Ar3zki
02/12/2003, 15h25
Une Kabylie autonome, c'est l'assurance d'une gestion saine et d'une participation accrue des kabyles dans les institutions élues de Kabylie.
La Dépêche de Kabylie | Ferhat Mehenni : "Ne plus subir le pouvoir central"
D.D.K. Que signifiera pour le citoyen kabyle l'autonomie dans la vie de tous les jours ?
Ferhat Mehenni : Pour le citoyen kabyle, l'autonomie se définit par un meilleur contrôle sur ceux qui sollicitent ces voix à des postes électifs, la fin de la confrontation avec la prospérité et l'épanouissement économique, social et culturel.
En d'autres termes, le Kabyle aura un gouvernement et un parlement kabyles, une école kabyle, des télévisions et radios qui émettront dans la langue kabyle. Dans la rue ou ailleurs, le policier ne lui demandera plus de parler en arabe ou encore le juge ou l'administration n'exerceront pas le diktat de la langue sur les citoyens kabyles et en territoire de Kabylie etc.
Comment se traduira concrètement l'autonomie sur le plan économique ? D'abord les investisseurs qui voudront créer des entreprises dans la région, seront tous encouragés pour la création de l'emploi. Les ressources économiques locales (entreprises déjà implantées) comme les ressources naturelles et surtout l'intelligence humaine seront plus rationnellement gérées et trouveront des débouchées, l'initiative ne sera plus bricolée comme c'est le cas dans notre région depuis des décennies, enfin, un gouvernement kabyle est le meilleur avocat de la région pour obtenir notre part de la recette pétrolière nationale.
Quelle sera la relation entre une Kabylie autonome et le reste de l'Algérie ?
La Kabylie autonome de demain, les relations entre elle et le reste de l'Algérie seront moins crispées et moins suspicieuses qu'elles ne le sont aujourd'hui. Nous l'avons mentionné dans notre document P.A.K (Projet autonomie de Kabylie), il est écrit que la Kabylie sera davantage ouverte aux Algériens et l'Algérie ouverte aux Kabyles. Le malentendu entretenu sciemment, aussi bien par le colon français que par les régimes successifs depuis l'indépendance, entre la Kabylie et le reste du pays a consisté à croire que les Kabyles ne cherchent qu'à les dominer et prendre le pouvoir que pour eux-mêmes, ce qui est totalement faux, mais qui a induit des réflexes de rejet manigancés, et injustes. Dès lors que les Kabyles auront leur pouvoir local ils ne subiront plus le pouvoir central.
Entretien réalisé par Khaled Zahem de la Dépêche de Kabylie, édtion n° 258 du 17/04/2003
La Dépêche de Kabylie | Ferhat Mehenni : "Ne plus subir le pouvoir central"
D.D.K. Que signifiera pour le citoyen kabyle l'autonomie dans la vie de tous les jours ?
Ferhat Mehenni : Pour le citoyen kabyle, l'autonomie se définit par un meilleur contrôle sur ceux qui sollicitent ces voix à des postes électifs, la fin de la confrontation avec la prospérité et l'épanouissement économique, social et culturel.
En d'autres termes, le Kabyle aura un gouvernement et un parlement kabyles, une école kabyle, des télévisions et radios qui émettront dans la langue kabyle. Dans la rue ou ailleurs, le policier ne lui demandera plus de parler en arabe ou encore le juge ou l'administration n'exerceront pas le diktat de la langue sur les citoyens kabyles et en territoire de Kabylie etc.
Comment se traduira concrètement l'autonomie sur le plan économique ? D'abord les investisseurs qui voudront créer des entreprises dans la région, seront tous encouragés pour la création de l'emploi. Les ressources économiques locales (entreprises déjà implantées) comme les ressources naturelles et surtout l'intelligence humaine seront plus rationnellement gérées et trouveront des débouchées, l'initiative ne sera plus bricolée comme c'est le cas dans notre région depuis des décennies, enfin, un gouvernement kabyle est le meilleur avocat de la région pour obtenir notre part de la recette pétrolière nationale.
Quelle sera la relation entre une Kabylie autonome et le reste de l'Algérie ?
La Kabylie autonome de demain, les relations entre elle et le reste de l'Algérie seront moins crispées et moins suspicieuses qu'elles ne le sont aujourd'hui. Nous l'avons mentionné dans notre document P.A.K (Projet autonomie de Kabylie), il est écrit que la Kabylie sera davantage ouverte aux Algériens et l'Algérie ouverte aux Kabyles. Le malentendu entretenu sciemment, aussi bien par le colon français que par les régimes successifs depuis l'indépendance, entre la Kabylie et le reste du pays a consisté à croire que les Kabyles ne cherchent qu'à les dominer et prendre le pouvoir que pour eux-mêmes, ce qui est totalement faux, mais qui a induit des réflexes de rejet manigancés, et injustes. Dès lors que les Kabyles auront leur pouvoir local ils ne subiront plus le pouvoir central.
Entretien réalisé par Khaled Zahem de la Dépêche de Kabylie, édtion n° 258 du 17/04/2003