nord de la haute montagne sacralisée à la fois familière et redoutée, le massif agawa est donc la montagne peuplée, habitée, la montagne refuge que des hommes nombreux, forgés à la rude vie montagnarde, habitent en très fortes densités (de l’ordre de 200 habitants au km2). Sur les longues croupes qui descendent du Djurdjura sont installés de très nombreux et gros villages, qui jalonnent les crêtes de leurs maisons jointives aux toits de tuiles rouges 7 , serrées en gros bourgs perchés. C’est tamourt leqbayel « le pays des Kabyles », auquel ils manifestent un attachement indéfectible. Le massif a, à 1 000 m, sa plus grosse agglomération : Larbaâ n-aït Iraten (autrefois Fort-National et aussi, auparavant, quelques années, Fort-Napoléon), petite ville qui s’est développée autour d’une citadelle construite par l’armée française. Toutes ces hauteurs, à une moyenne de 800 m environ, sont entaillées de profonds ravins où roulent des torrents dévastateurs lors des pluies méditerranéennes d’automne ou de printemps. Les hommes trouvent à grand peine quelques hauts replats, et des fonds de ravins à cultiver temporairement. Mais la plupart des versants convexo-concaves, trop raides, ne sont guère propices qu’à l’arboriculture (oliviers, figuiers surtout) que les Kabyles pratiquent avec beaucoup d’art, de soin et de peine, allant autrefois jusqu’à s’encorder sur les pentes excessives où, cependant, parviennent à s’accrocher les racines des figuiers et de nombre de variétés d’autres arbres fruitiers. En réalité, pour vivre décemment, les Kabyles entreprenants ont toujours cherché des compléments de ressources hors de l’agriculture, d’abord dans différentes formes d’artisanat : orfèvrerie, armurerie, travail du bois, fabrication de tissus, de tentures et de tapis, poterie, etc. Enfin, nombre d’entre eux ont tiré la subsistance de leur famille du commerce, de boeufs de labour près de la haute montagne, et d’entreprises de colportage au long cours à travers le Maghreb, à partir des villages du massif agawa, enfin, de l’émigration plus lointaine et durable, les hommes laissant femmes et enfants bien à l’abri des villages perchés dans la montagne, tandis qu’eux mêmes s’aventuraient au dehors, dans les villes algériennes, comme Alger, Oran, allant aussi jusqu’à Tunis, comme maçons, épiciers, voire, grâce à leur réputation guerrière, comme soldats (ils furent les célèbres Zouaouas -les « zouaves »- du bey de Tunis ou du dey d’Alger, chargés de châtier les révoltes des janissaires turcs) ou sur mer, comme marins à bord des galères corsaires, et enfin, à partir des années 1900-1910, de l’autre côté de la mer jusqu’en France où les Kabyles furent les premiers Algériens à venir travailler. Aujourd’hui la Kabylie vit encore en grande partie de cette émigration à présent stabilisée en immigration.

La montagne bastion

En réalité, pour subvenir à leurs besoins vitaux par l’agriculture, les Kabyles ont toujours eu besoin des compléments de céréales que, seules, leur permettaient d’obtenir les plaines et les grandes vallées bordières du massif, certaines d’entre elles pénétrant même la montagne, et où ils se gardaient d’habiter. Elles ne furent guère colonisées non plus, les grands domaines européens occupant davantage la Mitidja, la vallée du Chélif ou les hautes plaines, plutôt que de s’installer à proximité des remuants kabyles si prompts à prendre les armes 8 . Cependant, pour cultiver ces plaines où peu d’entre eux avaient des terres, il leur avait fallu s’entendre avec leurs occupants et propriétaires, avec lesquels ils s’engageaient par différentes sortes de contrats. Mais ils s’y trouvaient à la merci de multiples pillards, et surtout des soldats du dey d’Alger (en partie cantonnés dans les bordjs des plaines), qui prétendaient leur faire payer des impôts, ce qui les a longtemps contraints à ne descendre qu’en armes, labourer et moissonner dans la plaine, dans la crainte de perdre leur récolte. Pour les cultivateurs montagnards, le danger était tel, que le laboureur de la plaine est, en kabyle, comparé au lion dont il est supposé avoir la force. La plaine est donc, pour les Kabyles, un lieu de défi et de combat où le courage des hommes est mis à l’épreuve : « Qui veut acquérir des valeurs viriles descende dans la plaine… », chante-t-on pour exhorter les jeunes gens au courage. Une maxime dit encore « Qui a des fils dans la montagne n’a rien à redouter dans la plaine ». Aussi, les Kabyles se sont-ils fait une réputation de farouches guerriers, experts en tactique d’embuscade, appropriée à leur armement et au terrain montagnard, exprimant souvent un amour-propre fort susceptible, fondé sur un sentiment de l’honneur qui leur a fait une telle réputation que nul étranger ne s’avise de le provoquer, et d’autant plus redoutable qu’il s’appuie sur la solidarité du village ou de l’aârch, la « tribu ». Les Kabyles entretiennent et cultivent leur valeur la plus précieuse, la taqbaylit, ou « kabylité », à la fois honneur kabyle et vertu montagnarde. Leur disposition de défense permanente contre les intrusions extérieures a amené leurs tribus à résister farouchement à tous les envahisseurs, dont successivement les Turcs et les Français, au point que ces derniers ne purent conquérir la Kabylie avant 1857, soit pas moins de vingt-sept années après avoir débarqué en Algérie (1830), et encore fallut-il s’y prendre à plusieurs reprises et jusqu’à sévèrement réprimer, quatorze années plus tard, l’insurrection de 1871 qui embrasa surtout la Kabylie. L’on connaît aussi la part capitale que les Kabyles ont prise à la guerre d’indépendance de l’Algérie de 1954 jusqu’en 1962, puisque la wilaya III dans la guerre, celle de la montagne kabyle, fut un des lieux de maquis et de combats les plus constants et les plus acharnés tout au long de ces huit années de cette guerre à laquelle toute la population kabyle a payé un tribut particulièrement lourd (Lacoste Dujardin, 1997).

uccen n'awras
06/12/2005, 11h37
çà ressemble au Japon ?


Une tradition montagnarde égalitariste

Cette dure réalité entretient la force des représentations en attisant, chez les Kabyles, un souci constant, et quasi obsédant, d’avoir à se défendre constamment contre toute intrusion extérieure. Cette disposition apparaît dans les représentations populaires et jusque dans les structures sociales elles-mêmes, dominées par une tendance au repli défensif dans « l’entre soi » et la solidarité fraternelle, qui se manifeste jusque dans toutes les modalités de la vie des hommes. C’est ainsi que les Kabyles marquent une nette préférence pour tout négocier, échanger, surtout à l’intérieur de la parenté, y compris les mariages si possible endogames. Ils affirment en effet préférer le mariage « dans la famille » (paternelle s’entend), l’idéal étant, pour un jeune homme, d’épouser sa cousine parallèle paternelle : la fille du frère de son père. Ainsi, disent-ils, tout le patrimoine en biens, valeurs morales et honneur, est garanti rester sans risque au sein de la famille patriarcale. De même les propriétés demeurent le plus possible en indivision dans la même famille paternelle qui prévaut dans ce système patriarcal et condamne tout manquement individualiste à cette règle. Ceci afin que les produits du travail des hommes, les ressources, éventuellement les biens et richesses, et, peut-être surtout, le capital symbolique, l’honneur kabyle, soient jalousement sauvegardés au sein du groupe de parenté au sein duquel chacun est inscrit.

Un égalitarisme anti-individualiste, redoutant l’accaparement du pouvoir personnel

En effet, l’identité de chacun est définie par l’appartenance à la famille du père dans une stricte égalité entre les frères. En Kabylie, l’on ne demande pas à un homme « Qui es-tu ? », mais « De qui es-tu ? », soit « De quelle famille es-tu ? » accordant ainsi la priorité à la parenté sur l’individu. De même, toute accumulation est comprise comme ne pouvant être le fruit que de la seule fécondité naturelle, interne à la famille. Chacun y est placé au service de la prospérité familiale à laquelle il doit oeuvrer conjointement avec ses frères. L’extrême solidarité est parfois traduite comme : « moi et mes frères contre les autres », et parvient à s’étendre par cercles concentriques de parenté, réelle ou fictive, en passant par « moi et les hommes de mon village contre le village voisin », jusqu’à « nous les Kabyles contre les étrangers ». Car, selon la même conception, cette représentation implique non seulement le souci d’une stricte égalité des frères entre eux, pour le plus grand bien de la communauté familiale, mais aussi des villageois entre eux, pour le plus grand bien de la communauté villageoise, comme encore des Kabyles entre eux, pour le plus grand bien de la communauté kabyle, celle des imazighen « hommes libres » et imesdurar « montagnards », habitants de tamurt leqbayel le « pays », la « patrie kabyle ». Un très fort souci d’égalité est manifesté en toute occasion, comme lors des sacrifices de partage de viande (timechret ou ouziaâ) organisés par l’assemblée villageoise, où les participants veillent scrupuleusement au nombre et à la taille identique de morceaux de viande de mouton ou de boeuf, de chaque catégorie (parties les plus grasses, les plus maigres, osseuses, de différents abats) disposés en tas et dont on procède ensuite à la répartition, en une cérémonie accomplie en un lieu public, et où la présence de chaque homme du village est obligatoire (Lacoste Dujardin, 2001) 9 . Pour les participants, cette cérémonie donne à voir l’unanimité de la solidarité et de l’égalité villageoise, en offrant aux plus démunis l’occasion de consommer de la viande 10 . Mais ce souci égalitariste a pour contrepartie un véritable anti – individualisme, manifesté collectivement dans une sorte de hantise de l’accaparement du pouvoir personnel par un individu : il n’est pas souhaitable de l’emporter individuellement sur un homologue, (exception faite d’un étranger ou de forces du surnaturel magique). C’est pourquoi les structures sociales sont organisées de telle façon, en Kabylie, qu’en dehors de la supériorité reconnue à l’âge et au sexe masculin, il n’est d’autorité licite que partagée entre égaux, et de fonction de responsabilité que temporaire. Ce souci jaloux d’égalitarisme peut être poussé à certains excès, jusqu’à imposer une limite à l’enrichissement personnel. Ainsi, il y a plus d’un siècle, un riche commerçant du village kabyle d’El Kalaâ des At Mansour, en a fait l’amère expérience : sommé par le qadi 11 et l’assemblée du village de cesser d’accroître sa fortune accumulée, il s’est trouvé alors contraint d’entreposer désormais stérilement ses richesses. Elles comprenaient plusieurs dizaines de milliers de litres d’huile d’olive, cinq pièces remplies de figues sèches, trois d’olives, et beaucoup d’argent qu’il lui fut enjoint de redistribuer en aumônes aux pauvres (Carette,1848, pp 327- 328). Cette représentation jalousement égalitariste est présente jusque dans la littérature orale, où, dans les contes, le véritable héros kabyle est avant tout défenseur de la cohésion de la communauté villageoise, tandis que l’aventurier qui conquiert un pouvoir personnel, celui, par exemple qui devient sultan grâce à un anneau magique, sur le modèle des Mille et Une Nuits, s’en va poursuivre ses exploits loin de la Kabylie, en terre étrangère (Lacoste Dujardin, 1970).

La grande Kabylie : L’assemblée villageoise consensuelle

Dans les organisations politiques traditionnelles du village, ce sont les familles et non les individus qui sont représentés, et l’autorité de chaque participant à l’assemblée des hommes du village, la jemaâ, est, en premier lieu, fonction de la réputation de sa famille, du nombre d’hommes qu’elle comporte, et aussi de sa compétence personnelle dans l’art oratoire.

Car les décisions y sont traditionnellement prises au consensus, après que les hommes ont longuement discuté et jusqu’à ce que tous se rallient à une seule et même opinion, celle qui, la mieux défendue, a emporté la conviction et sera suivie de décision. C’est ainsi que les hommes d’âge, chefs de familles importantes (les iqurray n’taddart « têtes de village » ou « chefs »), pourvu qu’ils soient doués de sagesse et, surtout, de tamusni, « science du discours », ont, dans le passé, été les mieux entendus, réalisant une véritable gérontocratie. L’assemblée des hommes du village, la jemaâ , a toujours été la seule instance organisée de façon constante, avec des réunions périodiques régulières, dans un bâtiment propre, la tajmaât « maison des hommes » ; l’assistance y est obligatoire pour tous les hommes et représentants de chaque famille du village (à l’exclusion des femmes, sauf cas exceptionnel). La jemaâ décide des lois que le village se donne et sanctionne par des amendes les manquements à ces lois, commis par les membres du village, homme, femme ou enfant ; elle assure et gère aussi l’entretien des terres, chemins, bâtiments communs, des fontaines. C’est ainsi le consensus villageois, à défaut de majorité et de minorité et sans vote, qui résout et décide, à l’unanimité de principe, des affaires administratives, juridiques et politiques de chaque village. Cependant, puisque la langue tamazight ne dispose pas de l’écrit, l’oralité des affaires et des lois a toujours permis une grande souplesse d’adaptation selon l’occasion : rien n’a jamais été figé, tout a toujours été débattu, négocié, et, selon l’opportunité, adapté; il suffisait, pour cela, que tous les villageois se mettent d’accord. L’assemblée elle-même était présidée le plus souvent par l’amin, chef temporaire du village, le plus souvent le patriarche d’une famille honorable, respecté pour sa sagesse. Il n’y avait pas d’instance supérieure régulière. Un conseil de tribu, réunissant les responsables des différents villages pouvait être réuni lorsqu’un conjoncture particulière le requérait : un casus belli, une volonté de sécession d’un village, ou le désir d’adhésion d’un autre, une atteinte à l’honneur tribal ; mais, à ce niveau de l’aârch, la tribu, rien de régulier n’existait.

Aujourd’hui, la pression d’une jeunesse nombreuse

Ces jemaâs ont survécu jusqu’à aujourd’hui, malgré la guerre et la mise en place de structures administratives. Or, la gérontocratie d’autrefois s’y est trouvée dépassée. Car la population de Kabylie a beaucoup changé dans sa composition, du fait des multiples évènements du siècle dernier. En effet, l’émigration en France a très tôt séduit les hommes kabyles, poursuivant ainsi leurs déplacements traditionnels jusqu’en dehors du Maghreb. Ils ont été d’autant mieux à même d’aller travailler en France, qu’une politique de scolarisation en français a été, depuis la fin du XIXè siècle, tout particulièrement mise en place en Kabylie par le gouvernement français, plus précocement en Kabylie en l’absence de colonisation, que dans les autres régions d’Algérie où les colons s’opposaient à la scolarisation des indigènes. Très tôt, dès les années 1900-1910, des Kabyles ont été chercher jusqu’au delà de la mer, dans les usines marseillaises, parisiennes, ou dans celles des régions du nord ou de l’est de la France, les compléments de ressources que leur terre de Kabylie ne parvenait pas à leur fournir en suffisance. Les émigrants ont été, bientôt, surtout des jeunes hommes scolarisés, aptes à lire et écrire en français.

En conséquence de l’émigration et l’indépendance : beaucoup de jeunes

Ce fut d’abord ce que l’on a appelé « l’émigration noria », organisée par les familles, où un frère remplaça l’autre pour quelques années, souvent du plus âgé jusqu’au plus jeune, avant de revenir se marier au pays. Puis les hommes ont émigré plus durablement, pour une dizaine d’années ou plus, dans ce que l’on désignait, en Kabylie, comme « partir travailler à gagner de l’argent », mais toujours pour envoyer régulièrement les mandats à la famille, parents, frères et soeurs, femme et enfants, restés au pays. Sur ces entrefaites, la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962) a pérennisé plusieurs années cette immigration masculine, tout en aggravant le déficit masculin sur place, en Kabylie, en ponctionnant sévèrement en hommes, victimes de guerre, la population locale. Enfin, plus tard, tout a changé à partir de 1975, où l’immigration dite « de travail », d’hommes seuls, a été interdite, tandis qu’était autorisé le seul « regroupement familial ». Les femmes ont alors rejoint leurs maris, puis les enfants ont suivi, ou sont nés en France. Ce changement de nature de la population kabyle immigrée en France a, en Kabylie, privé les familles étendues et nombreuses restées au pays, non plus seulement d’un ou deux hommes seuls, mais les a amputées d’un foyer conjugal qui en France, s’est installé durablement, avec un niveau de vie nettement supérieur à celui de Kabylie. Alors, les mandats envoyés à la montagne se sont faits moins réguliers, plus rares, leurs montants moins élevés, et le transfert de fonds de France en Algérie a considérablement chuté. Si bien que les hommes actifs, en même temps que les revenus de l’émigration et les ressources, ont bientôt commencé à faire défaut au pays. Et pourtant, en Algérie même, les familles kabyles, appauvries, ont encore, dans la vague démographique qui a suivi l’indépendance, vu naître de nombreux enfants qui ont survécu du fait de la réduction de la mortalité, comme du fait des émigrés de retour qui, souvent, se sont remariés à la fin de leur vie de travail à l’heure de la retraite et ont eu, sur place, de nouveau enfants, ou, du fait, plus simplement, des hommes et femmes restés en Algérie, jeunes devenus adultes. Car l’Etat algérien a attendu très longtemps avant de lancer et développer des campagnes de limitation des naissances, de sorte que, les conditions sanitaires s’améliorant, la mortalité infantile a régressé et la natalité a considérablement augmenté, jusqu’à faire prendre finalement conscience, aux autorités, de l’augmentation inquiétante du nombre des jeunes, prélude à un futur problème de la jeunesse. Si, après l’introduction de la cont****ption, la scolarisation accrue, y compris celle des fillettes, et les multiples changements dans les mentalités, la natalité diminue aujourd’hui réellement de façon spectaculaire, il n’en reste pas moins que le pic des naissances des années passées se ressent encore dans la pyramide des âges : au point que les jeunes de moins de 25 ans représentent, en 2001, 57 % de toute la population algérienne. En l’absence de nombreux hommes émigrés, ce sont ces jeunes qui, très nombreux et dynamiques, prennent à présent place sur la scène politique.
Les jeunes raniment les jemaâs villageoises où ils prennent le pouvoir
Désormais, dans les assemblées villageoises et même dans les rues des villages et des villes kabyles, ces jeunes sont très nombreux. Or, privés de possibilité d’émigrer, ils sont aussi privés de possibilité de travail, car le chômage sévit dramatiquement. Ils ne trouvent pas leur place dans l’agriculture ou l’artisanat local, jugés non rentables et de plus en plus abandonnés, non plus que dans l’activité nationale où ils ne peuvent être intégrés, si bien qu’ils demeurent aujourd’hui marginalisés. Alors, ils veulent faire entendre leur voix, réclamer leur place dans la société algérienne. Ils n’hésitent pas à prendre souvent la parole, et aussi le pouvoir, puisque, dans les assemblées, leurs voix conjuguées, leur détermination, leurs revendications, coïncident avec l’insatisfaction générale en Kabylie, si bien qu’ils emportent souvent l’adhésion.Or, dès l’indépendance en 1962, l’Etat algérien avait laissé ranimer officieusement les assemblées villageoises, croyant calmer cette Kabylie volontiers frondeuse qui n’avait guère été récompensée de sa massive participation à la lutte pour l’indépendance. Il est à penser qu’alors, et jusqu’encore aujourd’hui, l’Etat a prudemment jugé préférable de concéder ces expressions politiques, organisées sur le mode de la parenté sans dépasser le cadre du village, plutôt que d’encourager le développement de partis plus larges, fondés sur une adhésion à un programme préétabli, et aptes à réunir un plus grand nombre de partisans individuels, structurant un plus vaste mouvement, de dimension régionale, voire éventuellement nationale. Toujours est-il qu’aujourd’hui, du fait, ou non, de la bienveillance du pouvoir, les jeunes ont choisi de se réunir selon les modalités traditionnelles de ces jemaâs anciennes, qu’ils estiment encore constitutives de leur identité kabyle, et expressives des valeurs fraternelles et égalitaristes de leur culture.

uccen n'awras
06/12/2005, 11h45
texte de : Camille Lacoste Dujardin.Article paru en novembre 2002 dans la revue Hérodote

http://matoub.kabylie.free.fr/kabylie/grande-kabylie/