Aferkiw
18/12/2003, 16h51
Azul Akw
interèssant article........"Les politiciens font de la politique comme les filles publiques font de l'amour : par métier !"
"La politique est-elle autre chose que l'art de montire à propos ?"
Ar tufa
B.Mourad
__________________________________________________
SITUATION POLITIQUE ET ECONOMIQUE EN KABYLIE
La Suisse n’est plus la Suisse
A. SAÏD - 16-12-2003
Un grand décalage entre les partis politiques et la population
Le contexte économique régional n’est pas rose.
La Kabylie semble ne pas trop se soucier du rendez-vous majeur qu’est
l’élection présidentielle. La population vaque le plus normalement du
monde à sa quotidienneté faite de privations et de plus en plus de
dénuements. Le contexte économique régional n’est pas rose. Loin de là.
Mis à part les retraités et autres pensionnés en devises fortes, le reste
de la population, les jeunes notamment, déclinent le verbe survivre à
toutes les formes de l’impuissance.
On a grossièrement essayé de faire passer les partis politiques pour des
organisations repoussées par la population. Certes, il existe des citoyens
qui vous déclarent tout de go: «Inal dine les partis!» Pris au sens
premier, on peut croire qu’il s’agit d’un ras-le-bol généralisé. Mais en
fait, ce n’est qu’un sentiment de colère face à ces partis dans lesquels
est placée une confiance certaine et qui ne sont pas arrivés à
«matérialiser» vite et bien leurs espoirs. Comme il faut dire que, de par
leurs comportements, certains élus, des novices de la gestion pour la
plupart, ont prêté le flanc à la critique.
Les partis politiques et les citoyens
Aujourd’hui, le FFS et le RCD, les deux formations politiques bien ancrées
dans la région, traversent, chacun à sa façon, une zone de turbulences. Le
FFS, qui garde malgré tout ce que l’on peut dire ou écrire, un certain
ascendant sur la population, grâce à un respect rigoureux de sa ligne de
conduite qui n’a jamais connu de déviance, et aussi grâce au charisme
certain de son président, M.Hocine Aït Ahmed, a tout de même connu de
petits problèmes liés, notamment, aux comportements de certains de ses
élus. Le RCD, par contre, est un parti qui a connu des hauts et des bas.
Le dernier «impair» de ce parti étant l’entrée au gouvernement, juste
après avoir traité l’élection présidentielle d’avril 1999 de «dernière
fraude du siècle». Au déclenchement du Printemps noir, alors que la
Kabylie pleurait ses morts, le RCD se retire du gouvernement et s’affuble
de l’habit d’opposant pur et dur. Son but: «infiltrer» le mouvement des
archs qu’il a fin d’ailleurs par quitter et prendre pour cible, dans le
but de rééditer le coup porté au MCB et au boycott scolaire. Cela, à
l’époque, dans le seul but de participer à la présidentielle de 1995.
Mais le RCD a trouvé sur son chemin un os de taille. M.Benyounès Amara,
l’ancien compagnon, est aujourd’hui l’adversaire déclaré à la tête d’un
futur parti, l’UDR.
Le RCD a essayé, dans un premier temps, d’abord de «régler le sort des APC
et APW du FFS», en faisant tout pour que le mouvement des archs prenne en
charge l’une de ses revendications, le départ des élus. Puis dans une
seconde étape, essayer de couper l’herbe sous le pied du MCB (Ould Ali) en
créant un autre MCB drigé par le Dr Lounaouci et, par la suite, l’on
s’attaque à l’UDR que l’on voue aux gémonies, et ce, avant même sa
naissance. La méthode ayant été expérimentée avec un inégal succès, contre
Ferhat M’henni, l’actuel porte-parole du MAK. Le FLN relativement peu
présent au sein des masses, à part chez les anciens moudjahidine, est très
discret à Tizi Ouzou. Il arrive que, de temps à autre, la mouhafadha
organise un point de presse. Mais cela ne va jamais au-delà. Ces derniers
temps, l’apparition de fissures au sein du vieux parti a fait réagir les
uns et les autres. Le mouhafedh, un député proche de M. Benflis, a été
relativement surpris par l’apparition des gens du redressement. Les deux
parties sont en train de se regarder en chiens de faïence.
L’avantage pris par l’aile Benflis semble être grignoté par les gens du
redressement qui se démultiplient. Les choses en sont là pour l’heure.
Du côté du RND, c’est le calme plat. Il faut dire que le parti d’Ouyahia
se réduit à quelques partisans qui n’ont aucune prégnance sur la scène
politique locale. Certes l’on murmure qu’ils sont derrière «tous les
contacts informels archs-Ouyahia». Mais il semble que d’autres canaux
soient plus porteurs. Enfin et pour ce qui concerne les partis légaux,
seul le MSP a quelques fidèles du côté de Draâ Ben Khedda, de Draâ
El-Mizan et de Tizi Ouzou. Ce parti ayant opté ou étant forcé ( ?) à une
certaine léthargie. Le MDS de Hachemi Chérif existe sans réellement
exister, réduit qu’il est à des genres de cellules de réflexion. Le PT de
Louisa Hanoune, très respecté, a des militants en phase avec la société,
mais le «moteur» du parti pour la région, M.Mourad Yefsah, étant devenu
député, le parti a certainement perdu un meneur d’hommes dans la région.
Nés en pleins tourments, les archs dont la raison d’être était de
canaliser la colère populaire, après les dizaines de morts et les
centaines de blessés et de handicapés, se sont transformés, à leur corps
défendant (?) en une force politique, alors même que les textes fondateurs
du mouvement l’interdisaient. Les hommes clés, issus des rangs grâce à une
médiatisation à outrance, se sont pris au jeu et ont d’eux-mêmes préparé
l’éclatement du mouvement. Aujourd’hui, il y a autant de mouvements que de
délégués. D’abord, l’aile d’Imzizou qui a fini par dire clairement son
choix : celui du dialogue. Cette aile est réputée proche d’ «Ouyahia» et
de l’UDR. Ensuite, l’aile dite de Mechtras que beaucoup suspectent de
rouler pour le RCD, du fait même qu’elle soit contre le dialogue. Cette
accusation, des délégués la réfutent à cor et à cri. Il est vrai que la
rumeur fait beaucoup de dégâts. Entre les deux, des coordinations, les
plus politisées et les mieux organisées, car aussi les plus représentatives,
comme celle des Ouacifs, qui ne sait plus où donner de la tête avec cette
nouvelle donne.
Les archs et la politique
Ainsi donc, au lendemain de la session de l’interwilayas, une session
houleuse et malheureuse, avec cette «bagarre» entre délégués de Béjaïa, au
vu et au su de la population d’Azib-Ahmed d’abord, de Tizi Ouzou ensuite.
Les archs ont perdu beaucoup, et le mouvement n’est plus ce qu’il était.
Prétendre aujourd’hui qu’il en est autrement et que le mouvement est soudé
et s’avance en rangs serrés vers une éventuelle discussion avec le pouvoir
est une contre-vérité.
Il semble que les archs aient mal «négocié» leurs rapports avec les
partis. Avec le FFS d’abord, au lieu d’essayer de comprendre le pourquoi
de la « condamnation» d’Aït Ahmed, les archs se croyant plus forts ont
déclaré une guerre larvée d’abord puis ouverte avec l’entrée en lice de ce
parti aux élections locales d’octobre 2002. Ensuite est venue la même
«guéguerre» avec le RCD. Aujourd’hui, il semble que les archs se
contentent du Ccdr, de l’UDR et de quelques «atomes crochus» avec quelques
«partisans». Ces mauvais rapports ont beaucoup influé sur les divergences
ayant désormais éclaté au grand jour, au sein du mouvement.
Trente et un mois après le déclenchement des événements du Printemps noir,
la Kabylie est exsangue, profondément blessée et ayant perdu beaucoup sur
le plan humain et tout au plan économique. L’argent, c’est connu, fuit la
fureur. Aussi les entrepreneurs, les potentiels investisseurs, les gens
qui possèdent «le nerf de la guerre» ont opté pour des cieux plus cléments.
On dit que la Kabylie est riche ! Fausse image, basée sur une observation
en surface, certes les pensionnés de France et de Navarre donnent une
certaine image de la région, mais la réalité est d’une autre nature. Elle
est faite de centaines pour ne pas dire de milliers de jeunes gens,
garçons et filles, souvent bardés de diplômes et réduits...au chômage ; ces
jeunes n’ont qu’un rêve et un seul : partir vers ailleurs! Pensant qu’ailleurs,
la vie sera sinon rose, du moins plus supportable.
Alors que les autres, plus nombreux n’ayant en guise de diplômes que leurs
bras à offrir, ont résumé, lors des terribles événements de Kabylie, leur
pensée la plus profonde sur une banderole brandie lors des manifestations:
«Vous ne pouvez pas nous tuer, nous sommes déjà morts!»
================================================== ===
Win iran ad yessali Tamazight deg Marikan
Ad yughal d amaslad' n Tiddukla Tadelsant Tamazight
deg Marikan - Amazigh Cultural Association in America:
e-mail: ACAA@Tamazgha.org
interèssant article........"Les politiciens font de la politique comme les filles publiques font de l'amour : par métier !"
"La politique est-elle autre chose que l'art de montire à propos ?"
Ar tufa
B.Mourad
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SITUATION POLITIQUE ET ECONOMIQUE EN KABYLIE
La Suisse n’est plus la Suisse
A. SAÏD - 16-12-2003
Un grand décalage entre les partis politiques et la population
Le contexte économique régional n’est pas rose.
La Kabylie semble ne pas trop se soucier du rendez-vous majeur qu’est
l’élection présidentielle. La population vaque le plus normalement du
monde à sa quotidienneté faite de privations et de plus en plus de
dénuements. Le contexte économique régional n’est pas rose. Loin de là.
Mis à part les retraités et autres pensionnés en devises fortes, le reste
de la population, les jeunes notamment, déclinent le verbe survivre à
toutes les formes de l’impuissance.
On a grossièrement essayé de faire passer les partis politiques pour des
organisations repoussées par la population. Certes, il existe des citoyens
qui vous déclarent tout de go: «Inal dine les partis!» Pris au sens
premier, on peut croire qu’il s’agit d’un ras-le-bol généralisé. Mais en
fait, ce n’est qu’un sentiment de colère face à ces partis dans lesquels
est placée une confiance certaine et qui ne sont pas arrivés à
«matérialiser» vite et bien leurs espoirs. Comme il faut dire que, de par
leurs comportements, certains élus, des novices de la gestion pour la
plupart, ont prêté le flanc à la critique.
Les partis politiques et les citoyens
Aujourd’hui, le FFS et le RCD, les deux formations politiques bien ancrées
dans la région, traversent, chacun à sa façon, une zone de turbulences. Le
FFS, qui garde malgré tout ce que l’on peut dire ou écrire, un certain
ascendant sur la population, grâce à un respect rigoureux de sa ligne de
conduite qui n’a jamais connu de déviance, et aussi grâce au charisme
certain de son président, M.Hocine Aït Ahmed, a tout de même connu de
petits problèmes liés, notamment, aux comportements de certains de ses
élus. Le RCD, par contre, est un parti qui a connu des hauts et des bas.
Le dernier «impair» de ce parti étant l’entrée au gouvernement, juste
après avoir traité l’élection présidentielle d’avril 1999 de «dernière
fraude du siècle». Au déclenchement du Printemps noir, alors que la
Kabylie pleurait ses morts, le RCD se retire du gouvernement et s’affuble
de l’habit d’opposant pur et dur. Son but: «infiltrer» le mouvement des
archs qu’il a fin d’ailleurs par quitter et prendre pour cible, dans le
but de rééditer le coup porté au MCB et au boycott scolaire. Cela, à
l’époque, dans le seul but de participer à la présidentielle de 1995.
Mais le RCD a trouvé sur son chemin un os de taille. M.Benyounès Amara,
l’ancien compagnon, est aujourd’hui l’adversaire déclaré à la tête d’un
futur parti, l’UDR.
Le RCD a essayé, dans un premier temps, d’abord de «régler le sort des APC
et APW du FFS», en faisant tout pour que le mouvement des archs prenne en
charge l’une de ses revendications, le départ des élus. Puis dans une
seconde étape, essayer de couper l’herbe sous le pied du MCB (Ould Ali) en
créant un autre MCB drigé par le Dr Lounaouci et, par la suite, l’on
s’attaque à l’UDR que l’on voue aux gémonies, et ce, avant même sa
naissance. La méthode ayant été expérimentée avec un inégal succès, contre
Ferhat M’henni, l’actuel porte-parole du MAK. Le FLN relativement peu
présent au sein des masses, à part chez les anciens moudjahidine, est très
discret à Tizi Ouzou. Il arrive que, de temps à autre, la mouhafadha
organise un point de presse. Mais cela ne va jamais au-delà. Ces derniers
temps, l’apparition de fissures au sein du vieux parti a fait réagir les
uns et les autres. Le mouhafedh, un député proche de M. Benflis, a été
relativement surpris par l’apparition des gens du redressement. Les deux
parties sont en train de se regarder en chiens de faïence.
L’avantage pris par l’aile Benflis semble être grignoté par les gens du
redressement qui se démultiplient. Les choses en sont là pour l’heure.
Du côté du RND, c’est le calme plat. Il faut dire que le parti d’Ouyahia
se réduit à quelques partisans qui n’ont aucune prégnance sur la scène
politique locale. Certes l’on murmure qu’ils sont derrière «tous les
contacts informels archs-Ouyahia». Mais il semble que d’autres canaux
soient plus porteurs. Enfin et pour ce qui concerne les partis légaux,
seul le MSP a quelques fidèles du côté de Draâ Ben Khedda, de Draâ
El-Mizan et de Tizi Ouzou. Ce parti ayant opté ou étant forcé ( ?) à une
certaine léthargie. Le MDS de Hachemi Chérif existe sans réellement
exister, réduit qu’il est à des genres de cellules de réflexion. Le PT de
Louisa Hanoune, très respecté, a des militants en phase avec la société,
mais le «moteur» du parti pour la région, M.Mourad Yefsah, étant devenu
député, le parti a certainement perdu un meneur d’hommes dans la région.
Nés en pleins tourments, les archs dont la raison d’être était de
canaliser la colère populaire, après les dizaines de morts et les
centaines de blessés et de handicapés, se sont transformés, à leur corps
défendant (?) en une force politique, alors même que les textes fondateurs
du mouvement l’interdisaient. Les hommes clés, issus des rangs grâce à une
médiatisation à outrance, se sont pris au jeu et ont d’eux-mêmes préparé
l’éclatement du mouvement. Aujourd’hui, il y a autant de mouvements que de
délégués. D’abord, l’aile d’Imzizou qui a fini par dire clairement son
choix : celui du dialogue. Cette aile est réputée proche d’ «Ouyahia» et
de l’UDR. Ensuite, l’aile dite de Mechtras que beaucoup suspectent de
rouler pour le RCD, du fait même qu’elle soit contre le dialogue. Cette
accusation, des délégués la réfutent à cor et à cri. Il est vrai que la
rumeur fait beaucoup de dégâts. Entre les deux, des coordinations, les
plus politisées et les mieux organisées, car aussi les plus représentatives,
comme celle des Ouacifs, qui ne sait plus où donner de la tête avec cette
nouvelle donne.
Les archs et la politique
Ainsi donc, au lendemain de la session de l’interwilayas, une session
houleuse et malheureuse, avec cette «bagarre» entre délégués de Béjaïa, au
vu et au su de la population d’Azib-Ahmed d’abord, de Tizi Ouzou ensuite.
Les archs ont perdu beaucoup, et le mouvement n’est plus ce qu’il était.
Prétendre aujourd’hui qu’il en est autrement et que le mouvement est soudé
et s’avance en rangs serrés vers une éventuelle discussion avec le pouvoir
est une contre-vérité.
Il semble que les archs aient mal «négocié» leurs rapports avec les
partis. Avec le FFS d’abord, au lieu d’essayer de comprendre le pourquoi
de la « condamnation» d’Aït Ahmed, les archs se croyant plus forts ont
déclaré une guerre larvée d’abord puis ouverte avec l’entrée en lice de ce
parti aux élections locales d’octobre 2002. Ensuite est venue la même
«guéguerre» avec le RCD. Aujourd’hui, il semble que les archs se
contentent du Ccdr, de l’UDR et de quelques «atomes crochus» avec quelques
«partisans». Ces mauvais rapports ont beaucoup influé sur les divergences
ayant désormais éclaté au grand jour, au sein du mouvement.
Trente et un mois après le déclenchement des événements du Printemps noir,
la Kabylie est exsangue, profondément blessée et ayant perdu beaucoup sur
le plan humain et tout au plan économique. L’argent, c’est connu, fuit la
fureur. Aussi les entrepreneurs, les potentiels investisseurs, les gens
qui possèdent «le nerf de la guerre» ont opté pour des cieux plus cléments.
On dit que la Kabylie est riche ! Fausse image, basée sur une observation
en surface, certes les pensionnés de France et de Navarre donnent une
certaine image de la région, mais la réalité est d’une autre nature. Elle
est faite de centaines pour ne pas dire de milliers de jeunes gens,
garçons et filles, souvent bardés de diplômes et réduits...au chômage ; ces
jeunes n’ont qu’un rêve et un seul : partir vers ailleurs! Pensant qu’ailleurs,
la vie sera sinon rose, du moins plus supportable.
Alors que les autres, plus nombreux n’ayant en guise de diplômes que leurs
bras à offrir, ont résumé, lors des terribles événements de Kabylie, leur
pensée la plus profonde sur une banderole brandie lors des manifestations:
«Vous ne pouvez pas nous tuer, nous sommes déjà morts!»
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Win iran ad yessali Tamazight deg Marikan
Ad yughal d amaslad' n Tiddukla Tadelsant Tamazight
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