winna
12/01/2004, 03h05
Aseggwas igerrzen akken ma tellam
Une nouvelle année commence, et l'horizon est toujours flou. Les 3 années précédentes ont vu des jeunes kabyles mourir pour des idéaux qui ont toujours mobilisé les Kabyles. On peut les résumer en ces deux mots, ces idéaux: liberté et dignité.
Ils ne sont toujours pas là. Ceux qui ont la destinée des nôtres en main font tout pour gagner du temps, comme ils l'ont toujours fait depuis 1963. Pendant qu'ils nous font croire qu'ils veulent dialoguer, ils agissent pour rendre l'injustice irréversible. Rappelez-vous que les lois les plus liberticides, la généralisation de la langue arabe, le code de la famille, la charte nationale, sont adoptées pendant qu'ils font croire à l'opinion qu'ils sont à l'écoute de l'avis de la rue.
Matoub dans son dernier message avant de nous laisser patauger dans nos contradictions nous a rappelé ce que nous savons tous, mais par naïveté nous l'avons ignoré pour donner la chance au rêve de nos aînés: nos idéaux sont irréalisables tant que la Kabylie ne prend pas son destin en main. "Ula-igher nerja asirem, nsenned ghef sb'er...d-ungif ibbubben tabburt akken i-wen-ted'ra, ma tghilem ad-d'elqen i tsarut tesâam nnya, win iâerd'en tacrih't n tsekkurt ur iqeneâ ara, ddwa-s a-ncerreg tamurt..."
Il est vrai que les nôtres doivent convaincre pour vaincre mais cette patience ne doit pas signifer être dupes des manigances du pouvoir pour les maintenir sous sa botte.
Il serait malhonnête de ma part de souhaiter, à l'occasion de cette nouvelle année, des actions de protestation du genre qui verront d'autres mourir sous les balles des assassins du pouvoir, mais je souhaite sincèrement que nous nous engageons de plus en plus nombreux pour rendre cette issue salvatrice d'autonomie réalisable sans verser davantage de sang. Mon souhait est aussi est de voir nos aînés convaincus que leur rêve d'une Algérie démocratique, d'une Algérie reconnaissant leur identité et culture, ne peut se réaliser que par la réalisation de notre rêve à nous, une Kabylie souveraine arrachée aux griffes de l'arabo-islamisme.
Une nouvelle année commence, et l'horizon est toujours flou. Les 3 années précédentes ont vu des jeunes kabyles mourir pour des idéaux qui ont toujours mobilisé les Kabyles. On peut les résumer en ces deux mots, ces idéaux: liberté et dignité.
Ils ne sont toujours pas là. Ceux qui ont la destinée des nôtres en main font tout pour gagner du temps, comme ils l'ont toujours fait depuis 1963. Pendant qu'ils nous font croire qu'ils veulent dialoguer, ils agissent pour rendre l'injustice irréversible. Rappelez-vous que les lois les plus liberticides, la généralisation de la langue arabe, le code de la famille, la charte nationale, sont adoptées pendant qu'ils font croire à l'opinion qu'ils sont à l'écoute de l'avis de la rue.
Matoub dans son dernier message avant de nous laisser patauger dans nos contradictions nous a rappelé ce que nous savons tous, mais par naïveté nous l'avons ignoré pour donner la chance au rêve de nos aînés: nos idéaux sont irréalisables tant que la Kabylie ne prend pas son destin en main. "Ula-igher nerja asirem, nsenned ghef sb'er...d-ungif ibbubben tabburt akken i-wen-ted'ra, ma tghilem ad-d'elqen i tsarut tesâam nnya, win iâerd'en tacrih't n tsekkurt ur iqeneâ ara, ddwa-s a-ncerreg tamurt..."
Il est vrai que les nôtres doivent convaincre pour vaincre mais cette patience ne doit pas signifer être dupes des manigances du pouvoir pour les maintenir sous sa botte.
Il serait malhonnête de ma part de souhaiter, à l'occasion de cette nouvelle année, des actions de protestation du genre qui verront d'autres mourir sous les balles des assassins du pouvoir, mais je souhaite sincèrement que nous nous engageons de plus en plus nombreux pour rendre cette issue salvatrice d'autonomie réalisable sans verser davantage de sang. Mon souhait est aussi est de voir nos aînés convaincus que leur rêve d'une Algérie démocratique, d'une Algérie reconnaissant leur identité et culture, ne peut se réaliser que par la réalisation de notre rêve à nous, une Kabylie souveraine arrachée aux griffes de l'arabo-islamisme.