Hélène
02/01/2004, 16h40
01-01-2004
L'islamiste radical Abdallah Djaballah candidat à l'élection présidentielle
Agence France-Presse
Alger
L'islamiste radical Abdallah Djaballah, chef du Mouvement de la réforme nationale (MRN) a annoncé jeudi à Alger être candidat à l'élection présidentielle du printemps 2004, a indiqué l'agence algérienne APS.
La candidature de M. Djaballah intervient «suite à une décision prise à l'unanimité par les cadres du mouvement, selon cette source.
[B]«Cette élection est différente de celle a laquelle a été appelé le peuple algérien en 1999», a déclaré M. Djaballah ajoutant que son parti «milite toujours pour la consécration de la démocratie et des libertés individuelles et collectives».
Le MRN, est appelé «en tant que force politique, à assumer pleinement ses résponsabilites pour la réunion de toutes les conditions nécessaires a la tenue d'une élection honnête», a encore affirmé M. Djaballah.
Abdallah Djaballah, candidat à l'élection présidentielle d'avril 1999, remportée par le président Abdelaziz Bouteflika, s'était retiré la veille de ce scrutin, en compagnie de cinq autres candidats, pour prostester contre la fraude.
Agé de 48 ans, M. Djaballah, qui milite pour l'instauration d'un État islamique en Algérie par la voie constitutionnelle, avait dirigé entre 1990 et 1998 le parti islamiste Nnahda (MN, renaissance) d'où il avait été écarté à la suité de profondes divergences avec des membres de la direction de cette formation.
En janvier 1999, M. Djaballah a lancé un nouveau parti, le MRN, qui parvient à décrocher la troisième place, derrière le Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique) et le Rassemblement national démocratique (RND), aux élections législatives de mai 2002 avec 43 sièges.
Jusque-là, seuls Ali Benflis secrétaire général du FLN, dont les activités ont été gelées mardi par la justice algérienne, et le général à la retraite Rachid Benyellès, se sont déclarés candidats à l'élection présidentielle.
Le gel du FLN empêche M. Benflis, qui constitue un adversaire sérieux pour le président Abdelaziz Bouteflika qui n'a toujours pas annoncé s'il briguait ou non un second mandat, de se présenter à cette élection sous les couleurs de son parti.
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Est-ce que les Algériens vont mordre à l'hameçon?
L'islamiste radical Abdallah Djaballah candidat à l'élection présidentielle
Agence France-Presse
Alger
L'islamiste radical Abdallah Djaballah, chef du Mouvement de la réforme nationale (MRN) a annoncé jeudi à Alger être candidat à l'élection présidentielle du printemps 2004, a indiqué l'agence algérienne APS.
La candidature de M. Djaballah intervient «suite à une décision prise à l'unanimité par les cadres du mouvement, selon cette source.
[B]«Cette élection est différente de celle a laquelle a été appelé le peuple algérien en 1999», a déclaré M. Djaballah ajoutant que son parti «milite toujours pour la consécration de la démocratie et des libertés individuelles et collectives».
Le MRN, est appelé «en tant que force politique, à assumer pleinement ses résponsabilites pour la réunion de toutes les conditions nécessaires a la tenue d'une élection honnête», a encore affirmé M. Djaballah.
Abdallah Djaballah, candidat à l'élection présidentielle d'avril 1999, remportée par le président Abdelaziz Bouteflika, s'était retiré la veille de ce scrutin, en compagnie de cinq autres candidats, pour prostester contre la fraude.
Agé de 48 ans, M. Djaballah, qui milite pour l'instauration d'un État islamique en Algérie par la voie constitutionnelle, avait dirigé entre 1990 et 1998 le parti islamiste Nnahda (MN, renaissance) d'où il avait été écarté à la suité de profondes divergences avec des membres de la direction de cette formation.
En janvier 1999, M. Djaballah a lancé un nouveau parti, le MRN, qui parvient à décrocher la troisième place, derrière le Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique) et le Rassemblement national démocratique (RND), aux élections législatives de mai 2002 avec 43 sièges.
Jusque-là, seuls Ali Benflis secrétaire général du FLN, dont les activités ont été gelées mardi par la justice algérienne, et le général à la retraite Rachid Benyellès, se sont déclarés candidats à l'élection présidentielle.
Le gel du FLN empêche M. Benflis, qui constitue un adversaire sérieux pour le président Abdelaziz Bouteflika qui n'a toujours pas annoncé s'il briguait ou non un second mandat, de se présenter à cette élection sous les couleurs de son parti.
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Est-ce que les Algériens vont mordre à l'hameçon?