Hélène
15/01/2004, 06h03
14-01-2004
ESPAGNE
Un imam condamné pour incitation à la violence sexiste
Agence France-Presse
Barcelone
Un imam exerçant en Espagne a été condamné mercredi à un an et trois mois de prison pour incitation à la violence contre les femmes, à la grande satisfaction de la centaine d'associations de défense des droits des femmes qui avaient porté plainte.
Mohamed Kamal Moustapha, 44 ans, imam de Fuengirola (Costa del Sol, Andalousie, sud) depuis 1992, a été reconnu «coupable d'un délit de provocation à la violence sexiste», selon le verdict rendu par un tribunal de Barcelone (Catalogne, est).
Dans un livre intitulé La femme dans l'islam, publié en 1997 en espagnol à 1668 exemplaires, le religieux affirmait que l'islam impose «certaines limites au recours au châtiment physique» dans le but de faire de celui-ci «une simple souffrance symbolique qui ne soit pas excessive».
Un exemple de ces limites : «les coups doivent être administrés à des endroits précis du corps, comme les pieds et les mains, en utilisant une baguette qui ne soit pas trop grosse, c'est-à-dire qui soit fine et légère pour ne pas laisser de traces ou d'hématomes», énonçait le livre d'une centaine de pages distribué gratuitement.
Ou encore, «les coups ne doivent pas être forts parce que le but est de causer une souffrance psychologique et non d'humilier ou de maltraiter physiquement».
ESPAGNE
Un imam condamné pour incitation à la violence sexiste
Agence France-Presse
Barcelone
Un imam exerçant en Espagne a été condamné mercredi à un an et trois mois de prison pour incitation à la violence contre les femmes, à la grande satisfaction de la centaine d'associations de défense des droits des femmes qui avaient porté plainte.
Mohamed Kamal Moustapha, 44 ans, imam de Fuengirola (Costa del Sol, Andalousie, sud) depuis 1992, a été reconnu «coupable d'un délit de provocation à la violence sexiste», selon le verdict rendu par un tribunal de Barcelone (Catalogne, est).
Dans un livre intitulé La femme dans l'islam, publié en 1997 en espagnol à 1668 exemplaires, le religieux affirmait que l'islam impose «certaines limites au recours au châtiment physique» dans le but de faire de celui-ci «une simple souffrance symbolique qui ne soit pas excessive».
Un exemple de ces limites : «les coups doivent être administrés à des endroits précis du corps, comme les pieds et les mains, en utilisant une baguette qui ne soit pas trop grosse, c'est-à-dire qui soit fine et légère pour ne pas laisser de traces ou d'hématomes», énonçait le livre d'une centaine de pages distribué gratuitement.
Ou encore, «les coups ne doivent pas être forts parce que le but est de causer une souffrance psychologique et non d'humilier ou de maltraiter physiquement».