ayouliw
24/04/2005, 21h37
et dire que ces barbares veulent faire partie de l'europe
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Ankara refuse d'assumer le génocide des Arméniens
(...) Même si la Turquie est prête à quelques avancées discrètes sur le terrain diplomatique avec l'Arménie voisine, elle n'est pas disposée à faire son mea culpa sur les massacres des Arméniens qui, en 1915, constituaient dans l'Empire ottoman une importante minorité chrétienne. Plus l'Europe insiste pour dire l'importance que revêt à ses yeux la reconnaissance du génocide, plus Ankara se raidit dans un refus proche du déni. (...)
De la même façon que le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, balayait récemment d'un revers de manche toute problématique kurde en évoquant une question « purement imagi naire », le ministre des Affaires étrangères, Abdullah Gül, a évacué le problème arménien, en affirmant que le génocide avait été « inventé par la diaspora ». Depuis plusieurs semaines, la presse turque a publié de nombreux documents, parmi lesquels des témoignages d'Arméniens repentis racontant, photos à l'appui, comment ils ont eux-mêmes massacré des Turcs, après avoir tenté d'assassiner le Sultan Abdulhamid II en 1905. Des « experts », comme le pro*****ur autrichien Erich Feigle, invité à s'exprimer sur les « réalités historiques des relations turco-arméniennes », expliquent que le public est « induit en erreur au moyen d'incidents imaginaires et de chiffres erronés ».
Minoritaires, certains historiens turcs tentent pourtant d'analyser les blocages qui empêchent la Turquie d'assumer son passé. Halil Berktay, qui enseigne à l'université Sabanci d'Istanbul, a montré comment le nationalisme turc, déjà actif, selon lui, en 1915, avait joué un rôle majeur dans l'émergence de la violence. Comme pour illustrer ce propos, le romancier Orhan Pamuk a été dénoncé pour avoir, dans un entretien accordé à un magazine suisse, évoqué le million de victimes du génocide arménien, ainsi que les 30 000 Kurdes morts de 1984 à 1999. Attaqué dans la presse nationaliste, Orhan Pamuk a été pris à partie lors de manifestations agressives, amenant le Parlement européen à exprimer son malaise et à demander au gouvernement d'Ankara de faire cesser cette campagne contre l'écrivain. (...)
Cependant, l'ouverture vers l'Europe, portée par le gouvernement Erdogan et les démocrates turcs, ne fait pas l'unanimité en Turquie. Les manifestations nationalistes qui se sont déroulées ce mois-ci pour défendre le drapeau national, que de jeunes Kurdes avaient tenté de brûler lors du nouvel an kurde, à la fin mars, ont parfois pris l'allure de démonstrations d'hostilité à l'Europe et à ses valeurs. A Trabzon, cinq personnes qui distribuaient des tracts favorables à un assouplissement des conditions de détention dans les prisons ont été prises à parti. Accusées, sans fondement, d'avoir tenté à leur tour de brûler le drapeau turc, elles ont échappé de justesse au lynchage par la foule. (...)
L'UE n'exige pas les excuses de la Turquie . (...)
Dans ses négociations avec Ankara, l'Union européenne n'a jamais exigé de la Turquie une reconnaissance du génocide arménien (NDLR :faudrait savoir ! ! !). Et pour cause : aucun État membre, pas même la France, ne l'a encore explicitement demandé. La question arménienne ne figure pas parmi les critères officiels d'adhésion de la Turquie. Le silence d'Ankara sur le massacre de 1915 n'a pas été un obstacle à la décision des Vingt-Cinq, le 17 décembre dernier, d'ouvrir les négociations avec la Turquie, le 3 octobre. (...)
Source : Le Figaro 23/04/05
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Ankara refuse d'assumer le génocide des Arméniens
(...) Même si la Turquie est prête à quelques avancées discrètes sur le terrain diplomatique avec l'Arménie voisine, elle n'est pas disposée à faire son mea culpa sur les massacres des Arméniens qui, en 1915, constituaient dans l'Empire ottoman une importante minorité chrétienne. Plus l'Europe insiste pour dire l'importance que revêt à ses yeux la reconnaissance du génocide, plus Ankara se raidit dans un refus proche du déni. (...)
De la même façon que le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, balayait récemment d'un revers de manche toute problématique kurde en évoquant une question « purement imagi naire », le ministre des Affaires étrangères, Abdullah Gül, a évacué le problème arménien, en affirmant que le génocide avait été « inventé par la diaspora ». Depuis plusieurs semaines, la presse turque a publié de nombreux documents, parmi lesquels des témoignages d'Arméniens repentis racontant, photos à l'appui, comment ils ont eux-mêmes massacré des Turcs, après avoir tenté d'assassiner le Sultan Abdulhamid II en 1905. Des « experts », comme le pro*****ur autrichien Erich Feigle, invité à s'exprimer sur les « réalités historiques des relations turco-arméniennes », expliquent que le public est « induit en erreur au moyen d'incidents imaginaires et de chiffres erronés ».
Minoritaires, certains historiens turcs tentent pourtant d'analyser les blocages qui empêchent la Turquie d'assumer son passé. Halil Berktay, qui enseigne à l'université Sabanci d'Istanbul, a montré comment le nationalisme turc, déjà actif, selon lui, en 1915, avait joué un rôle majeur dans l'émergence de la violence. Comme pour illustrer ce propos, le romancier Orhan Pamuk a été dénoncé pour avoir, dans un entretien accordé à un magazine suisse, évoqué le million de victimes du génocide arménien, ainsi que les 30 000 Kurdes morts de 1984 à 1999. Attaqué dans la presse nationaliste, Orhan Pamuk a été pris à partie lors de manifestations agressives, amenant le Parlement européen à exprimer son malaise et à demander au gouvernement d'Ankara de faire cesser cette campagne contre l'écrivain. (...)
Cependant, l'ouverture vers l'Europe, portée par le gouvernement Erdogan et les démocrates turcs, ne fait pas l'unanimité en Turquie. Les manifestations nationalistes qui se sont déroulées ce mois-ci pour défendre le drapeau national, que de jeunes Kurdes avaient tenté de brûler lors du nouvel an kurde, à la fin mars, ont parfois pris l'allure de démonstrations d'hostilité à l'Europe et à ses valeurs. A Trabzon, cinq personnes qui distribuaient des tracts favorables à un assouplissement des conditions de détention dans les prisons ont été prises à parti. Accusées, sans fondement, d'avoir tenté à leur tour de brûler le drapeau turc, elles ont échappé de justesse au lynchage par la foule. (...)
L'UE n'exige pas les excuses de la Turquie . (...)
Dans ses négociations avec Ankara, l'Union européenne n'a jamais exigé de la Turquie une reconnaissance du génocide arménien (NDLR :faudrait savoir ! ! !). Et pour cause : aucun État membre, pas même la France, ne l'a encore explicitement demandé. La question arménienne ne figure pas parmi les critères officiels d'adhésion de la Turquie. Le silence d'Ankara sur le massacre de 1915 n'a pas été un obstacle à la décision des Vingt-Cinq, le 17 décembre dernier, d'ouvrir les négociations avec la Turquie, le 3 octobre. (...)
Source : Le Figaro 23/04/05