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Voir la version complète : Sharon, roi d’Israël et Bush, roi du Moyen-Orient?


ben
31/12/2003, 22h51
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Le panorama arabe n’a pas besoin de capacités extraordinaires d’analyse, pour réaliser le degré de morosité qui le caractérise. De Palestine à l’Irak, apparaît une même impasse, comme s’il existait des victorieux uniques dans la région: Ariel Sharon, George Bush, Tony Blair et la “bande des quatre”de la Maison-Blanche. Le premier a relevé son mur, en un temps où les murs sont censés tomber et a annexé la moitié de la Cisjordanie, spécialement ses zones fertiles. Il a placé Arafat en résidence forcée, en prévision de son exclusion du jeu et a consolidé les assises de la colonisation en pratiquant le transfert à froid. A présent, il propose des mesures unilatérales à l’effet de consacrer ses “réalisations” sur le terrain.

Ce n’est plus un secret que, depuis le début de la crise irakienne, les opérations d’exode et de massacre des Palestiniens se succèdent, en l’absence de toute initiative arabe... Comme si cette sorte d’opérations n’affecte pas la sensibilité des Arabes et n’expose pas leur sécurité stratégique au danger.
“L’Humanité” a écrit en substance, la semaine dernière, que sous le titre du statu quo actuel, il est procédé à l’élimination de ce qui reste de la Palestine. Et sous le titre: “L’arrestation de Saddam”, le génie de l’occupation excelle à se venger des sunnites, sous prétexte qu’ils avaient constitué la base de l’ancien Pouvoir, aux fins de les marginaliser, politiquement et d’attiser la rancœur confessionnelle à l’égard des chiites et l’allergie sectaire à l’égard des kurdes. Cela signifie, en toute simplicité, que les Américains sont les associés de Saddam; ils brisent l’unité d’un peuple tout entier, après que le régime déchu l’eut transformé en décombres. Où est le rôle arabe, que ce soit en Palestine où Sharon s’évertue à accentuer sa dislocation ou en Irak qui pâtit des lézardes de son édifice pratiquées par les Américains d’une manière programmée?

Au tournant de deux années très difficiles, le scénario américain n’épargne aucun régime arabe, même les alliés; partant du fait que leur loyalisme aux Etats Unis était l’une des causes ayant favorisé l’émergence d’une telle sorte de fondamentalisme, pour reprendre les termes de Richard Ermitage, second homme du département d’Etat. Il est établi jusqu’à cet instant, qu’il n’y a d’autre option arabe que la diplomatie tranquille, laquelle ne peut dans le meilleur des cas, arrêter la construction de la clôture sharonienne, ni empêcher aucun char de détruire la ville de Rafah ou son camp. De même, elle est incapable de refroidir la situation explosive en Irak. La connivence est à découvert entre la petite Amérique - l’Etat hébreu - et le Grand Israël qui est l’Amérique, ainsi que le répétait feu Edouard Saïd. Tant que les Arabes n’auront pas forcé cette chaîne diabolique, le spectacle morose deviendra plus sombre. Les Américains pourraient recourir à un autre scénario pour justifier leurs nouvelles démarches qui mèneront à la capitulation sous les prétextes du réalisme et du pragmatisme.
Par ailleurs, l’initiative de Kadhafi envers Washington et Londres pour se débarrasser, volontairement, d’équipements et de programmes d’armes de destruction massive, serait dûe, selon des renseignements russes parvenus à Tripoli, à un complot de la CIA pour renverser son régime. Aussi, a-t-il devancé le danger et a révélé ses cartes et ce, après s’être assuré, du modèle irakien, qu’aucune force au monde ne peut se mesurer au “taureau américain”, comme le décrit le “Guardian”. Cette aberration nécessite la question suivante: L’Amérique est-elle forte à ce point et le monde aussi faible?

Le monde, c’est certain, hait l’Amérique. Et Tony Blair lui-même est dans l’embarras à la Chambre des communes ou au cours des réunions partisanes. Seuls Laura, la femme de Bush, Silvio Berlusconi et Ariel Sharon pourraient vouer de l’affection au président américain, en plus de certains membres du Conseil de gouvernement provisoire irakien entrés à Bagdad sur les chars du général Ricardo Sanchez ou largués avec des parachutes américains. Mais en dehors de ce cercle, il existe un rejet quasi-universel de la transformation du globe terrestre en “Disney Land”, comme le dit le penseur suisse, Jean Ziegler.
Ces sentiments de haine ne semblent pas influer sur les options américaines. L’Administration, formée de colombes et de faucons, poursuit ses plans jusqu’au bout, même si parfois, elle semble trébucher en cours de route. Elle a capturé Saddam au terme de hu
it mois de chasse intensive et l’a transformé en dépouille politique.
Les Américains ne connaissent pas les solutions médianes. Ils excellent dans l’anéantissement de leurs ennemis. Ils ont exécuté Hitler et n’ont pas hésité à utiliser la bombe atomique pour écraser le Japon; ont profité de la leçon vietnamienne; puis, de celle de Beyrouth en 1983. Dans leur doctrine militaire, apparaissent, maintenant, des signes de la doctrine des collectivités sionistes de 1948, à l’instar du Palmakh et de la Haganah: frapper l’ennemi au point qu’il ne puisse plus se relever. Tel est le point de vue du chef d’état-major Richard Meyer et de l’équipe qui l’entoure.

De son côté, le président Arafat qui résiste dans sa “Moukataa”, ne connaît pas le désespoir, en dépit des funérailles quotidiennes des fils de son peuple. Il dit que Sharon a accédé à la présidence du Conseil sur la base que c’est l’auteur d’un “exploit” par rapport à la sécurité des Israéliens. Ils ont vu en lui l’homme à main d’acier, capable de neutraliser la situation palestinienne et d’imposer une formule pour l’arrangement du conflit servant les intérêts actuels et futurs de l’Etat hébreu. Mais il a échoué au cours de deux années et demie à consolider la sécurité et a plongé les Israéliens dans un bain de sang dont il ne trouve aucune échappatoire qu’en lançant la boule de feu en direction de “Aïn es-Saheb” syrien et en menaçant de s’attaquer au Liban. Les portes de l’enfer qu’il a ouvertes, il n’a pu les fermer, à tel point que la protestation s’est élevée au sein de l’institution militaire et sécuritaire, autour de “l’adoption d’une politique qui ne produit que la mort”, d’après Amon Kapliok, qui met en garde contre les effondrements dans les institutions israéliennes.
A ce stade, Bush est intervenu pour le sauver, en bénissant les mesures prises et en raffermissant sa détermination à “combattre le terrorisme”.
C’est la politique aveugle dénoncée par S.S. Jean-Paul II quand il a dit: “Le Proche-Orient n’a pas besoin de murs, mais de ponts”. Mais à qui lisez-vous vos psaumes?

ben
31/12/2003, 23h00
Pour qui sonne le glas?...

En ce jour de Noël, c’est une fête de paix et de fraternité qu’on est censé célébrer. Telle était, en tout cas, jadis, l’atmosphère de la commémoration de la Nativité de Celui qui apportait au monde un message d’amour et de paix.
Aujourd’hui, en ce début du XXIème siècle de l’ère chrétienne, ce qui domine l’actualité mondiale, c’est le défi, les menaces, les attentats... Irak, Palestine, c’est le même combat, le même chaos (Afghanistan, Indonésie... inclus). Les bulletins des agences d’information ressemblent maintenant à une rubrique nécrologique. Les cloches de Noël ne sonnent plus aujourd’hui que le glas.
C’est le glas de l’espérance singulièrement en cette terre de Palestine où la Noël devrait revêtir sa plus forte signification.

Noël, fête de l’enfance. Les enfants de Palestine sont dans la rue. Leurs jouets ne sont plus que les pierres dérisoires qu’ils lancent par désespoir contre les gigantesques chars d’assaut, canons pointés, de l’armée d’occupation. Ils sont fauchés comme blé en herbe. Ils savaient déjà d’instinct qu’ils n’avaient plus d’avenir sur cette terre constamment labourée par les chenilles des blindés de M. Sharon. Leurs écoles sont fermées, leurs maisons sont détruites, leurs champs sont ravagés, leurs oliviers, symbole biblique de la paix, sont arrachés systématiquement, leurs pères sont au chômage et leurs mères n’ont plus le temps de sécher leurs larmes entre deux enterrements.



Pendant ce temps, le très chrétien George W. Bush découpe joyeusement la dinde entre deux discours qui se veulent des leçons de morale à l’adresse du monde entier.

Il est souriant et serein. Ses soldats, à Bagdad, ne se sont-ils pas emparés d’un horrible tyran? A ses yeux, le monde est déjà meilleur. En tout cas, il a la noble ambition de le rendre meilleur, c’est-à-dire conforme à sa propre vision d’une société armée de la Bible (et de quelques instruments de “destruction massive”, dont lui-même aurait le monopole) invoquant le Seigneur tous les matins, entouré de ses ministres et vouant à Satan tous ceux qui ne partageraient pas ses convictions.

Il se dresse en juge suprême de tous les gouvernements de la terre.
Ses interventions publiques, si on en dressait le catalogue, apparaîtraient comme une collection d’idées courtes et simplistes peu dignes d’un personnage placé à la tête de la plus grande puissance du monde.
Apparemment, il a tous les droits, même le droit de se contredire. Ainsi, on a vu comment son porte-parole a pu déclarer, le même jour, à quelques heures d’intervalle, que le dernier discours de M. Sharon menaçant de passer outre le plan de la “feuille de route”, était “préoccupant” et, ensuite, que le président Bush, le jugeait, au contraire, parfaitement conforme à la position américaine à l’égard des Palestiniens. Sans un mot d’excuse pour s’être contredit.
Alors, de quoi faut-il encore s’étonner?

De ce qu’on continue de s’affronter en Palestine? De ce que les cloches de Noël, au lieu d’accompagner les “Hosanna”, ne peuvent plus que sonner le glas de l’espoir?
Ou de ce que la paix du monde soit à la merci des “visionnaires” de Washington? Les sinistres Dick Cheney, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Daniel Perle et quelques autres “likoudistes”? Sous la houlette de M. George W. Bush, le bon berger de la Bible, qui les réunit tous les matins pour une prière.
Quelle sorte d’inspiration sollicite-t-il du Ciel?



Nous sommes ici, aussi, des chrétiens et de beaucoup plus vieille souche que M. George W. Bush et quelques-uns de son entourage (ceux qui, évidemment, ne seraient pas juifs). Nous invoquerons, en ce jour de Noël, le même Dieu que le sien. Celui de l’Evangile. Mais ce serait pour le prier d’inspirer à ce Texan qui se comporte en maître du monde, donneur de leçons, le courage d’une politique d’impartialité et de justice selon l’enseignement du Christ.
Encore faudrait-il pour cela y ajouter un minimum de lucidité.
Mais Dieu est Tout-Puissant...

Ouarzen
31/12/2003, 23h32
Heureusement qu’il y a plus d’un milliard de chinois et autant d’indiens pour nous rappeler que la Palestine n’est pas le nombril du monde.
Moi je me réjouis du trépas des arabes et de ceux qui leurs prêtent allégeance où qu’ils soient, même en palestine.
Maudit soit cette région et ces habitants.

cherchemidi
01/01/2004, 16h16
Les victimes sont toujours dignes de compassion , mais certaines d'entre elles semblent se complaire dans leur situation :c'est le cas des Palestiniens, éternels niqués , abandonnés par ceux qui devraient les aider.

Avec Sharon , ils sont tombés sur un bec...Il ne m'inspire pas une grande sympathie mais je me demande ce qu'il pourrait faire d'autre , dans ce contexte et en face de ce genre d'adversaires ...

à propos : que fait l'Algérie pour aider ces braves gens si proches de son coeur ?

Ar3zki
01/01/2004, 17h17
Les victimes sont toujours dignes de compassion , mais certaines d'entre elles semblent se complaire dans leur situation :c'est le cas des Palestiniens, éternels niqués , abandonnés par ceux qui devraient les aider.

Avec Sharon , ils sont tombés sur un bec...Il ne m'inspire pas une grande sympathie mais je me demande ce qu'il pourrait faire d'autre , dans ce contexte et en face de ce genre d'adversaires ...

à propos : que fait l'Algérie pour aider ces braves gens si proches de son coeur ?

Il y a que des grands comme Sharon pour contrer la peste izZlamo-baathiste.

ben
01/01/2004, 20h13
Les victimes sont toujours dignes de compassion , mais certaines d'entre elles semblent se complaire dans leur situation :c'est le cas des Palestiniens, éternels niqués , abandonnés par ceux qui devraient les aider.

Avec Sharon , ils sont tombés sur un bec...Il ne m'inspire pas une grande sympathie mais je me demande ce qu'il pourrait faire d'autre , dans ce contexte et en face de ce genre d'adversaires ...

à propos : que fait l'Algérie pour aider ces braves gens si proches de son coeur ?



Je ne crois pas qu'on avait besoin qu'on nous parachute cette plaie qu'est Israél en plein Moyen Orient... la Bretagne aurait été tout indiqué pour cela.$

Nius on a l’Almanach de nos jours perdus ... :)


Tel un fruit malade de son arbre, l’année 2003 est tombée, hier à minuit tapante, dans l’escarcelle trop pleine de nos tourments, terrassée par un réveillon triste à faire pleurer une rose des sables... mouvants...

Et si l’on dit qu’il n’est pas déconseillé de lever le pied et la main, une seconde, pour faire le point sur une minute passée, que dire, alors, du pays, basculant par les pieds devant mais presque, dans une année flambant neuve, un peu comme un amateur mal harnaché, jouant au saut à l’élastique?

A commencer par les cimes de la République, l’almanach de nos jours perdus, débute et s’achève avec notre personnel politique national lequel, mal an bon an, s’échine avec la ténacité d’un stakhanoviste, à rapiécer le costume trois pièces-cuisine de l’Algérie, plus que jamais à l’étroit.

Englués que nous sommes dans une réalité para-cauchemardesque, nos solutions mouillées à nos problèmes pétaradants font, encore et toujours, remonter les effluves suffocantes de nos ires populaires. Jusqu’à former des générations plus entières que spontanées, d’émeutiers et de «dramaturges» de l’irréparable.

C’est que chaque année qui disparaît et la suivante qui se lève sont pour l’Algérien d’Oum T’boul, de Kehaïlia ou de Tidda, une épreuve (de force) nouvelle, pour sonder tout le fossé béant, séparant encore, les discours aseptisés de la réalité nue et crue. Le bla-bla naturellement facile de l’acte accoucheur du possible.

Parce qu’autant l’Algérie «officielle» se veut debout sur ses ergots et déterminée à extirper, d’une main ferme et décidée, les racines empoisonnées de la «fitna», autant l’arrière-pays profond a un mal fou à se projeter dans un avenir qu’il craint de voir ressembler à hier.

Au chapitre des plus au moins... bonnes nouvelles, nos nouveaux sénateurs, ont, paraît-il, fêté, comme il se doit de l’être, leurs fauteuils, sur le toit de la capitale. Les vaincus ont, racontent les langues fourchues, décidé de monter un attentat à l’urne piégée, tout près de ministère de l’Intérieur.

Pour la presse trop pressée pour bien faire, le cadeau de fin d’année, lui est venu du Père Noël, réincarné en sorcier du réel, pour déclamer en public sa compassion larmoyante sur le «statut» de loosers, fait aux journalistes des boîtes de presse privées (?!)...

Un peu, comme dirait l’autre, cette mère qui abandonne ses enfants affamés, pour aller offrir du pain béni au mendigot du coin...

Faut-il croire que le ridicule finira bien par tuer, un jour ou l’autre...

Bonne Année 2004 kanméme !

FEZAA
01/01/2004, 20h31
Les victimes sont toujours dignes de compassion , mais certaines d'entre elles semblent se complaire dans leur situation :c'est le cas des Palestiniens, éternels niqués , abandonnés par ceux qui devraient les aider.

Avec Sharon , ils sont tombés sur un bec...Il ne m'inspire pas une grande sympathie mais je me demande ce qu'il pourrait faire d'autre , dans ce contexte et en face de ce genre d'adversaires ...

à propos : que fait l'Algérie pour aider ces braves gens si proches de son coeur ?

Je pense que les Palestiniens sont spéciaux. Jour après jour ils passent leur temps à transporter leurs morts dans leurs tombes en sachant très bien que ce ne seront pas les derniers.

Beaucoup investissent dans l'éducation de leurs enfants afin qu'ils prennent la relève pour donner des jours meilleurs à leur patrie, eux préfèrent éduquer leurs enfants dans l'adoration des kamikazes et des jeteurs de pierres.

Comment expliquer qu'une jeune fille qui venait d'être diplômée avocate puisse se faire exploser au milieu de civil.

Les victimes méritent notre respect, qu'elles soient juives ou musulmanes, même s'il devient de plus en plus dure d'avoir pitié des palestiniens.

Qu'ont apporté les musulmans intégristes d'Afghanistan en Algérie ? Alors pour quelles raisons les algériens devraient-ils avoir de la compassion pour leur "frères" ?