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Hélène
01/10/2004, 23h10
Chronique

FEMMES D'AILLEURS - Les Saoudiennes font une timide apparition sur la scène électorale

"Des femmes se sont proclamées candidates aux élections municipales qui auront lieu en février 2005, dans un pays où elles n’ont pas le droit de vote", rapporte Arab News. "Nadia Bakhurji, architecte âgée de 37 ans et mère de deux enfants, a été la première à se lancer", raconte le Christian Science Monitor. "Je suis patriote et je veux me mettre au service de ma communauté et de mon pays, j’aimerais que d’autres femmes me suivent", explique-t-elle pour justifier sa décision. N. Bakhurji semble avoir été entendue puisque, depuis, deux autres femmes, Fatin Bundagji et Fatma Al-Khereiji, se sont portées candidates. Elles souhaitent se battre pour le bien-être de leurs compatriotes, l’amélioration de l’hygiène et de la sécurité dans les villes, la création de lieux de rassemblement pour les jeunes et la protection des lieux publics, en particulier ceux qui sont réservés aux femmes et aux enfants.


Cependant, la participation de ces femmes aux premières élections municipales de l’histoire de l’Arabie Saoudite n’est pas acquise. "Aucune décision sur le vote des femmes, et encore moins sur leur candidature éventuelle, n’a encore été prise par les autorités saoudiennes", explique Arab News. "Le silence du gouvernement est positif, il veut savoir comment l’idée d’une participation féminine au scrutin est perçue dans le royaume", croit savoir le Christian Science Monitor, qui rappelle que les Etats-Unis font pression sur l’Arabie Saoudite pour que cette dernière s’ouvre à la démocratie.

De leur côté, les candidates sont en train d’apprendre qu’outre les religieux ultraconservateurs, les femmes, au même titre que l’ignorance et la suffisance, sont leurs opposantes les plus acharnées. "Les femmes ont été si passives depuis des décennies qu’il est très difficile de les intéresser à la vie publique", explique Ahmadi, bras droit de la première candidate déclarée, qui justifie ainsi le fait que la plupart des femmes ne lisent pas les tracts qui leur sont distribués, les jettent ou en font des éventails. Le quotidien de Boston rappelle que les Saoudiennes n’ont toujours pas la possibilité de conduire une voiture, de sortir seules et non voilées ni de travailler avec des hommes.

"L’islam ne permet pas à la femme d’occuper un poste qui lui donne un droit de regard sur l’homme. Une nation ne peut réussir si une femme prend le contrôle de ses affaires", soutient le professeur de théologie Adel ash-Shidi, cité par L’Orient-Le Jour. "Aux débuts de l’Etat islamique, on avait donné à une femme la responsabilité de l’organisation du marché de La Mecque, l’équivalent d’un poste dans une municipalité. L’islam autorisait ainsi les femmes à prendre part aux affaires publiques, l'Etat n’a pas le droit de leur nier ce droit", réplique Zein el-Abidine, membre exécutif de la commission saoudienne des droits de l’homme. Les textes réglementant les élections n’excluent pas explicitement les femmes, en faisant "usage du mot 'citoyen' sans précision de sexe", ajoute le quotidien libanais.

Malgré une prise de position claire du ministre saoudien des Affaires rurales, qui a affirmé à la télévision publique que les femmes ne participeront pas à cette élection, le gouvernement continue à cultiver l’ambiguïté. Quant aux trois candidates, elles ont fait savoir qu’elles ne baisseront pas les bras tant que ce dernier n’aura pas pris sa décision. En attendant de savoir si elles auront l’autorisation de se présenter, les femmes font comme si et affûtent leurs arguments électoraux.

Anne Collet

lillou
02/10/2004, 11h15
Je suis persuadé que tu es pleine de bon sentiments et tout...
Mais franchement entre les femmes saoudiennes et les femmes kabyles, meme si il peut y avoir des points communs, comme il y en a pour les femmes en general, elles ne m' interresse pas.
Si tu nous parlais par contre des femmes kabyles, j' aurais lu sans hesiter ton post. Tu doit comprendre Helene que les Kabyles qui veulent du changement ont du pain sur la planche. Aussi n' y a t il pas assez a faire dans le sens de la liberation de la femme kabyle?
:shifty:

Hélène
02/10/2004, 15h50
Je suis persuadé que tu es pleine de bon sentiments et tout...
Mais franchement entre les femmes saoudiennes et les femmes kabyles, meme si il peut y avoir des points communs, comme il y en a pour les femmes en general, elles ne m' interresse pas.
Si tu nous parlais par contre des femmes kabyles, j' aurais lu sans hesiter ton post. Tu doit comprendre Helene que les Kabyles qui veulent du changement ont du pain sur la planche. Aussi n' y a t il pas assez a faire dans le sens de la liberation de la femme kabyle?
:shifty:
____________________________________________

Mais alors qu'est-ce qui fait obstacle en Kabylie?
- les traditions ou la religion
- la société machiste et rétrograde ou les lois
- l'ignorance, la répression familiale, les mentalités
- l'absence de communication, la peur, l'isolement
-...........................

Bordel! Lillou, elle est où la différence entre les femmes kabyles et les femmes saoudiennes?
Leur tchador?
Il y a des femmes en "jeans" qui se disent émancipées mais qui n'ont strictement rien compris aux pièges des apparences sociopolitiques et de la réalité de droits.
Il y a des femmes à qui tout leur est refusé et qui lève le poing et s'approprient au risque de leur vie chaque parcelle de liberté durement gagnée.
Ce que je veux dire Lillou c'est toute la controverse, les contradictions, les incohérences que font émerger le discours des femmes qui osent prendre la parole dans le monde régi par l'islam qu'il soit sunnite, chiite ou wahhabite. Il ne suffit pas seulement pour l'apostat de cracher sur l'islam, une fois qu'on a retrouvé la liberté de parole offerte par l'environnement laïc d'une société de droits et de liberté d'expression, mais d'en saisir tous les boulversements actuels causés par des idéologies groupales de survie orchestrés par des leaders sectaires d'un dogme remis en question comme jamais. L'éclatement n'est pas seulement externe mais interne.
Cet exercice douloureux de remise en question est un incontournable.
Pour toutes les sociétés occidentales, le 20e siècle a marqué l'histoire par la lutte des femmes pour l'égalité des genres, ayant ainsi contribué à doubler sa force productive et ce dans tous les niveaux de l'activité humaine.
La Kabylie doit se prendre en main à ce niveau et identifier avec objectivité et lucidité les obstacles qui freinent son évolution vers une société qui a sa place au 21e siècle.
Je m'excuse sincèrement si j'ai dérangé par cet article. Loin de là mon intention de vexer qui que ce soit, connaissant la susceptibilité kabyle face à l'arabomusulman...mais pourquoi diable alors, plus de la moitié d'entre eux se comportent-t-ils comme tel?
Je ne comprends pas cela. Il y a comme une sorte d'hypocrisie stagnante qui me dérange...La volonté d'un réel changement bute encore sur des concepts idéologiques et des jugements de valeurs complètement déconnectés de la réalité.
Lillou, depuis un an que je parcours ce forum, outre le cynisme et l'imaginaire plus propices à l'évasion qu'à la confrontation, outre le silence de la majorité, outre le discours d'une diaspora kabyle riche de savoir mais pauvre de pouvoir, outre la minorité féminine dont l'accès à l'informatique fait peut-être défaut, la femme kabyle en pleine conquête d'une liberté qui lui soit propre dans un contexte socio-ethnique identitaire, porte beaucoup et pourtant elle prend rarement la parole, tout simplement, parce que l'homme kabyle ne lui cède pas le passage qu'est celui de l'égalité...POURQUOI?
La Kabylie nordafricaine, la Kabylie maghrébinisée, la Kabylie occidentalisée, la Kabylie arabisée, la Kabylie françisée, la Kabylie islamisée, la Kabylie algérianisée, la Kabylie berbère, la Kabylie kabyle....la Kabylie vraie...la grande, la petite, la martyrisée...
Qui est-elle et que dira-t-elle à ses enfants, filles et garçons...entre le rêve et la réalité?
Comment expliquer qu'une société puisse accorder le droit de vote à une femme sans pour autant lui accorder toute la citoyenneté de pleins droits égale à celle d'un homme, la maintenant, par l'état de mineure à vie, à l'écart du pouvoir légitime sur ses propres choix de vie et limitant ses aspirations dans l'espace restrictif lié à la volonté et à la pression environnementale d'un machisme et/ou d'un paternalisme archaïque....??? C'est d'une telle trahison dont tous les membres de la société kabyle devrait se sentir honteux.

Hmiducc
03/10/2004, 06h40
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Mais alors qu'est-ce qui fait obstacle en Kabylie?
- les traditions ou la religion
- la société machiste et rétrograde ou les lois
- l'ignorance, la répression familiale, les mentalités
- l'absence de communication, la peur, l'isolement
-...........................
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Comment expliquer qu'une société puisse accorder le droit de vote à une femme sans pour autant lui accorder toute la citoyenneté de pleins droits égale à celle d'un homme, la maintenant, par l'état de mineure à vie, à l'écart du pouvoir légitime sur ses propres choix de vie et limitant ses aspirations dans l'espace restrictif lié à la volonté et à la pression environnementale d'un machisme et/ou d'un paternalisme archaïque....??? C'est d'une telle trahison dont tous les membres de la société kabyle devrait se sentir honteux.

Bonsoir Hélène,

J'ai relu votre texte plus d'une fois. Il n'est pas facile de répondre sur ce forum car cela prendrait une cinquantaine de page!
D'abord vous pouvez pas vous faire une idée d'une kabyle en vous basant sur:
-Ce que vous avez lu à leur sujet
-Ce forum
-Les articles de journaux....

Et vous ne pouvez même pas vous baser sur ce que une, deux ou dix femmes kabyles puissent vous dire!

Ce serait un peu comme si un Français rencontrait dix canadiens venant chacun d'une province et chacun lui présentant son image du Canada!

D'ailleurs sur ce forum, je suis curieux de savoir le pourcentage de
a/ ce qui ont vécu longtemps -ou vivent encore en Kabylie
b/ combien sont femmes et qui en parlent librement
c/ combien ont contact avec toutes les régions de Kabylie

Je dis cela, voyez vous, on ne peut pas comparer le gaspésiennes aux filles du Lac Saint Jean et encore moins à celles de Montréal (du moins je ne le pense pas)

Et pour compliquer un peu pour les Algériennes:
Les jeunes, chacune dans sa région, vont à l'école en arabe et la formation vient d'un personnel soit du moyen orient soit local avec tout ce que cela implique d'influences.
La télévision algérienne, à mon sens, ne véhicule pas la langue ni la culture kabyle. Ce qui la regardent, c'est le moyen orient qu'elles retiennent.
Beaucoup de kabyles sont issues de familles qui parlent français pour que leurs enfants apprennent la langue....
Il existe aussi la parabole (satellite européen, accès gratuit) qui permet à beaucoup de gens de capter des émissions qui ne manquent pas d'apporter quelque chose à chacune (je vous donnerai un exemple étrange)

Ensuite, en Kabylie, il y comme ailleurs (rappelez vous le Québec et l'Acadie et le réveil brutal des années 60) il existe des tabous sexuel et autres.
Avec ça, vous avez les garçons dont certains (ou la plupart) se donne le rôle de protecteur de la soeur.....

Et enfin, l'attitude de la famille envers la religion: ceux qui l'embrassent et ceux qui y nettement, ouvertement, rageusement hostile... au point de traduire leur haine de la religion à une haine envers les arabes.

J'arrête ici..... avec ce peu de chose je saute à la conclusion: Il n'existe pas de ligne directrice quant à l'évolution de la femme kabyle en Kabylie car il n'existe à vraiment parler plus d'unité dans le système d'éducation, et les influences externes ne s'appliquent pas uniformément à la Kabylie!

Vous voyez, j'ai évité de parler de religion, mais j'y arrive: Il y a des familles kabyles qui sont sincèrement musulmanes: on y trouve des plus ouvertes aux plus intégristes! Alors imaginez les résultats chez la femme...
Et enfin il y l'éternelle attraction de l'étranger, en particulier la France: j'ose utiliser, et qu'on me pardonne ici: certaines singent la française, d'autres si elles déménagent en France, elles finiront par être le produit du moule dans lequel elles tombent: chez les islamiste elle le sera, chez les anti islamistes, elle le deviendra, pressions sociales obligent!

Vous pouvez imaginez le reste......................

L'exemple aberrant: j'assisté à une conversation concernant la fameuse parabole et internet.
Imaginez tous les films où il y a de la nudité!!! Les gars peuvent raffoler de ça, mais...(j’ignore si et comment les femmes réagissent).
Une chose est certaine: la conversation a très vite tourné à une discussion concernant la moralité, la religion, les femmes……..le ton ne cessait de monter....
Alors pour mettre un peu de calme j'avais dit (en) rougissant: "Vous savez, c'est un peu comme la masturbation: Il y a peut être 80% qui vont l'admettre et le reste, les 20% ce sont tous des menteurs!

Ce n’est pas si simple!!!!!!!!!!!!!!!