Hélène
05/07/2004, 18h44
5 juillet 2004 / 14 h 09
C'EST DE LÀ QUE SE PRÉPARERAIENT DE FUTURS ATTENTATS EN EUROPE
Le Tchad, nouveau sanctuaire d'Al-Qaïda
Par l'AFP
Plusieurs islamistes du GSPC algérien arrêtés dans la région du Tibesti, à la frontière libyenne
PARIS, 4 juil (AFP) - Plusieurs membres du Groupe salafiste pour la prédication et le combat algérien (GSPC), affilié à Al-Qaïda, ont été récemment interceptés par les services de sécurité libyens, affirme le Journal du Dimanche (JDD) qui assure que le Tibesti, au nord du Tchad, est le "nouveau sanctuaire" du mouvement d'Oussama ben Laden.
"C'est au Sahara (au Tibesti, à la frontière tchado-libyenne) que se planifient de futurs attentats terroristes contre les intérêts européens", assure le JDD, en citant "une source proche d'un service de contre-espionnage européen". Les terroristes arrêtés étaient "prêts à agir" et appartenaient au GSPC d'Amari Saïfi, dit Abderrezak "le para", poursuit le JDD, qui ajoute que l'organisation est "clairement en train de préparer des attaques terroristes sur le sol africain". Ces attaques, enchaîne le JDD, "doivent viser des intérêts européens - y compris français - et américains, qu'ils soient économiques, diplomatiques ou touristiques". Toujours selon le journal, les services libyens ont découvert "que le GSPC avait établi une base d'opérations dans le massif montagneux et désertique du Tibesti, au nord du Tchad". Le journal assure que le GSPC dispose de 3.000 combattants mais n'évalue pas leur nombre au Tibesti, une région, souligne le JDD "qui n'est pas sans rappeler cette zone tribale pakistanaise" où se cacherait toujours Oussama ben Laden.
"Les Libyens comprennent aussi que le GSPC enrôle à tour de bras des volontaires tchadiens, soudanais, libyens, maliens ou mauritaniens", poursuit le JDD qui spécifie que "tous sont entraînés au maniement des explosifs grâce à des équipements très sophistiqués". Le GSPC, principal groupe armé algérien, avait fait allégeance au réseau Al-Qaïda d'Oussama ben Laden en septembre 2001. Son chef, Nabil Sahraoui, et plusieurs autres dirigeants de l'organisation ont été tués fin juin lors d'un ratissage de l'armée algérienne dans la région de Béjaïa (260 km à l'est d'Alger).
Amara Saïfi était présenté jusque alors par la presse algérienne comme le numéro 2 du GSPC. Il serait actuellement entre les mains des rebelles du Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT). Toutefois, selon le JDD, il aurait été libéré, les deux organisations faisant désormais cause commune contre l'armée tchadienne.
C'EST DE LÀ QUE SE PRÉPARERAIENT DE FUTURS ATTENTATS EN EUROPE
Le Tchad, nouveau sanctuaire d'Al-Qaïda
Par l'AFP
Plusieurs islamistes du GSPC algérien arrêtés dans la région du Tibesti, à la frontière libyenne
PARIS, 4 juil (AFP) - Plusieurs membres du Groupe salafiste pour la prédication et le combat algérien (GSPC), affilié à Al-Qaïda, ont été récemment interceptés par les services de sécurité libyens, affirme le Journal du Dimanche (JDD) qui assure que le Tibesti, au nord du Tchad, est le "nouveau sanctuaire" du mouvement d'Oussama ben Laden.
"C'est au Sahara (au Tibesti, à la frontière tchado-libyenne) que se planifient de futurs attentats terroristes contre les intérêts européens", assure le JDD, en citant "une source proche d'un service de contre-espionnage européen". Les terroristes arrêtés étaient "prêts à agir" et appartenaient au GSPC d'Amari Saïfi, dit Abderrezak "le para", poursuit le JDD, qui ajoute que l'organisation est "clairement en train de préparer des attaques terroristes sur le sol africain". Ces attaques, enchaîne le JDD, "doivent viser des intérêts européens - y compris français - et américains, qu'ils soient économiques, diplomatiques ou touristiques". Toujours selon le journal, les services libyens ont découvert "que le GSPC avait établi une base d'opérations dans le massif montagneux et désertique du Tibesti, au nord du Tchad". Le journal assure que le GSPC dispose de 3.000 combattants mais n'évalue pas leur nombre au Tibesti, une région, souligne le JDD "qui n'est pas sans rappeler cette zone tribale pakistanaise" où se cacherait toujours Oussama ben Laden.
"Les Libyens comprennent aussi que le GSPC enrôle à tour de bras des volontaires tchadiens, soudanais, libyens, maliens ou mauritaniens", poursuit le JDD qui spécifie que "tous sont entraînés au maniement des explosifs grâce à des équipements très sophistiqués". Le GSPC, principal groupe armé algérien, avait fait allégeance au réseau Al-Qaïda d'Oussama ben Laden en septembre 2001. Son chef, Nabil Sahraoui, et plusieurs autres dirigeants de l'organisation ont été tués fin juin lors d'un ratissage de l'armée algérienne dans la région de Béjaïa (260 km à l'est d'Alger).
Amara Saïfi était présenté jusque alors par la presse algérienne comme le numéro 2 du GSPC. Il serait actuellement entre les mains des rebelles du Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT). Toutefois, selon le JDD, il aurait été libéré, les deux organisations faisant désormais cause commune contre l'armée tchadienne.