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Voir la version complète : Les valeurs démocratiques fragilisées ...pourquoi?


Hélène
06/06/2004, 01h55
5 juin 2004 / 17 h 51
RELAXE DE DIEUDONNÉ, LYCÉE MONTAIGNE, IMAM DE VENISSIEUX…
Des décisions de justice qui nous renvoient l'image de la société française d'aujourd'hui
Par Corinne Lepage - Présidente de CAP 21




La succession de décisions rendues dans les affaires Dieudonné, du lycée Montaigne et de l'imam de Vénissieux interpelle. L'indépendance du pouvoir judiciaire, qui n'est malheureusement qu'une autorité judiciaire en France, est une nécessité. Il n'est dès lors pas question de souhaiter une quelconque ingérence de l'exécutif dans le judiciaire. Si les juges ont considéré que des violences répétées et des agressions antisémites sur un enfant ne justifiaient pas une exclusion du lycée, que le fait de plaider pour la lapidation des femmes n'étaient pas un acte suffisamment grave pour justifier une expulsion et que le sketch de Dieudonné dans l'émission de Fogiel n'était pas répréhensible, c'est que l'interprétation qu'ils ont faite de la loi justifiait leur décision.

Et pourtant, ces décisions paraissent s'inscrire contre la politique affichée du gouvernement, ne serait-ce que dans la mesure où la décision concernant l'imam était une décision préfectorale. Faut-il donc en déduire que c'est la loi qui serait en cause, dans la mesure où elle laisserait impunies ces agressions, alors même qu'elle vient d'être renforcée par la loi Lellouche ?

Cette explication ne paraît pas suffisante et la crise est beaucoup plus profonde.
Nos lois ont été faites pour des temps autres, où l'antisémitisme semblait appartenir au passé et être en voie de régression et où, en, définitive, le négationnisme paraissait être la grande menace. Elles ont été conçues comme un rempart contre toute atteinte à la liberté, dans des temps où le respect de l'intégrité corporelle et l'égalité des droits des femmes paraissait un fait définitivement acquis.

Nous n'en sommes plus là !

La poussée massive de l'antisémitisme est liée, on le sait, à la remontée d'une extrême droite décomplexée, à un antisionisme d'extrême gauche qui franchit trop souvent la ligne blanche de l'antisémitisme et à l'islamisme qui cherche à importer en France le conflit du Proche Orient.
&nbs; Dans ce contexte, la banalisation des propos antisémites, des agressions physiques de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes fait que le problème, à force de changer de degré, a changé de nature. Ce que la justice n'a pas perçu en rendant des décisions, par définition individuelles, c'est que la jurisprudence qui se créait, risquait d' instituer une forme d'impunité des actes antisémites devenus en quelque sorte de simples incivilités, ce qu'ils ne sont évidemment pas compte tenu de leur gravité et de leur portée symbolique et politique.



En innocentant Dieudonné pour la deuxième fois, la justice ouvre un peu plus les vannes d'un antisémitisme militant


Ainsi, un cercle infernal se met-il en place, l'impunité étant vécue comme un encouragement au moins indirect à aller encore plus loin. La fonction symbolique de la justice est aussi importante que sa fonction judiciaire car la justice ne consiste pas seulement à appliquer des lois, mais aussi à rendre à chacun son dû, c'est-à-dire à expliciter ce qui est juste et ce qui ne l'est pas. En innocentant Dieudonné pour la deuxième fois, la justice ouvre un peu plus les vannes d'un antisémitisme militant, qui quitte la sphère de la parole pour entrer dans celui des actes.

Cette évolution doit être rapprochée de la détérioration de la situation des femmes liée à la progression insidieuse, mais constante, des idées islamistes issues de la charia. Malheureusement, l'affaire de l'imam de Vénissieux n'est pas isolée. Comment justifier une jurisprudence qui ferme les yeux dans le meilleur des cas, qui valide, dans les pires, la polygamie, les mariages forcés, les répudiations et qui ne montre pas une fermeté absolue dans la défense des droits des femmes ? Comment tolérer, qu'un député de la République, à savoir Noël Mamère fasse en sorte que soit mis à disposition des amis de Ramadan une salle de l'Assemblée nationale pour » déconstruire » la laïcité et les travaux de la commission Stasi ? Comment admettre notre faiblesse qui se voile derrière les valeurs certes essentielles de tolérance et de compassion - mais en oubliant tout simplement celle de l'égalité des droits - pour tolérer des arrangements comme le port du bandana à la place du voile, à un moment où il faudrait précisément faire œuvre de fermeté pour que tous ceux qui sont en train, patiemment, de déconstruire les bases de la société française et de scier, méthodiquement, nos valeurs communes, soient assurés de notre volonté farouche de nous y opposer ?

Ce comportement impose une réflexion en profondeur sur les priorités actuelles et sans doute sur la manière dont la liberté d'expression et la liberté tout court doivent se concilier dans l'esprit de l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme qui rappelle que la liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.



Il y a urgence à défendre les principes de base qui sont ceux du pacte républicain


Ces décisions de justice répétées s'inscrivent dans une logique qui refuse de prendre en considération la gravité de la situation globale et qui organise une confusion des valeurs alors qu'il serait urgent de s'arc-bouter et de défendre les principes de base qui sont ceux du pacte républicain. Cette cécité risque d'être ruineuse à moyen, même à court terme. La répression sans faille de l'antisémitisme est une nécessité absolue, non seulement pour les victimes de ces actes, mais pour la société française dans son ensemble. Les agressions dont sont victimes les juifs de France ne sont que les prémices des agressions dont seront victimes d'autres, moins exposés aujourd'hui et moins fragiles, mais cibles désignées à terme.

De la même manière, la mollesse à l'égard des revendications intégristes dont le port du voile n'est qu'une première étape est dangereuse alors qu'il faudrait au contraire soutenir de manière ardente les musulmans laïcs et démocrates qui sont, eux aussi, les premières cibles des islamistes. À cet égard, la tolérance coupable dont nous faisons preuve ne peut qu'affaiblir les efforts remarquables de mouvements comme « Ni ****s ni Soumises » et de personnalités comme Fadela Amara et Mohamed Abdi.


Des décisions de justice qui ne font que nous renvoyer l'image de la société française d'aujourd'hui


En définitive, ces décisions de justice ne font que nous renvoyer l'image de la société française d'aujourd'hui, confrontée à une remise en cause programmée de ses valeurs fondamentales, sans être capable d'en mesurer la portée et les conséquences. La prise de conscience passe par les actes de courage qui consistent simplement à dire une vérité qui n'est pas celle de la pensée unique, à oser revendiquer le débat démocratique, lorsqu'une certaine forme de totalitarisme ambiant le rejette en utilisant l'arme de l'anathème et l'injure.
Il s'agit surtout de s'interroger sur la hiérarchie que nous entendons donner à nos principes, sur l'application qui en est réellement faite et sur leur sens réel dans la spirale de violence dans laquelle nous sommes engagés.

LAVARKELTIA
03/07/2004, 19h38
Pas Sur Que Ce Soient Les Francouais Qui Aient Engraine La Chaine Dont Vous Parlez !

Faudrait Pas Toujour Clouer Les Memes Aux Portes De Granges !

LAVARKELTIA
11/07/2004, 02h08
VOUS DISIEZ : La poussée massive de l'antisémitisme est liée, on le sait, à la remontée d'une extrême droite décomplexée, à un antisionisme d'extrême gauche qui franchit trop souvent la ligne blanche de l'antisémitisme et à l'islamisme qui cherche à importer en France le conflit du Proche Orient.

- http://info.france2.fr/france/3349197-fr.php - Fait divers HORRIBLE ! UN PARMI CEUX QUI SONT MEDIATISES (Combien sont passès a la trappe)

France
Val d'Oise: agression à caractère antisémite

6 hommes ont agressé une jeune femme qu'ils croyaient juive et lui ont dessiné des croix gammées sur le ventre

La scène s'est passée vendredi matin dans le RER D, entre Louvres et Sarcelles, dans le val d'Oise.

La jeune femme, âgée de 23 ans et accompagnée de son bébé de 13 mois, a été d'abord bousculée par ses agresseurs, d'origine maghrébine, qui lui ont coupé les cheveux avant de lui lacérer les vêtements au couteau.
Les hommes en ont déduit qu'elle était juive, ce qui n'est pas le cas, en raison d'une adresse trouvée dans son sac à dos qui la domiciliait dans le 16e arrondissement de Paris, selon des sources policières.

"Dans le 16e, il y a que des juifs", a lancé un des agresseurs. Ces derniers ont ensuite pris la fuite non sans renverser la poussette, faisant tomber l'enfant à terre. Ils ont également volé les affaires - papiers et 200 euros- de la jeune femme.

La police judiciaire de Versailles a été saisie de l'affaire


VOILA OU MENENT LES PROPAGANDES DE TOLERANCE ET LA HAINE DE
L EUROPEEN RELAYES PAR LES PENSEURS BOBO PROPAGANDISTES IDEOLOGUES ET FINALEMENT COMPLICES DE CRIMES .



5 juin 2004 / 17 h 51
RELAXE DE DIEUDONNÉ, LYCÉE MONTAIGNE, IMAM DE VENISSIEUX…
Des décisions de justice qui nous renvoient l'image de la société française d'aujourd'hui
Par Corinne Lepage - Présidente de CAP 21




La succession de décisions rendues dans les affaires Dieudonné, du lycée Montaigne et de l'imam de Vénissieux interpelle. L'indépendance du pouvoir judiciaire, qui n'est malheureusement qu'une autorité judiciaire en France, est une nécessité. Il n'est dès lors pas question de souhaiter une quelconque ingérence de l'exécutif dans le judiciaire. Si les juges ont considéré que des violences répétées et des agressions antisémites sur un enfant ne justifiaient pas une exclusion du lycée, que le fait de plaider pour la lapidation des femmes n'étaient pas un acte suffisamment grave pour justifier une expulsion et que le sketch de Dieudonné dans l'émission de Fogiel n'était pas répréhensible, c'est que l'interprétation qu'ils ont faite de la loi justifiait leur décision.

Et pourtant, ces décisions paraissent s'inscrire contre la politique affichée du gouvernement, ne serait-ce que dans la mesure où la décision concernant l'imam était une décision préfectorale. Faut-il donc en déduire que c'est la loi qui serait en cause, dans la mesure où elle laisserait impunies ces agressions, alors même qu'elle vient d'être renforcée par la loi Lellouche ?

Cette explication ne paraît pas suffisante et la crise est beaucoup plus profonde.
Nos lois ont été faites pour des temps autres, où l'antisémitisme semblait appartenir au passé et être en voie de régression et où, en, définitive, le négationnisme paraissait être la grande menace. Elles ont été conçues comme un rempart contre toute atteinte à la liberté, dans des temps où le respect de l'intégrité corporelle et l'égalité des droits des femmes paraissait un fait définitivement acquis.

Nous n'en sommes plus là !

La poussée massive de l'antisémitisme est liée, on le sait, à la remontée d'une extrême droite décomplexée, à un antisionisme d'extrême gauche qui franchit trop souvent la ligne blanche de l'antisémitisme et à l'islamisme qui cherche à importer en France le conflit du Proche Orient.
&nbs; Dans ce contexte, la banalisation des propos antisémites, des agressions physiques de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes fait que le problème, à force de changer de degré, a changé de nature. Ce que la justice n'a pas perçu en rendant des décisions, par définition individuelles, c'est que la jurisprudence qui se créait, risquait d' instituer une forme d'impunité des actes antisémites devenus en quelque sorte de simples incivilités, ce qu'ils ne sont évidemment pas compte tenu de leur gravité et de leur portée symbolique et politique.



En innocentant Dieudonné pour la deuxième fois, la justice ouvre un peu plus les vannes d'un antisémitisme militant


Ainsi, un cercle infernal se met-il en place, l'impunité étant vécue comme un encouragement au moins indirect à aller encore plus loin. La fonction symbolique de la justice est aussi importante que sa fonction judiciaire car la justice ne consiste pas seulement à appliquer des lois, mais aussi à rendre à chacun son dû, c'est-à-dire à expliciter ce qui est juste et ce qui ne l'est pas. En innocentant Dieudonné pour la deuxième fois, la justice ouvre un peu plus les vannes d'un antisémitisme militant, qui quitte la sphère de la parole pour entrer dans celui des actes.

Cette évolution doit être rapprochée de la détérioration de la situation des femmes liée à la progression insidieuse, mais constante, des idées islamistes issues de la charia. Malheureusement, l'affaire de l'imam de Vénissieux n'est pas isolée. Comment justifier une jurisprudence qui ferme les yeux dans le meilleur des cas, qui valide, dans les pires, la polygamie, les mariages forcés, les répudiations et qui ne montre pas une fermeté absolue dans la défense des droits des femmes ? Comment tolérer, qu'un député de la République, à savoir Noël Mamère fasse en sorte que soit mis à disposition des amis de Ramadan une salle de l'Assemblée nationale pour » déconstruire » la laïcité et les travaux de la commission Stasi ? Comment admettre notre faiblesse qui se voile derrière les valeurs certes essentielles de tolérance et de compassion - mais en oubliant tout simplement celle de l'égalité des droits - pour tolérer des arrangements comme le port du bandana à la place du voile, à un moment où il faudrait précisément faire œuvre de fermeté pour que tous ceux qui sont en train, patiemment, de déconstruire les bases de la société française et de scier, méthodiquement, nos valeurs communes, soient assurés de notre volonté farouche de nous y opposer ?

Ce comportement impose une réflexion en profondeur sur les priorités actuelles et sans doute sur la manière dont la liberté d'expression et la liberté tout court doivent se concilier dans l'esprit de l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme qui rappelle que la liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.



Il y a urgence à défendre les principes de base qui sont ceux du pacte républicain


Ces décisions de justice répétées s'inscrivent dans une logique qui refuse de prendre en considération la gravité de la situation globale et qui organise une confusion des valeurs alors qu'il serait urgent de s'arc-bouter et de défendre les principes de base qui sont ceux du pacte républicain. Cette cécité risque d'être ruineuse à moyen, même à court terme. La répression sans faille de l'antisémitisme est une nécessité absolue, non seulement pour les victimes de ces actes, mais pour la société française dans son ensemble. Les agressions dont sont victimes les juifs de France ne sont que les prémices des agressions dont seront victimes d'autres, moins exposés aujourd'hui et moins fragiles, mais cibles désignées à terme.

De la même manière, la mollesse à l'égard des revendications intégristes dont le port du voile n'est qu'une première étape est dangereuse alors qu'il faudrait au contraire soutenir de manière ardente les musulmans laïcs et démocrates qui sont, eux aussi, les premières cibles des islamistes. À cet égard, la tolérance coupable dont nous faisons preuve ne peut qu'affaiblir les efforts remarquables de mouvements comme « Ni ****s ni Soumises » et de personnalités comme Fadela Amara et Mohamed Abdi.


Des décisions de justice qui ne font que nous renvoyer l'image de la société française d'aujourd'hui


En définitive, ces décisions de justice ne font que nous renvoyer l'image de la société française d'aujourd'hui, confrontée à une remise en cause programmée de ses valeurs fondamentales, sans être capable d'en mesurer la portée et les conséquences. La prise de conscience passe par les actes de courage qui consistent simplement à dire une vérité qui n'est pas celle de la pensée unique, à oser revendiquer le débat démocratique, lorsqu'une certaine forme de totalitarisme ambiant le rejette en utilisant l'arme de l'anathème et l'injure.
Il s'agit surtout de s'interroger sur la hiérarchie que nous entendons donner à nos principes, sur l'application qui en est réellement faite et sur leur sens réel dans la spirale de violence dans laquelle nous sommes engagés.