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Voir la version complète : Céline , Drieu La Rochelle ...Peut-on bien écrire et penser mal ?


cherchemidi
05/09/2005, 09h38
-deux cas extrêmes d'écrivains de renom qui pensaient mal ( et même très mal ) : Céline et Drieu La Rochelle , le premier antisémite forcené , le second collborateur notoire , national-socialiste actif ...

-selon Simone de Beauvoir (un article des Temps Modernes qui fit grand bruit ) , il ne peut y avoir d'"intellectuel de droite " , à plus forte raison d'extrême droite.

-peut-on la suivre sur ce point ? et en conséquence , bannir des manuels les écrivains et philosophes politiquement incorrects ?

cherchemidi
05/09/2005, 16h09
-deux cas extrêmes d'écrivains de renom qui pensaient mal ( et même très mal ) : Céline et Drieu La Rochelle , le premier antisémite forcené , le second collborateur notoire , national-socialiste actif ...

-selon Simone de Beauvoir (un article des Temps Modernes qui fit grand bruit ) , il ne peut y avoir d'"intellectuel de droite " , à plus forte raison d'extrême droite.

-peut-on la suivre sur ce point ? et en conséquence , bannir des manuels les écrivains et philosophes politiquement incorrects ?
-d'autres écrivains à propos desquels cette question peut aussi être posée :

----Robert Brasillach , fusillé en 1945 pour collaboration : écrivain certes moins important que Céline et Drieu (il est mort très jeune...) mais nullement négligeable : " Notre avant -guerre",
" Les sept couleurs" ...

----Aragon ( voir ce sujet ) qui fut longtemps stalinien de stricte obédience ; son oeuvre romanesque la plus politisée ( les six volumes des " communistes" ) tient fort bien la route

---parmi les philosophes : Heidegger , qui fut , incontestablement nazi et membre du parti pendant plusieurs années ...Son ancienne maîtresse , Hannah Arendt , ne l'a jamais renié ; Sartre l'estimait ( et ceci même après guerre )

cherchemidi
06/09/2005, 09h34
-d'autres écrivains à propos desquels cette question peut aussi être posée :

----Robert Brasillach , fusillé en 1945 pour collaboration : écrivain certes moins important que Céline et Drieu (il est mort très jeune...) mais nullement négligeable : " Notre avant -guerre",
" Les sept couleurs" ...

----Aragon ( voir ce sujet ) qui fut longtemps stalinien de stricte obédience ; son oeuvre romanesque la plus politisée ( les six volumes des " communistes" ) tient fort bien la route

---parmi les philosophes : Heidegger , qui fut , incontestablement nazi et membre du parti pendant plusieurs années ...Son ancienne maîtresse , Hannah Arendt , ne l'a jamais renié ; Sartre l'estimait ( et ceci même après guerre )
-précision sur HANAH ARENDT : juive allemande , réfugiée aux Etats-Unis ; ancienne élève de Heidegger ; militante de la démocratie et des droits de l'homme ; auteur , notamment de " La crise de la culture" et de " Le procès Eichmann"

-à propos des intellectuels de droite qui , selon S de Beauvoir et d'autres n'ont pas droit au titre d'intellectuels : au milieu des années 50 , les professeurs et étudiants communistes et apparentés , ont essayé ( chahuts , pétitions ) de faire interdire les cours de Raymond ARON , nommé professeur de sociologie : raisons invoquées : il écrivait dans le Figaro et sa sociologie était non (et même anti)marxiste

-R Aron était normalien ( de la génération de Sartre ) , juif ( non pratiquant ) et antifasciste militant ( ce que ne fut pas JP Sartre avant guerre ) , actif dans les équipes de la France Libre à Londres ; membre du RPF ( Rassemblement du Peuple Français) dès sa création au début de la IVème République ( mais il s'en détacha très vite , n'étant pas vraiment gaulliste ) ; un esprit libre !

Acenggu
10/09/2005, 14h16
Le "bien" et le "mal" sont des notions "relatives", Cherchemidi.

Ce n'est pas parceque l'on évitera de parler d'auteurs au talent littéraire certain que ça changera quoi que ce soit.
Bien au contraire. Le faire serait "louche".
Il est plus logique de laisser chacun libre de choisir ses Maîtres à penser.
Et c'est aussi éveiller l'esprit critique que de présenter les différents points de vue (littéraires, philosophiques ou autres). A chacun ensuite de faire le tri et de refléchir.



Paraît, qu'en se suicidant,le séducteur des années 30, Pierre Drieu La Rochelle se serait infligé lui-même un chatiment à la mesure de son engagement dans la collaboration nazie.


De Brasillach, "Comme le temps passe" est autrement interessant.

Quant à Aragon, dire l'amour comme il l'a fait montre bien qu'il y avait aussi du bon en lui. Comme chez tout le monde.

Et puis, Simone est gentille, mais qui décide d'accorder le "titre d'intellectuel" à quelqu'un ?

pigalle
11/09/2005, 22h57
-précision sur HANAH ARENDT : juive allemande , réfugiée aux Etats-Unis ; ancienne élève de Heidegger ; militante de la démocratie et des droits de l'homme ; auteur , notamment de " La crise de la culture" et de " Le procès Eichmann"

-à propos des intellectuels de droite qui , selon S de Beauvoir et d'autres n'ont pas droit au titre d'intellectuels : au milieu des années 50 , les professeurs et étudiants communistes et apparentés , ont essayé ( chahuts , pétitions ) de faire interdire les cours de Raymond ARON , nommé professeur de sociologie : raisons invoquées : il écrivait dans le Figaro et sa sociologie était non (et même anti)marxiste

-R Aron était normalien ( de la génération de Sartre ) , juif ( non pratiquant ) et antifasciste militant ( ce que ne fut pas JP Sartre avant guerre ) , actif dans les équipes de la France Libre à Londres ; membre du RPF ( Rassemblement du Peuple Français) dès sa création au début de la IVème République ( mais il s'en détacha très vite , n'étant pas vraiment gaulliste ) ; un esprit libre !


Sartre rentra en contact avec Celine pour lui demander d'interceder, aupres des allemands, afin qu'il puisse jouer une de ses pieces à Paris .
Celine (qui surnommait Sarte "l'agite du bocal") refusa en precisant que cela n'etait pas dans son pouvoir .
Le plus beau livre de Drieu est, à mon humble avis, "le feu follet" .Livre dont Louis Malle a fait une superbe adaptation avec Ronet dans le role principal .
Le souvenir de Celine est tres present à Montmartre .C'est au 98 de la rue Lepic que fut ecrit le "voyage" (au 96 habitait, à l'epoque, le realisateur Abel Gance).
Apres le succes du livre , Celine demenagea de quelques metres pour aller s'installer au 5 rue Girardon ou il vecut jusqu'en 44 (dans "Nord" il raconte son depart en catastrophe par l"avenue Junot).
Le 5 rue girardon se trouve à un carrefour, dans un angle se situe le Moulin de la galette, dans un autre habitait Marcel Ayme(certainement le plus grand prosateur français) et dans le dernier se trouvait l'Atelier du peintre Gen Paul ou Marcel Ayme et Celine se rencontraient regulierement. .
C'etait l'epoque ou Montmartre etait un quartier populaire et n'avait pas ete ,encore, contamine par les ""zozos-bohemes"

cherchemidi
11/09/2005, 23h30
Le "bien" et le "mal" sont des notions "relatives", Cherchemidi.

Ce n'est pas parceque l'on évitera de parler d'auteurs au talent littéraire certain que ça changera quoi que ce soit.
Bien au contraire. Le faire serait "louche".
Il est plus logique de laisser chacun libre de choisir ses Maîtres à penser.
Et c'est aussi éveiller l'esprit critique que de présenter les différents points de vue (littéraires, philosophiques ou autres). A chacun ensuite de faire le tri et de refléchir.



Paraît, qu'en se suicidant,le séducteur des années 30, Pierre Drieu La Rochelle se serait infligé lui-même un chatiment à la mesure de son engagement dans la collaboration nazie.


De Brasillach, "Comme le temps passe" est autrement interessant.

Quant à Aragon, dire l'amour comme il l'a fait montre bien qu'il y avait aussi du bon en lui. Comme chez tout le monde.

Et puis, Simone est gentille, mais qui décide d'accorder le "titre d'intellectuel" à quelqu'un ?


-le bien , le mal , notions relatives , j'en conviens , surtout en politique ...

-je ne suis pas sûr qu'en se suicidant , Drieu ait voulu se punir ; il éprouvait une certaine lassitude de la vie ( voir" le Feu follet " , qu'évoque Pigalle dans un message d'il y a un instant ); je vérifierai ce qu'en dit une biographie que je possède .

-Aragon ( sa biographie par D Desanti le montre bien ) était capable du meilleur et du pire ; sa façon de dire l'amour fait partie du meilleur ...

-d'accord avec toi pour ne mettre aucun écrivain à l'index au nom du" politiquement correct"

cherchemidi
11/09/2005, 23h54
Sartre rentra en contact avec Celine pour lui demander d'interceder, aupres des allemands, afin qu'il puisse jouer une de ses pieces à Paris .
Celine (qui surnommait Sarte "l'agite du bocal") refusa en precisant que cela n'etait pas dans son pouvoir .
Le plus beau livre de Drieu est, à mon humble avis, "le feu follet" .Livre dont Louis Malle a fait une superbe adaptation avec Ronet dans le role principal .
Le souvenir de Celine est tres present à Montmartre .C'est au 98 de la rue Lepic que fut ecrit le "voyage" (au 96 habitait, à l'epoque, le realisateur Abel Gance).
Apres le succes du livre , Celine demenagea de quelques metres pour aller s'installer au 5 rue Girardon ou il vecut jusqu'en 44 (dans "Nord" il raconte son depart en catastrophe par l"avenue Junot).
Le 5 rue girardon se trouve à un carrefour, dans un angle se situe le Moulin de la galette, dans un autre habitait Marcel Ayme(certainement le plus grand prosateur français) et dans le dernier se trouvait l'Atelier du peintre Gen Paul ou Marcel Ayme et Celine se rencontraient regulierement. .
C'etait l'epoque ou Montmartre etait un quartier populaire et n'avait pas ete ,encore, contamine par les ""zozos-bohemes"


-Merci pour ces informations sur Louis -Ferdinand et quelques autres grands Momtmartrois ; je situe bien le 98 rue Lepic et le carrefour Girardon .

-je suppose que le chat Bébert était honorablement connu dans le quartier ...

-je place très haut , comme toi ," le feu follet " ( avec le film , que je possède en vidéo - cassette ) , mais à égalité ( dans un genre très différent ) avec" Gilles"

-je m'intéresse à la relation Aragon- Drieu , fort singulière ...

-à propos de ce que tu dis de l'intervention de Sartre auprès de Céline : dans " Une si douce occupation " , Gilbert Joseph montre bien que , dans Paris occupé , le principal souci de Sartre était d'être publié et joué ; ses très vagues rapports avec un réseau , puis son auto-proclamation en qualité de résistant en août 44 l' ont exonéré d'avoir à rendre des comptes (il est allé jusqu'à en demander à d'autres , moins habiles )

-j'aime beaucoup, comme toi , Marcel Aymé , qui a souffert de n'avoir pas été "conforme"

pigalle
12/09/2005, 19h12
-Merci pour ces informations sur Louis -Ferdinand et quelques autres grands Momtmartrois ; je situe bien le 98 rue Lepic et le carrefour Girardon .

-je suppose que le chat Bébert était honorablement connu dans le quartier ...

-je place très haut , comme toi ," le feu follet " ( avec le film , que je possède en vidéo - cassette ) , mais à égalité ( dans un genre très différent ) avec" Gilles"

-je m'intéresse à la relation Aragon- Drieu , fort singulière ...

-à propos de ce que tu dis de l'intervention de Sartre auprès de Céline : dans " Une si douce occupation " , Gilbert Joseph montre bien que , dans Paris occupé , le principal souci de Sartre était d'être publié et joué ; ses très vagues rapports avec un réseau , puis son auto-proclamation en qualité de résistant en août 44 l' ont exonéré d'avoir à rendre des comptes (il est allé jusqu'à en demander à d'autres , moins habiles )

-j'aime beaucoup, comme toi , Marcel Aymé , qui a souffert de n'avoir pas été "conforme"

Chaque fois que j'en ai l'occasion je fais un detour passage Choiseul, là ou Celine habitait enfant et ou sa mere tenait sa boutique de broderie.
La boutique est evidemment toujours là (un panneau à l'entree du passage indique le numero du magasin).
Elle forme un genre de duplex .La mezzanine etait le lieu de vie.Celine raconte comment sa mere, occupee à servir ses clients au rez-de-chaussee,laissait ses pates cuire trop longtemps à un point tel qu'elles prenaient la forme de la marmite .

cherchemidi
12/09/2005, 19h35
Chaque fois que j'en ai l'occasion je fais un detour passage Choiseul, là ou Celine habitait enfant et ou sa mere tenait sa boutique de broderie.
La boutique est evidemment toujours là (un panneau à l'entree du passage indique le numero du magasin).
Elle forme un genre de duplex .La mezzanine etait le lieu de vie.Celine raconte comment sa mere, occupee à servir ses clients au rez-de-chaussee,laissait ses pates cuire trop longtemps à un point tel qu'elles prenaient la forme de la marmite .
-Sa mère était, me semble-t-il , bretonne ! (et sans doute experte en crêpes plutôt qu'en pâtes ...)

-Je me demande s'il n'a pas fait ses études de médecine à Rennnes ...

-Je me souvenais vaguement d'un passage , mais je n'avais pas fait le lien avec le passage Choiseul , que je connais parce qu'il a abrité les Editions Lemerre (qui publièrent F Coppée , Barbey etc .)

-j'ai la voix de LF sur un CD ( "Céline parle " ): trois entretiens , le dernier étant de 1959 )

-un géant !

-dans mon Hilairet (dict historique des rues de Paris ) : une( médiocre) photo du passage en 1916

Acenggu
12/09/2005, 22h18
-je ne suis pas sûr qu'en se suicidant , Drieu ait voulu se punir ; il éprouvait une certaine lassitude de la vie ( voir" le Feu follet " , qu'évoque Pigalle dans un message d'il y a un instant ); je vérifierai ce qu'en dit une biographie que je possède .



Je n'en sais rien non plus. C'est ce que laisse entendre D. Desanti dans "Drieu La Rochelle ou le séducteur mystifié".
On y trouve de nombreuses références à Aragon.

cherchemidi
12/09/2005, 22h46
Je n'en sais rien non plus. C'est ce que laisse entendre D. Desanti dans "Drieu La Rochelle ou le séducteur mystifié".
On y trouve de nombreuses références à Aragon.
-c'est la bio que je possède ; je viens de la retrouver et je vais regarder ce qui y est dit de la fin de l'auteur du "feu follet" .

-j'ai aussi le journal des derniers mois de Drieu ; je vais le reprendre également

-nous avons de bonnes lectures !

pigalle
12/09/2005, 22h54
-Sa mère était, me semble-t-il , bretonne ! (et sans doute experte en crêpes plutôt qu'en pâtes ...)

-Je me demande s'il n'a pas fait ses études de médecine à Rennnes ...

-Je me souvenais vaguement d'un passage , mais je n'avais pas fait le lien avec le passage Choiseul , que je connais parce qu'il a abrité les Editions Lemerre (qui publièrent F Coppée , Barbey etc .)

-j'ai la voix de LF sur un CD ( "Céline parle " ): trois entretiens , le dernier étant de 1959 )

-un géant !

-dans mon Hilairet (dict historique des rues de Paris ) : une( médiocre) photo du passage en 1916


Breton tres attache à ses origines et il fit ses etudes de medecine à Rennes (il avait epouse la fille d'un prof de medecine de Rennes), mais il etait ne à Courbevoie .
Il restait tres attache à Montmartre aussi, dans son exil danois il s'etait arrange pour recevoir une revue evoquant la vie du quartier .

Acenggu
12/09/2005, 22h55
-c'est la bio que je possède ; je viens de la retrouver et je vais regarder ce qui y est dit de la fin de l'auteur du "feu follet" .

-j'ai aussi le journal des derniers mois de Drieu ; je vais le reprendre également

-nous avons de bonnes lectures !


Oui, je vais reprendre ça aussi. Mes souvenirs se font vagues.

Et puis, je suis tombé sur "L'écrivain engagé est ses ambivalences - De Chateaubriand à Malraux", de H. Lottman, que j'ai acquis il y a peu sans toutefois le lire. La critique fût mitigée alors je vais y aller avec des pincettes.

Nous avons de très bonnes lectures !!

cherchemidi
13/09/2005, 19h08
Oui, je vais reprendre ça aussi. Mes souvenirs se font vagues.

Et puis, je suis tombé sur "L'écrivain engagé est ses ambivalences - De Chateaubriand à Malraux", de H. Lottman, que j'ai acquis il y a peu sans toutefois le lire. La critique fût mitigée alors je vais y aller avec des pincettes.

Nous avons de très bonnes lectures !!
-j'ai vu passer une critique de ce livre , mais je n'en ai qu'un souvenir très vague ...( l'âge ...)

-l'itinéraire politique de Chateaubriand me semble avoir été plus compliqué que celui de Malraux et , contrairement à ce dernier , l'auteur des "Mémoires..." n'a pas achevé sa vie sous les honneurs , bien qu'il ait été , lui aussi, ministre ...

-quelques points communs :

-----l'amour des femmes ...( non sans orages ...)

---- le goût de la "posture" , une certaine façon de mettre leur personnage en scène .

----un don inné pour l'expression ( de meilleure qualité , selon moi , chez Chateaubriand )

----des" mémoires" ( "anti-mémoires" pour Malraux )

----une certaine fascination pour un grand personnage ; Chateaubriand : Napoléon ( mais ça n'a pas marché ! ) , Malraux : De Gaulle ( union réussie )


-L'ENGAGEMENT de l'écrivain : thème très à la mode dans les années 50 (au temps de mes études supérieures ) ; à cette époque , les " hussards " ( rien à voir avec les " hussards de la
République" d'avant 14 ) se moquaient allègrement des écrivains engagés ( les hussards que j'aimais le plus : Roger Nimier , Michel Déon , Jacques Perret , netttement plus à droite qu'à gauche d'ailleurs; l'apolitisme était considéré comme "réactionnaire" )

cherchemidi
16/09/2005, 10h11
----->>>Accenguu

-son suicide " définitif "ayant été précédé de plusieurs tentatives , et les motifs invoqués n'étant pas présentés à chaque fois dans des termes identiques , il est difficile d'y voir clair : il se punit moins , semble-t-il parce qu'il se sent coupable que par ce qu'il se reproche de s'être trompé (et encore, n'est-ce pas évident car il dit aussi avoir eu raison trop tôt ...)

-la peur d'être jeté en pâture aux gaullistes (qu'il méprise ) et à l'opinion publique , d'aller en prison et d'être jugé est également invoquée par lui ; autre thème récurrent , apparu bien avant la Libération : il se sent vieux et fini et estime , dans la droite ligne des stoïciens , qu'un homme digne de ce nom doit choisir , à temps , le moment et le mode de son départ

-enfin , il s'est toujours intéressé à la spiritualité indienne qui , selon lui , relativise l'importance de la vie humaine ; ce thème l'"occupait" beaucoup durant les derniers mois de sa vie.

-telles sont les impressions ( assez imprécises) que je retire d'un survol de son "Journal" publié en 1992 , postérieurement à la bio de Dominique Desanti (1978 ) ( j'ignore si elle a été rééditée )

-------à propos de " FEU FOLLET " : as-tu remarqué que la dépendance dont souffre le héros est , dans le livre la drogue et dans le film l'alcool ? (serait-ce , aujourd'hui, le tabac ? )

cherchemidi
05/11/2005, 05h49
-on peut certes penser mal et écrire bien , mais aussi :

---penser mal et écrire mal

---penser bien et écrire bien

---penser bien et écrire mal

---ne pas penser et ne pas écrire

uccen n'awras
05/01/2006, 16h56
penser et ne rien écrire (ou que du vent, pour les gobes-mouches)

cherchemidi
14/01/2006, 11h43
penser et ne rien écrire (ou que du vent, pour les gobes-mouches)
----c'est un cas de figure qui m'avait échappé ; merci d'avoir complété ma liste !

----Les gobe-mouches étant très nombreux , pourquoi ne pas leur faire plaisir de temps en temps ?