Hélène
29/04/2004, 02h57
28-04-2004
La liberté de la presse dans le monde se détériore
Agence France-Presse
New York
La liberté de la presse dans le monde s'est détériorée en 2003 pour la deuxième année consécutive, selon une étude publiée mercredi et réalisée par l'organisation américaine Freedom House qui fait état de son déclin notamment en Italie, en Russie et en Bolivie.
Le rapport examine la liberté de la presse écrite, audiovisuelle et en ligne autour du monde et établit trois catégories de pays: ceux ayant une presse libre, partiellement libre ou réprimée.
Dix pays -Bolivie, Bulgarie, Cap Vert, Gabon, Guatemala, Guinée-Bissau, Italie, Moldavie, Maroc et Philippines- ont rétrogradé, selon Freedom House, tandis que le Kenya et la Sierra Leone passaient eux de la troisième à la deuxième catégorie.
«De moins en moins de gens dans le monde ont dans leur pays accès à une information libre de toute censure» a affirmé le directeur exécutif de Freedom House, Jennifer Windsor.
L'étude relève qu'en Italie, le chef du gouvernement Silvio Berlusconi «a été en mesure d'exercer une influence indue sur la télévision publique RAI», a précisé une responsable de l'étude, Karin Deutsch Karlekar.
«Ceci exacerbe davantage l'inquiétude qui pèse sur l'environnement médiatique, caractérisé par le déséquilibre provoqué par l'énorme empire de presse de Berlusconi» qui possède trois des principales chaînes de télévision privées, a ajouté cette responsable.
Les conditions ont empiré en Russie qui avait déjà été rétrogradée à la troisième catégorie en 2002.
«En 2003, le Kremlin a consolidé son contrôle presque total sur les médias audiovisuels», affirme le rapport, en ajoutant que les autorités avaient aussi usé de lois et de pressions financières pour limiter les couvertures de presse critiques, en particulier sur des sujets sensibles, tels que la guerre en Tchétchénie.
En Bolivie, gouvernement et partisans de l'opposition ont menacé et ont physiquement harcelé des journalistes, menant à un déclin de la liberté de la presse dans ce pays dorénavant classé dans la deuxième catégorie.
En Irak, la fin du régime de Saddam Hussein a suscité l'apparition de centaines de nouvelles publications professant une myriade d'opinions. Les Irakiens peuvent aussi maintenant accéder à l'internet et aux programmes télévisés étrangers sans restriction.
«Néanmoins, en raison de l'absence de sécurité, des meurtres d'au moins 13 journalistes, et d'un cadre légal ambigu pour les médias, l'Irak reste dans la catégorie des pays sans liberté de presse, en dépit de ses progrès impressionnants», estime Freedom House.
Sur les 193 pays examinés, 73 - représentant 17% de la population mondiale sont considérés comme respectant la liberté de la presse. Quarante-neuf pays, représentant 40% de la population mondiale, ont une presse partiellement libre, et 71 (43% de la population du globe) n'ont pas de presse libre, selon ce rapport disponible sur le site internet de Freedom House ( www.freedomhouse.org/research/pressurvey.htm)
La liberté de la presse dans le monde se détériore
Agence France-Presse
New York
La liberté de la presse dans le monde s'est détériorée en 2003 pour la deuxième année consécutive, selon une étude publiée mercredi et réalisée par l'organisation américaine Freedom House qui fait état de son déclin notamment en Italie, en Russie et en Bolivie.
Le rapport examine la liberté de la presse écrite, audiovisuelle et en ligne autour du monde et établit trois catégories de pays: ceux ayant une presse libre, partiellement libre ou réprimée.
Dix pays -Bolivie, Bulgarie, Cap Vert, Gabon, Guatemala, Guinée-Bissau, Italie, Moldavie, Maroc et Philippines- ont rétrogradé, selon Freedom House, tandis que le Kenya et la Sierra Leone passaient eux de la troisième à la deuxième catégorie.
«De moins en moins de gens dans le monde ont dans leur pays accès à une information libre de toute censure» a affirmé le directeur exécutif de Freedom House, Jennifer Windsor.
L'étude relève qu'en Italie, le chef du gouvernement Silvio Berlusconi «a été en mesure d'exercer une influence indue sur la télévision publique RAI», a précisé une responsable de l'étude, Karin Deutsch Karlekar.
«Ceci exacerbe davantage l'inquiétude qui pèse sur l'environnement médiatique, caractérisé par le déséquilibre provoqué par l'énorme empire de presse de Berlusconi» qui possède trois des principales chaînes de télévision privées, a ajouté cette responsable.
Les conditions ont empiré en Russie qui avait déjà été rétrogradée à la troisième catégorie en 2002.
«En 2003, le Kremlin a consolidé son contrôle presque total sur les médias audiovisuels», affirme le rapport, en ajoutant que les autorités avaient aussi usé de lois et de pressions financières pour limiter les couvertures de presse critiques, en particulier sur des sujets sensibles, tels que la guerre en Tchétchénie.
En Bolivie, gouvernement et partisans de l'opposition ont menacé et ont physiquement harcelé des journalistes, menant à un déclin de la liberté de la presse dans ce pays dorénavant classé dans la deuxième catégorie.
En Irak, la fin du régime de Saddam Hussein a suscité l'apparition de centaines de nouvelles publications professant une myriade d'opinions. Les Irakiens peuvent aussi maintenant accéder à l'internet et aux programmes télévisés étrangers sans restriction.
«Néanmoins, en raison de l'absence de sécurité, des meurtres d'au moins 13 journalistes, et d'un cadre légal ambigu pour les médias, l'Irak reste dans la catégorie des pays sans liberté de presse, en dépit de ses progrès impressionnants», estime Freedom House.
Sur les 193 pays examinés, 73 - représentant 17% de la population mondiale sont considérés comme respectant la liberté de la presse. Quarante-neuf pays, représentant 40% de la population mondiale, ont une presse partiellement libre, et 71 (43% de la population du globe) n'ont pas de presse libre, selon ce rapport disponible sur le site internet de Freedom House ( www.freedomhouse.org/research/pressurvey.htm)