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Voir la version complète : 8 mai 1945 : le massacre enfin reconnu !


NAPOLEON
25/04/2005, 00h03
« Je veux parler des massacres du 8 mai 1945, il y a bientôt soixante ans : une tragédie inexcusable. Fallait-il qu’il y ait sur cette terre un abîme d’incompréhension entre les communautés pour que se produise cet enchaînement d’un climat de peur, de manifestations et de leur répression, d’assassinats et de massacres », a déclaré, dimanche 27 janvier, l’ambassadeur de France en Algérie. Hubert Colin de Verdière s’exprimait à Sétif même, à l’université Ferhat-Abbas.

C’est la première fois, en tout cas à notre connaissance, qu’un représentant officiel des autorités françaises reconnaît le massacre de Sétif et emploie le qualificatif d’inexcusable qui désigne sans ambiguïté la France. Ce 8 mai 1945, en effet, reste comme un moment particulièrement sombre du traitement réservé aux Algériens, sur la longue route, souvent sanglante, de la colonisation.

À l’appel du mouvement de Messali Hadj, leader nationaliste, une manifestation importante se déroule dans le cadre de la victoire sur le nazisme pour réclamer le droit à la liberté des Algériens eux-mêmes, revendication d’autant plus légitime que nombre d’entre eux se sont sacrifiés pour la libération de la France. Des pancartes apparaissent « Indépendance pour l’Algérie », des drapeaux verts sortent qui seront ceux du pays. Des heurts s’engagent avec la police qui tente de s’emparer des uns et des autres.

La violence policière provoque une véritable émeute au cours de laquelle sont tués des Européens. Alors se met en place une répression par l’armée, commandée par Paris, d’une sauvagerie inouïe jusqu’au bombardement de populations civiles et qui fera, selon les sources, entre 10 000 et 45 000 morts.

On peut dire que, si la conquête de l’Algérie n’a jamais réellement cessé depuis 1830, la guerre d’Algérie a commencé ce 8 mai 1945, à Sétif, Guelma et Constantine. C’est si vrai que le général Duval, celui-là même qui avait commandé l’impitoyable répression, pourra écrire dans un document adressé à ses supérieurs : « Je vous ai donné la paix pour dix ans. Mais il ne faut pas se leurrer. Tout doit changer en Algérie. » On ne changea rien à l’Algérie et il ne se passa même pas dix ans avant que l’insurrection éclate, le 1er novembre 1954. Tous les éléments du drame étaient donc en place et l’entêtement des gouvernements français, notamment celui de Guy Mollet qui, en 1956, s’était fait élire pour faire la paix, à s’enfoncer dans la guerre aura été vraiment meurtrier.

La question posée est maintenant de savoir jusqu’où ira la reconnaissance du crime de Sétif et, forcément, des crimes qui suivirent, à commencer par celui de la torture sur lequel les autorités ont été interpellées, par l’Appel des Douze, en octobre 2000. Dans la déclaration de l’ambassadeur de France, une autre phrase mérite que l’on s’y arrête : « Le 8 mai 1945 devait être l’occasion de célébrer l’issue tant attendue d’une guerre mondiale, pendant laquelle tant des vôtres avaient donné leur vie pour notre liberté, cette liberté qui devait être celle de tous les Algériens. Ce fut hélas ! un drame. Celui-ci a marqué profondément, nous le savons bien, les Algériens qui, dès cette époque, rêvaient de liberté. »

Les Algériens, car c’est d’eux d’abord dont il est question, seront certainement heureux de lire au travers de ces mots, soigneusement pesés, la reconnaissance de leur aspiration historique à la « liberté » même si le mot national n’apparaît pas encore. Sans doute resteront-ils encore perplexes devant cette analyse de l’événement attribué à l’incompréhension entre les communautés. Les communautés se comprenaient d’autant moins qu’elles étaient dans un insupportable rapport d’inégalité : un petit Algérien sur dix allait à l’école et la liberté du suffrage était une sinistre comédie.

Il faudra bien, un jour, devenir logique : s’il y avait un rêve algérien de liberté, notoirement affirmé le 8 mai 1945, si la tragédie devient officiellement inexcusable, comment pourra-t-on encore ne pas condamner l’usage de la torture qui se prolongea longtemps après ? Comment pourra-t-on ne pas reconnaître le caractère liberticide de la guerre et de la colonisation ? Continuer à jouer sur les deux tableaux en érigeant, à Marseille, un monument rendant hommage à l’empire colonial, ou en célébrant la fin de la guerre le 5 décembre, c’est un leurre.

Le rendez-vous annoncé pour cette année, et que l’initiative de l’ambassadeur à Alger annonce manifestement, a tout pour devenir un enjeu très important pour les rapports franco-algériens et la mémoire française de la guerre réveillée ces dernières années : les deux présidents, Jacques Chirac, pour la France, et Abdelaziz Bouteflika, pour l’Algérie, s’apprêtent à signer, sans que la date soit fixée, un traité d’amitié entre les deux pays, dont on a été jusqu’à dire qu’il rappellerait le traité qui scella la réconciliation franco-allemande.

L’amitié franco-algérienne répond au voeu de beaucoup d’Algériens, qui n’ont jamais entretenu de haine pour un pays qui, pourtant, leur a fait tant de mal, celui de l’extrême violence qui a présidé à la naissance de leur nation et qu’ils auront payée cher, comme de beaucoup de Français, qui ont souffert d’avoir été mêlés, et leur pays avec eux, à cette sale guerre qui n’osait même pas dire son nom. L’amitié ne peut se sceller durablement que dans la vérité dite sur les épreuves qui l’ont entravée. Cela ne viendra pas tout seul. Dès le 8 mai 2005, qui sera celui du soixantième anniversaire, on devine qu’il va en être question d’une façon un peu plus que rituelle.

Charles Silvestre

NAPOLEON
25/04/2005, 00h08
Paris reconnaît que le massacre de Sétif en 1945 était "inexcusable"
jeudi 10 mars 2005.

Associations et journaux algériens réclament une "demande de pardon".

Après une semaine de silence, la Fondation du 8 mai 1945, importante association algérienne spécialisée sur l’étude du colonialisme, s’est félicitée de la reconnaissance par la France du massacre de Sétif du 8 mai 1945. Si la Fondation se félicite "que la France officielle se décide enfin à reconnaître son implication dans les actes monstrueux et inhumains commis en son nom de 1830 à 1962", elle réclame à l’Etat français d’aller plus loin et de procéder à "une demande de pardon". Elle estime que le président Jacques Chirac pourrait le faire de la même façon qu’il a reconnu "solennellement et publiquement la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des juifs au camp d’Auschwitz et autres camps".

C’est le 27 février que l’ambassadeur de France à Alger a créé la surprise. Ce qui aurait pu n’être qu’un déplacement protocolaire d’Hubert Colin de Verdière à Sétif, petite ville de l’Est algérien, s’est transformé en événement. "Je me dois d’évoquer une tragédie qui a particulièrement endeuillé votre région. Je veux parler des massacres du 8 mai 1945, il y aura bientôt soixante ans : une tragédie inexcusable", a déclaré l’ambassadeur de France lors d’une allocution prononcée à l’intérieur de l’université Ferhat Abbas, du nom du celui qui devait devenir le premier président du GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) en septembre 1958. Un homme que Colin de Verdière a salué au passage comme "un adversaire" de la France, "mais un adversaire respecté".

C’était la première fois qu’un représentant officiel de la République française reconnaissait ce qui s’était passé à Sétif et le faisait en employant des mots aussi forts que "massacre" et "tragédie inexcusable".

Le massacre de Sétif reste l’une des pages les plus noires de l’histoire commune entre les deux pays. Le 8 mai 1945, la France célèbre l’armistice marquant la capitulation de l’Allemagne nazie. De l’autre côté de la Méditerranée, on s’apprête également à fêter la victoire, d’autant que nombre d’Algériens ont donné leur vie pour la libération de la France.

Chauffés à blanc, des militants du Parti du peuple algérien (PPA, dissous en 1939) se rassemblent pour réclamer la libération de leur chef, Messali Hadj. Une foule estimée à 10 000 personnes défile en scandant des slogans nationalistes. La bannière algérienne, blanche et verte, frappée de l’étoile et du croissant rouge, est brandie. Bien vite, la colère des manifestants se retourne contre les Français de la ville. Cent neuf colons sont tués et plus d’une centaine blessés.

La répression sera d’une brutalité extrême, disproportionnée mais sans doute à la mesure de la hantise du gouvernement général et des Européens d’Algérie d’assister au prélude d’un soulèvement général. Avec l’assentiment de Paris et l’assistance de groupes d’autodéfense de colons, l’armée mène la contre-attaque. La marine tire à partir de la côte tandis que l’aviation bombarde et mitraille les villages. De nombreuses exécutions sommaires se produisent, en particulier dans la ville de Guelma.

La "pacification" - expression en vigueur dans l’armée française - ne prendra fin que le 22 mai avec la reddition officielle des tribus.

Le bilan de ce déchaînement de folie sanglante ? Entre 10 000 et 45 000 morts, selon les sources. Cette tragédie va constituer le socle du nationalisme algérien. L’écrivain Kateb Yacine, jeune témoin de cette "horrible boucherie", dira que le massacre de Sétif a donné naissance à son nationalisme. De nombreux historiens situent le déclenchement de la guerre d’indépendance algérienne non pas au 1er novembre 1954, comme on le lit dans les livres d’histoire, mais au 8 mai 1945.

La reconnaissance par la France de sa responsabilité dans ce drame a donc créé émotion et surprise à Alger. Si les autorités algériennes se sont gardées de tout commentaire, la presse a unanimement applaudi le geste de l’ambassadeur de France. "Un tabou vient d’être cassé", a ainsi estimé le quotidien francophone L’Expression, tandis que le journal arabophone Al-Jazaïr News parlait de "révolution".

Beaucoup, tel El-Khabar, le plus grand tirage de la presse algérienne, espèrent que ce "premier pas" ouvrira la voie à une forme de "repentance". Ils l’espèrent d’autant plus que l’année 2005 devrait être marquée par la signature d’un important traité d’amitié entre la France et l’Algérie, comparable au traité de l’Elysée qui avait scellé la réconciliation franco-allemande en 1963.

Par Florence Beaugé, www.lemonde.fr

ORGON
25/04/2005, 13h49
Paris reconnaît que le massacre de Sétif en 1945 était "inexcusable"
jeudi 10 mars 2005.

Associations et journaux algériens réclament une "demande de pardon".

Après une semaine de silence, la Fondation du 8 mai 1945, importante association algérienne spécialisée sur l’étude du colonialisme, s’est félicitée de la reconnaissance par la France du massacre de Sétif du 8 mai 1945. Si la Fondation se félicite "que la France officielle se décide enfin à reconnaître son implication dans les actes monstrueux et inhumains commis en son nom de 1830 à 1962", elle réclame à l’Etat français d’aller plus loin et de procéder à "une demande de pardon". Elle estime que le président Jacques Chirac pourrait le faire de la même façon qu’il a reconnu "solennellement et publiquement la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des juifs au camp d’Auschwitz et autres camps".

C’est le 27 février que l’ambassadeur de France à Alger a créé la surprise. Ce qui aurait pu n’être qu’un déplacement protocolaire d’Hubert Colin de Verdière à Sétif, petite ville de l’Est algérien, s’est transformé en événement. "Je me dois d’évoquer une tragédie qui a particulièrement endeuillé votre région. Je veux parler des massacres du 8 mai 1945, il y aura bientôt soixante ans : une tragédie inexcusable", a déclaré l’ambassadeur de France lors d’une allocution prononcée à l’intérieur de l’université Ferhat Abbas, du nom du celui qui devait devenir le premier président du GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) en septembre 1958. Un homme que Colin de Verdière a salué au passage comme "un adversaire" de la France, "mais un adversaire respecté".

C’était la première fois qu’un représentant officiel de la République française reconnaissait ce qui s’était passé à Sétif et le faisait en employant des mots aussi forts que "massacre" et "tragédie inexcusable".

Le massacre de Sétif reste l’une des pages les plus noires de l’histoire commune entre les deux pays. Le 8 mai 1945, la France célèbre l’armistice marquant la capitulation de l’Allemagne nazie. De l’autre côté de la Méditerranée, on s’apprête également à fêter la victoire, d’autant que nombre d’Algériens ont donné leur vie pour la libération de la France.

Chauffés à blanc, des militants du Parti du peuple algérien (PPA, dissous en 1939) se rassemblent pour réclamer la libération de leur chef, Messali Hadj. Une foule estimée à 10 000 personnes défile en scandant des slogans nationalistes. La bannière algérienne, blanche et verte, frappée de l’étoile et du croissant rouge, est brandie. Bien vite, la colère des manifestants se retourne contre les Français de la ville. Cent neuf colons sont tués et plus d’une centaine blessés.

La répression sera d’une brutalité extrême, disproportionnée mais sans doute à la mesure de la hantise du gouvernement général et des Européens d’Algérie d’assister au prélude d’un soulèvement général. Avec l’assentiment de Paris et l’assistance de groupes d’autodéfense de colons, l’armée mène la contre-attaque. La marine tire à partir de la côte tandis que l’aviation bombarde et mitraille les villages. De nombreuses exécutions sommaires se produisent, en particulier dans la ville de Guelma.

La "pacification" - expression en vigueur dans l’armée française - ne prendra fin que le 22 mai avec la reddition officielle des tribus.

Le bilan de ce déchaînement de folie sanglante ? Entre 10 000 et 45 000 morts, selon les sources. Cette tragédie va constituer le socle du nationalisme algérien. L’écrivain Kateb Yacine, jeune témoin de cette "horrible boucherie", dira que le massacre de Sétif a donné naissance à son nationalisme. De nombreux historiens situent le déclenchement de la guerre d’indépendance algérienne non pas au 1er novembre 1954, comme on le lit dans les livres d’histoire, mais au 8 mai 1945.

La reconnaissance par la France de sa responsabilité dans ce drame a donc créé émotion et surprise à Alger. Si les autorités algériennes se sont gardées de tout commentaire, la presse a unanimement applaudi le geste de l’ambassadeur de France. "Un tabou vient d’être cassé", a ainsi estimé le quotidien francophone L’Expression, tandis que le journal arabophone Al-Jazaïr News parlait de "révolution".

Beaucoup, tel El-Khabar, le plus grand tirage de la presse algérienne, espèrent que ce "premier pas" ouvrira la voie à une forme de "repentance". Ils l’espèrent d’autant plus que l’année 2005 devrait être marquée par la signature d’un important traité d’amitié entre la France et l’Algérie, comparable au traité de l’Elysée qui avait scellé la réconciliation franco-allemande en 1963.

Par Florence Beaugé, www.lemonde.fr

l'arbre qui cache la forêt ! :w00t2:

POURQUOI 1945…Que se passe t-il aujourd’hui !
Parles nous voir de tes copains les islamistes.. Qui depuis l'avènement violent massacrent ! Véritable vocation… authentique passion !
‘’ Pour ne parler que de l’Algérie’’ Peux-tu nous dire combien d’Algériens trucidés SAUVAGEMENT sur les dix dernières années ??? #:-o

il n’est plus question de dénombrer les malheureux en milliers… Mais en centaines de milliers.. Et dans quel état de sauvagerie !

Pas pour demain que les adeptes de cette religion ''d'amour du prochain'' reconnaitront leurs forfaits

ayouliw
25/04/2005, 18h22
à quant une reconnaissance de la barbarie musulmane qui s'est etalée sur 14 siecles et qui continue de moisonner des vies humaines un peu partout à travers le monde? le monde ouvrira-a-t-il un jour les yeux sur cette bête immonde qu'était mahomet?

asardun
25/04/2005, 18h43
à quant une reconnaissance de la barbarie musulmane qui s'est etalée sur 14 siecles et qui continue de moisonner des vies humaines un peu partout à travers le monde? le monde ouvrira-a-t-il un jour les yeux sur cette bête immonde qu'était mahomet?
Il ya par ci par la des souhaits de plus en plus fort pour que cette chose rejoint le meme sort que le nazisme .Apparamment, les gents n'aiment pas que leurs libertees soit restreintes a cause des chameaux.

ayouliw
25/04/2005, 19h38
Il ya par ci par la des souhaits de plus en plus fort pour que cette chose rejoint le meme sort que le nazisme .Apparamment, les gents n'aiment pas que leurs libertees soit restreintes a cause des chameaux.
__________________
asardun

assrdun ,je trouve que ces gens sont d'une molesse affligeante, à quand l'interdiction de l'islam?

asardun
25/04/2005, 19h41
Il ya par ci par la des souhaits de plus en plus fort pour que cette chose rejoint le meme sort que le nazisme .Apparamment, les gents n'aiment pas que leurs libertees soit restreintes a cause des chameaux.
__________________
asardun

assrdun ,je trouve que ces gens sont d'une molesse affligeante, à quand l'interdiction de l'islam?
Qu'ils refassent une fois le 11 .09 et on peu dire bingo.

pigalle
25/04/2005, 21h17
Paris reconnaît que le massacre de Sétif en 1945 était "inexcusable"
jeudi 10 mars 2005.

Associations et journaux algériens réclament une "demande de pardon".

Après une semaine de silence, la Fondation du 8 mai 1945, importante association algérienne spécialisée sur l’étude du colonialisme, s’est félicitée de la reconnaissance par la France du massacre de Sétif du 8 mai 1945. Si la Fondation se félicite "que la France officielle se décide enfin à reconnaître son implication dans les actes monstrueux et inhumains commis en son nom de 1830 à 1962", elle réclame à l’Etat français d’aller plus loin et de procéder à "une demande de pardon". Elle estime que le président Jacques Chirac pourrait le faire de la même façon qu’il a reconnu "solennellement et publiquement la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des juifs au camp d’Auschwitz et autres camps".

C’est le 27 février que l’ambassadeur de France à Alger a créé la surprise. Ce qui aurait pu n’être qu’un déplacement protocolaire d’Hubert Colin de Verdière à Sétif, petite ville de l’Est algérien, s’est transformé en événement. "Je me dois d’évoquer une tragédie qui a particulièrement endeuillé votre région. Je veux parler des massacres du 8 mai 1945, il y aura bientôt soixante ans : une tragédie inexcusable", a déclaré l’ambassadeur de France lors d’une allocution prononcée à l’intérieur de l’université Ferhat Abbas, du nom du celui qui devait devenir le premier président du GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) en septembre 1958. Un homme que Colin de Verdière a salué au passage comme "un adversaire" de la France, "mais un adversaire respecté".

C’était la première fois qu’un représentant officiel de la République française reconnaissait ce qui s’était passé à Sétif et le faisait en employant des mots aussi forts que "massacre" et "tragédie inexcusable".

Le massacre de Sétif reste l’une des pages les plus noires de l’histoire commune entre les deux pays. Le 8 mai 1945, la France célèbre l’armistice marquant la capitulation de l’Allemagne nazie. De l’autre côté de la Méditerranée, on s’apprête également à fêter la victoire, d’autant que nombre d’Algériens ont donné leur vie pour la libération de la France.

Chauffés à blanc, des militants du Parti du peuple algérien (PPA, dissous en 1939) se rassemblent pour réclamer la libération de leur chef, Messali Hadj. Une foule estimée à 10 000 personnes défile en scandant des slogans nationalistes. La bannière algérienne, blanche et verte, frappée de l’étoile et du croissant rouge, est brandie. Bien vite, la colère des manifestants se retourne contre les Français de la ville. Cent neuf colons sont tués et plus d’une centaine blessés.

La répression sera d’une brutalité extrême, disproportionnée mais sans doute à la mesure de la hantise du gouvernement général et des Européens d’Algérie d’assister au prélude d’un soulèvement général. Avec l’assentiment de Paris et l’assistance de groupes d’autodéfense de colons, l’armée mène la contre-attaque. La marine tire à partir de la côte tandis que l’aviation bombarde et mitraille les villages. De nombreuses exécutions sommaires se produisent, en particulier dans la ville de Guelma.

La "pacification" - expression en vigueur dans l’armée française - ne prendra fin que le 22 mai avec la reddition officielle des tribus.

Le bilan de ce déchaînement de folie sanglante ? Entre 10 000 et 45 000 morts, selon les sources. Cette tragédie va constituer le socle du nationalisme algérien. L’écrivain Kateb Yacine, jeune témoin de cette "horrible boucherie", dira que le massacre de Sétif a donné naissance à son nationalisme. De nombreux historiens situent le déclenchement de la guerre d’indépendance algérienne non pas au 1er novembre 1954, comme on le lit dans les livres d’histoire, mais au 8 mai 1945.

La reconnaissance par la France de sa responsabilité dans ce drame a donc créé émotion et surprise à Alger. Si les autorités algériennes se sont gardées de tout commentaire, la presse a unanimement applaudi le geste de l’ambassadeur de France. "Un tabou vient d’être cassé", a ainsi estimé le quotidien francophone L’Expression, tandis que le journal arabophone Al-Jazaïr News parlait de "révolution".

Beaucoup, tel El-Khabar, le plus grand tirage de la presse algérienne, espèrent que ce "premier pas" ouvrira la voie à une forme de "repentance". Ils l’espèrent d’autant plus que l’année 2005 devrait être marquée par la signature d’un important traité d’amitié entre la France et l’Algérie, comparable au traité de l’Elysée qui avait scellé la réconciliation franco-allemande en 1963.

Par Florence Beaugé, www.lemonde.fr


Les evenements commencerent par un soulevement insurectionnel, prepare de longue date .Qui rapidement fit tache d'huile dans le region de Setif et dans le Constantinois .
Si un peu plus d'une centaine d'europeens (femmes, enfants, nouveau-nes) furent massacres et supplicie à Setif meme , plusieurs centaines d'autre le furent dans toute la zone concernee .
A cote de europeens plusieurs centaines d'indigenes (arabe, kabyle) allies de la France, fonctionnaires, notables, opposes au soulement furent pareillement massacres par les insurges (le frere de Ferhat Abbas pharmacien à Constantine fut massacre dans sa pharmacie ).
Quel Etat, quel gouvernement serait reste sans reagir face à tant de barbarie ?
Aucun
Comment a reagit le Gouvernement algeriens actuel face à de semblalble massacres comme ceux de Bent***** ?
Par la repression exactement comme le fit le gouvernement français à l'epoque.

NAPOLEON
26/04/2005, 00h11
Quel Etat, quel gouvernement serait reste sans reagir face à tant de barbarie ?
Aucun

Ce que tu dois savoir c’est que ta lecture de l’histoire, la même que celle de l’extrême droite française, fait plutôt sourire qu’autre chose. Les négationnistes ont toujours existé et ils existeront toujours, ce qui est important c’est de les confronter aux faits historiques et d’essayer de réparer ce qu’a été fait, par la repentance, puisqu’on ne peut refaire l’histoire. Et je constate que les officiels français commencent de plus en plus à avoir du courage, comprennent cette situation, ce qui va aider les algériens à panser leurs blessures et les préparer à accepter les excuses de la France coloniale.

25 avril 2005 / 15 h 24
À Alger, Bertrand Delanoë estime que la colonisation française "est un fait historique particulièrement regrettable"

AFP – Alger. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a affirmé lundi, peu après son arrivée à Alger, que "la colonisation est un fait historique particulièrement regrettable", et qu'il n'y a de "sociétés civilisées" que s'il y a "des peuples égaux". "C'est mon sentiment de citoyen", a précisé le maire de Paris devant le wali (préfet) d'Alger, Mohammed Kebir Addou, l'ambassadeur de France, Hubert Colin de Verdière, et de nombreuses personnalités de la ville. "Il faut oser la vérité", a dit encore M. Delanoë.

"Nous avons une histoire commune, cette histoire a créé des affections, mais aussi des souffrances et des blessures", a-t-il souligné. "Quand des fautes sont commises, tout le monde doit les regarder en face", a dit encore le maire.

M. Delanoë a rappelé à cet égard les paroles fortes de l'ambassadeur de France, qui le 27 février à Sétif avait évoqué les massacres du 8 mai 1945 dans le Constantinois en parlant de "tragédie inexcusable". "Il faut poursuivre sur ce chemin", a-t-il souligné, rappelant qu'il avait fait mettre en place à Paris une plaque à la mémoire des Algériens jetés à la Seine le 17 octobre 1961 - "et je l'ai changée chaque fois qu'elle a été abîmée" - et baptiser une place au nom de Maurice Audin, mort en 1957, en pleine guerre d'Algérie, sous la torture des militaires français.

"Le fait colonial est injuste, ce qui est juste, c'est un peuple libre", a dit encore le maire de Paris, pour qui "un peuple ne peut accéder à l'égalité avec un autre que par l'indépendance". "Quand Willy Brandt s'est mis à genoux pour demander pardon au nom de l'Allemagne, il a grandi l'Allemagne", a-t-il jugé : "on ne s'abaisse pas quand on reconnaît ses fautes".

Interrogé par des journalistes sur l'éventualité d'un "acte fort" de Jacques Chirac, il a estimé que la question était "pertinente". "Mais, a-t-il ajouté, je ne vais pas faire la leçon au président de la République, c'est sa responsabilité".

Le 23 février dernier, le Parlement français avait voté une loi "portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés" faisant référence au seul "rôle positif de la présence française outre-mer". Cette loi avait provoqué de vigoureuses protestations, notamment d'historiens et d'enseignants, pointant "le mensonge officiel sur des crimes, sur des massacres allant parfois jusqu'au génocide".

Sioux
26/04/2005, 00h23
QUOTE=pigalle]Les evenements commencerent par un soulevement insurectionnel, prepare de longue date .Qui rapidement fit tache d'huile dans le region de Setif et dans le Constantinois .
Si un peu plus d'une centaine d'europeens (femmes, enfants, nouveau-nes) furent massacres et supplicie à Setif meme , plusieurs centaines d'autre le furent dans toute la zone concernee .
A cote de europeens plusieurs centaines d'indigenes (arabe, kabyle) allies de la France, fonctionnaires, notables, opposes au soulement furent pareillement massacres par les insurges (le frere de Ferhat Abbas pharmacien à Constantine fut massacre dans sa pharmacie ).
Quel Etat, quel gouvernement serait reste sans reagir face à tant de barbarie ?
Aucun
Comment a reagit le Gouvernement algeriens actuel face à de semblalble massacres comme ceux de Bent***** ?
Par la repression exactement comme le fit le gouvernement français à l'epoque.[/QUOTE]


Halte aux inexactitude Monsieur Pigalle
Vous melangez le soulevement du Nord Constantinois , orchestré par Zighout Youcef en 55 , , soulevement et repression qui a provoqué la fragilisation des paysans de cette region initialement quasi totalement acquise au MTLD et ce depuis les revoltes de 45.

voir la zone geographique

http://aureschaouia.free.fr/webgallerie/picture.php?cat=25&image_id=1029

Les campagnes du constantinois et la kabylie ( kherrata en 45) et plus tard entre 54 et 62 illustrent bien ce patriotisme rural .

La revolte lancée en 55 par Zighout Youcef c'est une chose et le soulevement de mai 45 c'est autre chose.!

Sioux
26/04/2005, 00h35
precisions.

8 mai 1945, c'est une zone de Setif, Kherrata jusqu'à Guelma.
les villes des Setif, Guelma et les campagnes autour de Setif et Guelma .

pigalle
27/04/2005, 20h01
precisions.

8 mai 1945, c'est une zone de Setif, Kherrata jusqu'à Guelma.
les villes des Setif, Guelma et les campagnes autour de Setif et Guelma .

"Beaucoup de fellahs venus de la campagne environnante, armes de matraques, de couteaux,, de pistolets, de fusils de chasse, s'attaquent indifferemment à tous les europeens rencontres .
La gendarmerie intervient, mais dejà, la nouvelle des evenements declenche ailleurs des soulevements armes qui s'en prennent egalement aux europeens .Massacres, viols, incendies se multiplient au cris de "Djihad"!"djihad" et "***** akbar" .L'administration, les centres de colonisation et les gardes forestiers sont les plus vises, mais dans les fermes europeennes isolees les revoltes sement la terreur .
Le dechainement de violence et d'horreur touche le "Bled" dans un perimetre compris entre Bougie, la kabylçie des babors, kherrata, Setif, Guelma et pres de la cote les environs de Bone".
Ca c'est pour Setif en 45.
"Midi.c'est l'heure choisie par des milliers de paysans musulmans pour attaquer une trentaine de villes et de villages .A la preparation minutieuse de l'insurrection succede desormais un dechainement de violence enragee, à coup de haches, de couteaux, et d'armes de chasse soustraites aux saisies des gendarmes.
Au centre minier d'El halia le massacre terrifiant de 37 civils europeens dont 23 enfants, deliberement sacrifies pour provoquer la vengeance des europeens, fait couler une rigole de sang non loin des mines de fer detruites.
Au total en quelques heures les cadavres de centaines d'europeens et presqu'autant de musulmans juges trop moderes jonchent les rues de Philippeville,Constantine, Oued Zenati, Ain abid"
Ca c'est pour l'insurrection de Philippeville en 1955.
Effectivement le frere de Ferhat Abbas a du etre tue lors de la seconde et non pas lors de la premiere .Mais les deux se ressemblent tellement qu'une confision est permise

asardun
27/04/2005, 20h12
precisions.

8 mai 1945, c'est une zone de Setif, Kherrata jusqu'à Guelma.
les villes des Setif, Guelma et les campagnes autour de Setif et Guelma .
A l'epoqeu cette zone c'etait la kabylie. Mais j'ai jamais entendus que il ya eu un mouvement de revolte a oran ,tlemcen , bechar ,laghouat etc.

Chipalo
27/04/2005, 21h41
Ce que tu dois savoir c’est que ta lecture de l’histoire, la même que celle de l’extrême droite française, fait plutôt sourire qu’autre chose. Les négationnistes ont toujours existé et ils existeront toujours, ce qui est important c’est de les confronter aux faits historiques et d’essayer de réparer ce qu’a été fait, par la repentance, puisqu’on ne peut refaire l’histoire. Et je constate que les officiels français commencent de plus en plus à avoir du courage, comprennent cette situation, ce qui va aider les algériens à panser leurs blessures et les préparer à accepter les excuses de la France coloniale.

25 avril 2005 / 15 h 24
À Alger, Bertrand Delanoë estime que la colonisation française "est un fait historique particulièrement regrettable"

AFP – Alger. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a affirmé lundi, peu après son arrivée à Alger, que "la colonisation est un fait historique particulièrement regrettable", et qu'il n'y a de "sociétés civilisées" que s'il y a "des peuples égaux". "C'est mon sentiment de citoyen", a précisé le maire de Paris devant le wali (préfet) d'Alger, Mohammed Kebir Addou, l'ambassadeur de France, Hubert Colin de Verdière, et de nombreuses personnalités de la ville. "Il faut oser la vérité", a dit encore M. Delanoë.

"Nous avons une histoire commune, cette histoire a créé des affections, mais aussi des souffrances et des blessures", a-t-il souligné. "Quand des fautes sont commises, tout le monde doit les regarder en face", a dit encore le maire.

M. Delanoë a rappelé à cet égard les paroles fortes de l'ambassadeur de France, qui le 27 février à Sétif avait évoqué les massacres du 8 mai 1945 dans le Constantinois en parlant de "tragédie inexcusable". "Il faut poursuivre sur ce chemin", a-t-il souligné, rappelant qu'il avait fait mettre en place à Paris une plaque à la mémoire des Algériens jetés à la Seine le 17 octobre 1961 - "et je l'ai changée chaque fois qu'elle a été abîmée" - et baptiser une place au nom de Maurice Audin, mort en 1957, en pleine guerre d'Algérie, sous la torture des militaires français.

"Le fait colonial est injuste, ce qui est juste, c'est un peuple libre", a dit encore le maire de Paris, pour qui "un peuple ne peut accéder à l'égalité avec un autre que par l'indépendance". "Quand Willy Brandt s'est mis à genoux pour demander pardon au nom de l'Allemagne, il a grandi l'Allemagne", a-t-il jugé : "on ne s'abaisse pas quand on reconnaît ses fautes".

Interrogé par des journalistes sur l'éventualité d'un "acte fort" de Jacques Chirac, il a estimé que la question était "pertinente". "Mais, a-t-il ajouté, je ne vais pas faire la leçon au président de la République, c'est sa responsabilité".

Le 23 février dernier, le Parlement français avait voté une loi "portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés" faisant référence au seul "rôle positif de la présence française outre-mer". Cette loi avait provoqué de vigoureuses protestations, notamment d'historiens et d'enseignants, pointant "le mensonge officiel sur des crimes, sur des massacres allant parfois jusqu'au génocide".



Pigalle ne fait pas du negationnisme, mais donne une version particuliere de l'histoire...

NAPOLEON
03/05/2005, 00h57
Conférence sur les massacres du 8 Mai 1945, jeudi
Par : EL MOUDJAHID Le : dimanche 01 mai 2005



Le centre de presse Mohamed Abderrahmani, El Moudjahid, abritera jeudi 5 mai à 10h, une conférence historique sur les massacres de mai 1945, animée par M. Ammar Belkhodja, journaliste et chercheur en histoire.
Organisée par l’association le Flambeau du chahid, en collaboration avec le quotidien El Moudjahid, cette rencontre se tiendra dans le cadre de la commémoration du 60e anniversaire de ce tragique événement.

ayouliw
03/05/2005, 01h04
Conférence sur les massacres du 8 Mai 1945, jeudi
Par : EL MOUDJAHID Le : dimanche 01 mai 2005



Le centre de presse Mohamed Abderrahmani, El Moudjahid, abritera jeudi 5 mai à 10h, une conférence historique sur les massacres de mai 1945, animée par M. Ammar Belkhodja, journaliste et chercheur en histoire.
Organisée par l’association le Flambeau du chahid, en collaboration avec le quotidien El Moudjahid, cette rencontre se tiendra dans le cadre de la commémoration du 60e anniversaire de ce tragique événement.
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napoleon
bor-del ! je n'imaginais pas que tu pouvais aller jusqu'a nous proposer un article d 'El Muujahid

NAPOLEON
03/05/2005, 01h10
napoleon
bor-del ! je n'imaginais pas que tu pouvais aller jusqu'a nous proposer un article d 'El Muujahid
Ce n'est pas une dissection mais juste une info non commentée, telle qu'a été publié par ce quotidien.
Je n'ai pas posté un article pour que tu t'existes ainsi comme une puce

Chipalo
03/05/2005, 20h17
Pour trouver cette depeche dans El Moudjahid, il faut d'abord commencer par LIRE El Moudjahid... non?

NAPOLEON
07/05/2005, 19h41
Il y a soixante ans, les massacres de Sétif : l'autre 8 mai 1945
LE MONDE | 07.05.05 | 16h16 • Mis à jour le 07.05.05 | 16h16

Au moment où, partout en Europe, la capitulation allemande est célébrée, quelques initiatives disséminées rappellent une des pages noires du colonialisme français : les massacres commis il y a soixante ans à Sétif, Guelma et Kherrata, dans le Constantinois algérien.

Combien de victimes algériennes lors de ces journées sanglantes que l'écrivain Kateb Yacine, alors âgé de 15 ans et élève au lycée Albertini de Sétif, qualifiera d'"horrible boucherie" ? 10 000 ? 20 000 ? La mémoire officielle en a perdu la t**** d'autant plus facilement que les cadavres ont été précipitamment enfouis. Seul est connu aujourd'hui le nombre de morts du côté européen : 86 civils et 16 militaires.

Tables rondes, colloques...
Samedi 7 mai : colloque organisé par la Ligue des droits de l'homme, "Le trou de mémoire colonial et la société française d'aujourd'hui", à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, à Paris, de 9 heures à 18 h 30. Parmi les intervenants aux débats et tables rondes : Mohammed Harbi, Annie Rey-Goldzeiguer, Jean-Pierre Peyroulou, Benjamin Stora, Hocine Aït Ahmed, Henri Alleg, Khadidja Bourcart, Philippe Bataille, Françoise Lorcerie, Patrick Weill, Wassyla Tamzali...

Dimanche 8 mai : Marche des "indigènes de la République", à 14 heures, place de la République, à Paris.

Mardi 10 mai : soirée d'information sur les massacres coloniaux en Algérie, organisée par le collectif Devoirs de mémoire et animée par Benjamin Stora, Mohammed Harbi et Olivier Le Cour Grandmaison, à 20 heures, Ecole normale supérieure, Paris.
L'association Au nom de la mémoire organise, en mai, des projections-débats à Marseille, Rennes, Saint-Denis, Lyon et Strasbourg. Une projection du film Les Massacres de Sétif, un certain 8 mai 1945, suivie d'un débat avec les historiens Gilles Manceron, Benjamin Stora, Claude Liauzu, Sylvie Thénault, Jean-Pierre Peyroulou a eu lieu à Paris le 6 mai.

[-] fermer



Une perte de mémoire que l'Etat français peine à combler, malgré l'évocation récente par l'ambassadeur de France à Alger des "massacres du 8 mai 1945" . La déclaration d'Hubert Colin de Verdière, le 27 février à Sétif, qualifiant ces événements de "tragédie inexcusable" et appelant à la "connaissance lucide du passé" , a été saluée de l'autre côté de la Méditerranée comme la première reconnaissance officielle de sa responsabilité par la République française.

Mais la France a du mal à regarder son histoire en face, "sa part de blessures et de cicatrices" , comme l'admettait pourtant Jean-Pierre Raffarin lors des cérémonies marquant le 60e anniversaire du débarquement de Provence, en août 2004 à Toulon. "Il faut savoir se souvenir, il ne faut pas oublier" , affirmait alors le premier ministre à l'adresse des Algériens présents.

Depuis, la loi du 23 février portant reconnaissance de la nation en faveur des Français rapatriés a montré les limites de ce travail de mémoire. Un article introduit à l'Assemblée nationale sous forme d'amendement prévoit ainsi que "les programmes de recherches universitaires accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite" . "Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord" , précise le texte de loi.

Une pétition contre l'"enseignement d'une histoire officielle" lancée à l'initiative d'historiens (Le Monde du 25 mars) estime que, "en ne retenant que le "rôle positif" de la colonisation" , cette loi "impose un mensonge officiel" et "légalise un communautarisme nationaliste suscitant en réaction le communautarisme de groupes ainsi interdits de tout passé" .

"La démocratie ne pourra jamais se nourrir de l'occultation" , déplore Mehdi Lallaoui, coauteur avec Bernard Langlois du film Les Massacres de Sétif, un certain 8 mai 1945, diffusé en 1995 à l'occasion du 50e anniversaire. "Seule une histoire assumée permet de tisser les fils de l'avenir. Tronquée, elle est source de fracture et école de l'impunité, poursuit le président de l'association Au nom de la mémoire. Les guerres de mémoires et les dissimulations font le jeu des partisans des discours xénophobes."


LE MUR DU SILENCE


Pour la Ligue des droits de l'homme, la "persistance de ce passé refoulé" participe de la reproduction de phénomènes discriminatoires et d'inégalités de fait. Certains jugent cette approche insuffisante. L'occultation de ces drames illustre à leurs yeux l'impossibilité de la société française à assumer un passé colonial qu'elle perpétuerait en son sein. "La décolonisation de la République reste à l'ordre du jour" , clame l'appel des "indigènes de la République" lancé en janvier par des personnalités et des militants d'associations de soutien aux immigrés, qui suscite de vives controverses.

L'appropriation de la mémoire devient ainsi un enjeu collectif face à l'incertain horizon de l'"intégration à la française" . A travers la commémoration de ce massacre, les initiateurs et les signataires de l'appel des "indigènes" plaident la nécessité de "construire une mémoire de la colonisation" qui soit aussi "une mémoire des résistances" . Ils estiment que la place accordée par l'histoire officielle à l'immigration est équivalente à celle que la société française réserve à ses immigrés : "invisible, marginalisée, oubliée" . "Cette situation aliène notre identité" , dénonce Abdellaji Hajjat, réalisateur du film Mémoire en marche.

Longtemps la répression sanglante de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, au cours de laquelle périrent un grand nombre d'Algériens, a été enfouie par le souvenir des huit morts du métro Charonne, en février 1962. Les massacres de Sétif et Guelma commencent à grand-peine à franchir le mur du silence. Nulle parole officielle n'est en France venue témoigner d'une volonté de lever le voile sur ce passé.

Pourtant, la reconnaissance des responsabilités de la France coloniale est un préalable indispensable à la convocation de la mémoire. Faute de quoi, les victimes de ce passé et leurs héritiers seraient fondés à ne voir dans la mise en chantier par le gouvernement d'une Cité nationale de l'histoire de l'immigration qu'un symbole sans conséquence.

Patrick Roger

pigalle
07/05/2005, 20h33
Il y a soixante ans, les massacres de Sétif : l'autre 8 mai 1945
LE MONDE | 07.05.05 | 16h16 • Mis à jour le 07.05.05 | 16h16

Au moment où, partout en Europe, la capitulation allemande est célébrée, quelques initiatives disséminées rappellent une des pages noires du colonialisme français : les massacres commis il y a soixante ans à Sétif, Guelma et Kherrata, dans le Constantinois algérien.

Combien de victimes algériennes lors de ces journées sanglantes que l'écrivain Kateb Yacine, alors âgé de 15 ans et élève au lycée Albertini de Sétif, qualifiera d'"horrible boucherie" ? 10 000 ? 20 000 ? La mémoire officielle en a perdu la t**** d'autant plus facilement que les cadavres ont été précipitamment enfouis. Seul est connu aujourd'hui le nombre de morts du côté européen : 86 civils et 16 militaires.

Tables rondes, colloques...
Samedi 7 mai : colloque organisé par la Ligue des droits de l'homme, "Le trou de mémoire colonial et la société française d'aujourd'hui", à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, à Paris, de 9 heures à 18 h 30. Parmi les intervenants aux débats et tables rondes : Mohammed Harbi, Annie Rey-Goldzeiguer, Jean-Pierre Peyroulou, Benjamin Stora, Hocine Aït Ahmed, Henri Alleg, Khadidja Bourcart, Philippe Bataille, Françoise Lorcerie, Patrick Weill, Wassyla Tamzali...

Dimanche 8 mai : Marche des "indigènes de la République", à 14 heures, place de la République, à Paris.

Mardi 10 mai : soirée d'information sur les massacres coloniaux en Algérie, organisée par le collectif Devoirs de mémoire et animée par Benjamin Stora, Mohammed Harbi et Olivier Le Cour Grandmaison, à 20 heures, Ecole normale supérieure, Paris.
L'association Au nom de la mémoire organise, en mai, des projections-débats à Marseille, Rennes, Saint-Denis, Lyon et Strasbourg. Une projection du film Les Massacres de Sétif, un certain 8 mai 1945, suivie d'un débat avec les historiens Gilles Manceron, Benjamin Stora, Claude Liauzu, Sylvie Thénault, Jean-Pierre Peyroulou a eu lieu à Paris le 6 mai.

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Une perte de mémoire que l'Etat français peine à combler, malgré l'évocation récente par l'ambassadeur de France à Alger des "massacres du 8 mai 1945" . La déclaration d'Hubert Colin de Verdière, le 27 février à Sétif, qualifiant ces événements de "tragédie inexcusable" et appelant à la "connaissance lucide du passé" , a été saluée de l'autre côté de la Méditerranée comme la première reconnaissance officielle de sa responsabilité par la République française.

Mais la France a du mal à regarder son histoire en face, "sa part de blessures et de cicatrices" , comme l'admettait pourtant Jean-Pierre Raffarin lors des cérémonies marquant le 60e anniversaire du débarquement de Provence, en août 2004 à Toulon. "Il faut savoir se souvenir, il ne faut pas oublier" , affirmait alors le premier ministre à l'adresse des Algériens présents.

Depuis, la loi du 23 février portant reconnaissance de la nation en faveur des Français rapatriés a montré les limites de ce travail de mémoire. Un article introduit à l'Assemblée nationale sous forme d'amendement prévoit ainsi que "les programmes de recherches universitaires accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite" . "Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord" , précise le texte de loi.

Une pétition contre l'"enseignement d'une histoire officielle" lancée à l'initiative d'historiens (Le Monde du 25 mars) estime que, "en ne retenant que le "rôle positif" de la colonisation" , cette loi "impose un mensonge officiel" et "légalise un communautarisme nationaliste suscitant en réaction le communautarisme de groupes ainsi interdits de tout passé" .

"La démocratie ne pourra jamais se nourrir de l'occultation" , déplore Mehdi Lallaoui, coauteur avec Bernard Langlois du film Les Massacres de Sétif, un certain 8 mai 1945, diffusé en 1995 à l'occasion du 50e anniversaire. "Seule une histoire assumée permet de tisser les fils de l'avenir. Tronquée, elle est source de fracture et école de l'impunité, poursuit le président de l'association Au nom de la mémoire. Les guerres de mémoires et les dissimulations font le jeu des partisans des discours xénophobes."


LE MUR DU SILENCE


Pour la Ligue des droits de l'homme, la "persistance de ce passé refoulé" participe de la reproduction de phénomènes discriminatoires et d'inégalités de fait. Certains jugent cette approche insuffisante. L'occultation de ces drames illustre à leurs yeux l'impossibilité de la société française à assumer un passé colonial qu'elle perpétuerait en son sein. "La décolonisation de la République reste à l'ordre du jour" , clame l'appel des "indigènes de la République" lancé en janvier par des personnalités et des militants d'associations de soutien aux immigrés, qui suscite de vives controverses.

L'appropriation de la mémoire devient ainsi un enjeu collectif face à l'incertain horizon de l'"intégration à la française" . A travers la commémoration de ce massacre, les initiateurs et les signataires de l'appel des "indigènes" plaident la nécessité de "construire une mémoire de la colonisation" qui soit aussi "une mémoire des résistances" . Ils estiment que la place accordée par l'histoire officielle à l'immigration est équivalente à celle que la société française réserve à ses immigrés : "invisible, marginalisée, oubliée" . "Cette situation aliène notre identité" , dénonce Abdellaji Hajjat, réalisateur du film Mémoire en marche.

Longtemps la répression sanglante de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, au cours de laquelle périrent un grand nombre d'Algériens, a été enfouie par le souvenir des huit morts du métro Charonne, en février 1962. Les massacres de Sétif et Guelma commencent à grand-peine à franchir le mur du silence. Nulle parole officielle n'est en France venue témoigner d'une volonté de lever le voile sur ce passé.

Pourtant, la reconnaissance des responsabilités de la France coloniale est un préalable indispensable à la convocation de la mémoire. Faute de quoi, les victimes de ce passé et leurs héritiers seraient fondés à ne voir dans la mise en chantier par le gouvernement d'une Cité nationale de l'histoire de l'immigration qu'un symbole sans conséquence.

Patrick Roger



Aucun chiffre n'a ete donne sur les effets des represailles menees par l'armee pour une raison simple c'est que ces chiffres sont inconnus.
Entre les victimes musulmanes du soulevement insurrectionnel et les victimes musulmane des represailles , le trie est difficile à faire .De plus laisser les chiffres les plus fantaisistes et les plus extraordinaires circuler devait provoquer l'effet recherche......faire peur
Si à Setif meme le total des victimes europeennes tuees depasse la centaine , l'ensemble des victimes europeenne dans toute la zone insurrectionnelle depasse plusieurs centaines .A cela doit s'ajouter plusieurs centaines de blesses, femmes et enfants violes et supplicies .
"D'apres des rumeurs persistantes systematiquement propagees en Algerie, en France metropolitaine, à l'etranger et particulierement aux USA , les represailles auraient cause la mort de 5000 , 10 000, 20 000, 30 000 victimes" declare le Ministre de l'interieur Andre Tixier dans son discours du 18 janvier devant l'Assemblee Consultative: "Fort heureusement, les victimes de la repression sont beaucoup moins nombreuse" .
Stora parle de 15 000 victimes mais son evaluation ne repose sur rien si ce n'est sur sa volonte, de militant trotkiste de vieille date, de discrediter le colonialisme .
Le PPA retient le chiffre de 45 000 tues, les oulemas parlent de 90 000 .
En ce domaine plus c'est gros plus c'est beau par consequent l'enflure numerique est bienvenue et meme encouragee .
Voir les bouchers du FLN (tueries contre les algeriens du MNA,les fonctionnaires ou les pro-français, contre les harkis, tueries contre les civils europeens qui se comptent par dizaines de milliers) et les trotskistes (partisans d'une ideologie genocidaire et concentrationnaire) faire cause commune et prendre des poses indignes devant des chiffres tout droit sortis de leur imagination est pitoyable .
Le total des victimes des represailles se compte par centaines et non pas par milliers .Mais enfin quand on voit Libe et Le monde faire leur premiere page avec cet evenement , on voit tout de suite la campagne mediatique en preparation....un peu comme cela s'est passe avec le torture il y a quelques temps !

Norrin
07/05/2005, 20h35
à quant une reconnaissance de la barbarie musulmane qui s'est etalée sur 14 siecles et qui continue de moisonner des vies humaines un peu partout à travers le monde? le monde ouvrira-a-t-il un jour les yeux sur cette bête immonde qu'était mahomet?

Tu préfères peut être le juif de Nazareth et son Eglise ?
Demande aux victimes de l'inquisition qui hurlent encore depuis les limbes, demande aux amérindiens d'Amérique du Sud, etc...

NAPOLEON
07/05/2005, 20h38
.Mais enfin quand on voit Libe et Le monde faire leur premiere page avec cet evenement , on voit tout de suite la campagne mediatique en preparation....un peu comme cela s'est passe avec le torture il y a quelques temps !
On dirait que t’es le seul à détenir la vraie histoire avec une précision inouïe, tu rames en sens inverse du courant, des algériens et des français s’accordent pour parler d’un massacre et toi seul contre tous tu dis le contraire.
Ql clown ce mec `??`!!

zombretto
07/05/2005, 20h43
Les evenements commencerent par un soulevement insurectionnel, prepare de longue date .Qui rapidement fit tache d'huile dans le region de Setif et dans le Constantinois .
Si un peu plus d'une centaine d'europeens (femmes, enfants, nouveau-nes) furent massacres et supplicie à Setif meme , plusieurs centaines d'autre le furent dans toute la zone concernee .
A cote de europeens plusieurs centaines d'indigenes (arabe, kabyle) allies de la France, fonctionnaires, notables, opposes au soulement furent pareillement massacres par les insurges (le frere de Ferhat Abbas pharmacien à Constantine fut massacre dans sa pharmacie ).
Quel Etat, quel gouvernement serait reste sans reagir face à tant de barbarie ?
Aucun
Comment a reagit le Gouvernement algeriens actuel face à de semblalble massacres comme ceux de Bent***** ?
Par la repression exactement comme le fit le gouvernement français à l'epoque.

Salut la folle ...
.... ce qui m'est reste en travers de la gorge dans cette histoire
.... c'est le fait d'avoir associe des prisonniers italiens et allemands
.... a la repression contre des citoyens francais
.... dont les fils venaient de vaincre les ennemis de La France.
:icon4:

ben
07/05/2005, 20h57
:yella: Les langues commencent à se délier

Les Algériens n’ont pas l’esprit revanchard, mais il y a un devoir de mémoire, pour nos aînés, pour l’histoire, pour nos enfants.


L’Europe fête dans un faste assez grandiose la victoire sur le nazisme. C’est normal, direz-vous, sauf que pour les Algériens, la défaite d’Hitler avait coïncidé avec le massacre collectif de près de 45.000 Algériens dans l’Est du pays : Guelma, Sétif, Kherrata. Tout le Constantinois, quoi. Les soldats de la France avaient réprimé dans un bain de sang une manifestation pacifique pour l’indépendance, une promesse que la France des partisans avait faite lors du combat contre le Führer.

Il se trouve que justement les soldats algériens avaient pris part à la libération de la France, tout comme ils étaient dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale.

Aujourd’hui que tout le monde demande pardon à tout le monde: le pape Jean-Paul II, celui de l’Eglise vis-à-vis des Juifs, l’Allemagne réunifiée vers les mêmes Juifs, les Turcs vis-à-vis des Arméniens, il reste que la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité coloniale en Algérie.
Dernièrement, à Sétif, l’ambassadeur de France avait fait un premier geste dans la bonne direction. Le maire de Paris Bertrand Delanoë aussi, lors de sa visite à Alger. Certes, l’ambassadeur est le représentant officiel de la République française. On peut donc considérer qu’il a eu l’aval du Quai d’Orsay et de l’Elysée avant d’exprimer un point de vue aussi important et qui engage la diplomatie de son pays. C’était un geste courageux. Une chose doit être dite : les Algériens n’ont pas l’esprit revanchard, mais il y a un devoir de mémoire, pour nos aînés, pour l’histoire, pour nos enfants, qui doit être fait. Même si on pardonne, on n’oublie pas. Le pardon est nécessaire, mais l’oubli est déconseillé.

Pour partir sur de nouvelles bases, au moment où on parle le plus de la signature d’un traité d’amitié algéro-français, la reconnaissance des méfaits colonialistes en Algérie est indispensable. Sinon, on fera dans l’hypocrisie. Cachez-moi cette histoire que je ne saurais voir. Reste que soixante ans après, on peut considérer que l’anniversaire de cet important événement n’est pas célébré à sa juste mesure. D’autant plus qu’il est l’un des actes fondateurs du mouvement national. Le 8 Mai 1945 annonce déjà en filigrane le 1er Novembre 1954, d’autant que beaucoup de chefs du FLN, parmi ses fondateurs justement, ainsi que parmi les centaines de militants du PPA-MTLD, qui vont constituer son encadrement au lendemain du déclenchement de la lutte armée, avaient fait leurs classes dans les combats contre l’armée hitlérienne. Ils y avaient appris la discipline militaire, l’art du combat et le maniement des armes. C’étaient donc des guerriers aguerris, qui avaient fait leur baptême du feu dans les tranchées de Normandie, ou ailleurs, d’autant plus qu’Alger avait été désignée comme capitale de la France par De Gaulle, qui y avait établi son quartier général, et c’est à partir du sol algérien qu’il avait dirigé la résistance et les actions des maquisards.

Car si à Londres, il n’était qu’un hôte de Churchill, à Alger, il était chez lui, et il pouvait s’organiser à son aise. La base militaire de Mers-El-Kébir avait joué un rôle de premier plan. Beaucoup de films ont été réalisés sur les hauts faits d’arme de la Seconde Guerre mondiale.

Du débarquement de Normandie à la bataille d’El Alamaine, mais les cinéastes ne se sont pas beaucoup penchés sur le rôle joué par les soldats nord-africains durant toute la Seconde Guerre mondiale, ni sur la place qu’ a tenue Alger en tant que capitale de la France, au moins pour quelques courtes années, qui étaient très longues en vérité.

Pour les Algériens, cette journée du 8 Mai 45, qui était au départ prometteuse et pleine d’espoir, a vite tourné au cauchemar, c’était le jour le plus long, mais elle a sonné le glas pour le devenir du colonialisme et de son corollaire l’indigénat, en Algérie.


:Mimique:

pigalle
07/05/2005, 22h12
Tu préfères peut être le juif de Nazareth et son Eglise ?
Demande aux victimes de l'inquisition qui hurlent encore depuis les limbes, demande aux amérindiens d'Amérique du Sud, etc...


Pourquoi remonter aussi loin .
Le Darfour est la pour nous rappeler les methodes mahometanes .
Il reste infiniment plus d'amerindiens en Amerique que de chretiens en Turquie ou en Algerie ou que de juif en Arabie......par exemple !

NAPOLEON
07/05/2005, 22h16
Pourquoi remonter aussi loin .
Le Darfour est la pour nous rappeler les methodes mahometanes .
Il reste infiniment plus d'amerindiens en Amerique que de chretiens en Turquie ou en Algerie ou que de juif en Arabie......par exemple !
He l’ignare en chef, ils sont de ql confession les habitant de la région du Darfour ?

ben
07/05/2005, 22h50
:tchin:

Nous sommes bien les enfants du 8 mai 1945. Nés d’un massacre longtemps dissimulé au monde, sous les clameurs d’une victoire contre le nazisme à laquelle de nombreux Algériens ont contribué en y laissant la vie.

L’ampleur des massacres, menés aussi bien par les forces régulières que par les milices, avait fait littéralement trembler les esprits. La France pouvait aller très loin pour préserver le statu quo colonial.

On ne mesurera jamais assez ce tremblement existentiel qui secoua toute une génération. Le nationalisme algérien s’est bien cristallisé dans ce jour que nous ne pourrons sans doute jamais fêter - ainsi que le font la plupart des nations - comme une simple victoire de la liberté contre la barbarie. C’est vrai, mais ce n’est pas tout à fait juste.

Nous ne pouvons nous penser comme les enfants de « l’autre » 8 mai 1945. Dans nos mémoires, le 8 mai de la victoire et le 8 mai de la terreur se confondent, ils ne sont pas séparables.

Et c’est bien pour cela qu’il a donné naissance à un sentiment d’injustice absolu, car la promesse de liberté s’est noyée dans un crime de masse.

C’est en référence à ce 8 mai « total » que la conscience nationale s’est définitivement forgée et que même les petites élites algériennes nourries aux belles valeurs françaises ont définitivement perdu l’illusion d’un accès possible à l’égalité des droits et à la qualité de citoyen.

Ferhat Abbas, grand homme d’intelligence et de modération, en a été l’illustration et il en a tiré honnêtement la juste conclusion lorsque le moment est venu.

Soixante ans après, c’est en France, sur pression des enfants nés de l’histoire « commune », que l’on parle le plus du 8 mai 1945. Plus qu’en Algérie en tout cas. La France gère son passé colonial sans nous, même s’il nous concerne directement. Ce sont des historiens français et des enfants en quête d’une identité non brimée et d’une citoyenneté incontestable qui apportent la contradiction. On peut s’en désoler, mais on ne peut pas dire que l’on est vraiment surpris.

La démocratie et la qualité de la vie publique faisant toujours la différence, les vrais débats et les bons questionnements ont lieu en France. Ici, la mémoire semble être émoussée, endormie par les vicissitudes de l’après-indépendance. Et comme toujours, les urgences politiques contingentes, qu’elles soient internes ou diplomatiques, continuent à fausser le rapport à l’histoire.

Comment se peut-il qu’une loi française parlant de « rôle positif » de la colonisation ne suscite aucun commentaire des représentants officiels de l’Algérie ? Même le FLN actuel n’a pas éprouvé le besoin de réagir ! La conclusion d’un traité d’amitié ne justifie pas ce silence contraint !

On aurait aimé que cette promesse d’amitié se fasse sur le plus grand niveau de franchise possible et qu’elle ne construise pas sur de monumentales cachotteries.

On aurait souhaité que ce ne soit pas uniquement des historiens français - c’est tout à leur honneur et à celui de leur pays - qui se chargent de rafraîchir les mémoires sur ce que fut la longue nuit coloniale.

L’amitié est exigeante ou elle n’est pas.

:rolleyes:

pigalle
07/05/2005, 23h32
:yella: Les langues commencent à se délier

Les Algériens n’ont pas l’esprit revanchard, mais il y a un devoir de mémoire, pour nos aînés, pour l’histoire, pour nos enfants.


L’Europe fête dans un faste assez grandiose la victoire sur le nazisme. C’est normal, direz-vous, sauf que pour les Algériens, la défaite d’Hitler avait coïncidé avec le massacre collectif de près de 45.000 Algériens dans l’Est du pays : Guelma, Sétif, Kherrata. Tout le Constantinois, quoi. Les soldats de la France avaient réprimé dans un bain de sang une manifestation pacifique pour l’indépendance, une promesse que la France des partisans avait faite lors du combat contre le Führer.

Il se trouve que justement les soldats algériens avaient pris part à la libération de la France, tout comme ils étaient dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale.

Aujourd’hui que tout le monde demande pardon à tout le monde: le pape Jean-Paul II, celui de l’Eglise vis-à-vis des Juifs, l’Allemagne réunifiée vers les mêmes Juifs, les Turcs vis-à-vis des Arméniens, il reste que la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité coloniale en Algérie.
Dernièrement, à Sétif, l’ambassadeur de France avait fait un premier geste dans la bonne direction. Le maire de Paris Bertrand Delanoë aussi, lors de sa visite à Alger. Certes, l’ambassadeur est le représentant officiel de la République française. On peut donc considérer qu’il a eu l’aval du Quai d’Orsay et de l’Elysée avant d’exprimer un point de vue aussi important et qui engage la diplomatie de son pays. C’était un geste courageux. Une chose doit être dite : les Algériens n’ont pas l’esprit revanchard, mais il y a un devoir de mémoire, pour nos aînés, pour l’histoire, pour nos enfants, qui doit être fait. Même si on pardonne, on n’oublie pas. Le pardon est nécessaire, mais l’oubli est déconseillé.

Pour partir sur de nouvelles bases, au moment où on parle le plus de la signature d’un traité d’amitié algéro-français, la reconnaissance des méfaits colonialistes en Algérie est indispensable. Sinon, on fera dans l’hypocrisie. Cachez-moi cette histoire que je ne saurais voir. Reste que soixante ans après, on peut considérer que l’anniversaire de cet important événement n’est pas célébré à sa juste mesure. D’autant plus qu’il est l’un des actes fondateurs du mouvement national. Le 8 Mai 1945 annonce déjà en filigrane le 1er Novembre 1954, d’autant que beaucoup de chefs du FLN, parmi ses fondateurs justement, ainsi que parmi les centaines de militants du PPA-MTLD, qui vont constituer son encadrement au lendemain du déclenchement de la lutte armée, avaient fait leurs classes dans les combats contre l’armée hitlérienne. Ils y avaient appris la discipline militaire, l’art du combat et le maniement des armes. C’étaient donc des guerriers aguerris, qui avaient fait leur baptême du feu dans les tranchées de Normandie, ou ailleurs, d’autant plus qu’Alger avait été désignée comme capitale de la France par De Gaulle, qui y avait établi son quartier général, et c’est à partir du sol algérien qu’il avait dirigé la résistance et les actions des maquisards.

Car si à Londres, il n’était qu’un hôte de Churchill, à Alger, il était chez lui, et il pouvait s’organiser à son aise. La base militaire de Mers-El-Kébir avait joué un rôle de premier plan. Beaucoup de films ont été réalisés sur les hauts faits d’arme de la Seconde Guerre mondiale.

Du débarquement de Normandie à la bataille d’El Alamaine, mais les cinéastes ne se sont pas beaucoup penchés sur le rôle joué par les soldats nord-africains durant toute la Seconde Guerre mondiale, ni sur la place qu’ a tenue Alger en tant que capitale de la France, au moins pour quelques courtes années, qui étaient très longues en vérité.

Pour les Algériens, cette journée du 8 Mai 45, qui était au départ prometteuse et pleine d’espoir, a vite tourné au cauchemar, c’était le jour le plus long, mais elle a sonné le glas pour le devenir du colonialisme et de son corollaire l’indigénat, en Algérie.


:Mimique:


Le chiffre de 45 000 du PPA ou de 90 000 des oulemas ne repose sur strictement rien si ce n'est la volonte de discrediter l'action coloniale de la France en inventant les chiffres les plus enormes, les plus monstrueux, les plus farfelus afin de frapper l'imagination des plus simples et des plus credules.
Le FLN parlait d'1 million de morts entre 54 et 62 .
On sait qu'il n'en est rien et que ce n'est, là encore, qu'un enorme mensonge flniste visant, là aussi, à discredite l'action de la France coloniale et à frapper l'imagination des blaireaux; comme on sait que les victimes du FLN furent plus nombreuses que celles imputables à l'armee française.
Si quelqu'un devrait demander pardon c'est bien l'Algerie à la France et à l'Europe .
Pour les 2 millions d'esclaves europeens captures et vendus.
Pour les razzias incessantes sur le littoral europeen provoquant tueries, pillages et enlevement des personnes.
Pour le piratage contre les navires de commerce europeen .
Pour avoir refuse, à de nombreuses reprises , de signer la paix avec nous.Preferant continuer ses pillages, ses trafic d'esclaves ; seules activites economiquement rentables de la Regence .
Pour avoir mis en oeuvre une politique de nettoyage ethnique aboutissant à l'expulsion et à la spoliation d'un million d'Europeens.
Pour avoir, malgre les accords d'Evian garantissant la securite des personnes et des biens, continue à massacrer, jusqu'au dernier, les europeens qui etaient restes en Algerie apres l'independance .
Quand on a un compartement d'Etat voyou, barbare, predateur et criminel comme l'a eu la Regence d'Alger pendant pres de 3 siecle envers les peuples et les nations europeennes, on a la fierte, le courage et la dignite d'en supporter les consequences.......et on ne joue pas les victimes innocentes offusquees et indignees qui ne comprennent pas ce qui leur arrive quand les Nations si longtemps aggressees decident de mettre un terme à ces agissements .
Des soldats d'Afrique du nord il n'y en eu ni à El alamein , ni en Normandie.Ils participerent au debarquement de Provence .Mais les europeens d'Algerie, dix fois moins nombreux que les algeriens, etait en nombre comparable aux algeriens dans l'armee .De plus les algeriens etaient volontaires alors que les europeens obeissaient à la circonscription.
En qualifiant les chretiens de singes et les juifs de rats, comme il le fait, l'islam les prive de toute humanite, il les reduit à une simple animalite propice à tous les exces à tous les debordement.Pour un musulman tuer un chretien ne compte pas, c'est se debarasser d'une bestiole repoussante, genante.
Les musulmans tuaient les chretiens pendant la Regence, ils les tuaient pendant la colonisation , et il les tuent depuis l'independance .La colonisation n'y est pour rien bien evidemment .Les musulmans ottomans, soudanais ou autres ne firent et ne font pas autre chose , c'est le pretexte qui change et encore , un pretexte n'est pas toujours utiles .
Il n'y aura jamais de paix et d'amitie entre les musulmans et nous et tous les accords ou les traites du monde n'y changeront rien !

Chipalo
07/05/2005, 23h52
Tu préfères peut être le juif de Nazareth et son Eglise ?
Demande aux victimes de l'inquisition qui hurlent encore depuis les limbes, demande aux amérindiens d'Amérique du Sud, etc...

Jesus Christ à tué quelqu'un??????????? :rolleyes:

pigalle
08/05/2005, 01h03
On dirait que t’es le seul à détenir la vraie histoire avec une précision inouïe, tu rames en sens inverse du courant, des algériens et des français s’accordent pour parler d’un massacre et toi seul contre tous tu dis le contraire.
Ql clown ce mec `??`!!


Mais non banane ce ne sont pas les Français qui parlent de massacre, ce sont certains medias de gauche et d'extreme gauche (libe, le monde, la2, la3....) qui pensent pouvoir ecrire l'histoire officielle et l'imposer aux autres.
Ces medias n'ont jamais parle du genocide Sud-soudanais par exemple, et pourtant il a existe, mais il ne voulaient pas que l'on parle des musulmans comme etant des genocideurs de chretiens.
Ces memes medias parlent des evenement du 8 mars 45 en donnant un chiffre de victimes absolument astronomique, et qui ne reposent sur strictement rien de concret, ni de realiste (voir la declaration du Ministre de l'Interieur Andre Texier), parce qu'ils veulent donner de la colonisation une image negative !

ben
08/05/2005, 04h46
:OLyon:

c'est le 8 mai 2005.

En amérique du nord c'est la fete des meres, je souhaite une bonne fete a toutes les meres.

En France, en Europe c'est le 60eme anniversaire de la fin de la deuxieme guerre mondiale, C'est aussi la fin de l'horrible nazisme.

En Algerie c'est le 60eme anniversaire des massacres du peuple algerien luttant pour son independance par l'armee francaise.

J'ai vu un documentaire hier sur TV5, ou on disait que lorsque De Gaule avait fait la declaration devant l'arc de triomphe annoncant la fin de la guerre, il n'avait pas encore ete mis au courant des massacres qui avaient eu lieu dans les villes de Setif, Guelma et Kherrata et dans tout le constantinois.

Les historiens de differents bords donnent diverses versions de ces evenements, mais Benjamin Stora historien francais ne a Constantine, dit que la France doit enfin reconnaitre le massacre de musulmans par l'armee francaise.

Meme si nous pardonnons nous n'oublions pas, et peut-etre que nous finirons par oublier si la France enfin faisait son devoir de grande nation.


:beuah:

pigalle
08/05/2005, 14h47
:OLyon:

c'est le 8 mai 2005.

En amérique du nord c'est la fete des meres, je souhaite une bonne fete a toutes les meres.

En France, en Europe c'est le 60eme anniversaire de la fin de la deuxieme guerre mondiale, C'est aussi la fin de l'horrible nazisme.

En Algerie c'est le 60eme anniversaire des massacres du peuple algerien luttant pour son independance par l'armee francaise.

J'ai vu un documentaire hier sur TV5, ou on disait que lorsque De Gaule avait fait la declaration devant l'arc de triomphe annoncant la fin de la guerre, il n'avait pas encore ete mis au courant des massacres qui avaient eu lieu dans les villes de Setif, Guelma et Kherrata et dans tout le constantinois.

Les historiens de differents bords donnent diverses versions de ces evenements, mais Benjamin Stora historien francais ne a Constantine, dit que la France doit enfin reconnaitre le massacre de musulmans par l'armee francaise.

Meme si nous pardonnons nous n'oublions pas, et peut-etre que nous finirons par oublier si la France enfin faisait son devoir de grande nation.


:beuah:



Pour tenter de faire croire que le massacre, le supplice et le viol de quelques centaines d'europeens peut avoir un lien quelconque avec une, soi-disant, lutte de liberation nationale , il faut etre balaise et avoir peu de rien .
Quand on veut lutter contre la domination d'un Etat on combat cet Etat, ses employes, des symboles, ses agents, son armee, sa police .
Quand on massacre des femmes, des enfants, des civils innocent, on ne lutte pas contre un Etat, on ne lutte pas pour "liberer" son pays, on fait du nettoyage ethnique -c'est ce que firent les insurges du 8 mai .
Pendant des siecles l'islam s'en est pris aux populations civiles non-musulmanes, et notamment aux populations chretiennes .
Ces braves muzz s'imaginaient que cela durerait jusqu'à la fin des temps .
Ils n'avaient pas realise que la roue avait tourne , que l'epoque avait change et qu'on ne pouvait pas continuer, indefiniment, à massacrer des civils chretiens innocents sans en subir les consequences !

Winitri
08/05/2005, 18h39
>> Massacre de Sétif << (http://www.france-echos.com/actualite.php?cle=5085)

Chipalo
08/05/2005, 18h47
En attendant, la france reconnait son massacre 50 ans plus tard... l'arabo-islamisme ne reconnait toujours pas les siens 1500 ans après...

Douchka
08/05/2005, 19h18
>> Massacre de Sétif << (http://www.france-echos.com/actualite.php?cle=5085)
Merci Winitri... pour"think different"

ben
08/05/2005, 20h14
:Prêtre:

Pour nous situer dans la commémoration du soixantième anniversaire des sanglants massacres de Sétif, Kherrata , Guelma, Saïda et d’autres villes encore, dont la simple évocation reste intimement liée à ce macabre mois de mai 1945, rappelons, simplement, que les Algériens partagèrent avec les peuples d’Europe et d’Amérique et plus particulièrement le peuple de France, la même passion, le même amour pour la Liberté et la même haine viscérale pour le totalitarisme. L’occupation de la partie la plus sensible de France, représentait dans l’imaginaire des combattants algériens et des colonies, engagés sur les différents fronts antifascistes et antinazis, un gage de leur attachement aux valeurs universelles de la liberté des peuples et leur détermination à combattre toutes les formes d’exploitation et d’asservissement coloniales. Pour la tendance indépendantiste du mouvement national, comme pour les réformistes, les chemins escarpés de l’indépendance de l’Algérie passaient par Monte-Cassino, les Ardennes, Marseille, Grenoble ou encore la Corse.


:Titanic: