Ariless
16/11/2003, 20h29
AVERTISSEMENT: Toute lecture favorable des mes commentaires sont un appui manifeste et inconditionnel aux généraux!
Q : Vous avez indiqué que l’initiative a été présentée au gouvernement algérien, quelle est cette initiative, ses objectifs et grandes lignes ?
A : Tout d’abord, permettez moi, de corriger quelques points, en premier je n’ai pas présenté cette initiative au gouvernement, et je ne fais que partie du groupe qui se revendique de cette initiative, car ce n’est que l’initiative du peuple algérien, qui inclue l’institution gouvernementale et la seule institution qui a marqué son intérêt, nous lui en sommes reconnaissants pour son courage et son intérêt. Elle n’a pas simplement marqué un intérêt lorsqu’elle a reçu la première copie qui n’est qu’un projet, pour sonder son opinion et la portée de son engagement et ses propres vues sur les choses, mais elle approuve. Nous espérons qu’elle sera peut-être alors, un acteur essentiel dans la concrétisation de cette initiative, qui est celle d’un Peuple.
Abbanas El-Mandari a reçu une lettre du peuple algérien. 30 millions de pages ! Lui, le facteur ne fait que transmettre. L’assemblée générale a eu lieu à la mosquée Essuna. Le gouvernement y était et a approuvé la feuille de route. On sait donc qui a pris l’initiative, mais on ne sait toujours pas à qui elle a été adressée.
Le gouvernement est sous l’autorité du président et le président a été imposé par l’armée. Si le gouvernement a approuvé la feuille de si Abbanas El mandarin, l’armée aussi l’a forcément approuvée. Où est donc le problème de notre Che Guevara en chéchia ? En réalité, Abbanas El badani ne veut pas froisser les islamistes qui siégent à l’APN et qui participent au gouvernement. La barbichette du hamas et la chéchia de Djaballah ne sont pas visés. Pour la première fois Sidna El Madani avoue que ses troupes ont changé de crémerie.
Q : Quel est le nom de cette institution ? Est-ce l’institution militaire ? Cela signifierait-il que la réponse de l’armée est positive ?
A : En tout cas, lorsque nous disons que cette institution approuve, et même si cela commence par la partie concernant l’arrêt de la violence, ceci est une réponse positive.
Abbanas El Mandari suggére que l’armée est avec lui et que c’est lui le chef des terroristes islamistes, puisque il peut arrêter la violence. Mais à condition qu’on lui donne le pouvoir. Mais s’il a le pouvoir, pourquoi continuerait-il le chantage de « l’arrêt de l’effusion de sang » ? car l’effusion de sang est justement là comme moyen de pression pour remettre le pouvoir à l’islamisme. Abbanas est un bluffeur ! En réalité il n’a aucune prise sur les maquis islamistes. Mais une chose intrigue : d’un coté l’islamisme et ses sponsors affirment que c’est l’armée qui est responsable de la violence (assassinats, tueries…), et d ‘autre coté, le gourou en chef fait croire à l’armée qu’il est le chef des tueurs et qu’il peut leur ordonner de déposer les armes demain matin avant le fedjr.
Conclusion : Abbanas el Moudouri est le chef d’état major de L’ANP.
Q : Vous avez dit que vous n’avez pas adressé votre initiative au gouvernement, comment a-t-il pu en avoir copie ?
A : Je n’ai pas prétendu que l’initiative ait été présentée au gouvernement
Non ! El Mandari est un chef militaire et il ne discute qu’avec les chefs militaires ennemis. Il suggére encore que 2 armées signent un traité. De toute façon le gouvernement est de son coté puisqu’il est truffé d’islamistes.
Q : Elle a été présentée à qui ?
A : Elle a été présentée à une institution de l’Etat (il vise l’armée), car lorsque nous parlons du gouvernement nous visons le chef du gouvernement et ses ministres.
Bien sur, le gouvernement n’est pas une institution de l’Etat.Sinon, les ministres islamistes seraient désignés comme complices de la « HOUKOUMA », donc au service de l’État, donc des traitres, car lÉtat, c’est l’ennemi.
Q : A-t-elle été présentée au chef de l’Etat ?
A : Elle n’a pas été adressée au chef de l’Etat.
Quel suspens !! Boutef n’est pas reconnu comme chef de l’état. Il est là pour servir l’islamisme. Il doit remettre le pouvoir à l’islamisme, c’est sa seule fonction. L’initiative est adressée à une institution de l’État et la présidence n’est pas une institution de l’État. C’est un appendice du FIS.
Q : Elle a été adressée uniquement à l’institution militaire ?
A : Elle se considère en effet la plus concernée par l’information et pour la participation par l’avis et les actes, si Allah le veut, car elle est une la plus impliquée dans la situation sur le terrain, et l’institution veut participer au projet de son peuple.
Ça y est, le taghout s’est rendu pieds et poings liés à Abbassi le Madani ! Que le monde le sache. Il n’y a plus que quelques menus détails à régler !
Pourvu que cet idiot de Ali Benhadj n’écrive pas aux chefs des GIA GSPC… les invitant à multiplier les assassinats et les attentats. Qui peut donc lui faire abandonner cette fâcheuse habitude ? Sûrement pas son ami Abbassi. Chez l’islamisme, la liberté d’opinion est sacrée !!
Q : Quelle est la partie que vous avez chargé de présenter l’initiative à l’institution militaire ?
A : Je ne désignerai aucune partie, car aujourd’hui le travail est confidentiel
Voilà, tout le monde est mouillé ! Confidentiellement, à l’insu du monde, tous les algériens sont alignés en rangs disciplinés derriere le grand sachem !
Et gare à celui qui dira : « je suis pas au courant de ce travail confidentiel ». Ce sera un traitre au service des généraux, saboteur « d’intiatives de paix ».
Q :Est-ce que l’armée a posé des conditions précises lorsqu’elle a souhaité que la priorité fut accordée à l’arrêt de la violence ?
A : Elle n’a posé aucune condition, elle a donné son avis et au lieu de répondre sur la forme globale, elle a commencé par ce qui est le plus important, qui est l’appel à l’arrêt de l’effusion qui est l’un des objectifs de l’initiative. Comme l’arrêt de l’effusion de sang, est un but noble et objectif qui préserve les droits de ce peuple, cela veut dire que lorsque l’on aura arrêté l’effusion de sang on aura créé un climat pacifique, qui est en soi, un objectif pour toute société ambitieuse. Il n’est pas possible de préconiser un plan de redressement d’un pays ou un projet de redressement d’une société ou d’une civilisation sans que ne fussent préservés la paix et la stabilité.
L’armée s’est rendue sans conditions !! Rien que ça ! Elle a chargé Abbanas El Mandari de faire un appel à l’arrêt de l’effusion de sang (informer les GIA, GSPC…, que l’ennemi brandit drapeau blanc) , comme on ferait un appel à la prière à l’heure de salat el maghreb ! Le grand gourou en chef, a donc crée des maquis, puis il appelle ses troupes à déposer les armes pour que la paix revienne. C’est l’histoire de cet explorateur qui se balade dans la brousse avec une enclume sur le dos. Si un lion se pointe, il jette l’enclume pour courir plus vite !
Abbanas le machin a même un programme invisible pour redresser le pays, la société et même inventer la civilisation algérienne. Populisme quand tu nous tiens !!
Q : Quels sont les points saillants qui fondent cette initiative que vous avez présentée à l’institution militaire ?
A : L’initiative, n’est pas celle de l’armée, ou celle d’un parti parmi d’autres, d’un clan entre autres clans idéologiques, ou d’un groupe, et en Algérie, il n’ y a pas de clans ni de sectes, mais c’est une initiative qui se donne pour objectif, de mobiliser tout le peuple algérien avec toutes ses capacités, ses potentialités, ses énergies, autour du programme de l’initiative.
Personne n’est à l'origine de cette initiative ! c’est le peuple, et le peuple c’est Abbassi le Mandarin. Cette iniative n’a rien d’idéologique, rien de sectaire, rien de groupusculaire. C,est juste une initiative samaritaine. Le puple a donc conçu cette initiative, mais aucun fils du peuple n’en est au courant. C’est confidentiel ! Hahahahaha !!
Q : Invitez-vous le gouvernement algérien ou le système algérien à prendre des mesures, pour mettre en œuvre cette initiative, ou appelez-vous au changement du système avec cette initiative ?
A : En ce qui concerne le système, il n’y a plus en Algérie, deux personnes sensées, et honnêtes qui ne soient d’accord sur la nécessité de son changement. Pourquoi, et quelles sont les conditions de survie du gouvernement et du système ? Ce sont les conditions de la bonne gestion et de l’exécution des obligations, et ce sont les conditions de la préservation de la confiance du peuple. En ce sens, qu’elles expriment la confiance mutuelle qui est la base légale dans tout état et dans chaque société. Mais le système, a violé toutes ces conditions légales, pire, il a eu une conduite contraire, une conduite perverse. Ce qu’a fait le système depuis 1962, à ce jour a été la destruction de l’Algérie. Il a détruit tout un pays, il a fait du pays le plus riche de la région, celui qui est le plus pauvre dans lequel la majorité des habitants y vivent au dessous du seuil de pauvreté.
Ce que le système algérien a conduit depuis 1962 à ce jour, comme massacres, persécutions, répressions des libertés, destructions, dilapidation des énergies et des ressources matérielles et des valeurs, ne peut même pas être comparé le colonialisme. Un système qui a eu la responsabilité de ces tares, lui reste-t-il une autre légitimité pour être maintenu que celle que lui donne la loi de la force.
Blablablabla….Quand un islamiste par le persécutions, de répression des libertés, de dilapidation, de massacres, de destructions, ça devient presque comique !
Le systéme est pourri, changeons-le et remplaçons-le par l’islamisme ! on reprimerait les libertés légalement, on dilapiderait rationnellement, on massacrera que les ennemis du peuple et de la charia,on persécuterait que les femmes, les mécréants et il n’y aurait de valeurs que les valeurs intégristes !
Mais tout ceci n’est qu’un procès d’intentions. Ne jeter pas la pierre à l’arsenic avant d’avoir avalé toute la fiole !
Q : A la lumière de votre présentation de l’initiative, doit on comprendre que cette initiative se veut changer le système grâce à l’institution militaire ? Non pas un programme pour le renversement du système comme advenu au Soudan ?
A : Non, mon frère, en premier l’initiative veut changer ce qui doit être changé, car si tu vis une crise et que tu vis dans le malheur, cela n’est que le produit de causes, comment veux-tu changer les conséquences sans changer les causes ?
L’art de dire sans rien dire !! Changer ce qui doit être changé… Hahahahaha !! Monsieur de Lapalisse !!
La cause de la crise : l’islamisme n’est pas au pouvoir.
La conséquence : la crise.
Pour régler la crise, mettons l’islamisme au pouvoir.
Qu’est ce qui sera changé alors ? Ce qui doit être changer, pardi !
Il faut que l’interviewer soit vraiement un des admirateurs du gourou pour le prendre au sérieux et continuer l’entretien !
Q : Vous appelez également à la libération des prisonniers, à une amnistie générale, à l’abolition des injustices et à toute une série de mesures, comment pouvez-vous demander à un système politique de s’ouvrir dans ce domaine alors que vous voulez son changement ?
A : Il n’ y a pas de problème dans ce cas. Permettez moi, de dire que votre présentation du point de vue systémique est incorrecte. Lorsque nous parlons de l’institution militaire, il ne s’agit pas de toute cette institution, aujourd’hui avec ce qui s’est passé, et après ce à quoi est arrivée l’Algérie, ils ne sont pas, contre le changement de régime, mais il y a parmi eux des créations de ce régime même, mais ces derniers ne sont qu’une minorité. N’oubliez pas que l’armée algérienne, n’est pas une armée mercenaire, c’est l’armée du peuple algérien, c’est l’armée de la Nation, et donc la partie populaire dans sa composition est majoritaire, et si donc celle-ci est majoritaire, il va de soi que ceux qui sont victimes du système, constituent la base de l’armée et même sa hiérarchie. A cause de leur relation avec le peuple ils sont donc eux aussi victimes, et la victime est appelée à changer le système dont elle est victime tant qu’elle est vivante.
La versatilité et le populisme sont des constantes abbassiennes ! Le gouvernement est bon. Le président est bon, l’APN est bonne, l’armée est bonne dans son ensemble, le peuple est bon, Abbassi est bon. Où est donc le probléme du fils de famille Abbassi ?
Si ce n’est que « quelques personnes dans l’armée », ce serait plus facile de les nommer que de blablater pendant 2 heures. Si Abbassi ne connaît pas ces personnes, comment compte-ils les changer alors ? On est bien forcés de croire que ces personnes particulières n’existent pas ou sont invisibles. Abbassi promet de pendre haut et court quelques personnes qu’il ne connaît pas, puisqu’il ne les nomme pas. Mais en fait, l’islamisme ne fait pas dans la demi-mesure : tout y passera, veaux vaches, poules, cochons, couvées. On n’est jamais assez prudent, ni assez prévoyant. Tous les adversaires de l’islamisme et du systéme actuel y passeront. Seuls ceux qui sont nettement et clairement en faveur de la charia seront épargnés. Etre contre les généraux, ne suffit pas. N’est ce pas mesdames et messieurs kabyles ?
Mais ceci est encore un procès d’intention !!
Q : Escomptez-vous le succès de cette initiative ?
A : La question n’est pas aussi simple, quelles sont les chances de succès de cette initiative si nous ne considérons pas le danger des défis auxquels elle doit faire face, êtes-vous d’accord avec moi, sur cette hypothèse ? Si l’initiative est sérieuse, car en effet, nous ne pouvons envisager une opération de changement aussi profonde dans ses racines, et qui se fixe des objectifs à des horizons aussi éloignés dans ses ramifications, (que) si elle inclue des perspectives complémentaires dans ses fondements, qui constituent pour chacune d’entre elles un élément de solution et non de problèmes. En d’autres termes ces derniers sont des éléments et de pérennité et de non de disparition. Elle ne sont pas non plus des cellules cancéreuses mais plus justement des cellules saines. En effet cette initiative ne pourrait connaître de succès, si elle contenait en son sein ne serait-ce qu’une seule cellule cancéreuse.
Je vous le disais bien ! il ne s’agira pas d’un rafistolage, mais « d’un changement profond » et c’est sérieux (pour rassurer les islamistes qui se lèchent déjà les babines et préparent les tribunaux populaires)! Dans cette « opération », les organes sains, islamistes ayant participé au systéme ou non, seront épargnés. Comme ils sont minoritaires, il s’agirait donc de cellules saines à conserver. Pour le reste, on procédera à l’ablation. Comprendre que les tumeurs sont plus nombreuses et plus répandues que les cellules saines. Reflexion faite, on se passera peut etre des tribunaux populaire, sinon on n’en finirait pas. Vaut mieux commencer dors et déjà à aiguiser les lames, et en nombre suffisant, s’il vous plait !
Q : Qu’entendez-vous par là ?
A : Je veux dire par là, si cet élément du problème est lui-même un élément du système. Si cette initiative est populaire, et comme l’institution militaire est à l’origine issue du peuple, elle a donc besoin elle-même de ce changement. Elle nécessite donc ce changement, si elle-même est un corps vivant sain de la société algérienne. De ce fait, pour que cette initiative puisse aboutir, il lui faudrait être rigoureuse, et pour cela qu’elle fut objective, ce qui nécessite donc, qu’elle soit rationnelle.
Ah ! Le « journaliste » pense que ce n’est pas assez explicite !
Abbassi avertit l’armée qu’elle doit rester en dehors de « tout ça », si elle veut sauver sa peau et être considérée « comme saine ». « L’opération populaire » doit être menée à bien sans que personne ne s’interpose. Laissez-nous faire « le travail » rigoureusement, rationnellement, efficacement et on autorisera l’armée à se convertir en armée islamique du salut. Il s’agira juste de la débarrasser de ses éléments « non vivants » . Mais qui sont-ils ces éléments, bon sang ?
Q : Réunit-elle ces conditions ?
A : Il le faudrait
Abbassi sait ce qu’il faut. Le chirurgien ne doit pas être contrarié par le malade.
Q : Vous en parlez maintenant en disant que c’est une initiative populaire, vous est-il possible de part la connaissance que vous en avez, de dire qu’elle est sérieuse ?
A : Je ne peux dire qu’elle soit sérieuse, cependant je travaille avec d’autres avec en vue cet objectif, et c’est bien ce qui est important. Quant à juger quelque chose qui est en cours d’élaboration, c’est comme vouloir porter un jugement sur un nouveau né et dire sera sage ou stupide.
Ah ! L’initiative est en cours d’élaboration. Je pensais que des personnes mystérieuses l’avaient déjà proposée à une institution mystérieuse de l’État. Décidément ce Abbassi se foutra toujours de nous. Nous croyions que la solution est là, au bout de quelques égorgements réglementaires, et voilà qu’il nous apprend que rien n’est encore fait.
Q : Avez-vous reçu une réponse écrite de l’armée, à propos de cette initiative ?
A : Il est souhaitable qu’une réponse écrite fut donnée à ce qui a été présenté par écrit. Le document écrit constitue aujourd’hui une preuve historique, juridique et un facteur de confiance. Par contre la conversion téléphonique ou la réponse orale ne peuvent être un élément de base ou qu’elles soient considérées comme sérieuses entre des parties réunies par une malheur, une crise et qui ont tous pour souci de sortir leur nation et leur peuple de cette situation désastreuse. Ceci ne peut être souhaité à personne par aucun esprit rationnel.
Dire que l’armée a donné une réponse à un document en cours d’élaboration, c’est trop gros. Abbassi insinue que des responsables de l’armée lui ont donné une réponse favorable par téléphone. Abbassi fait la fine bouche. Il veut une réponse par écrit. Il l’attend et ce n’est qu’une question de jours, peut être d’heures seulement.
Q : Travaillez-vous actuellement au sein du FIS, à la réconciliation ou à l’ouverture d’une nouvelle page avec l’institution militaire qui a vous a déchu après les élections ?
A : Par Allah, monsieur, vous avez réduit l’espace, d’abord l’initiative n’est pas celle du FIS, et quand bien même le FIS venait, lui-même issu du peuple, dire qu’il veut participer à l’initiative en qualité de parti, il serait rejeté, car cette initiative ne saurait être l’initiative d’un parti. L’initiative se constituera sur la volonté du peuple. Jusqu’à ce jour personne du FIS, n’est venu dire qu’il serait souhaitable, que nous soyons des partisans, et que nous participions en tant que front et non en qualité d’algériens, ceci n’est pas à l’ordre du jour.
Ici, nous nous posons la question de savoir pourquoi le FIS n’a pas demandé et qu’il exige d’être le propriétaire de l’initiative, alors qu’elle est l’objet qui a subi les épreuves. C’est parce que l’esprit de l’initiative est bien le sort du peuple algérien et non pas celui des élections, ou les intérêts d’un lobby entre d’autres, et c’est pour cela que je n’ai point entendu quelqu’un du FIS, dire, ou bien cette initiative est celle du FIS ou bien elle ne sera pas.
Le FIS ? Connais pas ! le fis ne représente que les islamistes du fis. Que faites vous des autres? Moi je suis le peuple ! Je parle d’une seule voix !
Q : La question demeure posée, est-il envisageable d’arriver à une réconciliation entre le FIS et le gouvernement ?
A : Je suis ici comme porteur d’une initiative qui dépasse les limites du parti, cette initiative comprend un pan pour le changement qui concerne la réconciliation, pourquoi, parce qu’une refondation sérieuse doit nécessairement contenir un projet, et le changement proposé doit être fondé sur la base de l’agrément mutuel, serait-il possible de se réconcilier sans que les agréments aient été réalisés ?
Le journaliste n’en croit pas un mot. Pour lui, l’initiative est bien du FIS. Et cette initiative n’est qu’une opération de réconciliation entre le gouvernement et le FIS.
Abbassi rassure qu’il est bel et bien sérieux. Le FIS c’est le peuple ! et le peuple est prêt à reconnaître le gouvernement si celui-ci reconnaît le FIS. Les agréments seront mutuels. Tu me reconnais, je te reconnais. Sinon, niet !
Abbassi a oublié ses réponses aux premières questions. Tant de sénilité est affligeant. Une Khalouta pathétique ! A moins qu’il confonde parfois État, armée, gouvernement…
Q : Y a–t-il eu ou y a–t-il des contacts entre Abassi Madani, citoyen algérien et le Président Abdel Aziz Bouteflika ?
A : Il n’ y a pas de relations entre le Président que je connais personnellement et qui me connaît. Durant la guerre de libération nous étions tous deux engagés et militants du FLN et de la Révolution. Si le Président gouvernait avec ses valeurs morales, et en son âme et conscience, et qu’il ne trahisse pas le Serment fait devant Allah, et la patrie, je ne pense qu’il le trahirait au dépens de sa Nation et de son peuple en dehors des présidentielles et des considérations politiques. Aussi je ne le rencontrerai et ne me rapprocherai de lui, que s’il répond à cet appel d’abord, mais pourquoi donc ne répondrait-il pas à cet appel aujourd’hui ?
Abbassi est un rapporteur ! il révèle que Bouteflika est un islamiste. Normal, puisqu’il est son ami. Il le renie cependant tant qu’il ne privilégie pas la voie d’Allah devant ses ambitions politiques. Abassi lui signifie qu’il n’est pas trop tard et qu’il peut encore faire partie de ses amis s’il se souvient encore de son projet de réconciliation nationale.
Faudrait que Bouteflika change de cheval de bataille pour sa campagne électorale ou faire carrément campagne pour Abassi. Sinon il risque de perdre un ami.
Q : Vous l’appelez à quoi ?
A : Je ne fait pas appel à lui, il est compétent pour savoir vers où aller. Je ne prétends pas l’orienter ou l’appeler vers quelque chose. C’est le devoir qui l’appelle, et c’est lui qui définit sa position vis-à-vis de ce devoir. L’initiative place tout un chacun devant ses responsabilités, et la position est impérieuse pour que chacun prenne ses responsabilités pour sortir l’Algérie des griffes du colonialisme, de la pauvreté, l’humiliation, la mort lente, les tueries et la dépravation. Allah dit « Celui qui tue une âme sans contrepartie, ou dépravation sur terre, c’est comme s’il avait tué tous le gens, et quiconque lui redonne vie, c’est comme s’il avait ressuscité tous les gens ». L’initiative invite à la vie la renaissance, la paix, la justice et le droit, le travail dans le respect des règlements et du droit, la légalité traditionnelle.
Faut pas charrier ! Abassi est bien plus important que Bouteflika ! Abassi est le peuple !
Et Abassi ne fera pas appel à plus petit que lui ! Mais il conseille au nain de « savoir où aller », sinon, il sera mis « devant ses responsabilités ». La menace est à peine voilée.
Le verset précise que Bouteflika est un dépravé et qu’il y aurait contrepartie à le tuer s’il ne s’aligne pas derriére Abassi. Hallal ! sus !
Q : En Algérie se préparent des élections pour les Présidentielles de 2004, est-ce que le FIS y participera ?
A : Adressez cette question au FIS, et moi en tant que membre et non en qualité de président, je dis que si le système est un bateau en perdition, et si je dois prévenir les gens du naufrage, comment voudriez vous que je me jette dans un bateau en perdition, à moins que je n’ai perdu mes sens, pensez vous que j’aie perdu ma raison ? (Il rie)
Non ! Abassi est raisonnable. Les élections ? Connais pas ! On m’y prendra pas 2 fois !
Moi je suis le grand timonier ! si on me donne pas la barre, je me contenterai pas d’être simple matelot !
Mais faut quand même demander au FIS, on sait jamais. Il présentera ou appuiera un candidat peut être. Moi je sais pas.
En définitive : le FIS ne participera pas aux élections, pas assez fou, mais on ne sait jamais, le FIS participera peut être aux élections.
Q : Pronostiquez-vous que la France appuierait l’initiative ?
A : Cette question est à être posée à la France, et que je pense, la France n’est intéressée que par ses propres intérêts, et si elle veut les préserver comment devraient-elles les confier à un bateau en perdition ! La France connaît mieux que quiconque ce bateau qu’elle a fabriqué et dans lequel elle a mis l’Algérie, pour qu’elle périsse. Le fabricant du bateau voué à perdition serait-il moins conscient que ses passagers victimes de cette stratégie ? La France a dit peu de temps avant ma sortie de (prison) qu’ils appartient aux algériens de s’entraidaient pour régler entre eux leurs problèmes. Cette position est responsable politiquement, civilisée et morale, si la politique devait être une affaire de morale, ou tout au moins d’intérêts moraux. La France sait qu’il est de son intérêt que l’Algérie échappe à ses malheurs et sorte de sa crise, mais la France a deux racines antagonistes, d’un côté la France de la liberté et de l’ambition progressiste, et de l’autre la France coloniale. Ces deux racines sont toujours en conflit en France. Si la France est bien pour les libertés démocratiques et qu’elle demeure pour le droit national et international et que la décision se trouve entre les mains des français libres qui se réclament en France de ces valeurs, le choix de la France, ne peut être que celui d’aider et d’épauler cette initiative, même si cette initiative ne demande aux français que de laisser les Algériens libres de régler seuls leurs problèmes.
C’est clair : l’intérêt de la France, c’est l’islamisme en Algérie. Même en France aussi d’ailleurs !! La France a fabriqué l’Algérie mais s’est trompée. Il fallait fabriquer un bateau islamiste dans l’intérêt de tous !
En plus, il y a des français libres et des français non libres. Les français non libres sont bien entendu les français défavorables au FIS, chantre de la liberté, des droits de l’homme et du progressisme ! Amen !
Q : Attendez-vous que l’Amérique joue un rôle positif pour une solution à la crise algérienne ?
A : Eux aussi sont seuls à apprécier leurs intérêts, parmi ces intérêts, celui d’une Algérie sécurisée et stable, qui jouit de la paix de la stabilité et qui progresse et se développe
L’islamisme est aussi dans l’intérêt de l’Amérique. Pas seulement, mais aussi du Bénin, de le la Cote d’Ivoire, de la Mongolie, du Guatémala… bref, du monde entier !
Q : Avez-vous des relations avec les américains ?
A : Nous ne sommes en contact ni avec les américains, ni avec quiconque d’autre.
Tu rigoles ! Des contacts avec le grand satan ? tu qu’on se mette sur le dos tout le monde musulmans ? T’as pas vu ce qui se passe en Arabie Saoudite, pourtant terre sacrée d’islam ?
Q : Avez-vous des contacts avec les états arabes, pour rassembler les forces pour l’initiative ?
A : Non pas de relations officielles, mais nous rencontrons la sympathie et un écho positif de la part des médias arabes, et une disponibilité que ne peut taire qu’un ingrat.
Non, on met pas dans l’embarras les islamistes de ces pays. Mais nous sommes bien vus par les médias arabes islamistes.
Q : Vous avez indiqué que l’initiative a été présentée au gouvernement algérien, quelle est cette initiative, ses objectifs et grandes lignes ?
A : Tout d’abord, permettez moi, de corriger quelques points, en premier je n’ai pas présenté cette initiative au gouvernement, et je ne fais que partie du groupe qui se revendique de cette initiative, car ce n’est que l’initiative du peuple algérien, qui inclue l’institution gouvernementale et la seule institution qui a marqué son intérêt, nous lui en sommes reconnaissants pour son courage et son intérêt. Elle n’a pas simplement marqué un intérêt lorsqu’elle a reçu la première copie qui n’est qu’un projet, pour sonder son opinion et la portée de son engagement et ses propres vues sur les choses, mais elle approuve. Nous espérons qu’elle sera peut-être alors, un acteur essentiel dans la concrétisation de cette initiative, qui est celle d’un Peuple.
Abbanas El-Mandari a reçu une lettre du peuple algérien. 30 millions de pages ! Lui, le facteur ne fait que transmettre. L’assemblée générale a eu lieu à la mosquée Essuna. Le gouvernement y était et a approuvé la feuille de route. On sait donc qui a pris l’initiative, mais on ne sait toujours pas à qui elle a été adressée.
Le gouvernement est sous l’autorité du président et le président a été imposé par l’armée. Si le gouvernement a approuvé la feuille de si Abbanas El mandarin, l’armée aussi l’a forcément approuvée. Où est donc le problème de notre Che Guevara en chéchia ? En réalité, Abbanas El badani ne veut pas froisser les islamistes qui siégent à l’APN et qui participent au gouvernement. La barbichette du hamas et la chéchia de Djaballah ne sont pas visés. Pour la première fois Sidna El Madani avoue que ses troupes ont changé de crémerie.
Q : Quel est le nom de cette institution ? Est-ce l’institution militaire ? Cela signifierait-il que la réponse de l’armée est positive ?
A : En tout cas, lorsque nous disons que cette institution approuve, et même si cela commence par la partie concernant l’arrêt de la violence, ceci est une réponse positive.
Abbanas El Mandari suggére que l’armée est avec lui et que c’est lui le chef des terroristes islamistes, puisque il peut arrêter la violence. Mais à condition qu’on lui donne le pouvoir. Mais s’il a le pouvoir, pourquoi continuerait-il le chantage de « l’arrêt de l’effusion de sang » ? car l’effusion de sang est justement là comme moyen de pression pour remettre le pouvoir à l’islamisme. Abbanas est un bluffeur ! En réalité il n’a aucune prise sur les maquis islamistes. Mais une chose intrigue : d’un coté l’islamisme et ses sponsors affirment que c’est l’armée qui est responsable de la violence (assassinats, tueries…), et d ‘autre coté, le gourou en chef fait croire à l’armée qu’il est le chef des tueurs et qu’il peut leur ordonner de déposer les armes demain matin avant le fedjr.
Conclusion : Abbanas el Moudouri est le chef d’état major de L’ANP.
Q : Vous avez dit que vous n’avez pas adressé votre initiative au gouvernement, comment a-t-il pu en avoir copie ?
A : Je n’ai pas prétendu que l’initiative ait été présentée au gouvernement
Non ! El Mandari est un chef militaire et il ne discute qu’avec les chefs militaires ennemis. Il suggére encore que 2 armées signent un traité. De toute façon le gouvernement est de son coté puisqu’il est truffé d’islamistes.
Q : Elle a été présentée à qui ?
A : Elle a été présentée à une institution de l’Etat (il vise l’armée), car lorsque nous parlons du gouvernement nous visons le chef du gouvernement et ses ministres.
Bien sur, le gouvernement n’est pas une institution de l’Etat.Sinon, les ministres islamistes seraient désignés comme complices de la « HOUKOUMA », donc au service de l’État, donc des traitres, car lÉtat, c’est l’ennemi.
Q : A-t-elle été présentée au chef de l’Etat ?
A : Elle n’a pas été adressée au chef de l’Etat.
Quel suspens !! Boutef n’est pas reconnu comme chef de l’état. Il est là pour servir l’islamisme. Il doit remettre le pouvoir à l’islamisme, c’est sa seule fonction. L’initiative est adressée à une institution de l’État et la présidence n’est pas une institution de l’État. C’est un appendice du FIS.
Q : Elle a été adressée uniquement à l’institution militaire ?
A : Elle se considère en effet la plus concernée par l’information et pour la participation par l’avis et les actes, si Allah le veut, car elle est une la plus impliquée dans la situation sur le terrain, et l’institution veut participer au projet de son peuple.
Ça y est, le taghout s’est rendu pieds et poings liés à Abbassi le Madani ! Que le monde le sache. Il n’y a plus que quelques menus détails à régler !
Pourvu que cet idiot de Ali Benhadj n’écrive pas aux chefs des GIA GSPC… les invitant à multiplier les assassinats et les attentats. Qui peut donc lui faire abandonner cette fâcheuse habitude ? Sûrement pas son ami Abbassi. Chez l’islamisme, la liberté d’opinion est sacrée !!
Q : Quelle est la partie que vous avez chargé de présenter l’initiative à l’institution militaire ?
A : Je ne désignerai aucune partie, car aujourd’hui le travail est confidentiel
Voilà, tout le monde est mouillé ! Confidentiellement, à l’insu du monde, tous les algériens sont alignés en rangs disciplinés derriere le grand sachem !
Et gare à celui qui dira : « je suis pas au courant de ce travail confidentiel ». Ce sera un traitre au service des généraux, saboteur « d’intiatives de paix ».
Q :Est-ce que l’armée a posé des conditions précises lorsqu’elle a souhaité que la priorité fut accordée à l’arrêt de la violence ?
A : Elle n’a posé aucune condition, elle a donné son avis et au lieu de répondre sur la forme globale, elle a commencé par ce qui est le plus important, qui est l’appel à l’arrêt de l’effusion qui est l’un des objectifs de l’initiative. Comme l’arrêt de l’effusion de sang, est un but noble et objectif qui préserve les droits de ce peuple, cela veut dire que lorsque l’on aura arrêté l’effusion de sang on aura créé un climat pacifique, qui est en soi, un objectif pour toute société ambitieuse. Il n’est pas possible de préconiser un plan de redressement d’un pays ou un projet de redressement d’une société ou d’une civilisation sans que ne fussent préservés la paix et la stabilité.
L’armée s’est rendue sans conditions !! Rien que ça ! Elle a chargé Abbanas El Mandari de faire un appel à l’arrêt de l’effusion de sang (informer les GIA, GSPC…, que l’ennemi brandit drapeau blanc) , comme on ferait un appel à la prière à l’heure de salat el maghreb ! Le grand gourou en chef, a donc crée des maquis, puis il appelle ses troupes à déposer les armes pour que la paix revienne. C’est l’histoire de cet explorateur qui se balade dans la brousse avec une enclume sur le dos. Si un lion se pointe, il jette l’enclume pour courir plus vite !
Abbanas le machin a même un programme invisible pour redresser le pays, la société et même inventer la civilisation algérienne. Populisme quand tu nous tiens !!
Q : Quels sont les points saillants qui fondent cette initiative que vous avez présentée à l’institution militaire ?
A : L’initiative, n’est pas celle de l’armée, ou celle d’un parti parmi d’autres, d’un clan entre autres clans idéologiques, ou d’un groupe, et en Algérie, il n’ y a pas de clans ni de sectes, mais c’est une initiative qui se donne pour objectif, de mobiliser tout le peuple algérien avec toutes ses capacités, ses potentialités, ses énergies, autour du programme de l’initiative.
Personne n’est à l'origine de cette initiative ! c’est le peuple, et le peuple c’est Abbassi le Mandarin. Cette iniative n’a rien d’idéologique, rien de sectaire, rien de groupusculaire. C,est juste une initiative samaritaine. Le puple a donc conçu cette initiative, mais aucun fils du peuple n’en est au courant. C’est confidentiel ! Hahahahaha !!
Q : Invitez-vous le gouvernement algérien ou le système algérien à prendre des mesures, pour mettre en œuvre cette initiative, ou appelez-vous au changement du système avec cette initiative ?
A : En ce qui concerne le système, il n’y a plus en Algérie, deux personnes sensées, et honnêtes qui ne soient d’accord sur la nécessité de son changement. Pourquoi, et quelles sont les conditions de survie du gouvernement et du système ? Ce sont les conditions de la bonne gestion et de l’exécution des obligations, et ce sont les conditions de la préservation de la confiance du peuple. En ce sens, qu’elles expriment la confiance mutuelle qui est la base légale dans tout état et dans chaque société. Mais le système, a violé toutes ces conditions légales, pire, il a eu une conduite contraire, une conduite perverse. Ce qu’a fait le système depuis 1962, à ce jour a été la destruction de l’Algérie. Il a détruit tout un pays, il a fait du pays le plus riche de la région, celui qui est le plus pauvre dans lequel la majorité des habitants y vivent au dessous du seuil de pauvreté.
Ce que le système algérien a conduit depuis 1962 à ce jour, comme massacres, persécutions, répressions des libertés, destructions, dilapidation des énergies et des ressources matérielles et des valeurs, ne peut même pas être comparé le colonialisme. Un système qui a eu la responsabilité de ces tares, lui reste-t-il une autre légitimité pour être maintenu que celle que lui donne la loi de la force.
Blablablabla….Quand un islamiste par le persécutions, de répression des libertés, de dilapidation, de massacres, de destructions, ça devient presque comique !
Le systéme est pourri, changeons-le et remplaçons-le par l’islamisme ! on reprimerait les libertés légalement, on dilapiderait rationnellement, on massacrera que les ennemis du peuple et de la charia,on persécuterait que les femmes, les mécréants et il n’y aurait de valeurs que les valeurs intégristes !
Mais tout ceci n’est qu’un procès d’intentions. Ne jeter pas la pierre à l’arsenic avant d’avoir avalé toute la fiole !
Q : A la lumière de votre présentation de l’initiative, doit on comprendre que cette initiative se veut changer le système grâce à l’institution militaire ? Non pas un programme pour le renversement du système comme advenu au Soudan ?
A : Non, mon frère, en premier l’initiative veut changer ce qui doit être changé, car si tu vis une crise et que tu vis dans le malheur, cela n’est que le produit de causes, comment veux-tu changer les conséquences sans changer les causes ?
L’art de dire sans rien dire !! Changer ce qui doit être changé… Hahahahaha !! Monsieur de Lapalisse !!
La cause de la crise : l’islamisme n’est pas au pouvoir.
La conséquence : la crise.
Pour régler la crise, mettons l’islamisme au pouvoir.
Qu’est ce qui sera changé alors ? Ce qui doit être changer, pardi !
Il faut que l’interviewer soit vraiement un des admirateurs du gourou pour le prendre au sérieux et continuer l’entretien !
Q : Vous appelez également à la libération des prisonniers, à une amnistie générale, à l’abolition des injustices et à toute une série de mesures, comment pouvez-vous demander à un système politique de s’ouvrir dans ce domaine alors que vous voulez son changement ?
A : Il n’ y a pas de problème dans ce cas. Permettez moi, de dire que votre présentation du point de vue systémique est incorrecte. Lorsque nous parlons de l’institution militaire, il ne s’agit pas de toute cette institution, aujourd’hui avec ce qui s’est passé, et après ce à quoi est arrivée l’Algérie, ils ne sont pas, contre le changement de régime, mais il y a parmi eux des créations de ce régime même, mais ces derniers ne sont qu’une minorité. N’oubliez pas que l’armée algérienne, n’est pas une armée mercenaire, c’est l’armée du peuple algérien, c’est l’armée de la Nation, et donc la partie populaire dans sa composition est majoritaire, et si donc celle-ci est majoritaire, il va de soi que ceux qui sont victimes du système, constituent la base de l’armée et même sa hiérarchie. A cause de leur relation avec le peuple ils sont donc eux aussi victimes, et la victime est appelée à changer le système dont elle est victime tant qu’elle est vivante.
La versatilité et le populisme sont des constantes abbassiennes ! Le gouvernement est bon. Le président est bon, l’APN est bonne, l’armée est bonne dans son ensemble, le peuple est bon, Abbassi est bon. Où est donc le probléme du fils de famille Abbassi ?
Si ce n’est que « quelques personnes dans l’armée », ce serait plus facile de les nommer que de blablater pendant 2 heures. Si Abbassi ne connaît pas ces personnes, comment compte-ils les changer alors ? On est bien forcés de croire que ces personnes particulières n’existent pas ou sont invisibles. Abbassi promet de pendre haut et court quelques personnes qu’il ne connaît pas, puisqu’il ne les nomme pas. Mais en fait, l’islamisme ne fait pas dans la demi-mesure : tout y passera, veaux vaches, poules, cochons, couvées. On n’est jamais assez prudent, ni assez prévoyant. Tous les adversaires de l’islamisme et du systéme actuel y passeront. Seuls ceux qui sont nettement et clairement en faveur de la charia seront épargnés. Etre contre les généraux, ne suffit pas. N’est ce pas mesdames et messieurs kabyles ?
Mais ceci est encore un procès d’intention !!
Q : Escomptez-vous le succès de cette initiative ?
A : La question n’est pas aussi simple, quelles sont les chances de succès de cette initiative si nous ne considérons pas le danger des défis auxquels elle doit faire face, êtes-vous d’accord avec moi, sur cette hypothèse ? Si l’initiative est sérieuse, car en effet, nous ne pouvons envisager une opération de changement aussi profonde dans ses racines, et qui se fixe des objectifs à des horizons aussi éloignés dans ses ramifications, (que) si elle inclue des perspectives complémentaires dans ses fondements, qui constituent pour chacune d’entre elles un élément de solution et non de problèmes. En d’autres termes ces derniers sont des éléments et de pérennité et de non de disparition. Elle ne sont pas non plus des cellules cancéreuses mais plus justement des cellules saines. En effet cette initiative ne pourrait connaître de succès, si elle contenait en son sein ne serait-ce qu’une seule cellule cancéreuse.
Je vous le disais bien ! il ne s’agira pas d’un rafistolage, mais « d’un changement profond » et c’est sérieux (pour rassurer les islamistes qui se lèchent déjà les babines et préparent les tribunaux populaires)! Dans cette « opération », les organes sains, islamistes ayant participé au systéme ou non, seront épargnés. Comme ils sont minoritaires, il s’agirait donc de cellules saines à conserver. Pour le reste, on procédera à l’ablation. Comprendre que les tumeurs sont plus nombreuses et plus répandues que les cellules saines. Reflexion faite, on se passera peut etre des tribunaux populaire, sinon on n’en finirait pas. Vaut mieux commencer dors et déjà à aiguiser les lames, et en nombre suffisant, s’il vous plait !
Q : Qu’entendez-vous par là ?
A : Je veux dire par là, si cet élément du problème est lui-même un élément du système. Si cette initiative est populaire, et comme l’institution militaire est à l’origine issue du peuple, elle a donc besoin elle-même de ce changement. Elle nécessite donc ce changement, si elle-même est un corps vivant sain de la société algérienne. De ce fait, pour que cette initiative puisse aboutir, il lui faudrait être rigoureuse, et pour cela qu’elle fut objective, ce qui nécessite donc, qu’elle soit rationnelle.
Ah ! Le « journaliste » pense que ce n’est pas assez explicite !
Abbassi avertit l’armée qu’elle doit rester en dehors de « tout ça », si elle veut sauver sa peau et être considérée « comme saine ». « L’opération populaire » doit être menée à bien sans que personne ne s’interpose. Laissez-nous faire « le travail » rigoureusement, rationnellement, efficacement et on autorisera l’armée à se convertir en armée islamique du salut. Il s’agira juste de la débarrasser de ses éléments « non vivants » . Mais qui sont-ils ces éléments, bon sang ?
Q : Réunit-elle ces conditions ?
A : Il le faudrait
Abbassi sait ce qu’il faut. Le chirurgien ne doit pas être contrarié par le malade.
Q : Vous en parlez maintenant en disant que c’est une initiative populaire, vous est-il possible de part la connaissance que vous en avez, de dire qu’elle est sérieuse ?
A : Je ne peux dire qu’elle soit sérieuse, cependant je travaille avec d’autres avec en vue cet objectif, et c’est bien ce qui est important. Quant à juger quelque chose qui est en cours d’élaboration, c’est comme vouloir porter un jugement sur un nouveau né et dire sera sage ou stupide.
Ah ! L’initiative est en cours d’élaboration. Je pensais que des personnes mystérieuses l’avaient déjà proposée à une institution mystérieuse de l’État. Décidément ce Abbassi se foutra toujours de nous. Nous croyions que la solution est là, au bout de quelques égorgements réglementaires, et voilà qu’il nous apprend que rien n’est encore fait.
Q : Avez-vous reçu une réponse écrite de l’armée, à propos de cette initiative ?
A : Il est souhaitable qu’une réponse écrite fut donnée à ce qui a été présenté par écrit. Le document écrit constitue aujourd’hui une preuve historique, juridique et un facteur de confiance. Par contre la conversion téléphonique ou la réponse orale ne peuvent être un élément de base ou qu’elles soient considérées comme sérieuses entre des parties réunies par une malheur, une crise et qui ont tous pour souci de sortir leur nation et leur peuple de cette situation désastreuse. Ceci ne peut être souhaité à personne par aucun esprit rationnel.
Dire que l’armée a donné une réponse à un document en cours d’élaboration, c’est trop gros. Abbassi insinue que des responsables de l’armée lui ont donné une réponse favorable par téléphone. Abbassi fait la fine bouche. Il veut une réponse par écrit. Il l’attend et ce n’est qu’une question de jours, peut être d’heures seulement.
Q : Travaillez-vous actuellement au sein du FIS, à la réconciliation ou à l’ouverture d’une nouvelle page avec l’institution militaire qui a vous a déchu après les élections ?
A : Par Allah, monsieur, vous avez réduit l’espace, d’abord l’initiative n’est pas celle du FIS, et quand bien même le FIS venait, lui-même issu du peuple, dire qu’il veut participer à l’initiative en qualité de parti, il serait rejeté, car cette initiative ne saurait être l’initiative d’un parti. L’initiative se constituera sur la volonté du peuple. Jusqu’à ce jour personne du FIS, n’est venu dire qu’il serait souhaitable, que nous soyons des partisans, et que nous participions en tant que front et non en qualité d’algériens, ceci n’est pas à l’ordre du jour.
Ici, nous nous posons la question de savoir pourquoi le FIS n’a pas demandé et qu’il exige d’être le propriétaire de l’initiative, alors qu’elle est l’objet qui a subi les épreuves. C’est parce que l’esprit de l’initiative est bien le sort du peuple algérien et non pas celui des élections, ou les intérêts d’un lobby entre d’autres, et c’est pour cela que je n’ai point entendu quelqu’un du FIS, dire, ou bien cette initiative est celle du FIS ou bien elle ne sera pas.
Le FIS ? Connais pas ! le fis ne représente que les islamistes du fis. Que faites vous des autres? Moi je suis le peuple ! Je parle d’une seule voix !
Q : La question demeure posée, est-il envisageable d’arriver à une réconciliation entre le FIS et le gouvernement ?
A : Je suis ici comme porteur d’une initiative qui dépasse les limites du parti, cette initiative comprend un pan pour le changement qui concerne la réconciliation, pourquoi, parce qu’une refondation sérieuse doit nécessairement contenir un projet, et le changement proposé doit être fondé sur la base de l’agrément mutuel, serait-il possible de se réconcilier sans que les agréments aient été réalisés ?
Le journaliste n’en croit pas un mot. Pour lui, l’initiative est bien du FIS. Et cette initiative n’est qu’une opération de réconciliation entre le gouvernement et le FIS.
Abbassi rassure qu’il est bel et bien sérieux. Le FIS c’est le peuple ! et le peuple est prêt à reconnaître le gouvernement si celui-ci reconnaît le FIS. Les agréments seront mutuels. Tu me reconnais, je te reconnais. Sinon, niet !
Abbassi a oublié ses réponses aux premières questions. Tant de sénilité est affligeant. Une Khalouta pathétique ! A moins qu’il confonde parfois État, armée, gouvernement…
Q : Y a–t-il eu ou y a–t-il des contacts entre Abassi Madani, citoyen algérien et le Président Abdel Aziz Bouteflika ?
A : Il n’ y a pas de relations entre le Président que je connais personnellement et qui me connaît. Durant la guerre de libération nous étions tous deux engagés et militants du FLN et de la Révolution. Si le Président gouvernait avec ses valeurs morales, et en son âme et conscience, et qu’il ne trahisse pas le Serment fait devant Allah, et la patrie, je ne pense qu’il le trahirait au dépens de sa Nation et de son peuple en dehors des présidentielles et des considérations politiques. Aussi je ne le rencontrerai et ne me rapprocherai de lui, que s’il répond à cet appel d’abord, mais pourquoi donc ne répondrait-il pas à cet appel aujourd’hui ?
Abbassi est un rapporteur ! il révèle que Bouteflika est un islamiste. Normal, puisqu’il est son ami. Il le renie cependant tant qu’il ne privilégie pas la voie d’Allah devant ses ambitions politiques. Abassi lui signifie qu’il n’est pas trop tard et qu’il peut encore faire partie de ses amis s’il se souvient encore de son projet de réconciliation nationale.
Faudrait que Bouteflika change de cheval de bataille pour sa campagne électorale ou faire carrément campagne pour Abassi. Sinon il risque de perdre un ami.
Q : Vous l’appelez à quoi ?
A : Je ne fait pas appel à lui, il est compétent pour savoir vers où aller. Je ne prétends pas l’orienter ou l’appeler vers quelque chose. C’est le devoir qui l’appelle, et c’est lui qui définit sa position vis-à-vis de ce devoir. L’initiative place tout un chacun devant ses responsabilités, et la position est impérieuse pour que chacun prenne ses responsabilités pour sortir l’Algérie des griffes du colonialisme, de la pauvreté, l’humiliation, la mort lente, les tueries et la dépravation. Allah dit « Celui qui tue une âme sans contrepartie, ou dépravation sur terre, c’est comme s’il avait tué tous le gens, et quiconque lui redonne vie, c’est comme s’il avait ressuscité tous les gens ». L’initiative invite à la vie la renaissance, la paix, la justice et le droit, le travail dans le respect des règlements et du droit, la légalité traditionnelle.
Faut pas charrier ! Abassi est bien plus important que Bouteflika ! Abassi est le peuple !
Et Abassi ne fera pas appel à plus petit que lui ! Mais il conseille au nain de « savoir où aller », sinon, il sera mis « devant ses responsabilités ». La menace est à peine voilée.
Le verset précise que Bouteflika est un dépravé et qu’il y aurait contrepartie à le tuer s’il ne s’aligne pas derriére Abassi. Hallal ! sus !
Q : En Algérie se préparent des élections pour les Présidentielles de 2004, est-ce que le FIS y participera ?
A : Adressez cette question au FIS, et moi en tant que membre et non en qualité de président, je dis que si le système est un bateau en perdition, et si je dois prévenir les gens du naufrage, comment voudriez vous que je me jette dans un bateau en perdition, à moins que je n’ai perdu mes sens, pensez vous que j’aie perdu ma raison ? (Il rie)
Non ! Abassi est raisonnable. Les élections ? Connais pas ! On m’y prendra pas 2 fois !
Moi je suis le grand timonier ! si on me donne pas la barre, je me contenterai pas d’être simple matelot !
Mais faut quand même demander au FIS, on sait jamais. Il présentera ou appuiera un candidat peut être. Moi je sais pas.
En définitive : le FIS ne participera pas aux élections, pas assez fou, mais on ne sait jamais, le FIS participera peut être aux élections.
Q : Pronostiquez-vous que la France appuierait l’initiative ?
A : Cette question est à être posée à la France, et que je pense, la France n’est intéressée que par ses propres intérêts, et si elle veut les préserver comment devraient-elles les confier à un bateau en perdition ! La France connaît mieux que quiconque ce bateau qu’elle a fabriqué et dans lequel elle a mis l’Algérie, pour qu’elle périsse. Le fabricant du bateau voué à perdition serait-il moins conscient que ses passagers victimes de cette stratégie ? La France a dit peu de temps avant ma sortie de (prison) qu’ils appartient aux algériens de s’entraidaient pour régler entre eux leurs problèmes. Cette position est responsable politiquement, civilisée et morale, si la politique devait être une affaire de morale, ou tout au moins d’intérêts moraux. La France sait qu’il est de son intérêt que l’Algérie échappe à ses malheurs et sorte de sa crise, mais la France a deux racines antagonistes, d’un côté la France de la liberté et de l’ambition progressiste, et de l’autre la France coloniale. Ces deux racines sont toujours en conflit en France. Si la France est bien pour les libertés démocratiques et qu’elle demeure pour le droit national et international et que la décision se trouve entre les mains des français libres qui se réclament en France de ces valeurs, le choix de la France, ne peut être que celui d’aider et d’épauler cette initiative, même si cette initiative ne demande aux français que de laisser les Algériens libres de régler seuls leurs problèmes.
C’est clair : l’intérêt de la France, c’est l’islamisme en Algérie. Même en France aussi d’ailleurs !! La France a fabriqué l’Algérie mais s’est trompée. Il fallait fabriquer un bateau islamiste dans l’intérêt de tous !
En plus, il y a des français libres et des français non libres. Les français non libres sont bien entendu les français défavorables au FIS, chantre de la liberté, des droits de l’homme et du progressisme ! Amen !
Q : Attendez-vous que l’Amérique joue un rôle positif pour une solution à la crise algérienne ?
A : Eux aussi sont seuls à apprécier leurs intérêts, parmi ces intérêts, celui d’une Algérie sécurisée et stable, qui jouit de la paix de la stabilité et qui progresse et se développe
L’islamisme est aussi dans l’intérêt de l’Amérique. Pas seulement, mais aussi du Bénin, de le la Cote d’Ivoire, de la Mongolie, du Guatémala… bref, du monde entier !
Q : Avez-vous des relations avec les américains ?
A : Nous ne sommes en contact ni avec les américains, ni avec quiconque d’autre.
Tu rigoles ! Des contacts avec le grand satan ? tu qu’on se mette sur le dos tout le monde musulmans ? T’as pas vu ce qui se passe en Arabie Saoudite, pourtant terre sacrée d’islam ?
Q : Avez-vous des contacts avec les états arabes, pour rassembler les forces pour l’initiative ?
A : Non pas de relations officielles, mais nous rencontrons la sympathie et un écho positif de la part des médias arabes, et une disponibilité que ne peut taire qu’un ingrat.
Non, on met pas dans l’embarras les islamistes de ces pays. Mais nous sommes bien vus par les médias arabes islamistes.