tafat
02/08/2005, 20h13
..........................un roi arabe et musulman.
Autant prendre cela avec ironie. Aussi, je vous copie, l'article d'Hakim Laâlam, journaliste du Soir d'Algérie qui manie bien l'ironie.
— Que diable ! Un peu de dignité. Il s’agit d’un mort. Et pas
n’importe quel mort ! Un roi arabe et musulman. Qui plus est,
grand ami de l’Algérie.
— Assurément ! Assurément ! Un mort est un mort. Excusez-moi
si j’ai donné l’impression de ne pas respecter le deuil de trois
jours décrété par l’Algérie. En fait, mon esprit vagabondait de souvenir
en souvenir. Et là, à l’instant, avant que vous ne me sermonniez,
je me suis rappelé le fameux million de dollars offert par ce
monarque à Abassi Madani et au FIS, en 1990.
— Qu’avez-vous donc à remuer ainsi le passé ? Aujourd’hui est
jour d’affliction pour tous les Algériens. La nation arabe et musulmane
a perdu un grand guide.
— Assurément ! Assurément ! Un roi arabe est mort. Vous vous
souvenez de ces centres “culturels” financés par Riyad ? Et ces
milliers de livres gracieusement offerts par le royaume d’Arabie à
nos enfants ? Que de la bonne littérature : Comment fabriquer une
bombinette ; De l’art de la guérilla et du djihad ; Structure et organisation
de la famille musulmane ou le meilleur moyen d’empêcher la
femme d’occuper des postes de travail naturellement destinés à
l’homme ; De la bonne taille du djelbab et du sabre porté en dessous.
Non, c’est sûr, l’Arabie saoudite du défunt Fahd était un pays
frère...
— Recueillez-vous et cessez vos sarcasmes ! Nous pleurons
aujourd’hui une perte cruelle.
— Assurément ! Assurément ! Et vous vous souvenez de ces
centaines de jeunes Algériens qui se voyaient offrir des omra par
Riyad et qui se retrouvaient ensuite miraculeusement enrôlés dans
des centres de formation au combat, notamment en Afghanistan ?
Beaucoup n’en sont jamais revenus. Et quand ils en revenaient,
c’était soit, entre quatre planches, soit, pour rejoindre le maquis.
— Serpent impie à la solde de la juiverie internationale et des
nouveaux croisés ! Taisez-vous et priez à la mémoire du grand
absent, notre ami le roi.
— Désolé, mais la seule prière de l’absent que ma mémoire
m’autorise, c’est celle de vendredi dernier. Pour Belaroussi et
Belkadi. Pour le reste, je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.
H. L.
Autant prendre cela avec ironie. Aussi, je vous copie, l'article d'Hakim Laâlam, journaliste du Soir d'Algérie qui manie bien l'ironie.
— Que diable ! Un peu de dignité. Il s’agit d’un mort. Et pas
n’importe quel mort ! Un roi arabe et musulman. Qui plus est,
grand ami de l’Algérie.
— Assurément ! Assurément ! Un mort est un mort. Excusez-moi
si j’ai donné l’impression de ne pas respecter le deuil de trois
jours décrété par l’Algérie. En fait, mon esprit vagabondait de souvenir
en souvenir. Et là, à l’instant, avant que vous ne me sermonniez,
je me suis rappelé le fameux million de dollars offert par ce
monarque à Abassi Madani et au FIS, en 1990.
— Qu’avez-vous donc à remuer ainsi le passé ? Aujourd’hui est
jour d’affliction pour tous les Algériens. La nation arabe et musulmane
a perdu un grand guide.
— Assurément ! Assurément ! Un roi arabe est mort. Vous vous
souvenez de ces centres “culturels” financés par Riyad ? Et ces
milliers de livres gracieusement offerts par le royaume d’Arabie à
nos enfants ? Que de la bonne littérature : Comment fabriquer une
bombinette ; De l’art de la guérilla et du djihad ; Structure et organisation
de la famille musulmane ou le meilleur moyen d’empêcher la
femme d’occuper des postes de travail naturellement destinés à
l’homme ; De la bonne taille du djelbab et du sabre porté en dessous.
Non, c’est sûr, l’Arabie saoudite du défunt Fahd était un pays
frère...
— Recueillez-vous et cessez vos sarcasmes ! Nous pleurons
aujourd’hui une perte cruelle.
— Assurément ! Assurément ! Et vous vous souvenez de ces
centaines de jeunes Algériens qui se voyaient offrir des omra par
Riyad et qui se retrouvaient ensuite miraculeusement enrôlés dans
des centres de formation au combat, notamment en Afghanistan ?
Beaucoup n’en sont jamais revenus. Et quand ils en revenaient,
c’était soit, entre quatre planches, soit, pour rejoindre le maquis.
— Serpent impie à la solde de la juiverie internationale et des
nouveaux croisés ! Taisez-vous et priez à la mémoire du grand
absent, notre ami le roi.
— Désolé, mais la seule prière de l’absent que ma mémoire
m’autorise, c’est celle de vendredi dernier. Pour Belaroussi et
Belkadi. Pour le reste, je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.
H. L.