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Hélène
14/05/2004, 16h40
14 mai 2004 / 14 h 39
UNE VISION DU CONFLIT IRAKIEN
Entretien avec l'historien Pierre Rigoulot, de retour de Bagdad : « À l'exception des partisans de l'ancien régime et les islamistes radicaux, les Irakiens sont reconnaissants aux Américains de les avoir débarrassés de Saddam Hussein »
Par Pierre Lorrain journalistes@proche-orient.info



Pierre Rigoulot, co-auteur de « Irak, an I, un autre regard sur un monde en guerre », rentre d'un voyage en Irak où il a notamment rencontré des membres du Conseil intérimaire de gouvernement. Il publiera en juin chez Buchet Chastel un « Premier retour de Bagdad », ouvrage écrit en collaboration avec Ilios Yannakakis, historien et spécialiste des relations internationales. À « proche-orient.info », il raconte en avant-première ce qu'il a observé sur le terrain et les analyses qu'il en tire. Bien que la situation soit très grave pour les troupes de la coalition et que les mauvais traitements infligés à des prisonniers irakiens soulèvent de multiples questions, les responsables du Conseil - parmi lesquels les communistes occupent des places non négligeables - voient la situation avec plus de nuance.
Pierre Lorrain Depuis le mois d'avril, la situation en Irak dérape de manière dramatique : soulèvements, combats, prises d'otages, sans oublier le scandale des sévices infligés à des prisonniers irakiens. Quelle est votre réaction à ce propos ?

Pierre Rigoulot Cela confirme que l'homme est capable du pire. Mais les responsables de ces exactions vont passer en cour martiale, des enquêtes judiciaires et parlementaires sont en cours et elles ne s'arrêteront pas au niveau des simples exécutants. Nos sociétés démocratiques s'efforcent de ne pas laisser impunis de tels actes : la presse, la justice et le monde politique jouent convenablement leur rôle dans le maintien et la sauvegarde de l'État de droit. La démocratie n'est certainement pas un système parfait, mais c'est le seul qui permette de faire ainsi la lumière sur de tels agissements et d'en tirer les enseignements pour éviter qu'ils ne se reproduisent.
En revanche, ceux qui sont capables de décapiter de sang froid l'Américain Nicholas Berg, de tuer un otage italien ou de démembrer à coups de pelle des civils qu'ils viennent d'assassiner, personne ne les jugera. Pas plus qu'on ne juge les Palestiniens qui paradent en exhibant des corps mutilés dans la liesse populaire à Gaza. Aussi, au regard des deux exigences démocratiques que sont la publicité sur les abus commis et le passage des coupables devant la justice, il est difficile de trouver un pays qui fasse mieux que les États-Unis ou Israël.

P. Lorrain Un certain nombre d'intellectuels - et pas seulement en France - considèrent que le scandale de la prison d'Abou Ghraïb confirme l'illégitimité de l'intervention américaine en Irak. Qu'en pensez-vous ?

P. Rigoulot Il est difficile de considérer que la légitimité d'une intervention armée dépend des actes répréhensibles commis par l'armée qui intervient. À cette aune, et je ne prendrai qu'un seul exemple, le massacre de Mélouza commis par le FLN entacherait d'illégitimité l'indépendance de l'Algérie. De plus, l'argument peut se retourner : si l'armée américaine doit quitter l'Irak parce que des militaires se sont livrés à des actes condamnables sur des prisonniers, ne doit-elle pas rester si ses opposants sont capables des atrocités dont je parlais à l'instant ?

P. Lorrain Il n'en demeure pas moins que de tels événements ne peuvent que renforcer, par delà l'anti-américanisme, le ressentiment des Irakiens à l'égard des Américains et le fait qu'ils les perçoivent de plus en plus comme des occupants.

P. Rigoulot Les Irakiens ont une attitude très ambiguë à l'égard des Américains. Au cours de notre voyage, nous avons rencontré des hommes et des femmes de toutes les classes sociales. Dans l'ensemble, à l'exception des partisans de l'ancien régime et les islamistes radicaux, ils sont reconnaissants aux Américains de les avoir débarrassés de Saddam Hussein. D'un autre côté, ils sont agacés par leur présence. Il ne faut pas oublier que les Irakiens sont les héritiers des plus anciennes civilisations de la planète, qu'ils ont un passé brillant et chargé d'histoire et qu'ils se sentent capables d'en remontrer à des cultures plus récentes. Il est évident qu'ils souhaitent très clairement le départ des troupes de la coalition, en tout cas dès qu'ils auront permis la mise en place d'un nouveau gouvernement.
Il me semble que l'on perd de vue le fait que la plupart des Irakiens perçoivent bien que seule la présence des Américains peut permettre l'émergence d'un gouvernement représentatif. En même temps, les membres du Conseil intérimaire de gouvernement que nous avons rencontrés ne cachent pas qu'un pouvoir irakien légitime ne pourra s'imposer que le jour où s'effacera l'administration américaine. C'est pour cela que le transfert de souveraineté à une telle importance à leurs yeux et qu'ils tiennent à conserver la date du 30 juin. Les responsables politiques actuels sont persuadés qu'une partie de leurs difficultés et du manque d'autorité dont ils souffrent vient de ce qu'ils sont perçus comme les créatures des Américains.

P. Lorrain Au vu de la situation, pensez-vous que le transfert pourra réellement se faire à cette date ?

P. Rigoulot Je ne pense pas que la situation soit à ce point catastrophique. Par nature, la presse se focalise sur l'événement, et plus il est spectaculaire plus elle lui accorde de place. Mais si l'on essaie d'examiner plus calmement la situation, que constate-t-on ? Que le soulèvement qui semblait général le mois dernier est circonscrit. Que les Américains ont peut être enfin compris que la débaassification du pays devait concerner les responsables du parti, du gouvernement et les membres de la garde prétorienne de Saddam Hussein, mais pas forcément les cadres de l'armée ou les administrateurs. Ces derniers n'avaient leur carte du parti baas que parce qu'il leur était impossible de faire carrière sans elle. La nomination d'un ancien responsable militaire baassiste dans le rôle de « gouverneur militaire » de Fallouja à permis le retour au calme. Que Moktada al-Sadr et son « Armée du Mahdi » sont incapables d'étendre la révolte au-delà des villes saintes de Nadjaf et Kerbala et que l'ensemble du clergé chiite est contre eux.
Reste l'effet médiatique désastreux des sévices contre des détenus irakiens. Il faut cependant comprendre que le scandale touche surtout les pays occidentaux. Les contacts que je maintiens avec mes interlocuteurs sur place ont tendance à me faire relativiser les choses. La population irakienne n'a pas oublié les horreurs du régime de Saddam Hussein, les décapitations, les mutilations et les tortures qu'ont subies non seulement les opposants, mais aussi leurs femmes et leurs enfants. Ces événements, me semble-t-il, sont plutôt perçus par les Irakiens comme la confirmation que les Américains ne leurs sont en aucun cas supérieurs.

P. Lorrain Le groupe d'Al-Qaïda qui a décapité le jeune Américain Nicholas Berg explique avoir agi en représailles contre les mauvais traitements infligés aux prisonniers irakiens.

P. Rigoulot Je crois surtout que les islamistes radicaux, qu'ils soient liés ou non à Al-Qaïda, ont très bien compris le fonctionnement des sociétés occidentales et la manière d'utiliser les médias. L'exécution de l'otage italien, Fabrizio Quattrocchi, s'est déroulée avant que ce scandale n'éclate. Tout comme le massacre des quatre Américains à Fallouja, le mois dernier. Ou la décapitation de Daniel Pearl, en Indonésie, il y a deux ans. Ou celle des quatre ingénieurs britanniques et néo-zélandais en Tchétchénie, en 1998… Sans parler, bien sûr du 11 septembre 2001 et de tant d'autres attentats islamistes.

P. Lorrain Lors de votre voyage, vous n'avez pas été confronté au problème de la violence et de l'insécurité ?

P. Rigoulot Bien sûr, la situation est tendue et nous entendions parfois des explosions ou des rafales lointaines, mais cela n'empêchait pas la plupart des Bagdadis de mener une vie à peu près normale. Nous avons surtout été frappés par les magasins et les échoppes qui regorgent de marchandises et par un engouement général pour les téléphones mobiles et des antennes de télévision paraboliques.
En revanche, la montée de l'islamisme radical nous a semblé beaucoup plus inquiétante. Nous l'avons clairement perçue à l'université Nasansyria que nous avons visitée, ainsi que dans certains défilés à l'appel d'organisations religieuses extrémistes. Des témoignages, notamment celui d'une journaliste socialiste, nous ont rapporté la pression de la rue pour que les femmes se voilent ainsi que les visites éclairs d'islamistes dans les écoles pour exiger que les élèves s'habillent de manière plus conforme aux lois de l'islam.

P. Lorrain Cette islamisation vous semble-t-elle inévitable ?

P. Rigoulot Pas forcément. Les Irakiens cultivés, forts de leur civilisation six fois millénaire, s'estiment vaccinés contre les effets de l'islamisme radical qu'ils considèrent juste bon pour les bédouins du désert. Plus sérieusement, les membres du Conseil intérimaire insistent sur la coexistence d'un pôle laïc et de mouvements religieux.
Curieusement, deux des trois ministres que nous avons rencontrés, celui du Plan, Mahdi Al-Hafez, qui pourrait devenir le prochain Premier ministre, et celui de la Culture, Mofeed Mohammed Jawad al-Jazaeri, sont communistes ou ont un long passé de communistes. Des communistes « ouverts », plus Massimo D'alema que Georges Marchais ! D'ailleurs, ce pôle laïc n'est pas opposé à la religion, mais seulement à la constitution d'un État islamiste. Pour eux, l'Irak doit rester un État laïc. Ainsi, les Kurdes nous ont été présentés comme un pilier du mouvement laïc, alors que près de 80% d'entre eux se disent sunnites et près de 20% chiites. Dans le reste de la population, le pourcentage est presque inversé : près de 60% sont chiites et plus de 35% sunnites.
Il faut d'autant moins simplifier le tableau qu'on peut se dire chiite en s'appuyant sur une tradition familiale. C'était le cas d'un imprimeur qui nous a reçus chez lui et qui se présentait comme un intellectuel progressiste. Il avait passé une partie de sa jeunesse en Hongrie. Sur lui pesait le terrible souvenir des huit ans de guerre contre l'Iran. Il avait déserté, comme tant d'autres, puis il avait été amnistié. Il enseignait la sémiologie, buvait sec mais… sa femme n'est pas sortie de la cuisine pendant tout le dîner !

P. Lorrain On sait que le Conseil intérimaire de gouvernement représente les ethnies ainsi que les diverses obédiences politiques et religieuses, mais cela vous a-t-il surpris de trouver aussi des communistes à des postes importants ?

P. Rigoulot Pas vraiment. Nous avons été plutôt amusés que nos interlocuteurs ne se présentent pas à nous comme tels. Le vocabulaire nous a tout de suite mis sur la voie : par exemple, l'emploi systématique de mots comme unité, étape, front, éléments instables. Et puis certains détails biographiques : dans les deux cas, un séjour à Prague à l'époque où le bloc soviétique existait encore.

P. Lorrain Cette présence communiste vous semble-t-elle purement symbolique où pensez-vous que le parti joue un rôle important dans la phase actuelle de reconstruction politique ?

P. Rigoulot Il ne faut pas minimiser le rôle du PC irakien. Historiquement, il était l'un des plus importants de la région, mais il a été réprimé après la victoire du parti baas, notamment sous Saddam Hussein. Et ce sont ses cadres, passés dans la clandestinité et souvent l'exil, que nous retrouvons aujourd'hui à la tête de ministères, d'administrations ou de journaux importants. Un seul exemple : le quotidien « al-Mada » (« L'Horizon »), qui a publié en janvier dernier les noms de 270 personnes qui ont bénéficié de l'aide financière de Saddam Hussein, se présente comme « communiste indépendant ».

P. Lorrain Comment les communistes justifient-ils leur alliance avec les États-Unis ?

P. Rigoulot Avec beaucoup de réalisme : les Américains ont renversé la dictature, ils assurent un minimum de sécurité, ils apportent une aide économique nécessaire au redémarrage du pays. Mais nos interlocuteurs communistes précisent aussi qu'il s'agit d'une étape spécifique où chacun se renforce en vue de la suivante. Pour le moment, il s'agit de retrousser ses manches et de travailler au redémarrage économique comme à l'amélioration de la sécurité mais aussi de renforcer le pôle laïc face au « marais chiite » représenté par l'ayatollah Sistani et surtout d'isoler Moktada al-Sadr.
On peut aller plus loin. Aujourd'hui, les problèmes de l'Irak ne se réduisent pas seulement à la sécurité, au transfert de la souveraineté et à l'organisation d'élections. Il y a aussi le problème du passage d'une économie planifiée à l'irakienne vers l'économie de marché, avec les changements de mentalité que cela suppose. Or l'économie de l'Irak de Saddam Hussein présentait bien des points communs avec celle des pays communistes avec lesquels il entretenait d'excellentes relations malgré la répression qui frappait le PC irakien. L'agriculture était revenue au secteur privé du fait de l'inefficacité des nationalisations, mais une bonne partie de l'industrie restait étatisée.

P. Lorrain En somme, puisque des cadres communistes ont été à l'origine des transformations en URSS et en Europe de l'est, il pourrait en aller de même en Irak. Mais, indépendamment de l'évolution économique, reste la question de la cohésion du pays et donc de l'option fédérale. Qu'en pensent vos interlocuteurs, et pas seulement les communistes ?

P. Rigoulot Je les ai trouvés plutôt confiants. Le fédéralisme ne leur semble pas une solution utopique. Les membres du Conseil intérimaire de gouvernement ont d'ailleurs montré qu'ils partagent un minimum de valeurs ou simplement d'objectifs communs en votant à l'unanimité une Loi fondamentale.
Évidemment, la sécurité est pour eux un problème essentiel, mais la double opposition que le nouveau gouvernement provisoire devra affronter après le 30 juin leur semble moins inquiétante que ne le présentent les médias occidentaux : comme je le disais tout à l'heure, celle des partisans de Saddam, à Fallouja, leur paraît localisée et celle de Moktada al-Sadr, à Nadjaf, relativement marginale. Avant l'explosion de violence du mois d'avril qui a fait craindre l'émergence d'une alliance entre les deux groupes d'opposants, extrémistes chiites et baassistes, il leur semblait être sur la voie d'un retour à la normale. C'est précisément pour empêcher ce retour à la normale qu'à la veille du premier anniversaire de la chute de Saddam, au moment où les experts de l'ONU venaient déblayer le terrain pour les discussions qui devraient permettre de définir son rôle dans le processus de normalisation, que les forces les plus rétrogrades ont joué leur va tout.
En réalité, l'Irak et, d'une certaine manière, le monde sont entrés dans une nouvelle phase. On peut regretter la manière dont la guerre s'est décidée, on peut discuter de la façon dont est menée la politique américaine, depuis le renversement de Saddam Hussein. Mais l'abandon de l'Irak, l'abandon du projet de démocratisation, serait une formidable victoire pour tout ce que le monde connaît de mouvements islamistes radicaux, de terroristes, et naturellement de partisans de l'ancien dictateur.

cherchemidi
15/05/2004, 10h08
------Hélène -)

Excellent "papier" que ,malheureusement peu de forumistes liront , je le crains ( ils sortent peu du "salon" ): présentation nuancée de la situation , que Lagneau aurait aimée ...

Il est possible que les Irakiens aient des aspirations en apparence contradictoires : la démocratie, la sécurité et le départ des Américains .

Un précédent parisien dea années 60 : l'administration du "district " de l'Île -de -France (dénomination de la Région à l'époque ) avait lancé un sondage sur les aspiratons des habitants en matière de qualité de la vie (type d' habitat , équipements collectifs etc.)

Résultats : en très grande majorité , les gens voulaient vivre dans une maison ( et non un appartement ) , avec un petit jardin , dans un quartier bien desservi par les équipements
(transports , hôpitaux , Écoles , culture ...) ; voici comment le " Délégué général" résumait leurs aspirations : " avoir un petit pavillon ...Place de la Concorde ! "

LAVARKELTIA
16/05/2004, 16h05
AVE !

Nous savons tous que l intervention en IRAK n' EST PAS UNE GUERRE !

Pourtant, ne valait il pas mieux qu il en ait été ainsi !
Car sortis du cadre de la Guerre, C' EST QUOI CE MERDIER LA .
La CROIX ROUGE en peut pas faire correctement son boulot de visite et d'assistance.
Les prisonniers "Politiques" et oui c'est pas une guerre sont arrétès et traitès par des autoritès Martiales.... C'est la confusion des GENRES ...


En fait je pense que les USA ont cette fois encore larguè les amarres CARTESIENNES qui les reliaient à l OCCIDENT pour s'enfoncer dans une aventure qu il ne maitriseront jamais.
Ce ne sont pas les commanditaires des attentats du 11 Septembre (9 11) qui sont victimes des represailles des americains mais des populations Globalement Étrangeres à cette Attentat.
Le champ de manoeuvre est trop loin de la base.
Les odeurs de pétroles sont trop évidentes, et la revanche contre un énnemi personnel sont aussi présentes dans tous les esprits (Bush pere déjà avait fait d un ami son ennemi).


C'est vrai que pour EUX limitès dans une mandature LA RÉPONSE DEVAIT ÊTRE RAPIDE POUR PARAITRE EFFICACE .

Mais cela ne peut tout justifier.
En tout cas pas cela ne justifiera jamais a mes yeux la volonte de precipiter des évenements qui pouvaient etre desamorcès par d'autres moyens.
Car combattre un térrorisme ce n'est toujours pas, faire la Guerre, la guerre se fait a une nation sur un tyerritoire.
Le comabt contre le terrosrisme commence à l interieur et s etend aux frontieres, D ABORD !
Ensuite il se poursuite en direction des bases des terroristes.
Il s'agit on le sent bien d'autres structures et d'autres moyens.

Voila donc encore UNE POLITIQUE HOLLYWOODIENNE au lieu d' une politique tout court (*).

La dimension 3ième ou 4 ièmeGuerre Mondiale à échappè aux dirigeants des USA, persuadès encore qu ils ne sont pas Vunérables chez Eux (**).

Pour ma part je ne suis pas persuadè qu une telle option 3 Guerre Mondiale soit à évacuer.
Voila pourquoi il était d' ABORD et AVANT TOUT NECESSAIRE de souder les éléments non Belliqueux autour d'une politique de lutte contre le Térrorisme et non pas DIVISER tous les Clans ou Factions ou encore Groupes d Interets, pour Faire de la GUERRE LIGHT qui inévitablement s'enliserait.
A usage de réconforter l opinion intérieur.
ET DE FORTEMENT DIVISER LES PARTENAIRS EXTERIEURS.

L IRAK EST UN PIEGE VOULUT PAR LES DIRIGEANTS AMERICAINS.
MAIS AUSSI UNE SUITE D ERREURS: DE COMMUNICATIONS, POLITIQUES ,
TACTIQUES, STRATEGIQUES.
C'est le Probleme des PAYS JEUNES QUI VEULENT RESTER JEUNES.
C'est du jeunisme politique.

D'ailleurs quelles moyens de s'extraire d'IRAK ont ils PREVUT ?
Feront ils encore appel à LA LÉGION ETRANGERE pour Rembarquer et s'éloigner du territoire IRAKIEN, comme ils firent en Somalies ?
L'amerique n'est pas sortie du complexe Terminator, il faut dire que des présidentiables qui se vantent de n'avoir jamais possede de passeport ne sont pas là pour me rassurer, parce que cela denote bien de leur americano centrisme, et de leur AVEUGLEMENT a concevoir le Monde Exterieur AUTREMENT que comme terre conquise.



*à ce sujet chose peu connue ici, LA premiere industrie desUSA n'est pa l automobile ou l'éléctronique c'est LE CINEMA, cela fait reflechir nos vieux pays qui AVAIENT DES INDUSTRIES....AVANT de FAIRE DU CINEMA..
** à l'évidence les dirigeants vivent le nez collé au pare brise, donc même les moustiques paraissent énormes.