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Voir la version complète : BOUALEM SANSAL : " DIS-MOI LE PARADIS"


cherchemidi
30/12/2004, 11h35
Boualem Sansal : “ Dis-moi le Paradis “ ( Gallimard 2003 )

- ce roman met en scène un “ Bar des amis” dont le patron est , semble-t-il , Kabyle...
-en voici la “ 4ème de couverture”

<< Au Bar des Amis, sur les hauteurs de Bab el-Oued, on discute beaucoup. On y refait le

monde en général, et l'Algérie en particulier. Le patron, Ammi Salah, ancien fellagha revenu de

tout, accepte que son établissement se transforme chaque jour en agora tapageuse. Chacun a

son histoire à raconter, sa vision de l'avenir ou du passé à faire valoir ou à inventer. De ces

tonitruantes controverses émerge plus particulièrement l'histoire de Tarik, I'un des habitués,

médecin dans un hôpital d'Alger. Tarik raconte comment il a récemment traversé l'Algérie en

compagnie de deux de ses cousines, revenues de l'étranger pour aller voir leur mère mourante

dans le sud du pays. Un personnage mystérieux incarne le désarroi du peuple algérien: c'est

un enfant mutique recueilli en route par Tarik, qui garde les yeux grands ouverts sur un passé

indicible. Le voyage permet à Tarik de dresser un inventaire de l'Algérie contemporaine, entre

farce et cauchemar, et son récit autorise les ivrognes volubiles du Bar des Amis à déployer

leurs précieux commentaires. On retrouve ici la verve rabelaisienne de Boualem Sansal, ses

critiques cinglantes ou cocasses, son exceptionnelle vitalité littéraire.

Boualem Sansal est haut fonctionnaire dans un ministère algérien. Il signe là son troisième roman.>>

cherchemidi
31/12/2004, 08h47
-voir dans la section " rencontres" , quelques précisions sur le bar , son patron (" Le Lion du Djurdjura" ) ,en même temps " modérateur" , ses clients ( sujet " cyber-café de amis")

cherchemidi
12/01/2005, 18h00
-------LE BAR DES AMIS , SON PATRON , SES CLIENTS ......

---Le "Bar des amis " décrit par Boualem Sansal , s'appelait naguère " La citadelle de Bab el Oued , avec pour patron , en ce temps-là , un certain " Dédé l'Africain " , " un dynaste tout en moustaches dont les origines sont restées obscures et la fin une énigme classée "
---cet établissement " a participé au putsch des généraux , vu naître l'OAS et accouché de plans fabuleux".

---à l'époque où se situe l'action du roman de B S , on y " pinte" ( surtout de la bière ) et cogite dur ; parmi les clients les plus assidus , outre Tarik , médecin à Mustapha-Bacha, appelé familièrement " doc" : " Mauvaise langue " , " L'amoureux " et "Cac 40 " ( virtuose de l'escroquerie , souvent emprisonné ..;).

---l'actuel patron , Ammi Salah , dit " le lion du Djurdjura" a été barbeau à Barbès puis maquisard ( entre ces deux étapes il a fait un pélerinage à Lourdes ...) .

---il dirige le bar de main de maître et joue le rôle de" modérateur " lors des débats alcoolo-littéraires : " Ammi-Salah , ex- fellagha , analphabète bilingue , barman intransigeant , fut élu modérateur à l'unanimité , à main levée " ( il s'était proclamé candidat unique ) ( page 125 ) .

cherchemidi
12/01/2005, 19h18
-----LE CAOUA CHEZ CARMEN , 15 rue Charras ---

" C'était notre coquetterie à nous les étudiants révolutionnaires de prendre le caoua du matin chez Carmen, la patronne du foyer des étudiants. A la maison, devant une smala en pantoufles, ça faisait réac. En compagnie des frères armés jusqu'aux dents, l'haleine meurtrière, le cérémonial était enivrant. On avait envie de détruire le monde séance tenante. Nos barbes cubaines, nos keffiehs palestiniens, nos parkas russes, nos mitaines façon Harlem valaient leur pesant de mots dangereux. Quand la vieille Carmen, sentant dans les parages l'espion de service, un adepte des frères musulmans ou un ver de terre, nous disait en passant l'éponge la phrase tant redoutée: « Il va pleuvoir ce matin, los ninos », nous ne tenions pas en place, nos têtes pivotaient comme une girouette; fusillé, l'intrus, écrasé d'un coup de tatanes chinoises! Le 15 de la rue Charras était une anomalie dans le système.

Tout était verrouillé, lourdé, bétonné, personne ne bronchait. De qui était l'idée de tolérer un foyer d'étudiants tenu par les Pères blancs ? Mystère et double jeu. Nous avions pourtant l'islam exclusif et l'arabité intransigeante. Bah, lorsqu'on est comme ça, on peut faire de son incohérence un fait d'intelligence et se féliciter! "

( " Dis-moi le paradis " de Boualem Sansal , 2003 ; page 45 )

cherchemidi
16/04/2007, 10h18
- brillant et intéressant article de Boualem Sansal dans Le Monde 2 du 14 avril , dans le cadre de "Lettres à nos amis français " , en rapport avec la prochaine élection présidentielle .

-titre: " Un conseil pour la dernière ligne droite " .

-une belle photo de l'auteur, prise sur les quais de Seine , un livreà la main .

-il est très apprécié en France ; je ne sais si cet habitant ( à temps partiel ) de Boumerdès l'est aussi chez lui , nul n'étant prophète en son pays ...

Tikchbila
21/04/2007, 11h29
Un merveilleux écrivain. Il est exactement comme le veut la Françalgérie. Je le conseille à tous les kabyles de ce site.
Mes chers amis, prenez cet homme en exemple. Votre berbérité ne se portera que mieux.

L'vaz
21/04/2007, 15h18
Un merveilleux écrivain. Il est exactement comme le veut la Françalgérie. Je le conseille à tous les kabyles de ce site.
Mes chers amis, prenez cet homme en exemple. Votre berbérité ne se portera que mieux.

Tous les kabyles qui privilegient leur identite et leur culture sont des exemples.
sauf: widh ivedlane dehhave syoufale

cherchemidi
21/04/2007, 17h41
Un merveilleux écrivain. Il est exactement comme le veut la Françalgérie. Je le conseille à tous les kabyles de ce site.
Mes chers amis, prenez cet homme en exemple. Votre berbérité ne se portera que mieux.

-berbérité ou kabylité ?

Tikchbila
22/04/2007, 11h13
Je suis incapable de saisir la nuance.
Tout dans la masse, il est difficile de voir les contours.
En tout sansal est un produit intéressant, un haut fonctionnaire de l'état algérien encensé par les maisons d'édition en manque d'exotisme.
Un produit qui ne serait bien assorti chez les kabyles de ce site.