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Hélène
07/12/2004, 04h21
06-12-2004

selon des chiffres officiels
La malnutrition diminue en Algérie


Associated Press
Alger

Le nombre de personnes souffrant de malnutrition en Algérie est passé de 1,6 million en 1995 à 600 000 personnes en 2003, pour une population totale de 32 millions, indique le Conseil national économique et social algérien (CNES) dans son dernier rapport sur le développement humain.

La population, qui vit en deçà du niveau minimal de 2.100 calories/jour, qui correspond au seuil de pauvreté alimentaire, amorce une tendance à la baisse depuis 1995, passant de 5,7% à 3,1% pour atteindre 1,9% en 2003, constate le CNES.

Selon ce rapport, la pauvreté extrême a pu être partiellement jugulée par les différents programmes alternatifs mis en oeuvre par les pouvoirs publics. Les estimations réalisées par le Commissariat général à la planification et à la prospective (CGPP) indiquent que l'objectif de réduire de moitié la pauvreté extrême entre 1990 et 2015 a été atteint par l'Algérie en 2000.

Ces chiffres sont toutefois à comparer avec les estimations du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qui considère que la pauvreté absolue (moins de 1 dollar de revenu par jour) touche plus de 14% de la population algérienne, soit 4,5 millions de personnes.

L'Algérie, en dépit de revenus pétroliers en hausse constante qui ont généré plus de 40 milliards de dollars de réserves de change, a encore régressé en 2004 en étant classée par le PNUD au 108e rang mondial pour l'indice de développement humain (IDH).

Dans un rapport sur «la conjoncture au premier semestre 2004», le CNES dresse un sombre tableau de la gouvernance économique en Algérie, affectée notamment par «l'opacité» et le «clientélisme» des centres de décision.

«Nos structures économiques souffrent d'un problème de gestion avec la prédominance des systèmes rentiers, dont un certain nombre se nourrit de réseaux clientélistes. Les problèmes de l'économie algérienne remontent en surface avec les atermoiements observés en matière de réformes économiques et de privatisation, avec l'emprise de plus en plus grande de l'économie informelle et de ses réseaux, avec une opacité des processus décisionnels à un certain nombre de niveaux, avec des systèmes de gestion et de gouvernance dépassés», affirme la commission de l'évaluation du CNES.