Hélène
05/05/2004, 04h38
02-05-2004
Liberté d'expression
Le président algérien «déterminé» à y veiller
Associated Press
Alger
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a exprimé dimanche sa «détermination» à veiller à la liberté d'expression», dans un message à la corporation des journalistes à la veille de la Journée internationale de la liberté de la presse.
«Nous voulons marquer encore une fois, avec force, notre détermination à veiller à l'exercice effectif, par tous, de la liberté d'expression en droite ligne de la déclaration universelle des droits de l'Homme», a-t-il souligné.
Réélu pour un second mandat le 8 avril avec 84,99% des suffrages exprimés, le chef de l'État algérien estime que la presse nationale a connu «un essor considérable», ajoutant qu'elle «ne subit aucune censure».
«Une presse libre, indépendante et pluraliste permet à la population de se déterminer en connaissance de cause, de contrôler le processus décisionnel et de participer à la vie politique», a-t-il affirmé.
Ces assurances de la part du président Bouteflika surviennent après son discours d'investiture, dans lequel il avait plaidé pour une «presse objective et responsable». Des propos alors interprétés par les journalistes de la presse indépendante comme une menace de retour à la presse «aseptisée», comme au temps du parti unique.
Par ailleurs, le Syndicat national des journalistes algériens (SNJ) a rendu public dimanche soir une longue déclaration dans laquelle sont soulignées les menaces qui pèsent sur la presse algérienne.
«Ce 3 mai intervient alors que l'État algérien entreprend une gigantesque campagne contre la presse en particulier et la liberté d'expression en général», déclare ce syndicat, pour qui «la reprise du processus de harcèlement politico-judiciaire n'est qu'un prélude à la période de turbulence qui s'annonce».
Cependant, les positions de cette organisation syndicale proche de l'opposition ne sont pas partagées par toute la corporation des journalistes, notamment ceux qui exercent dans le secteur étatique.
De leur côté, les éditeurs ont tenu dimanche une réunion au siège du «Soir d'Algérie» pour discuter des perspectives politiques de la profession. Ils doivent se revoir lundi pour peaufiner une déclaration commune.
La célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse survient cette année en Algérie alors que les convocations des journalistes par la police ont repris, après une trêve pendant la campagne électorale.
Liberté d'expression
Le président algérien «déterminé» à y veiller
Associated Press
Alger
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a exprimé dimanche sa «détermination» à veiller à la liberté d'expression», dans un message à la corporation des journalistes à la veille de la Journée internationale de la liberté de la presse.
«Nous voulons marquer encore une fois, avec force, notre détermination à veiller à l'exercice effectif, par tous, de la liberté d'expression en droite ligne de la déclaration universelle des droits de l'Homme», a-t-il souligné.
Réélu pour un second mandat le 8 avril avec 84,99% des suffrages exprimés, le chef de l'État algérien estime que la presse nationale a connu «un essor considérable», ajoutant qu'elle «ne subit aucune censure».
«Une presse libre, indépendante et pluraliste permet à la population de se déterminer en connaissance de cause, de contrôler le processus décisionnel et de participer à la vie politique», a-t-il affirmé.
Ces assurances de la part du président Bouteflika surviennent après son discours d'investiture, dans lequel il avait plaidé pour une «presse objective et responsable». Des propos alors interprétés par les journalistes de la presse indépendante comme une menace de retour à la presse «aseptisée», comme au temps du parti unique.
Par ailleurs, le Syndicat national des journalistes algériens (SNJ) a rendu public dimanche soir une longue déclaration dans laquelle sont soulignées les menaces qui pèsent sur la presse algérienne.
«Ce 3 mai intervient alors que l'État algérien entreprend une gigantesque campagne contre la presse en particulier et la liberté d'expression en général», déclare ce syndicat, pour qui «la reprise du processus de harcèlement politico-judiciaire n'est qu'un prélude à la période de turbulence qui s'annonce».
Cependant, les positions de cette organisation syndicale proche de l'opposition ne sont pas partagées par toute la corporation des journalistes, notamment ceux qui exercent dans le secteur étatique.
De leur côté, les éditeurs ont tenu dimanche une réunion au siège du «Soir d'Algérie» pour discuter des perspectives politiques de la profession. Ils doivent se revoir lundi pour peaufiner une déclaration commune.
La célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse survient cette année en Algérie alors que les convocations des journalistes par la police ont repris, après une trêve pendant la campagne électorale.