Voir la version complète : Le match: Kabylie contre le Nain......
Grève générale en Kabylie
À l’issue de leur conclave, les archs, toutes tendances confondues, ont lancé ce mot d’ordre et appelé au boycott du référendum pour la réconciliation.
Dans une déclaration appel laconique datée d’hier, le mouvement des archs vient d’appeler la population à observer une grève générale le jour du référendum sur la charte pour la paix et la réconciliation nationale. “Suite au discours du chef de l’État quant à la négation du caractère officiel de la langue amazigh, l’Interwilayas, réunie en conclave extraordinaire d’urgence, appelle les citoyennes et les citoyens à observer une grève générale le 29 septembre 2005 pour l’officialisation de tamazight”, lit-on dans la déclaration
:bang:
Exclusion
Mais au-delà de dire “non” à l’impunité des crimes terroristes consacrée dans le projet, la Kabylie rejette la charte, car son initiateur, le président de la République en l’occurrence, n’a pas été à la hauteur de ses attentes en refusant l’officialisation de la langue amazigh.
Les Algériens vont se rendre aux urnes demain pour exprimer leur suffrage sur la charte pour la paix et la réconciliation nationale proposée par le président Bouteflika. Si dans les autres régions du pays, on peut penser que le taux de participation sera à tout le moins acceptable, la Kabylie risque une nouvelle fois de tourner le dos à ce rendez-vous.
En effet, la quasi-totalité des acteurs politiques de la région, à leur corps défendant d’ailleurs, puisqu’il n’y a pas eu de concertation préalable entre eux, se retrouvent sur la même position : le boycott du scrutin. L’erreur d’interprétation qu’il n’y a pas lieu de commettre, à supposer bien sûr que le mot d’ordre de boycott soit rigoureusement suivi, serait de conclure hâtivement que les citoyens de la région seraient des va-t-en guerre opposés à la réconciliation nationale en tant que concept moral, donc indifférents à la crise. La Kabylie, comme les autres régions du pays ciblées par l’hydre terroriste, a trop payé pour souhaiter la prolongation du chaos.
Cependant, elle refuse. Elle refuse la réconciliation telle que proposée par Bouteflika car celle-ci fait la part trop belle aux terroristes, lesquels se voient offrir une porte de sortie honorable qu’ils ne méritent pas.
D’autant plus que leur défaite est consacrée militairement et politiquement grâce aux forces patriotiques dont le rôle est paradoxalement minoré dans le document de la charte. Mais au-delà de dire “non” à l’impunité des crimes terroristes consacrée dans le projet, la Kabylie rejette la charte, car son initiateur, le président de la République en l’occurrence, n’a pas été à la hauteur de ses attentes en refusant l’officialisation de la langue amazigh.
S’il avait eu ce geste de reconnaissance qui exige, certes, un courage, Bouteflika aurait réussi à gagner la Kabylie à sa cause.
Dommage ! D’autant plus dommage que le climat politique et psychologique n’a jamais été si propice. Conséquence, c’est qu’à la veille d’une échéance politique importante, la Kabylie qui tient à sa revendication identitaire et qui rejette aussi le blanchiment des islamo-terroristes ne sera pas en phase avec le reste du pays. Une exclusion qu’elle n’a pas choisie.Par N. Sebti
Il est clair aujourd'hui, que rien ne viendra de la politique!
Une autre route doit être empruntée.......... :bang:
Les deux ailes ennemies des arouch se retrouvent tacitement autour d’un même mot d’ordre de grève générale ce jeudi 29 septembre, lancé à partir de Bouira pour les non-dialoguistes et de Béjaïa par les partisans d’Abrika qui devaient se réunir à Tizi-Ouzou, d’après Yazid Kaci, délégué très proche du porte-parole des négociateurs.
Cette réponse non-concertée des deux tendances au rejet par Bouteflika de toute possibilité d’officialisation de tamazight vient renforcer l’appel des partis politiques et mouvements au rejet de la charte de Bouteflika proposée au suffrage du peuple demain jeudi 29 septembre. Les propos provocateurs tenus par le premier magistrat du pays à Constantine semblent avoir eu pour effets immédiats de susciter la même réaction de la part du FFS, du RCD, du MDS, du Congrès mondial amazigh, des coordinations de Ath-Zmenzer et des Ouacifs, d’une fraction parmi les parents de martyrs, des non-dialoguistes et des partisans d’Abrika. Au rejet par le boycott préconisé dès le départ par la plupart d’entre eux, vient se joindre l’appel à la grève générale des deux tendances adverses du désormais ex-mouvement citoyen de Kabylie.
:TV
Par ici la suite...... (http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2005/09/28/article.php?sid=28649&cid=2)
:Portable:
Quelqu'un a des nouvelles fiables sur le taux de participation en kabylie? :brows:
:Pancart:
En demandant aux Algériens, meurtris par une décennie de violences, s'ils sont pour ou contre la paix, Abdelaziz Bouteflika enfonce des portes ouvertes. Excepté les irréductibles du GSPC, la population qui porte le deuil de 150 000 morts et de milliers de disparus, aspire à une vie normale.
A travers ce plébiscite, Bouteflika veut forcer les dernières lignes de résistance pour obtenir les pleins pouvoirs, remodeler le champ politique à sa main, et réviser la Constitution qui lui interdit de briguer un troisième mandat en 2009. Homme autoritaire, qui a fait ses classes dans les putschs et l'intrigue, il ne peut souffrir la moindre contradiction. «Je refuse d'être un trois quarts de président», répétait-il durant son premier mandat. Après avoir mis au pas toutes les institutions y compris l'armée, il est le seul maître à bord depuis la présidentielle d'avril 2004. Certains des hommes du président, accusés de graves violations des droits de l'homme par l'opposition et les ONG internationales, verront leur immunité assurée par la charte pour «la paix et la réconciliation nationale».
:Driver:
Pour dompter les islamistes radicaux qui «ont instrumentalisé l'Islam pour ensanglanter le pays», Bouteflika et ses partisans caressent, à leur tour la fibre religieuse des Algériens.
Dans ce climat mystique qui fait feu de tous les archaïsmes, Bouteflika est célébré par ses thuriféraires comme un prophète, «envoyé par Dieu pour apporter la bonne parole et panser nos plaies». Séduits par cette ferveur messianique, mais surtout par les promesses de reconversion politique, Madani Mezrag, Ahmed Bénaïcha et Mustapha Kertali, les «émirs» de l'AIS qui ont quitté le maquis en janvier 2000, soutiennent le président et mènent campagne pour son projet.
Parmi les dirigeants du FIS en exil, le clan de Rabah Kébir, réfugié en Allemagne, appuie la démarche et prépare son retour au pays. Alors qu'ils sont interdits d'activité politique par Bouteflika, Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN et «représentant personnel du chef de l'Etat» offre de les accueillir au sein de son parti.
Pour sceller cette alliance entre les «barbéfélènes», les conservateurs de l'e-parti unique, et les islamistes radicaux ralliés au président, l'opposition démocratique est bâillonnée ; ses militants sont fustigés comme «des agents de l'étranger, ennemis de la nation». Alors que le président courtise les «frères égarés» du GSPC, et appelle la population à les accueillir «avec des dattes, du lait et du miel», la police pourchasse leurs adversaires pacifiques.
)-(:-)
A Alger et dans plusieurs localités de province, des militants du Front des forces socialistes de Hocine Aït-Ahmed et du Mouvement démocratique et social (MDS, ex-parti communiste) sont interpellés et inculpés d'«atteinte aux intérêts supérieurs de la nation». Leur crime : avoir distribué des tracts appelant à boycotter le référendum.
Ce retour du délit d'opinion, qui renvoie le pays aux années de plomb, est le prélude à une nouvelle restriction des libertés. Grâce à la Charte, qui lui donne carte blanche pour «prendre toutes les mesures visant à en concrétiser les dispositions», Bouteflika aura les coudées franches pour fermer la parenthèse démocratique ouverte par les émeutes d'octobre 1988. Comme ce chef intégriste qui ordonnait aux Algériens, en décembre 1991, de «changer leurs habitudes alimentaires et vestimentaires», le président algérien annonce déjà la couleur : «Après le référendum, la société devra s'adapter avec de nouvelles méthodes de gestion.»
chercheminuit
04/10/2005, 02h06
Des nouvelles d'Abrika, après la déferlante du "OUI" au réferendum du 29/09!
une info du grand reporter Oxyntha (http://www.kabyles.com/forume/showpost.php?p=990&postcount=20)
une reconversion dans le bisness reussie! :lol:
chercheminuit
15/10/2005, 01h44
:Portable:
Quelqu'un a des nouvelles fiables sur le taux de participation en kabylie? :brows:
153.32% ! :helpsmili
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