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Hélène
22/06/2004, 19h58
Monde

Une voiture piégée a peut-être causé l'explosion à Alger


mardi 22 juin 2004 (Reuters - 18:44)

par Paul de Bendern

ALGER - Les autorités algériennes affirmaient toujours mardi ignorer la cause de l'explosion de forte puissance qui a endommagé lundi à Alger une centrale électrique alimentant la capitale, mais les médias et des experts des questions de sécurité estiment qu'elle a peut-être été provoquée par une voiture piégée.

Cette explosion a fait onze blessés, dont cinq agents de sécurité.

Une enquête technique est en cours pour déterminer l'origine de cette explosion, qui intervient au lendemain de l'annonce par Alger de la mort lors d'un accrochage de Nabil Sahraoui, chef du dernier important maquis islamiste en activité, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, lié selon les autorités à Al Qaïda).
"L'origine n'est pas encore déterminée", a fait savoir la compagnie nationale d'électricité Sonelgaz dans un communiqué.

"Tout porte à croire qu'il s'agit d'une voiture piégée: l'énorme cratère, les voitures calcinées, la direction de l'explosion et la façon dont les débris se sont déplacés", a pour sa part déclaré un expert des questions de sécurité ayant requis l'anonymat.

Plusieurs médias algériens ont également estimé que cette explosion faisait penser à celle d'une voiture piégée. Alger n'a pas connu d'attentats à la voiture piégée depuis la fin des années 1990.

Une bonne part du mur principal du bâtiment de la Sonelgaz est éventrée et un vaste cratère est clairement visible à proximité. Une partie de la façade de la centrale a également été détruite.

On aperçoit non loin de là les carcasses calcinées de deux voitures et des bouts de métal tordus venant d'un autre véhicule. D'autres débris jonchent la rue et les vitres de plusieurs bâtiments alentour ont été soufflées.

Des responsables des services antiterroristes algériens se sont rendus sur place, ainsi que des pompiers. Un incendie s'est en effet déclaré peu après l'explosion, mais il a été rapidement maîtrisé.

L'explosion a eu lieu vers 22h00 (21H00 GMT) et a été ressentie jusqu'à 35 kilomètres.

Venu en fin de soirée lundi sur les lieux de l'explosion, à proximité de l'hôtel Sofitel, dans le centre de la capitale, le ministre de l'Intérieur, Noureddine Zerhouni, avait déclaré à la presse qu'elle pourrait être d'origine accidentelle.

Les autorités n'ont pas confirmé cette information mardi.

LES ELEMENTS ESSENTIELS DE LA CENTRALE N'ONT PAS ETE TOUCHES

"Après avoir entendu l'explosion, je me suis précipité sur place et j'ai vu des corps dans la rue, du métal et du verre partout et certaines personnes semblaient mortes. C'était terrible", a raconté Mohamed, un habitant, à Reuters.

Sonelgaz a fait savoir que l'extérieur de la centrale avait été le plus touché et que les éléments essentiels du complexe n'avaient pas été endommagés.

"Sonelgaz a constaté cinq blessés parmi ses agents chargés de la sécurité de la centrale", a également fait savoir la compagnie publique, ajoutant que quatre d'entre eux étaient déjà sortis de l'hôpital. Aucune information n'a été communiquée sur les autres blessés.

De nombreux habitants sont descendus dans la rue à la suite de l'explosion, alors que les sirènes des ambulances retentissaient dans Alger, une ville de quatre millions d'habitants qui commence à peine à se remettre de plus de dix ans de violences islamistes.

"Il est assez clair qu'il s'agissait d'une voiture piégée. Regardez cette voiture carbonisée", lance un habitant du quartier, souhaitant que son anonymat soit préservé.

Le GSPC n'a pas encore réagi publiquement à la mort de Nabil Sahraoui et de trois de ses collaborateurs, mais ce mois-ci encore il avait déclaré vouloir poursuivre son combat.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a fait de la lutte contre les activistes islamistes une priorité.
L'Algérie avait plongé dans une guerre civile meurtrière au lendemain de l'annulation, début 1992, par l'armée d'élections législatives que les islamistes du Front islamique du salut (Fis, aujourd'hui dissous et interdit) étaient en passe de remporter.

Le cycle violence-répression qui s'est ensuivi a fait plus de 150.000 morts, pour la plupart dans la population civile, d'après les estimations des organisations de défense des droits de l'homme.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=217602
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Je ne crois pas une seconde Monsieur Bouteflika.
"Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a fait de la lutte contre les activistes islamistes une priorité."
Le terrorisme islamique lui sert beaucoup trop pour asseoir et justifier sa forme totalitaire de gouverner.
Si vraiment le fondamentalisme islamique mafieux et son climat de terreur était sa priorité au pays, bordel, il aurait mis le paquet. Il cherche à sauver la chèvre et le chou, coincé comme tous les pays musulmans entre d'un côté l'islam religion d'état et son esprit archiconservateur et fondamentaliste indissociable du politique lié au monde arabomusulman et de l"autre, la pression économique de la mondialisation et l'attrait irrésistible des sociétés laïques de droits, progressistes et libérales.
Tous les gouvernants d'états islamiques sont assis entre deux chaises, qu'ils soient princes, rois, sheiks ou généraux...Pendant ce temps tout s'écroule autour d'eux dans leur incapacité de faire les réformes qui s'imposent pour rentrer au 21e siècle.